Du racisme dans la profession juridique aussi

Gérard Lévesque, chroniqueur
Gérard Lévesque, chroniqueur
L'Express
L’EXPRESS (Toronto) – Le «racisme systémique» est subtil. C’est comme un gaz nocif, inodore et transparent. Des recruteurs pour un cabinet juridique peuvent être influencés par tellement d’éléments pour décider si une personne sera convoquée ou non pour une entrevue. Cela peut être même par le prénom ou le nom de famille d’un candidat à un poste.

C’est ce qu’a déclaré la juge de paix Harley D’Août Gervais, de la Cour de justice de l’Ontario, rappelant avec humour la fois où elle a été invitée à une entrevue par des recruteurs qui s’attendaient à rencontrer un motard.

Harley D’Août Gervais.

Diffusée originalement le 10 septembre dernier sur une plateforme Zoom, la vidéoconférence est disponible sur la nouvelle page YouTube de l’Association des juristes d’expression française de l’Ontario (AJEFO).

Modéré par Mathilde Hountchégnon, gestionnaire de CliquezJustice.ca, le panel comprenait également la procureure de la Couronne Aquilas Kapend Dapaah, l’avocat Ignace Louis Jean et l’étudiante en droit Stacy Makuraza.

Les participants ont abordé les réalités et les discriminations vécues par la communauté noire, particulièrement celles touchant la profession juridique. La discussion visait à identifier les obstacles, réfléchir à des pistes de solutions et sensibiliser les juristes d’expression française et l’ensemble de la communauté juridique.

Ramené à l’avant-scène 

Les récents évènements qui ont eu lieu et la vague de manifestations qui a suivi dans bien des pays, après le décès tragique de Georges Floyd à Minneapolis en mai dernier, ont remis en lumière le mouvement Black Lives Matter. Cela a aussi plus largement ramené au débat le problème persistant du racisme et des discriminations envers les membres des communautés noires au Canada.

Des manifestations Black Lives Matter ont eu lieu partout au pays, dont à Ottawa. 

Consciente de ces enjeux qui perdurent en Ontario, l’AJEFO a publié le 22 juin dernier un communiqué visant à reconnaitre et dénoncer le racisme systémique au sein de la profession juridique. La conférence virtuelle du 10 septembre était une première étape de son plan d’action afin d’aborder les obstacles et les pistes de solutions pour contrer les discriminations et favoriser plus de diversité au sein du milieu juridique.

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