Après 20 ans de journalisme à Radio-Canada/CBC, Réjean Grenier a été éditeur/propriétaire du journal Le Voyageur à Sudbury. Il y est toujours éditorialiste et enseigne le journalisme à l'Université de Sudbury.
Après 20 ans de journalisme à Radio-Canada/CBC, Réjean Grenier a été éditeur/propriétaire du journal Le Voyageur à Sudbury. Il y est toujours éditorialiste et enseigne le journalisme à l'Université de Sudbury.

Une autre histoire de Radio-Canada

Ça doit bien faire plus de 30 ans que nous, Canadiens-Français du ROC (Rest of Canada), nous plaignons du pauvre service des réseaux nationaux de Radio-Canada. Nous savons que le «Ici» dans Ici Radio-Canada veut, la plupart du temps, dire Ici Québec. Voici une petite histoire qui illustre bien ce que nous percevons. Et ce n’est pas parce qu’on en rit que c’est drôle.

C’est jeudi matin, juste avant 8 h, le 30 janvier 2020. Je suis en voiture et j’écoute Le matin du Nord à la radio régionale de Radio-Canada à Sudbury. L’émission se termine afin de faire place au bulletin «national» de 8 h. Dois-je rappeler qu’en radiodiffusion, ce bulletin est un des plus importants de la journée.

Juste avant le bulletin, on passe une courte publicité incitant les auditeurs à participer au concours Ça part de vous. On nous demande de faire parvenir un message à la société d’État nationale indiquant pourquoi elle est importante pour nous. En gros, on dit, «dites-nous ce qui vous lie à Radio-Canada».

Et on passe au bulletin de nouvelles national.

Première nouvelle : 1 minute 30 pour expliquer que le Québec va recycler les bouteilles de vin. Deuxième nouvelle : 2 minutes 15 sur le coronavirus incluant 1 minute sur le rapatriement des Canadiens.

Troisième nouvelle : 2 minutes sur un projet de transport en commun entre Québec et Lévis.

Et là, histoire de casser le rythme, l’annonceur dit, «en bref, ailleurs… au Québec» : un meurtre à Blainville en banlieue de Montréal, une cérémonie marquant l’anniversaire de la tuerie à la Mosquée de Québec et la nomination du nouveau PDG de la Caisse de dépôt du Québec.

Septième nouvelle : 2 minutes sur de l’amiante au Château Montebello en Outaouais québécois. Finalement, il reste 10 secondes pour parler des internationaux de tennis d’Australie.

Allo la nation!


Ça part d’où?

Demandez-moi donc encore ce qui nous lie, nous tous qui vivons dans 9 provinces et trois territoires canadiens, à Radio-Canada. Certainement pas des bulletins de nouvelles québécoises qu’on tente de camoufler en bulletins nationaux. Parce que ce bulletin du 30 janvier dernier n’était pas une anomalie, c’est la norme chez notre diffuseur «national», diffuseur pour lequel tous les Canadiens paient des impôts, faut-il le rappeler.

Il n’est pas nécessaire d’avoir, comme moi, une carrière de 43 ans dans les médias pour savoir que ce bulletin ne reflète pas l’actualité canadienne comme le prescrit pourtant la loi sur Radio-Canada. L’argument massue de Radio-Canada quand nous soulevons cette question est de nous dire, «Vous avez des bulletins régionaux pour vos nouvelles». Ben oui, et on aime nos stations régionales, mais elles diffusent moins de 25 % du contenu radiophonique du réseau. Et le Québec a aussi des stations régionales pour parler du transport en commun à Québec-Lévis ou de faits divers à Montréal. Alors, lâchez nous la grappe avec vos nouvelles nombrilistes.

Il y a bien sûr des choses que j’aime bien à Radio-Canada. Étant fan de littérature j’adore l’émission Plus on des fous, plus on lit. Mais encore là, tous les intervenants dans cette émission — sauf le merveilleux auteur ottavien Blaise Ndala — sont des ami(e)s de l’animatrice qui pataugent autour du Plateau Mont-Royal. C’est comme s’il n’y avait pas de lecteurs ni de commentateurs littéraires ailleurs au pays.

Je n’ai donc pas eu le gout de participer au concours Ça part de vous.

En terminant, je tiens à vous rassurer. C’est la deuxième chronique sur trois dans laquelle je parle de Radio-Canada. Je vous assure que la prochaine traitera d’autre chose.

Agriculture

LE DROIT (Ontario) – Les gens du village ont deviné ce qui s’était produit. Même si l’avis de nécrologie disait simplement : c’est avec tristesse que nous vous faisons part du décès de M. X, à l’âge de 65 ans.

Guy Badeaux
Maxence Jaillet, directeur
Éditorial

Quatorze jeunes femmes ont trouvé la mort dans leur salle de classe parce qu’elles étaient des femmes. Mais avec ce 30e anniversaire, la commémoration des évènements survenus à l’École polytechnique de Montréal prend place dans une société qui se veut plus égalitaire.

Guy Badeaux

La participation récente à Tout le monde en parle de trois jeunes femmes engagées dans l’affirmation de leur identité francophone en milieu minoritaire, en Ontario et au Manitoba, a mis en lumière la vitalité de leurs communautés et la nécessité d’une solidarité accrue entre francophones des Amériques afin de relever les défis auxquels ils sont confrontés.

Guy Badeaux

Cet été, j’ai eu le plaisir de rencontrer Shawn Jobin, auteur-compositeur-interprète fransaskois de renommée internationale. Il a accepté gracieusement de me parler de son défi quotidien, celui de vivre avec un trouble anxieux. Dans son dernier album Éléphant, Shawn Jobin partage en paroles et en musique son expérience de vivre avec ce trouble de santé mentale. Je lui ai posé plusieurs questions pour comprendre son cheminement vers le rétablissement.

Le Titanic fascine depuis plus de 100 ans. Objet de plusieurs livres et de l’un des films les plus rentables de l’histoire du cinéma, le Titanic est l’un des bateaux les plus populaires. Pourtant, moins de 200 personnes seulement ont visité les décombres du navire. Une compagnie américaine entend bien corriger cela avec des visites guidées en sous-marin.

Le quotidien Le Droit à Ottawa est né d’une nécessité. C’était au début du XXe siècle. Le gouvernement de l’Ontario avait eu la fâcheuse idée d’interdire l’enseignement du français dans la province, avec le tristement célèbre Règlement 17. Le Droit s’érigeait lors en défenseur de la francophonie.

En tant que média franco-ontarien, l’équipe du Voyageur a été chquée comme plusieurs d’apprendre que le journal Le Droit était sur le bord de la faillite avec les autres publications de Capitales Médias. Le Droit est un collègue au sein de l’Association de la presse francophone (APF), un autre avec qui nous tentons de trouver des solutions communes pour survivre.

Guy Badeaux

Les gens de l’Île-du-Prince-Édouard et plus particulièrement ceux de la région Évangéline qui étaient présents aux célébrations de la Fête nationale de l’Acadie à Dieppe au N. B. ont été pris par surprise quand le premier ministre de l’Î.-P.-É. a annoncé la construction d’une nouvelle école pour la région Évangéline.

Guy Badeaux

Guy Badeaux
Réjean Paulin

On dit d’habitude que l’on «part en voyage» quand s’annoncent les vacances. Le chroniqueur Réjean Paulin a pris la route de la Beauce, question de raccorder deux noms de la même origine, mais qui ne portent pas le même drapeau.
Serge Miville

Serge Miville, Chaire de recherche en histoire de l’Ontario français, directeur de l’Institut franco-ontarien et professeur adjoint, département d’histoire, Université Laurentienne Stéphanie Chouinard, professeure adjointe, science politique, Collège militaire royal de Kingston et Queen’s University

L’Eau vive, Sask. Il est compliqué de financer la transition écologique. Entre injustice et incompréhension, les mesures divisent. Combattre le réchauffement climatique est plus difficile que de sabrer le champagne. Chronique d’Arthur Béague.