Éditorial : Le français pour tous et pour toutes

Julien Latraverse
L’Aurore boréale
AURORE BORÉALE (Yukon) — Sous ses apparats grandioses et éloquents, le français laisse dépasser le jupon de son sexisme. Exit les Beauvoir, Sand ou Veil, c’est la langue de Molière! Encore aujourd’hui, les échos de son idéologie patriarcale et archaïque résonnent dans les salles de classe et de rédaction francophones.

Son mantra d’oppression fétiche, imaginé à une époque révolue (au XVIIe siècle quand même!), mais toujours répété à ce jour, impose la notion pernicieuse d’un sexe supérieur. En effet, le masculin ne l’emporte-t-il pas sur le féminin? Comment espérer un changement social si notre propre langue nous l’empêche?

Plusieurs pistes de réflexion existent et partagent toutes un point en commun : une remise en question vigoureuse des comportements, privilèges et habitudes. Nous tentons par exemple au journal d’employer l’écriture épicène le plus possible. C’est-à-dire une méthode de rédaction où les termes neutres sont utilisés pour éviter l’usage de cette fameuse règle grammaticale.


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