Julien Cayouette, directeur de l’information du journal Le Voyageur

Opinion : Crise des médias Défier les plus grands

En tant que média franco-ontarien, l’équipe du Voyageur a été chquée comme plusieurs d’apprendre que le journal Le Droit était sur le bord de la faillite avec les autres publications de Capitales Médias. Le Droit est un collègue au sein de l’Association de la presse francophone (APF), un autre avec qui nous tentons de trouver des solutions communes pour survivre.

La semaine dernière, nous n’avons par contre pas apprécié nous faire traiter de «quêteux» par un multimilliardaire qui fait de l’argent avec de l’infotainement de bas étage et qui ne savait pas trop comment, il y a quelques années, répondre aux questions sur l’évasion fiscale à laquelle pourraient se livrer ses entreprises.

Tant mieux pour lui si le modèle TVA-Québécor-Vidéotron fonctionne, mais il ne faut pas s’attendre à ce que tous les journaux puissent atteindre ce niveau de rentabilité par la diversification et par le sensationnalisme.

Alors, c’est quoi la solution? Il faut bien l’avouer, la diversification des revenus en est une qui a fonctionné pour certains. Pour d’autres, ça peut être plus compliqué à implanter selon leur milieu et l’état de leurs finances.

Que reste-t-il? Les subventions? On préfère, dans ce cas-ci : «récupérer ce qui nous est dû».

Le vice-président de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ), Jean-Thomas Léveillé, a trouvé la meilleure comparaison pour comprendre le système dans lequel nous sommes un peu coincés. «C’est comme si vous aviez un restaurant et que, moi, j’avais une entreprise de livraison et que je livrais vos repas en gardant tous les revenus. Vous diriez que c’est du vol. C’est ça, c’est du vol.»

Les livreurs/voleurs ici, se sont Google, Apple, Facebook, Amazon et Microsoft — surnommés les GAFAM — qui absorbent tous les revenus publicitaires en volant les contenus des médias pour y accoler leurs publicités.

Il faut récupérer cet argent perdu. Il y a une Loi canadienne sur le droit d’auteur — que nous nous évertuons nous-mêmes à respecter — et qui inclut dans son texte les mots «article de journal ou de périodique». Si on a des mécanismes en place pour faire respecter cette loi pour les musiciens, les auteurs et les photographes, pourquoi pas pour les journalistes?

Au Voyageur, on est par contre «chanceux» : notre vieux site internet n’a pas de fil RSS, ce qui signifie que Google ne peut pas récupérer nos contenus dans ses applications de nouvelles. Malheureusement, nous devrons l’ajouter rapidement pour d’autres raisons.

Il faut absolument taxer les géants du web, incluant les Netflix et autres services similaires, qui viennent chercher des revenus au Canada et qui ne payent ni taxes ni impôts. Le gouvernement fédéral et les provinces doivent arrêter de se mettre à genoux devant eux ou d’essayer d’être leurs amis.

Ce ne sont pas nos amis. Ce ne sont que des grosses machines qui redonnent aux mieux nantis, le 1 %.

Pour une fois, la facture ne sera pas directement refilée aux consommateurs puisque Facebook et Google tirent la majorité de leurs revenus de la publicité et sont gratuits pour les utilisateurs.

Que le gouvernement crée un fonds à partir de ces revenus qui sera géré par un comité ou un organisme distinct afin d’éliminer tout risque d’ingérence politique. Ça marche bien pour Radio-Canada!

Cependant, à l’approche d’une élection, est-il trop tard? Les conservateurs ont prouvé plus d’une fois qu’ils adorent museler les médias. Que croyez-vous qu’il arrivera s’ils sont élus?

Ce sujet est beaucoup plus complexe que ce que nous avons écrit ici. On passe à côté de l’importance des médias pour la démocratie et la vérité et de l’impact des médias en milieu minoritaire sur leur collectivité, entre autres. Mais il faut bien commencer quelque part.

Et Le Voyageur dans tout ça? On s’en sort grâce à l’appui de la communauté, mais nous sommes tout de même obligés de fonctionner avec le strict minimum, ce qui est à la fois excitant, périlleux et frustrant.

Le Titanic fascine depuis plus de 100 ans. Objet de plusieurs livres et de l’un des films les plus rentables de l’histoire du cinéma, le Titanic est l’un des bateaux les plus populaires. Pourtant, moins de 200 personnes seulement ont visité les décombres du navire. Une compagnie américaine entend bien corriger cela avec des visites guidées en sous-marin.

OceanGate Expeditions, basée à Everett, Washington, lance une expérience touristique unique : une exploration en sous-marin de l’épave du Titanic. Chaque voyage partira de Saint-Jean, Terre-Neuve-et-Labrador, et durera 10 jours. Lors de leur virée, les touristes suivront des ateliers et de l’entrainement par des experts en exploration maritime.

En visitant l’épave du Titanic, les touristes font partie d’un petit groupe de privilégiés. En fait, plus de gens sont allés dans l’espace que sur le site du célèbre navire. Cette expérience de tourisme océanique coute quelque 125 000 dollars américains (soit 166 000 dollars canadiens) par personne.

C’est fait. Le Canada est officiellement entré en campagne électorale. Les principaux chefs fédéraux passeront 40 jours à sillonner notre grand pays afin de convaincre les électeurs de voter pour leurs candidats, le lundi 21 octobre.

Nous n’en avons pas fait de secret en éditorial, nous aurions préféré que la campagne électorale soit déclenchée dimanche.

Les Maritimes se remettent encore du passage de l’ouragan Dorian. Au moment où le premier ministre Justin Trudeau s’est présenté à la résidence de la gouverneure générale Julie Payette afin de dissoudre le Parlement, un peu moins de 300 clients d’Énergie NB attendaient encore de retrouver le courant. La situation est pire en Nouvelle-Écosse, où plus de 63 000 clients entreprenaient une cinquième journée de suite sans électricité.

Le quotidien Le Droit à Ottawa est né d’une nécessité. C’était au début du XXe siècle. Le gouvernement de l’Ontario avait eu la fâcheuse idée d’interdire l’enseignement du français dans la province, avec le tristement célèbre Règlement 17. Le Droit s’érigeait lors en défenseur de la francophonie.

Au milieu des années 90, il est remonté aux barricades pour dénoncer la fermeture annoncée de l’hôpital francophone Montfort par le gouvernement de Mike Harris. Son insistance combinée à la détermination des Franco-Ontariens a conduit la province à faire marche arrière.

Aujourd’hui, une autre lutte s’annonce pour ce quotidien engagé, non pas pour défendre le fait français, mais pour assurer sa propre survie. Le propriétaire, Groupe Capitales Médias, est enfoncé dans le rouge jusqu’à la noyade. Ce soldat de la francophonie doit trouver lui-même comment garder la tête hors de l’eau.

Il faut bien l’admettre, de sombres nuages planent sur les médias francophones au pays depuis plusieurs années.

Le 7 septembre dernier marquait l’entrée en vigueur de la toute première Loi sur les langues officielles (LLO) au Canada. À l’époque, le Gouvernement canadien tentait de rectifier une injustice historique suivant les recommandations de la Commission royale d’enquête sur le bilinguisme et le biculturalisme (1963-1969) qui avait d’ailleurs qualifié la situation de la plus grande crise de l’histoire du Canada.

Un demi-siècle plus tard, malgré certaines avancées du gouvernement fédéral et nonobstant les combats menés par de nombreux organismes de la société civile, qui sont les véritables héros de la mise en œuvre de la LLO? Qui incarne réellement la dualité linguistique canadienne, et qui porte jour après jour le fardeau de revendiquer la pleine mise en œuvre de cette loi quasi constitutionnelle?

René Cormier, sénateur indépendant

Guy Badeaux

Lors des dernières élections fédérales, 14 candidats francophones ont remporté des sièges à l’extérieur du Québec. À moins de deux mois du prochain scrutin, il est intéressant de s’interroger à quoi pourrait ressembler la prochaine délégation de députés issus des communautés francophones à partir d’un tour d’horizon des circonscriptions où des candidats francophones semblent avoir de réelles chances de l’emporter. Les projections présentées dans ce texte sont tirées du site 333Canada.com, qui propose un modèle statistique de projection électorale basé sur les tendances électorales, l'évolution démographique et les sondages politiques. Les données utilisées ont été mises à jour le 18 août 2019.

Dans l’Ouest

L’Alberta pourrait bientôt ne plus avoir de député franco-albertain aux Communes. Il est difficile d’imaginer comment le libéral Randy Boissonnault pourrait conserver son siège dans une province où la popularité de son parti est au plus bas. Son adversaire conservateur dispose d’une avance de plus de 20 points sur lui.

Le Manitoba compte actuellement deux députés fédéraux francophones, ce qui ne devrait pas changer après les élections. Les libéraux et les conservateurs sont au coude-à-coude dans la circonscription de Saint-Boniface – Saint-Vital, qui est celle avec la plus grande proportion de francophones dans l’Ouest canadien. Le député libéral sortant est le Franco-Manitobain Dan Vandal qui aura pour principale adversaire la conservatrice Réjeanne Caron, elle aussi francophone. Dans la circonscription de Winnipeg-Centre, le libéral Robert-Falcon Ouellette, autochtone d’origine et francophone, est en bonne position pour être réélu. Fait intéressant, en janvier dernier, il a présenté le premier discours en langue autochtone interprété aux Communes.


En Ontario

Cinq sièges sont présentement détenus par des Franco-Ontariens aux Communes. Ce nombre, qui a déjà été plus élevé par le passé, pourrait augmenter à la suite du scrutin d’octobre. Le député libéral sortant de la circonscription Glengarry – Prescott – Russell, Francis Drouin, jouit d’une avance confortable sur son plus proche rival, Pierre F. Lemieux du Parti conservateur. Il en va de même pour le libéral Paul Lefebvre dans la circonscription de Sudbury qui devance les néo-démocrates d’une dizaine de points. Dans Ottawa-Vanier, la libérale Mona Fortier est loin devant la néo-démocrate Stéphanie Mercier et le conservateur Joël Bernard dans les intentions de vote. Dans la circonscription de Nickel Belt, une lutte chaude semble se dessiner entre le député sortant, Marc Serré du Parti libéral, et le chanteur franco-ontarien Stef Paquette du NPD. Dans la circonscription d’Algoma– Manitoulin – Kapuskasing, la néo-démocrate Carol Hugues jouit d’une avance confortable. Elle pourrait devenir l’une des principales voix pour la francophonie au sein du caucus de son parti cet automne dans un contexte où plusieurs de ses collègues sont en difficulté.  La circonscription d’Orléans, qui a déjà été représentée par des francophones par le passé, pourrait bientôt l’être à nouveau. Les libéraux sont en bonne posture pour conserver ce siège pour lequel l’ancienne ministre provinciale des Affaires francophones Marie-France Lalonde est candidate à l’investiture du parti. Enfin, dans la circonscription de Timmins – Baie James détenue par le néo-démocrate Charlie Angus (dont l’anglais est la seule langue de correspondance affichée sur le site du Parlement), la libérale Michelle Boileau pourrait causer la surprise si la descente du NPD se poursuit. À l’heure actuelle, cela semble toutefois peu probable puisque le député sortant dispose d’une avance confortable dans les sondages en plus d’être devenu une figure d’avant-plan de son parti depuis sa première élection en 2004.

Petite controverse dans le monde de la Fête nationale de l’Acadie, alors qu’un chanteur a profité sa présence sur scène pour critiquer le premier ministre Blaine Higgs. Serge Brideau est-il allé trop loin? Aurait-il dû choisir un autre moment pour s’exprimer? Non. Il était en droit de partager ses opinions.

 

Serge Brideau et son groupe, Les Hôtesses d’Hilaire, ne sont pas allergiques à la controverse. Ils n’ont pas hésité par le passé à dénoncer des situations politiques, parfois lors de moments les plus inattendus.

Au début de l’année à l’émission Belle et Bum, diffusée sur Télé-Québec, Brideau a soudainement déboutonné sa chemise, pendant une chanson. Sur son ventre était écrit en grosses lettres Kris Austin (le nom du chef de la People’s Alliance).

Le droit des francophones du Nouveau-Brunswick d’être servis dans leur langue chez Ambulance NB était alors victime d’un assaut sans précédent de la part du gouvernement progressiste-conservateur et de la People’s Alliance. En réalisant son coup d’éclat, Brideau s’assurait de tourner les projecteurs vers cet enjeu.

Les gens de l’Île-du-Prince-Édouard et plus particulièrement ceux de la région Évangéline qui étaient présents aux célébrations de la Fête nationale de l’Acadie à Dieppe au N. B. ont été pris par surprise quand le premier ministre de l’Î.-P.-É. a annoncé la construction d’une nouvelle école pour la région Évangéline.

Les réactions ont été immédiates sur les réseaux sociaux. L’ancienne directrice de l’école Évangéline, Jeanne Gallant, qui était présente lors du discours du premier ministre a tout de suite mis un «post» sur Facebook «Bonne nouvelle!!!! Pendant l’ouverture du 15 aout à Dieppe, le premier ministre Dennis King (Denis Roy, comme il se nomme au CMA) a annoncé publiquement que l’École Évangéline aura une nouvelle école!!!» Il a vite été partagé, et les parents de la région ne pouvaient pas croire cette bonne nouvelle, si longtemps attendue.

Il n’y a aucun détail pour indiquer si ce sera une nouvelle construction ou des rénovations.

Ce qui est dommage, c’est que le premier ministre ait choisi de faire cette annonce au Nouveau-Brunswick au lieu de le faire la journée précédente dans le cadre de la journée de commémoration à Miscouche, parmi les siens. Ça aurait été encore plus marquant!

Pour revenir en arrière, le remplacement ou l’amélioration du centre d’éducation Évangéline était devenu un enjeu local dans la dernière élection provinciale. Les citoyens ont été frustrés dans les dernières années par la façon dont le gouvernement libéral de Wade MacLauchlan a géré cet enjeu. En novembre 2018, on attendait vraiment des nouvelles pour cette école, mais la communauté acadienne et francophone s’était trouvée absente du budget d’immobilisation.

On se souviendra longtemps de ce legs du CMA 2019!

«Beausoleil, Louis Riel, Jackie Vautour… Ast’heure c’est not’ tour». Ce sont quelques paroles de Petitcodiac, une chanson qui combine complainte et révolte pour faire appel à la lutte. Je les ai entendues en marchant dans les rues de Dieppe au Nouveau-Brunswick, dans le cadre du Congrès mondial acadien.

Beausoleil, Louis Riel et Jackie Vautour sont symboles de résistance. Ils ont en commun d’avoir défendu leur cause jusqu’au bout.

Je songeais aux Franco-Colombiens et à la lutte scolaire qu’ils ont lancée, quand ces trois noms ont atteint mon oreille.

Leurs écoles sont trop petites et sont souvent dans un état lamentable. Le Conseil scolaire francophone de la Colombie-Britannique et la Fédération des parents francophones de la Colombie-Britannique en ont assez. Ils accusent la province de sous-financer les infrastructures scolaires et le transport des élèves dans le secteur francophone. Les tribunaux inférieurs les ont défaits deux fois. Tenaces, ils ne baissent pas les bras. L’affaire sera devant la Cour Suprême à l’automne.

On peut affirmer sans ambages que le français a avancé envers et contre tous sur notre continent. Il s’est étendu tant et aussi loin qu’une terre était là pour l’accueillir. Seuls nos océans, barrières géographiques infranchissables, ont contenu sa marche.

Comme tous les francophones d’Amérique, les Franco-Colombiens ont hérité de l’œuvre de Samuel de Champlain, commencée il y a plus de quatre siècles dans le berceau de l’Acadie aux abords de la baie de Fundy entre le Nouveau-Brunswick et la Nouvelle-Écosse.

Il y a loin de l’Atlantique au Pacifique; plus de quatre fuseaux horaires et des milliers de kilomètres. Il s’est écoulé plus de quatre siècles d’histoire depuis le jour où Champlain a jeté l’ancre à l’embouchure du fleuve Saint-Jean. C’est dans ces proportions qu’il faut mesurer la présence française sur notre continent de même que la lutte que mènent les Franco-Colombiens. La résistance qui s’organise entre nos océans a la même envergure.

L’Aurore boréale, Yk.

«Dépêche-toi de mettre tes chaussures, viens vite, on va être en retard. Finis vite ton déjeuner, quoi? Tu n’as pas encore brossé tes dents?» J’ai réalisé récemment (oui, réalisé! Il me semble que je n’en avais jamais pris conscience) que ma fille de six ans n’avait aucune idée de ce que voulait dire «se presser». Grand bien lui fasse! Car ces phrases-là, c’est pendant nos vacances que je me suis entendue les dire…

L’Orléanais, On. Le gouvernement fédéral a un plan d’aide pour les grands journaux. Mais qu’advient-il des journaux communautaires qui racontent l’histoire des citoyens? Un éditorial de Nicole Patry.

Le nom d’un enfant, lauréat d’un concours d’orthographe ou d’art oratoire, un coup d’œil sur les talents sportifs ou musicaux exceptionnels de nos ados, l’histoire d’un ainé qui souffle ses 100 chandelles; la publication des succès de nos écoles francophones et de nos associations, la présentation de nos héros, de nos organismes de bienfaisance, des enjeux traitant de la francophonie ontarienne; un regard historique sur les pionniers d’Orléans; voilà quelques exemples de ce que L’Orléanais, la voix francophone d’Orléans, s’est donné comme mandat de transmettre à sa communauté.

Guy Badeaux

Guy Badeaux

On dit d’habitude que l’on «part en voyage» quand s’annoncent les vacances. Le chroniqueur Réjean Paulin a pris la route de la Beauce, question de raccorder deux noms de la même origine, mais qui ne portent pas le même drapeau.

J’ai quitté les berges de l’Outaouais des Franco-Ontariens, il y a quelques jours en chemin pour l’Atlantique des Acadiens. Je fais souvent ce parcours par l’itinéraire le plus rapide et le plus court, celui que tous les GPS nous recommandent. Mais cette fois, j’ai allongé le parcours.

L’Express, On. Professeure de théorie politique à l’Université d’Ottawa, Dalie Giroux a exploré l’oralité, le colonialisme et le territoire du Parler en Amérique, «les langues du pays, non écrites, hybridées, colonisées…

Professeure de théorie politique à l’Université d’Ottawa, Dalie Giroux s’est penchée sur le Parler en Amérique, pour en explorer l’oralité, le colonialisme et le territoire. «Ce sont les langues du pays, régionales, non écrites, hybridées, dominées, colonisées, mineures, marginales, migrantes, illettrées, enfantines, domestiques.»

Serge Miville, Chaire de recherche en histoire de l’Ontario français, directeur de l’Institut franco-ontarien et professeur adjoint, département d’histoire, Université Laurentienne Stéphanie Chouinard, professeure adjointe, science politique, Collège militaire royal de Kingston et Queen’s University

Le protocole d’entente entre le Quebec Community Groups Network (QCGN), l’Assemblée de la francophonie de l’Ontario (AFO) et la Société de l’Acadie du Nouveau-Brunswick (SANB) a été dévoilé le 3 juillet 2019. Il énonce le double objectif de faire des langues officielles, notamment de la modernisation de la Loi sur les langues officielles, un enjeu électoral d’une part et, d’autre part, de défendre les institutions existantes chez les minoritaires.

L’Eau vive, Sask. Il est compliqué de financer la transition écologique. Entre injustice et incompréhension, les mesures divisent. Combattre le réchauffement climatique est plus difficile que de sabrer le champagne. Chronique d’Arthur Béague.

Cette histoire débute le lundi 30 novembre 2015 dans la grisaille parisienne. C’est un jour particulier puisqu’il s’y tient la 21e conférence sur le climat. Treize jours durant lesquels les 195 pays signataires de la convention de 1992 se retrouvent pour manger des petits fours, boire du bon vin et accessoirement trouver une solution contre le réchauffement climatique.

Opinions

La cohabitation linguistique au Canada a deux faces. La première est attrayante. Elle se dessine sous les traits de la Loi sur les langues officielles. Elle présente le visage d’un bel idéal comme un portrait exempt de tout défaut. C’est beau, mais ce n’est pas réel.
Opinions

Le mouvement a touché des centaines de villes sur cinq continents. Les foules les plus imposantes ont été, entre autres, à Sydney, Berlin, Paris, Bruxelles, Londres et Paris. À Montréal seulement, des dizaines de milliers d’étudiants ont protesté. Aux États-Unis, la mobilisation était plus modeste. …