Timoci Naulusala, 14 ans, était venu des iles Fidji pour prendre part au Sommet de la jeunesse pour le climat, tenu à New York sous l’égide des Nations unies.
Timoci Naulusala, 14 ans, était venu des iles Fidji pour prendre part au Sommet de la jeunesse pour le climat, tenu à New York sous l’égide des Nations unies.

Chronique Au rythme de notre monde. Résolution pour 2020 : écouter la jeunesse des communautés et pays marginalisés

LE COURRIER (Nouvelle-Écosse) – Combien restera-t-il de l’Australie? C’est la question qui court sur beaucoup de lèvres en ce début d’année alors que des incendies ravagent plusieurs secteurs de l’ile-continent, détruisant tout sur leur passage.

Ce ne sont pas les dossiers explosifs qui font défaut en ce début d’année. Un bombardement effectué en Irak par les États-Unis vient de tuer le général iranien Qassem Soleimani, commandant de la Force Al-Qods chargée des opérations extérieures non conventionnelles au service de son pays. Les tensions entre l’Iran et les États-Unis pourraient tourner au conflit ouvert.

S’il y a un trait d’union entre ces deux points saillants de l’actualité, c’est bel et bien le lien entre les ressources énergétiques, qui suscitent l’intérêt stratégique du Moyen-Orient aux yeux de l’Occident, et l’environnement, de plus en plus menacé par l’activité humaine.

Au cours de la dernière année, la militante écologique Greta Thunberg, une adolescente suédoise, a connu une célébrité fulgurante grâce à sa campagne pour dénoncer l’insuffisance des mesures prises face au changement climatique. Héroïne des uns, bête noire des autres — comme le président américain Donald Trump qui l’attaque sur Twitter — elle est devenue le visage du mouvement des grèves scolaires pour le climat.

Mais elle n’est ni la seule ni la première de sa génération à s’engager pour cette cause. Comme elle le reconnait elle-même, c’est la jeunesse des pays en développement et des communautés marginalisées qu’il faut écouter pour comprendre les enjeux.

Voici cinq étoiles montantes du mouvement écologique planétaire.

Clint Bruce est directeur de l’Observatoire Nord/Sud de l’Université Sainte-Anne.

1. Ridhima Pandey, Inde

Ridhima Pandey fait partie des jeunes qui, aux côtés de Greta Thunberg, ont porté plainte contre l’Allemagne, la France, l’Argentine, le Brésil et la Turquie en les accusant d’atteinte à la Convention internationale des droits de l’enfant. Même si elle a seulement 12 ans, elle a commencé à militer bien avant sa camarade suédoise. Sa conscience écologique est née avec les inondations désastreuses de l’Uttarakhand en 2013 et ses parents, qui travaillent dans la protection du patrimoine naturel, l’ont encouragée. En 2017, elle intentait une poursuite contre le gouvernement indien pour sa négligence.

Lorsque le magazine India Today a demandé à Ridhima si les Indiens n’avaient pas moins de responsabilités individuelles que les citoyens des pays riches, en raison de leur empreinte moindre sur l’environnement, elle a répondu : «Oui, mais nous devons aussi accepter que l’Inde est l’un des pays les plus vulnérables aux effets néfastes du changement climatique, et nous en voyons déjà l’impact. […] Donc, l’Inde a besoin d’avoir un plan d’action strict et basé sur la science […].»


2. Oladosu Adenike, Nigeria

On peut trouver Oladosu Adenike, étudiante de 25 ans, sur Twitter : @the_ecofeminist. Son pseudonyme indique bien que, pour elle, l’avancement des femmes est lié à la justice en matière d’environnement. Étudiante en économie agricole, c’est une figure de proue dans l’organisation des grèves et manifestations des Fridays for Future au Nigeria. Elle est de plus en plus connue dans le mouvement international.

Où puise-t-elle son inspiration? «Je visite des communautés, des écoles, des lieux de culte et des espaces publics pour parler aux gens de la crise climatique et de l’importance de la justice environnementale pour leurs communautés. J’encourage les gens à planter des arbres et à sensibiliser leurs pairs. […] En Afrique et au Nigeria, mener une campagne sur la justice climatique et réunir les gens pour discuter et agir, tout cela peut s’avérer difficile et frustrant. Mais nous persistons et, peu à peu, notre message atteindra un public plus grand.» (greenpeace.org.uk)


3. Helena Gualinga, Équateur

Âgée de 17 ans, Helena Gualinga a grandi dans la zone de Sarayaku, au cœur de l’Amazonie équatorienne. Le gouvernement de l’Équateur permet à des sociétés pétrolières de s’implanter dans la région, au grand dam de la communauté kichwa à laquelle appartient Helena. À ses yeux, le seul maintien du mode de vie de son peuple constitue une forme de résistance. Dans le conflit autour des ressources naturelles, elle a d’ailleurs observé de nombreux actes de contestation, sur le terrain et devant les tribunaux. En plus de participer à des initiatives de sauvegarde écologique, elle publie sur son compte Instagram des photos d’autres défenseurs de l’environnement.

De passage à Madrid pour le dernier sommet sur le climat, elle exprimait dans ces termes son attachement intime à la cause écologique : «Il s’agit de chez moi. Il s’agit de mon peuple. Il s’agit de ma famille. Nous avons une relation de proximité avec la nature. Nous vivons de la nature et nous vivons avec la nature. Et c’est quelque chose qui est très important pour nous.»


4. Timoci Naulusala, Fidji

Les iles Fidji, dans l’océan Pacifique, figurent parmi les pays les plus vulnérables face à la montée du niveau des mers. Timoci Naulusala, aujourd’hui âgé de 14 ans, en sait quelque chose. Début 2016, le cyclone Winston a dévasté son village. Consterné par l’inaction de la communauté internationale, le jeune garçon a décidé de témoigner. Après avoir remporté un concours d’art oratoire, il a prononcé un discours émouvant lors de la Conférence de Bonn de 2017 sur les changements climatiques. Timoci est devenu l’un des principaux porte-paroles de son pays sur la question.

Il vient de se rendre à New York, à l’occasion du Sommet de la jeunesse pour le climat, pour livrer son message : «Nous ne nous en sommes toujours pas remis. Pour celles et ceux d’entre nous qui vivons dans d’autres nations [que les pays du Nord], nous sommes déjà en train de voir, de subir et de vivre les conséquences d’une planète réchauffée. Je ne suis pas seul.»


5. Makasa Looking Horse, Canada

Parmi ces militantes et militants rassemblés à New York au mois de septembre dernier, il y avait Makasa Looking Horse, résidente de l’Ontario et étudiante en études autochtones à l’Université McMaster. Elle est membre des Six Nations de la rivière Grand qui, elles, mènent plusieurs luttes pour leur autonomie territoriale, plus précisément en matière de racisme environnemental. L’un de ces conflits oppose les Six nations à la société Nestlé. La multinationale suisse exploite à l’excès les réserves d’eau souterraine alors que nombre de ménages de la communauté autochtone ne disposent pas d’eau potable.

Avant le sommet jeunesse, Makasa Looking Horse a coordonné des manifestations publiques pour dénoncer cette situation : «Nous protestons contre Nestlé qui vole l’eau sous nos pieds. Nestlé devrait avoir peur des Six Nations. Nous voulons que la multinationale sache quel est notre point de vue et qu’elle doit cesser de prendre notre eau. Tous nos enseignements nous disent de prendre soin de l’eau pour les générations futures.» (The Brantford Expositor, 25 novembre 2018)

Vous cherchez une résolution pour 2020 plus facile à tenir que l’exercice quotidien ou un régime draconien? Ma suggestion : s’informer régulièrement des perspectives issues des communautés et pays marginalisés. Nous avons à notre disposition les moyens de le faire et, chez les jeunes que je viens de citer, l’énergie et l’optimisme sont porteurs d’espoir pour l’avenir.


Consultez le site du journal Le Courrier.

Bernard Richard
Éditorial

LE MONITEUR ACADIEN (Nouveau-Brunswick) – La COVID-19 a ébranlé le monde des médias qui, déjà, était affligé depuis quelques années. Depuis le début de la pandémie, en Ontario et au Manitoba, un groupe de presse a fermé 15 de ses journaux. Plus près de chez nous, l’Étoile a suspendu temporairement ses opérations et mis à pied ses employés. Plusieurs journaux, dont La Voix acadienne de l’Île-du-Prince-Édouard, ont temporairement cessé d’imprimer une version papier pour diminuer leurs frais de production.
Réjean Grenier, chroniqueur
Contre la COVID-19

FRANCOPRESSE – Depuis le début de la pandémie de COVID-19, il est devenu clair que la découverte d’un vaccin est la seule façon de vaincre le coronavirus qui cause cette maladie. Mais pour qu’un vaccin élimine la COVID-19, il faut que la grande majorité des citoyens se fasse vacciner. Or, un sondage Léger effectué du 24 au 26 avril dernier indiquait que seulement 60 % des Canadiens et Canadiennes voudraient recevoir l’éventuel vaccin, alors que 40 % affirment que l’inoculation ne devrait pas être obligatoire. Et pire encore, un récent article nous apprenait que 15 % affirment qu’ils refuseront le vaccin.
François Gravel
Économie

ACADIE NOUVELLE (Nouveau-Brunswick) – Même en temps de pandémie, les pommes de friction entre le gouvernement du Canada et les provinces ne disparaissent jamais complètement. Dernière controverse en date: Ottawa est prêt à verser des millions de dollars au Nouveau-Brunswick, mais en imposant des conditions jugées inacceptables par le premier ministre Blaine Higgs.
Julie Gillet, chroniqueuse
Changements climatiques

FRANCOPRESSE – Des cerfs se promenant nonchalamment dans les rues désertes de Paris, un puma à la recherche de nourriture dans un quartier populaire de Santiago au Chili, des eaux translucides accueillant à nouveau poissons, pieuvres et cygnes à Venise : voilà plusieurs semaines que les images idylliques d’une faune reprenant librement ses droits ont envahi nos réseaux sociaux. Les mesures de confinement permettraient aux animaux de folâtrer gaiment dans nos parcs et forêts délaissés, tandis que la baisse des activités industrielles et du transport aérien entrainerait une amélioration drastique de la qualité de l’air.
Christian Bergeron, PhD, sociologue
Histoire

Tel un volcan, la COVID-19 est venue laver l’actualité ; elle a pénétré tous les pores de nos existences et englouti sur son passage notre vie quotidienne. En à peine quelques semaines, nous vivons tous comme des ermites, sans avoir choisi cette vocation. Même si le déconfinement va progresser, nous pensons à l’avenir et nous oscillons entre les scénarios catastrophiques («plus rien ne sera comme avant») et optimistes («ça va bien aller»), tout en observant qu’un certain monde s’éclipse et qu’un autre se pointe à l’horizon. Beaucoup d’apprentis prophètes, vêtus des habits de la science, s’aventurent dans la lecture du (des) temps. Qui croire?
Économie

FRANCOPRESSE – En utilisant ce titre, loin de moi l’idée de concurrencer l’illustre Émile Zola qui a écrit plus de 400 pages sur le sujet. Mais en guise d’introduction, permettez-moi plutôt de citer un auteur contemporain, Dan Fesperman, qui dans son roman L’écrivain public — que je recommande chaudement — écrit : «[…] l’argent a ses lois et ses servitudes, plus importantes pour eux que le respect de leur pays.» Quand il écrit «pour eux», Fesperman parle des banquiers. Nous reviendrons aux banquiers plus loin. Commençons plutôt par les fraudeurs.
Ça va bien aller

L’EXPRESS (Toronto) – Depuis presque deux mois, on voit apparaitre des drapeaux arc-en-ciel avec la mention «Ça va bien aller», laissant entendre qu’on va se sortir de cette pandémie. Le symbole a été lancé en Italie et a rapidement fait le tour du monde, comme cela avait été le cas dans les années 1990 pour illustrer la Fierté gaie.
Société

FRANCOPRESSE – Ça fait déjà quelques années que je me dis que le monde est vraiment dans la «schnoutte» quand les deux pays qui se battent pour le leadeurship du monde sont la Chine de Xi Jinping et les États-Unis de Donald Trump. Et c’est sans compter la Russie de Vladimir Poutine qui continue à rêver de grandeur. La crise du coronavirus n’a certainement pas changé mon opinion.
Nouvelle-Écosse

ACADIE NOUVELLE (Nouveau-Brunswick) – Ce qui est survenu en Nouvelle-Écosse, dans la nuit de samedi à dimanche, est inimaginable. C’est tellement gros, tellement horrible, que notre cerveau peine à prendre la mesure de ce qui est – et de loin – la tuerie la plus meurtrière de toute l’histoire du Canada.
Francophonie

LE DROIT (ONTARIO) – Notre journaliste à Queen’s Park voulait poser une question en français. On lui a dit de revenir plus tard…
Humanité

FRANCOPRESSE – La pandémie du coronavirus n’en est qu’à ses débuts, mais déjà nous pouvons en tirer quelques leçons. En voici quelques-unes.
COVID-19

FRANCOPRESSE – La crise actuelle de la COVID-19 nous force à faire des choses auxquelles nous ne sommes pas habitués : rester chez nous, travailler à distance, maintenir une distance entre nous, etc. En fait, elle nous fait mettre de côté plusieurs aspects plus frivoles de nos vies pour réfléchir à ce qui est vraiment important. Nous délaissons les sorties, les fêtes et les voyages au profit de l’hygiène, la cuisine, la famille. Mais cette crise devrait aussi nous faire réfléchir à «l’après».
COVID-19

MONITEUR ACADIEN (Nouveau-Brunswick) – Les temps difficiles peuvent faire surgir ce qu’il y a de meilleur et ce qu’il y a de pire chez les êtres humains que nous sommes. La pandémie de la COVID-19 en est la preuve irréfutable, si on en avait besoin.
COVID-19

L’EXPRESS – Il est généralement difficile de discerner les opportunités qui émergent d’une crise – qu’elle soit locale, nationale ou même mondiale. La raison se trouve enracinée dans le fait que la crise ne vient généralement pas seule. Elle est toujours accompagnée d’une incertitude, d’un manque d’information qui nous pousse souvent à spéculer sur les effets négatifs qui en découleront.
Éditorial

L’AURORE BORÉALE (Yukon) – Tandis que le Yukon vit une extrême déception, à la fois sportive, communautaire et économique, tandis que les maux de tête montent (à cause des médias sociaux plus que de la fièvre), il se passe dans le monde un truc complètement malade : un pas vers un changement de paradigme. En cette période de montée de la peur, si c’était plutôt l’optimisme que nous rendions viral?
Chronique

Vous penserez certainement que je fais une fixation sur Radio-Canada/CBC mais non. En fait, j’ai plein d’autres intérêts, mais quelques fois il faut bien rapporter certains développements dans l’actualité qui autrement passeraient inaperçus. En voici un qui cette fois met en scène le réseau anglais de Radio-Canada. Si j’en parle, ce n’est pas juste pour écorcher CBC, mais c’est plutôt pour démontrer la méconnaissance et l’insouciance de nos médias anglais envers les Francos hors Québec.
Chronique

LE SAINT-JEANNOIS (Nouveau-Brunswick) – Une couverture piquée au pied d’un lit ou d’un dossier de chaise : l’image évoque chaleur et tranquillité. Bien qu’on ait tendance à penser que ces couvertures remontent au temps de nos grands-parents, en réalité elles sont nées environ 3400 ans avant notre ère, en Égypte. Culicita, le mot latin désignant une couverture piquée, fut introduit en Europe par les Chevaliers templiers lors de leurs croisades. La France abrégea le mot culcita à cuilte, puis les Anglais le traduisirent à quilt.
Éditorial

AURORE BORÉALE (Yukon) — Sous ses apparats grandioses et éloquents, le français laisse dépasser le jupon de son sexisme. Exit les Beauvoir, Sand ou Veil, c’est la langue de Molière! Encore aujourd’hui, les échos de son idéologie patriarcale et archaïque résonnent dans les salles de classe et de rédaction francophones.
Chronique

Deux évènements, un personnel et l’autre sur les réseaux sociaux, me forcent à réfléchir sur l’état du discours social et politique au Canada. Je crois qu’il est important que nous y réfléchissions ensemble.

Depuis quelques années la francophobie montre de plus en plus son petit museau arrogant. On peut penser aux groupuscules antibilinguisme qui pullulent en Alberta, en Ontario et au Nouveau-Brunswick. Dans cette dernière province, ils ont même réussi à faire élire un premier ministre conservateur, Blaine Higgs, connu pour son vitriol antibilinguisme lorsqu’il était membre du parti Confederation of Regions. Plus récemment, c’est une chronique parue dans le Globe and Mail qui a mis le feu aux poudres. Si on en juge par les commentaires que l’article a suscités, on pourrait presque croire que «conservateur» veut de plus en plus dire «francophobe».
Éditorial

L'ORLÉANAIS - Je suis né dans l’environnement francophone de la basse-ville d’Ottawa et j’y ai vécu jusqu’à mon adolescence. En 1956, j’ai déménagé avec mes parents à Eastview (maintenant Vanier), encore un milieu très francophone. En 1978, marié et père de deux enfants, j’ai opté avec mon épouse d’élever notre famille à Orléans, un village d’environ 15 000 personnes et majoritairement francophone. À l’époque.
Réjean Grenier, chroniqueur
Chronique

Le site web Le projet Voltaire définit cette expression ainsi : «Une personne qui tente de ménager la chèvre et le chou est … perçue comme cherchant à satisfaire des intérêts ou des protagonistes opposés…». C’est ce qu’a fait de main de maitre l’ombudsman de Radio-Canada, Guy Gendron, dans sa décision concernant l’émission spéciale de la soirée électorale du 21 octobre dernier.
Éditorial

LE MONITEUR ACADIEN (Nouveau-Brunswick) – La nouvelle année apporte avec elle de nouveaux défis pour le journal Le Moniteur Acadien. Certains des changements que nous entreprenons se font par nécessité et non par choix, tandis que d’autres font partie des exigences d’un monde en changement et du besoin de s’adapter à de nouvelles réalités pour survivre.
Chronique

AURORE BORÉALE (Yukon) – L’ampleur des changements climatiques est sans précédent. Les effets de ces changements sont plus marqués et se produisent à un rythme plus rapide dans le Nord qu’ailleurs dans le monde. Face à ce constat, réduire son impact environnemental est devenu le mantra de nombreuses personnes. Dont moi.