#Bienveillancevirale

Maryne Dumaine
L’Aurore boréale
L’AURORE BORÉALE (Yukon) – Tandis que le Yukon vit une extrême déception, à la fois sportive, communautaire et économique, tandis que les maux de tête montent (à cause des médias sociaux plus que de la fièvre), il se passe dans le monde un truc complètement malade : un pas vers un changement de paradigme. En cette période de montée de la peur, si c’était plutôt l’optimisme que nous rendions viral?

Sans remettre en cause le caractère exponentiellement épidémique du virus aux consonances éthyliques, j’aimerais attirer votre attention au-delà des boites de mouchoirs. Oui, au premier plan, il y a cette incompréhension générale. Et, qui dit incompréhension dit «inquiétude». C’est bien humain. Difficile de comprendre pourquoi ce virus nécessite qu’un pays mette ses six millions d’habitants en quarantaine tandis qu’on nous informe par ailleurs de rester calme. Mais vu mon illettrisme médical avoué, je préfère regarder au-delà. Comme quand on regarde en louchant un peu un de ces tableaux d’art abstrait qui font ressortir une image en 3D, vous voyez?

Le Canard enchainé, hebdo français satirique, note avec justesse que ce virus aura tout de même quelques effets secondaires positifs et invite à la réflexion : moins de déplacements, c’est bon pour l’environnement ; prise de conscience de l’origine de nos biens de consommation, c’est bon pour la production locale… En gros, il s’agit de réfléchir à nos priorités. Et on notera (sans grande surprise) que pour certains, la priorité se sera portée sur le confort du popotin…

Mais au-delà de commencer à s’essuyer les fesses avec du papier journal (#idéerecyclage), pouvons-nous envisager de sortir de nos zones de confort? Encourager le travail à distance. Ne plus prendre l’avion au gré de nos envies. Penser à deux fois avant d’acheter la bébelle plastique ou électronique à la mode. Vibrer en chœur ou réfléchir ensemble sans avoir à se réunir physiquement…

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