Élections fédérales 2019 : L’issue du vote dépend de nous les jeunes!

Aux détracteurs de l’engagement citoyen chez les plus jeunes, la présidente de la Fédération de la jeunesse canadienne française demande : quand avez-vous pour la dernière fois engagé la discussion avec une personne de moins de 25 ans?

Sue Duguay, présidente de la Fédération de la jeunesse canadienne française (FJCF)

J’entends souvent dire que les jeunes ne s’intéressent pas à la politique. Pour certaines personnes, ce désengagement peut être démontré en étudiant le taux de participation des jeunes électeurs qui est inférieur à celui de la moyenne nationale.

À tous les détracteurs de l’engagement citoyen chez les plus jeunes générations, je demande : quand avez-vous pour la dernière fois engagé la discussion avec une personne de moins de 25 ans?

Je côtoie des jeunes engagés au quotidien et je sais qu’ils ont de grandes aspirations pour leur pays. Je ne suis d’ailleurs pas la seule à le penser!

La présidente de la FJCF, Sue Duguay

Une étude publiée récemment par le Centre Samara pour la démocratie démontre que les jeunes ont plus tendance que leurs compères plus âgés à organiser des évènements ou des rassemblements sur la politique, à faire du bénévolat, à signer une pétition et à manifester.

Donnez-vous donc la peine d’aller discuter avec eux de ce qui les allume. Vous verrez, ils pourraient vous permettre de voir certains enjeux sous un nouveau jour!


Des demandes concrètes

C’est d’ailleurs ce qu’a fait la Fédération de la jeunesse canadienne-française (FJCF) avec l’élaboration de La Plateforme «PAR et POUR» la jeunesse. En voici les grandes lignes. N’hésitez surtout pas à y recourir pour engager la conversation avec les jeunes de votre milieu (www.fjcf.ca)!

La jeunesse de la francophonie canadienne souhaite que le gouvernement du Canada pose des gestes concrets dans le but d’assurer la pérennité des ressources naturelles au Canada et à l’échelle de la planète pour les générations à venir. Comme piste d’action, il est, entre autres, proposé de bannir le plastique à usage singulier, d’imposer des sanctions aux entreprises qui ne respecteraient leurs obligations sur le plan du développement durable et de non seulement respecter, mais dépasser les obligations du Canada découlant de l’Accord de Paris.

Les jeunes encouragent les décideurs à prendre les mesures nécessaires pour que le plan économique du pays prévoie les effets du vieillissement de la population sur la main d’œuvre, instaure des incitatifs à l’embauche et la rétention des jeunes et veille à ce que tout stage offert au Canada soit rémunéré.

Les jeunes déplorent l’absence de stratégie nationale en matière de santé mentale. Sachant que le suicide demeure la deuxième cause de décès chez les jeunes entre 15 et 34 ans, la lutte contre la stigmatisation par rapport à la santé mentale devrait être de première importance afin de favoriser le développement et l’accès aux ressources et aux services en français, ce qui n’est pas toujours disponible pour les jeunes s’épanouissant en situation linguistique minoritaire.

Poursuivant sur cette même lignée, la Loi sur les langues officielles devrait être actualisée et sa mise en œuvre revue afin d’assurer de sa pertinence pour toutes les communautés de langues officielles en situation minoritaire. C’est là le souhait non seulement des membres de la FJCF, mais également de tous les membres de la Fédération des communautés francophones et acadienne du Canada (FCFA). Des mesures concrètes devraient être mises en place afin de favoriser la sécurité linguistique partout au pays. Regrouper sous le libellé de la «connectivité», les jeunes ont rassemblé tout ce qui a trait au respect de la diversité comme valeur fondamentalement canadienne insistant ainsi sur l’importance du pluralisme dans l’avancement de la société.

Sur le plan de l’éducation, les jeunes croient qu’il est impératif que des mesures soient mises en place afin de favoriser, entre autres, l’augmentation du nombre d’enseignants francophones dans les programmes de français, d’immersion et de français langue seconde partout au pays.


Le vote, une nécessité

Afin que les pistes d’action identifiées dans la Plateforme «PAR et POUR» la jeunesse ne soient pas que des écrits sur papier, il est impératif que les jeunes canadiens se mobilisent le jour du vote! Chers jeunes, je m’adresse maintenant à vous! Preuve que notre vote est important : 400 groupes et militants d’un peu partout aux pays mettent en œuvre des actions afin de nous encourager à voter.

Si nous nous désintéressons de la politique, il a fort à parier que nos priorités ne seront pas reflétées dans le discours des candidats et des candidates, ce qui serait dommage compte tenu de notre désir de trouver des solutions innovantes et inclusives permettant à tous de contribuer à la société à la hauteur de son potentiel.

Chers, chères jeunes qui ne seraient toujours pas convaincues d’aller voter, je n’ai qu’une seule question pour vous : Pourquoi laisser les autres décider?

Plus on s’intéresse à la politique, plus les politiciennes et les politiciens s’intéresseront à nous! Vous n’y comprenez rien et vous ne savez pas par où commencer? Et bien, sachez que les candidates et les candidats sont sur les réseaux sociaux! Faites preuve de curiosité! Allez vous familiariser avec les plateformes des différents partis, cela vous permettra de comprendre comment chacun d’eux se positionne sur différents enjeux. Ne vous limitez pas uniquement au parti qui a installé une pancarte le plus près de votre arrêt de bus!

Vous pouvez aussi organiser une soirée pour le visionnement du débat [le 10 octobre]! Un peu trop «nerd» à votre gout, et bien essayez le donc et vous verrez, c’est presque aussi divertissant qu’une bonne game de hockey! Vous verrez, vous vous surprendrez à attendre la soirée électorale comme s’il s’agissait de la dernière soirée d’élimination d’Occupation Double.

Pour ce qui est des technicités entourant le vote, Élections Canada a développé des outils pour vous aider à démêler tout ça! Il suffit de visiter le site internet. Tous les détails sont là!

Ne soyons pas cyniques vis-à-vis la politique ni envers l’avenir de notre pays! Pour cette élection, non seulement maintenons l’augmentation de 2015, mais assurons-nous de faire augmenter la moyenne nationale! Prenons les choses en main et agissons comme vecteurs de changement afin que la société canadienne de demain soit aussi dynamique, ouverte et inclusive que nous le désirons!

Le 21 octobre, allez voter! Encouragez vos amies et vos amis à le faire et déconstruisons ensemble le préjugé selon lequel les jeunes sont désengagés et mal informés.

Agriculture

LE DROIT (Ontario) – Les gens du village ont deviné ce qui s’était produit. Même si l’avis de nécrologie disait simplement : c’est avec tristesse que nous vous faisons part du décès de M. X, à l’âge de 65 ans.
Chronique

Ça doit bien faire plus de 30 ans que nous, Canadiens-Français du ROC (Rest of Canada), nous plaignons du pauvre service des réseaux nationaux de Radio-Canada. Nous savons que le «Ici» dans Ici Radio-Canada veut, la plupart du temps, dire Ici Québec. Voici une petite histoire qui illustre bien ce que nous percevons. Et ce n’est pas parce qu’on en rit que c’est drôle.

Guy Badeaux
Maxence Jaillet, directeur
Éditorial

Quatorze jeunes femmes ont trouvé la mort dans leur salle de classe parce qu’elles étaient des femmes. Mais avec ce 30e anniversaire, la commémoration des évènements survenus à l’École polytechnique de Montréal prend place dans une société qui se veut plus égalitaire.

Guy Badeaux

La participation récente à Tout le monde en parle de trois jeunes femmes engagées dans l’affirmation de leur identité francophone en milieu minoritaire, en Ontario et au Manitoba, a mis en lumière la vitalité de leurs communautés et la nécessité d’une solidarité accrue entre francophones des Amériques afin de relever les défis auxquels ils sont confrontés.

Guy Badeaux

Cet été, j’ai eu le plaisir de rencontrer Shawn Jobin, auteur-compositeur-interprète fransaskois de renommée internationale. Il a accepté gracieusement de me parler de son défi quotidien, celui de vivre avec un trouble anxieux. Dans son dernier album Éléphant, Shawn Jobin partage en paroles et en musique son expérience de vivre avec ce trouble de santé mentale. Je lui ai posé plusieurs questions pour comprendre son cheminement vers le rétablissement.

Le Titanic fascine depuis plus de 100 ans. Objet de plusieurs livres et de l’un des films les plus rentables de l’histoire du cinéma, le Titanic est l’un des bateaux les plus populaires. Pourtant, moins de 200 personnes seulement ont visité les décombres du navire. Une compagnie américaine entend bien corriger cela avec des visites guidées en sous-marin.

Le quotidien Le Droit à Ottawa est né d’une nécessité. C’était au début du XXe siècle. Le gouvernement de l’Ontario avait eu la fâcheuse idée d’interdire l’enseignement du français dans la province, avec le tristement célèbre Règlement 17. Le Droit s’érigeait lors en défenseur de la francophonie.

En tant que média franco-ontarien, l’équipe du Voyageur a été chquée comme plusieurs d’apprendre que le journal Le Droit était sur le bord de la faillite avec les autres publications de Capitales Médias. Le Droit est un collègue au sein de l’Association de la presse francophone (APF), un autre avec qui nous tentons de trouver des solutions communes pour survivre.

Guy Badeaux

Les gens de l’Île-du-Prince-Édouard et plus particulièrement ceux de la région Évangéline qui étaient présents aux célébrations de la Fête nationale de l’Acadie à Dieppe au N. B. ont été pris par surprise quand le premier ministre de l’Î.-P.-É. a annoncé la construction d’une nouvelle école pour la région Évangéline.

Guy Badeaux

Guy Badeaux
Réjean Paulin

On dit d’habitude que l’on «part en voyage» quand s’annoncent les vacances. Le chroniqueur Réjean Paulin a pris la route de la Beauce, question de raccorder deux noms de la même origine, mais qui ne portent pas le même drapeau.
Serge Miville

Serge Miville, Chaire de recherche en histoire de l’Ontario français, directeur de l’Institut franco-ontarien et professeur adjoint, département d’histoire, Université Laurentienne Stéphanie Chouinard, professeure adjointe, science politique, Collège militaire royal de Kingston et Queen’s University

L’Eau vive, Sask. Il est compliqué de financer la transition écologique. Entre injustice et incompréhension, les mesures divisent. Combattre le réchauffement climatique est plus difficile que de sabrer le champagne. Chronique d’Arthur Béague.