Réjean Grenier.
Réjean Grenier.

Leadeur du monde

FRANCOPRESSE – Ça fait déjà quelques années que je me dis que le monde est vraiment dans la «schnoutte» quand les deux pays qui se battent pour le leadeurship du monde sont la Chine de Xi Jinping et les États-Unis de Donald Trump. Et c’est sans compter la Russie de Vladimir Poutine qui continue à rêver de grandeur. La crise du coronavirus n’a certainement pas changé mon opinion.

La Chine

Dans ma jeune vingtaine, je me souviens avoir lu une histoire de la Chine en quatre volumes. Après, j’ai longtemps pensé que la Chine était une belle civilisation qui a donné au monde un grand savoir-faire et plusieurs inventions. Ça, c’était avant le régime communiste qui y sévit depuis 1949. Depuis, de Mao Zedong à Xi Jinping, il est clair que les leadeurs chinois sont plus préoccupés par le pouvoir que par le bienêtre de leur peuple.

Cette autocratie est devenue de plus en plus évidente depuis l’avènement de Xi Jinping en tant que leadeur du pays le plus populeux de la planète. Hypocrite et menteur, il se présente comme le leadeur du libéralisme mondial alors même que son gouvernement emprisonne et torture tous ceux qui ne se conforment pas à la pensée unique selon laquelle seul le Parti détient «la Vérité».

C’est ainsi que ce gouvernement chinois a emprisonné ou bâillonné les premiers à dévoiler l’émergence d’un nouveau coronavirus à Wuhan. Ce même gouvernement qui a attendu des mois avant d’en avertir les autorités mondiales de santé. Ce même gouvernement qui, à ce jour, continue de mentir quant au nombre de décès causés par le virus en Chine.

Et ce pays rêve d’être le leadeur du monde. Dieu nous en préserve.

Le président chinois, Xi Jinping. 

Les États-Unis

Je me souviens d’une discussion au début des années soixante avec d’autres jeunes de 10-12 ans comme moi, alors que je vantais les mérites des États-Unis. «Le monde a bien changé», comme chantait 1755. Depuis la guerre du Vietnam, nous vivons ce qu’un autre de nos grands a appelé le déclin de l’empire américain.

Depuis l’élection de Donald Trump à la présidence, ce déclin s’accentue. L’Amérique était déjà divisée et Trump continue à nourrir ce clivage. Il se complait dans le chaos, le Parti républicain continue de l’appuyer et quelque 40 % de l’électorat américain l’applaudit.

Cet appui se maintient alors même que la gestion de la pandémie par la Maison-Blanche de Trump met les Américains en danger. Ben oui, buvons du Javex, ça va aider. Quelle ineptie!

Le système politique américain donne beaucoup trop de pouvoir à la présidence, ce qui entraine, dans le cas d’un narcissique comme Trump, une mégalomanie qui effraie le monde. Mais ce qui rend les États-Unis inaptes à être, comme on disait il n’y a pas si longtemps, le leadeur du monde libre, c’est le manque de jugement moral du peuple américain qui continue à se réjouir de la performance dangereuse de son président.

Les États-Unis ne sont donc plus les leadeurs du monde. Point.

Le président américain, Donald Trump.

Les autres

Il y a bien sûr d’autres leadeurs mégalomanes qui rêvent de ce titre. On pense notamment à la Russie de Poutine, mais justement devenir leadeur du monde n’est qu’un rêve pour celui que le monde civilisé a répudié depuis plusieurs années. Avec tous ses tours de passepasse pour se maintenir au pouvoir, le monde a bien compris que Poutine n’est qu’un oligarque avide d’argent et de pouvoir. Toutes ses incartades militaires chez ses voisins, ses manigances virtuelles pour influencer les élections dans plusieurs pays et ses mensonges au sujet de la pandémie démontrent que la Russie est un pays sans avenir mondial.

Tant qu’il sera au pouvoir, la Russie n’aura donc pas l’étoffe d’un leadeur du monde.

La président de la Russie, Vladimir Poutine. 

Et, bien sûr, il y a l’Europe. L’Union européenne est l’une des expériences politiques les plus novatrices et porteuses d’espoir du XXe siècle. Mais son temps semble compté. Ses partis nationalistes d’extrême droite minent la confiance du peuple européen et le Brexit signale un déclin probablement irréversible.

L’Europe continue donc d’être une civilisation en déclin.

Alors voilà, les paris sont ouverts. Qui est ou sera le nouveau leadeur du monde?

Bernard Richard
Éditorial

LE MONITEUR ACADIEN (Nouveau-Brunswick) – La COVID-19 a ébranlé le monde des médias qui, déjà, était affligé depuis quelques années. Depuis le début de la pandémie, en Ontario et au Manitoba, un groupe de presse a fermé 15 de ses journaux. Plus près de chez nous, l’Étoile a suspendu temporairement ses opérations et mis à pied ses employés. Plusieurs journaux, dont La Voix acadienne de l’Île-du-Prince-Édouard, ont temporairement cessé d’imprimer une version papier pour diminuer leurs frais de production.
Réjean Grenier, chroniqueur
Contre la COVID-19

FRANCOPRESSE – Depuis le début de la pandémie de COVID-19, il est devenu clair que la découverte d’un vaccin est la seule façon de vaincre le coronavirus qui cause cette maladie. Mais pour qu’un vaccin élimine la COVID-19, il faut que la grande majorité des citoyens se fasse vacciner. Or, un sondage Léger effectué du 24 au 26 avril dernier indiquait que seulement 60 % des Canadiens et Canadiennes voudraient recevoir l’éventuel vaccin, alors que 40 % affirment que l’inoculation ne devrait pas être obligatoire. Et pire encore, un récent article nous apprenait que 15 % affirment qu’ils refuseront le vaccin.
François Gravel
Économie

ACADIE NOUVELLE (Nouveau-Brunswick) – Même en temps de pandémie, les pommes de friction entre le gouvernement du Canada et les provinces ne disparaissent jamais complètement. Dernière controverse en date: Ottawa est prêt à verser des millions de dollars au Nouveau-Brunswick, mais en imposant des conditions jugées inacceptables par le premier ministre Blaine Higgs.
Julie Gillet, chroniqueuse
Changements climatiques

FRANCOPRESSE – Des cerfs se promenant nonchalamment dans les rues désertes de Paris, un puma à la recherche de nourriture dans un quartier populaire de Santiago au Chili, des eaux translucides accueillant à nouveau poissons, pieuvres et cygnes à Venise : voilà plusieurs semaines que les images idylliques d’une faune reprenant librement ses droits ont envahi nos réseaux sociaux. Les mesures de confinement permettraient aux animaux de folâtrer gaiment dans nos parcs et forêts délaissés, tandis que la baisse des activités industrielles et du transport aérien entrainerait une amélioration drastique de la qualité de l’air.
Christian Bergeron, PhD, sociologue
Histoire

Tel un volcan, la COVID-19 est venue laver l’actualité ; elle a pénétré tous les pores de nos existences et englouti sur son passage notre vie quotidienne. En à peine quelques semaines, nous vivons tous comme des ermites, sans avoir choisi cette vocation. Même si le déconfinement va progresser, nous pensons à l’avenir et nous oscillons entre les scénarios catastrophiques («plus rien ne sera comme avant») et optimistes («ça va bien aller»), tout en observant qu’un certain monde s’éclipse et qu’un autre se pointe à l’horizon. Beaucoup d’apprentis prophètes, vêtus des habits de la science, s’aventurent dans la lecture du (des) temps. Qui croire?
Économie

FRANCOPRESSE – En utilisant ce titre, loin de moi l’idée de concurrencer l’illustre Émile Zola qui a écrit plus de 400 pages sur le sujet. Mais en guise d’introduction, permettez-moi plutôt de citer un auteur contemporain, Dan Fesperman, qui dans son roman L’écrivain public — que je recommande chaudement — écrit : «[…] l’argent a ses lois et ses servitudes, plus importantes pour eux que le respect de leur pays.» Quand il écrit «pour eux», Fesperman parle des banquiers. Nous reviendrons aux banquiers plus loin. Commençons plutôt par les fraudeurs.
Ça va bien aller

L’EXPRESS (Toronto) – Depuis presque deux mois, on voit apparaitre des drapeaux arc-en-ciel avec la mention «Ça va bien aller», laissant entendre qu’on va se sortir de cette pandémie. Le symbole a été lancé en Italie et a rapidement fait le tour du monde, comme cela avait été le cas dans les années 1990 pour illustrer la Fierté gaie.
Nouvelle-Écosse

ACADIE NOUVELLE (Nouveau-Brunswick) – Ce qui est survenu en Nouvelle-Écosse, dans la nuit de samedi à dimanche, est inimaginable. C’est tellement gros, tellement horrible, que notre cerveau peine à prendre la mesure de ce qui est – et de loin – la tuerie la plus meurtrière de toute l’histoire du Canada.
Francophonie

LE DROIT (ONTARIO) – Notre journaliste à Queen’s Park voulait poser une question en français. On lui a dit de revenir plus tard…
Humanité

FRANCOPRESSE – La pandémie du coronavirus n’en est qu’à ses débuts, mais déjà nous pouvons en tirer quelques leçons. En voici quelques-unes.
COVID-19

FRANCOPRESSE – La crise actuelle de la COVID-19 nous force à faire des choses auxquelles nous ne sommes pas habitués : rester chez nous, travailler à distance, maintenir une distance entre nous, etc. En fait, elle nous fait mettre de côté plusieurs aspects plus frivoles de nos vies pour réfléchir à ce qui est vraiment important. Nous délaissons les sorties, les fêtes et les voyages au profit de l’hygiène, la cuisine, la famille. Mais cette crise devrait aussi nous faire réfléchir à «l’après».
COVID-19

MONITEUR ACADIEN (Nouveau-Brunswick) – Les temps difficiles peuvent faire surgir ce qu’il y a de meilleur et ce qu’il y a de pire chez les êtres humains que nous sommes. La pandémie de la COVID-19 en est la preuve irréfutable, si on en avait besoin.
COVID-19

L’EXPRESS – Il est généralement difficile de discerner les opportunités qui émergent d’une crise – qu’elle soit locale, nationale ou même mondiale. La raison se trouve enracinée dans le fait que la crise ne vient généralement pas seule. Elle est toujours accompagnée d’une incertitude, d’un manque d’information qui nous pousse souvent à spéculer sur les effets négatifs qui en découleront.
Éditorial

L’AURORE BORÉALE (Yukon) – Tandis que le Yukon vit une extrême déception, à la fois sportive, communautaire et économique, tandis que les maux de tête montent (à cause des médias sociaux plus que de la fièvre), il se passe dans le monde un truc complètement malade : un pas vers un changement de paradigme. En cette période de montée de la peur, si c’était plutôt l’optimisme que nous rendions viral?
Chronique

Vous penserez certainement que je fais une fixation sur Radio-Canada/CBC mais non. En fait, j’ai plein d’autres intérêts, mais quelques fois il faut bien rapporter certains développements dans l’actualité qui autrement passeraient inaperçus. En voici un qui cette fois met en scène le réseau anglais de Radio-Canada. Si j’en parle, ce n’est pas juste pour écorcher CBC, mais c’est plutôt pour démontrer la méconnaissance et l’insouciance de nos médias anglais envers les Francos hors Québec.
Chronique

LE SAINT-JEANNOIS (Nouveau-Brunswick) – Une couverture piquée au pied d’un lit ou d’un dossier de chaise : l’image évoque chaleur et tranquillité. Bien qu’on ait tendance à penser que ces couvertures remontent au temps de nos grands-parents, en réalité elles sont nées environ 3400 ans avant notre ère, en Égypte. Culicita, le mot latin désignant une couverture piquée, fut introduit en Europe par les Chevaliers templiers lors de leurs croisades. La France abrégea le mot culcita à cuilte, puis les Anglais le traduisirent à quilt.
Éditorial

AURORE BORÉALE (Yukon) — Sous ses apparats grandioses et éloquents, le français laisse dépasser le jupon de son sexisme. Exit les Beauvoir, Sand ou Veil, c’est la langue de Molière! Encore aujourd’hui, les échos de son idéologie patriarcale et archaïque résonnent dans les salles de classe et de rédaction francophones.
Chronique

Deux évènements, un personnel et l’autre sur les réseaux sociaux, me forcent à réfléchir sur l’état du discours social et politique au Canada. Je crois qu’il est important que nous y réfléchissions ensemble.

Depuis quelques années la francophobie montre de plus en plus son petit museau arrogant. On peut penser aux groupuscules antibilinguisme qui pullulent en Alberta, en Ontario et au Nouveau-Brunswick. Dans cette dernière province, ils ont même réussi à faire élire un premier ministre conservateur, Blaine Higgs, connu pour son vitriol antibilinguisme lorsqu’il était membre du parti Confederation of Regions. Plus récemment, c’est une chronique parue dans le Globe and Mail qui a mis le feu aux poudres. Si on en juge par les commentaires que l’article a suscités, on pourrait presque croire que «conservateur» veut de plus en plus dire «francophobe».
Éditorial

L'ORLÉANAIS - Je suis né dans l’environnement francophone de la basse-ville d’Ottawa et j’y ai vécu jusqu’à mon adolescence. En 1956, j’ai déménagé avec mes parents à Eastview (maintenant Vanier), encore un milieu très francophone. En 1978, marié et père de deux enfants, j’ai opté avec mon épouse d’élever notre famille à Orléans, un village d’environ 15 000 personnes et majoritairement francophone. À l’époque.
Réjean Grenier, chroniqueur
Chronique

Le site web Le projet Voltaire définit cette expression ainsi : «Une personne qui tente de ménager la chèvre et le chou est … perçue comme cherchant à satisfaire des intérêts ou des protagonistes opposés…». C’est ce qu’a fait de main de maitre l’ombudsman de Radio-Canada, Guy Gendron, dans sa décision concernant l’émission spéciale de la soirée électorale du 21 octobre dernier.
Éditorial

LE MONITEUR ACADIEN (Nouveau-Brunswick) – La nouvelle année apporte avec elle de nouveaux défis pour le journal Le Moniteur Acadien. Certains des changements que nous entreprenons se font par nécessité et non par choix, tandis que d’autres font partie des exigences d’un monde en changement et du besoin de s’adapter à de nouvelles réalités pour survivre.
Chronique

AURORE BORÉALE (Yukon) – L’ampleur des changements climatiques est sans précédent. Les effets de ces changements sont plus marqués et se produisent à un rythme plus rapide dans le Nord qu’ailleurs dans le monde. Face à ce constat, réduire son impact environnemental est devenu le mantra de nombreuses personnes. Dont moi.