L’intolérance, un terreau fertile pour le populisme. Drapeau des Confédérés, Wayne, AB, 2019
L’intolérance, un terreau fertile pour le populisme. Drapeau des Confédérés, Wayne, AB, 2019

Coup d’œil sur le monde : Ce populisme qui nous guette

Mychèle Fortin
Mychèle Fortin
L'Eau vive
Le discours populiste s’adresse au peuple. Plus particulièrement, il s’adresse aux moins nantis, aux ouvriers urbains ou agricoles, aux chômeurs, à la petite classe moyenne, ce qu’on appelle les «classes populaires». Son discours politique est fondé sur une critique virulente du système, de ses représentants et de ses élites. Le populisme est aussi vieux que la démocratie elle-même. Mais alors que la démocratie est assaillie de toutes parts, le populisme a fait des gains considérables depuis les dix dernières années.

Selon Team Populism, un regroupement international d’universitaires spécialisés dans l’étude des causes et des conséquences du populisme, le populisme gagne du terrain partout dans le monde. Le nombre de dirigeants tenant des discours populistes aurait doublé depuis le début du siècle. Le populisme est parfois de gauche, souvent de droite. C’est la montée de celui de droite, voire d’extrême droite, qui m’inquiète.

Les politiciens populistes sont nombreux à être au pouvoir : Jair Bolsonaro (Brésil), Narendra Modi (Inde), Viktor Orbán (Hongrie), Andrzej Duda (Pologne), Miloš Zeman (République tchèque), Recep Erdoğan (Turquie), Boris Johnson (Royaume-Uni) et, plus près de chez nous, l’ineffable Donald Trump. Ils sont nombreux à vouloir le pouvoir : le Front national (France), l’Alternative pour l’Allemagne, les Démocrates (Suède), la Ligue et le Mouvement 5 étoiles (Italie), pour ne nommer que ceux-là.

Une amie m’écrivait récemment : «Je constate que partout sur la planète, la droite a le vent dans les voiles. Veux-tu ben m’dire ce qui nous prend?» Ce qui nous prend? Nous sommes fâchés! Le populisme s’adresse aux gens fâchés. Et, comme l’écrit Fabrice Vil dans La Presse le 8 septembre, «ces gens se retrouvent dans le discours des politiciens qui interpellent leurs plus bas instincts. Ce qui est dangereux».

Il est facile de nous croire à l’abri. Et pourtant...

Quand le populisme se pointe au Canada

Qui a promis de réduire de façon radicale le nombre d’immigrants et de réfugiés, de construire une clôture à la frontière? De mettre fin au programme qui permet aux immigrants de parrainer leur famille? Et non, ce n’est pas Donald Trump. Il s’agit de Maxime Bernier, le chef du nouveau Parti populaire du Canada (PPC).


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