Accord de Paris et dirigeants canadiens : Coup de pompe

L’Eau vive, Sask. Il est compliqué de financer la transition écologique. Entre injustice et incompréhension, les mesures divisent. Combattre le réchauffement climatique est plus difficile que de sabrer le champagne. Chronique d’Arthur Béague.

Cette histoire débute le lundi 30 novembre 2015 dans la grisaille parisienne. C’est un jour particulier puisqu’il s’y tient la 21e conférence sur le climat. Treize jours durant lesquels les 195 pays signataires de la convention de 1992 se retrouvent pour manger des petits fours, boire du bon vin et accessoirement trouver une solution contre le réchauffement climatique.

Avant que le dessert n’arrive, les chefs d’État doivent parvenir à un accord universel qui remplacera le protocole de Kyoto dès 2020, qui concernait uniquement les pays dits «développés». Et accord ils ont trouvé : limiter à 2 degrés la hausse des températures par rapport à l’ère préindustrielle! Pourquoi n’y avoir pas pensé plus tôt? L’accord de Paris était né!

C’est ainsi que le 12 décembre, la 2e salve de petits fours était lancée et les champagnes sabrés. Les images ont fait le tour du monde : les chefs d’États main dans la main, pouce en l’air comme victorieux d’un combat pourtant non encore disputé. Sous des tonnerres d’applaudissements, ils quittent la salle, tous déterminés à tenir leur engagement.

Chacun annonce des réductions de leur gaz à effet de serre basé sur les contraintes de son pays. L’Union européenne s’engage à une baisse de 40 % et le Canada à 30 %. Les signataires promettent alors d’intégrer leurs objectifs dans leur loi nationale.


Un bilan mitigé

Trois ans et demi plus tard, si réunion il y avait, l’assemblée ressemblerait fortement à une classe de collégiens. Il y a les absents : je ne vois pas Donald. Et les 136 apathiques dans le fond, près du radiateur, qui n’ont pas fait leurs devoirs. «Je vous jure c’est mon chien qui a mangé le texte de loi.» Et il y a le premier rang : ils ne sont que 17 sur les 58 restants à avoir pris des mesures suffisantes pour réduire leur émission de gaz à effet de serre. Parmi eux, nous retrouvons le Canada. Aucun des gros pollueurs que sont l’Union européenne, la Chine, la Russie ou l’Australie n’en fait partie.

La plus célèbre des mesures pour combattre ces gaz à effet de serre est la taxe carbone. Une taxe ajoutée au prix de vente des énergies fossiles en fonction de la quantité de CO2 émise. C’est le principe du pollueur payeur. En principe, tout le monde la paie, mais bien souvent, comme c’est le cas en France, certains secteurs sont exonérés comme le transport aérien, routier et maritime pour ne pas être vulnérables à l’international. Rassurez-vous, les ménages la paieront. De quoi en faire rire jaune plus d’un.

Au Canada, le premier ministre Justin Trudeau avait annoncé en 2015 la mise en place de cet impôt à compter de 2018. Cette taxe s’imposerait à l’Ontario, la Saskatchewan, le Manitoba et le Nouveau-Brunswick qui ne possèdent pas un système provincial de tarification du carbone satisfaisant les exigences fédérales.

Le 31 mars dernier, la ministre canadienne de l’Environnement a annoncé une hausse des prix du carburant de 4 cents le litre dans le but d’atteindre les objectifs du pays en matière de réduction des gaz à effet de serre. Concrètement, cette taxe s’applique aux produits pétroliers à hauteur de 20 $ par tonne de CO2 en 2019 et 50 $ en 2022. Les recettes reviendront aux provinces qui devront en redistribuer 90 % aux citoyens sous forme de crédit d’impôt.

Une décision qui n’a pas trainé à faire réagir, notamment en Saskatchewan, où le premier ministre, Scott Moe, est monté au créneau en déclarant que la taxe nuisait économiquement à sa province. Le chef de l’opposition conservatrice au Canada, Andrew Scheer, en tête dans les sondages, a quant à lui promis d’abolir cette taxe si vainqueur des élections législatives.

Ces réactions prouvent combien il est compliqué de financer la transition écologique. Entre injustice et incompréhension, les mesures divisent. Des pays comme la Suède ont pourtant réussi le pari de réduire de moitié leur gaz à effet de serre en offrant des contreparties justes socialement, écologiquement et économiquement.

Une lourde tâche attend la plupart des signataires. En toute honnêteté, combattre le réchauffement climatique sera toujours plus facile que de reboucher une bouteille de champagne.

Agriculture

LE DROIT (Ontario) – Les gens du village ont deviné ce qui s’était produit. Même si l’avis de nécrologie disait simplement : c’est avec tristesse que nous vous faisons part du décès de M. X, à l’âge de 65 ans.
Chronique

Ça doit bien faire plus de 30 ans que nous, Canadiens-Français du ROC (Rest of Canada), nous plaignons du pauvre service des réseaux nationaux de Radio-Canada. Nous savons que le «Ici» dans Ici Radio-Canada veut, la plupart du temps, dire Ici Québec. Voici une petite histoire qui illustre bien ce que nous percevons. Et ce n’est pas parce qu’on en rit que c’est drôle.

Guy Badeaux
Maxence Jaillet, directeur
Éditorial

Quatorze jeunes femmes ont trouvé la mort dans leur salle de classe parce qu’elles étaient des femmes. Mais avec ce 30e anniversaire, la commémoration des évènements survenus à l’École polytechnique de Montréal prend place dans une société qui se veut plus égalitaire.

Guy Badeaux

La participation récente à Tout le monde en parle de trois jeunes femmes engagées dans l’affirmation de leur identité francophone en milieu minoritaire, en Ontario et au Manitoba, a mis en lumière la vitalité de leurs communautés et la nécessité d’une solidarité accrue entre francophones des Amériques afin de relever les défis auxquels ils sont confrontés.

Guy Badeaux

Cet été, j’ai eu le plaisir de rencontrer Shawn Jobin, auteur-compositeur-interprète fransaskois de renommée internationale. Il a accepté gracieusement de me parler de son défi quotidien, celui de vivre avec un trouble anxieux. Dans son dernier album Éléphant, Shawn Jobin partage en paroles et en musique son expérience de vivre avec ce trouble de santé mentale. Je lui ai posé plusieurs questions pour comprendre son cheminement vers le rétablissement.

Le Titanic fascine depuis plus de 100 ans. Objet de plusieurs livres et de l’un des films les plus rentables de l’histoire du cinéma, le Titanic est l’un des bateaux les plus populaires. Pourtant, moins de 200 personnes seulement ont visité les décombres du navire. Une compagnie américaine entend bien corriger cela avec des visites guidées en sous-marin.

Le quotidien Le Droit à Ottawa est né d’une nécessité. C’était au début du XXe siècle. Le gouvernement de l’Ontario avait eu la fâcheuse idée d’interdire l’enseignement du français dans la province, avec le tristement célèbre Règlement 17. Le Droit s’érigeait lors en défenseur de la francophonie.

En tant que média franco-ontarien, l’équipe du Voyageur a été chquée comme plusieurs d’apprendre que le journal Le Droit était sur le bord de la faillite avec les autres publications de Capitales Médias. Le Droit est un collègue au sein de l’Association de la presse francophone (APF), un autre avec qui nous tentons de trouver des solutions communes pour survivre.

Guy Badeaux

Les gens de l’Île-du-Prince-Édouard et plus particulièrement ceux de la région Évangéline qui étaient présents aux célébrations de la Fête nationale de l’Acadie à Dieppe au N. B. ont été pris par surprise quand le premier ministre de l’Î.-P.-É. a annoncé la construction d’une nouvelle école pour la région Évangéline.

Guy Badeaux

Guy Badeaux
Réjean Paulin

On dit d’habitude que l’on «part en voyage» quand s’annoncent les vacances. Le chroniqueur Réjean Paulin a pris la route de la Beauce, question de raccorder deux noms de la même origine, mais qui ne portent pas le même drapeau.
Serge Miville

Serge Miville, Chaire de recherche en histoire de l’Ontario français, directeur de l’Institut franco-ontarien et professeur adjoint, département d’histoire, Université Laurentienne Stéphanie Chouinard, professeure adjointe, science politique, Collège militaire royal de Kingston et Queen’s University