Le festival de la bière de microbrasserie de Sudbury, version 2018.
Le festival de la bière de microbrasserie de Sudbury, version 2018.

Après la route des vins, la route du houblon

Le Voyageur, On. L’industrie de la bière, dans le Nord de l’Ontario vit présentement un essor. L’été offre l’occasion de goûter aux bières de ces microbrasseries.

Lors d’une belle fin de semaine d’été, après une grosse semaine de travail ou une randonnée de plusieurs heures ou en canot, il y a peu de choses aussi bonnes qu’une bière pour se désaltérer, libérer le stress et la fatigue. Que ce soit dans votre propre salon, en camping ou à une soirée entre amis, le fait de socialiser autour d’un verre est une activité prisée par plusieurs. Dans le nord de l’Ontario ces occasions sont multipliées avec l’explosion du nombre de microbrasseries.

Depuis quelques années, des microbrasseries ouvrent leurs portes partout en province. Que ce soit à Sudbury, à Timmins, dans Muskoka, à Thunder Bay ou dans l’ile Manitoulin, l’inauguration de brasseries locales est à la hausse. Elles s’inspirent de leur milieu pour trouver les noms de leurs produits, encourageant la découverte des sites locaux.


Un marché en pleine expansion

Les microbrasseries tentent aussi d’atteindre de nouveaux marchés. Les produits de la microbrasserie Stack Brewing de Sudbury, établie en 2013, commencent à apparaitre dans d’autres régions du nord de l’Ontario, comme à Timmins, North Bay et Sault-Sainte-Marie. La brasserie commence aussi à distribuer ses produits dans le sud de la province.

À Sudbury seulement, deux nouvelles microbrasseries ont ouvert en 2018 : Spacecraft et 46 North Brewing Corp. De plus, Stack Brewing a ouvert un nouvel emplacement avec une salle à manger.


Inspirées par sa région

L’effet multiplicateur s’est rendu à Timmins, où deux nouvelles microbrasseries ont vu le jour : Full Beard Brewing Co. (2017) et Compass Brewing (2018), qui elles aussi font leur bonhomme de chemin. Ces deux compagnies ont créé des bières qui portent les noms d’attraits locaux ou de faits historiques.

La bière On the Banks of the Mattagami de Full Beard porte le nom d’une rivière — qui traverse la ville de Timmins — et qui rappelle la présence du peuple ojibwé. De même, le brassin La Grisette de Compass rappelle les mineurs de charbon du 19e siècle, qui se rinçaient la gorge sèche et poussiéreuse. La bière Swing Bridge de la Manitoulin Brewing Company fait évidemment référence au pont iconique qui permet d’atteindre l’ile.

Afin d’améliorer la visibilité de leurs produits, six microbrasseries locales ont même établi l’Alliance des brasseries du nord de l’Ontario. Chaque entreprise sélectionne une de leur bière et, ensemble, elles créent un carton de six bières vendu à la LCBO.


Des tournées et des échantillons

En plus de proposer un comptoir de vente, ces compagnies offrent l’occasion de faire des tournées de leur site afin de montrer leurs techniques de production. Des échantillons sont aussi fournis afin de présenter de nouveaux brassins.

Avec des noms comme Panache, Impact, Saturday Night, Docker, M. Canoehead, les bières nord-ontariennes piquent la curiosité des gens qui ne viennent pas de la ville de brassage. C’est un des buts des compagnies locales : inciter les gens à venir explorer leur région, en découvrir l’histoire et prendre un verre à la brasserie.


Célébrations d’expansion

Au-delà des tournées et des voyages locaux, les brasseries organisent aussi plusieurs évènements tout au long de l’année afin d’amplifier la visibilité de leurs marques.

Le festival Le Nord en fut à Haileybury en sera à sa 3e année d’existence. Cette célébration, qui se déroulera le 13 juillet 2019, met en vedette une multitude de bières artisanales conceptualisées dans la région, et ce, pour une bonne cause, puisque les profits sont remis à des organismes de bienfaisance locaux. Quatorze microbrasseries venant de North Bay, de Gravenhurst, de Kirkland Lake et d’ailleurs seront présentes à ce festival. Une deuxième vague de billets sera en vente le 1er juin.

Sudbury n’est pas en reste avec son Elgin Street Craft Beer Festival. La 7e édition aura lieu le 1 aout 2019 sur la rue Elgin, au centre-ville.

Le festival annuel Northern Ontario Microbrew Festival a célébré sa 5e édition au mois de mars. L’activité a attiré environ 20 microbrasseries de l’Ontario.

Histoire des Noirs

FRANCOPRESSE – En ce mois de l’histoire des Noirs, l’auteur de l’ouvrage L’Histoire oubliée de la contribution des esclaves et soldats noirs à l’édification du Canada (1604-1945)  aux Éditions Afrikana, a répondu aux questions de Francopresse. Le Dr Amadou Ba éclaircit en ces pages des chapitres négligés de l’histoire du pays. Chargé de cours à la Nipissing University de North Bay et à l’Université Laurentienne de Sudbury, ce passionné d’histoire africaine souhaite ainsi contribuer à réconcilier les Canadiens et Canadiennes avec leur passé.
Entrevue

FRANCOPRESSE – La Fédération culturelle canadienne-française, qui regroupe 22 associations artistiques et culturelles de l’extérieur du Québec, défend de plus en plus activement le besoin pour le Canada de se doter d’une politique culturelle nationale. Cette politique prendrait la forme d’un «Cadre national d’action pour la culture». La FCCF s’est associée avec plus de 40 organismes artistiques et culturels, tant francophones, anglophones, qu’autochtones, pour créer une large coalition afin de convaincre le gouvernement fédéral d’aller de l’avant avec ce projet ambitieux, dont découlent aussi plusieurs autres priorités de la Fédération.

L’EXPRESS (Ontario) – Connaissez-vous le fondateur de la ville de Québec et de la Nouvelle-France au début du 17e siècle : Samuel de Champlain? Chez nous, la réponse est plus souvent oui. Champlain est un héros, l’un des personnages les plus illustres de l’histoire du Canada. En France, la réponse est non. Champlain y est plutôt un illustre inconnu.
Nord canadien

AURORE BORÉALE (Yukon) – Le geste vif et le regard clair, la jeune quinquagénaire Alice Cyr avoue ne jamais se lasser de raconter l’histoire de la famille de son défunt époux. Une histoire tissée d’aventure et d’amour ancrée dans la grande Ruée vers l’or yukonaise à tout jamais intégrée à son récit de vie personnel.
Entrevue

FRANCOPRESSE – L’année 2020 marque le tricentenaire de l’arrivée des premiers colons français à l’Île-du-Prince-Édouard, connue à l’époque sous le nom de l’Isle Saint-Jean. L’historien Georges Arsenault tient à souligner le début de la présence francophone dans la province. L’auteur de l’ouvrage Histoire illustrée de l’Acadie de l’Île-du-Prince-Édouard  aux éditions La Grande Marée en 2019 nous offre un survol de ces premières années de présence acadienne et française dans l’Ile.
Ontario

FRANCOPRESSE – En 1990, il y a encore les Nordiques à Québec. La Cour suprême vient tout juste de donner raison à des parents francophones de l’Ile-du-Prince-Édouard qui souhaitaient avoir leurs propres écoles et déclare inconstitutionnel l’Official Language Act du Manitoba. Mais en ce premier mois de l’année, le 30 plus précisément, alors qu’on négocie le fameux accord du lac Meech, la ville de Sault-Sainte-Marie fait parler d’elle.

Kim Pasche a un parcours atypique. Déjà dans son enfance en Suisse, son attirance vers les matériaux bruts le pousse à questionner son entourage sur l’origine des objets les plus anodins du quotidien : «J’ai toujours eu cette curiosité de connaitre un cran plus loin l’origine des objets.» Après avoir obtenu son baccalauréat (l’équivalent de la 12e année), il décide de faire son propre compagnonnage afin de recevoir les savoirs et les savoir-faire liés aux métiers de la pierre, du bois, du métal ou encore du cuir.

Gérard Dubé a passé une grande partie de sa vie à militer pour la préservation de l’environnement. Originaire de La Broquerie au Manitoba, il est d’ailleurs un pionnier dans le secteur du compostage. Il a travaillé à développer et à promouvoir le compostage comme un moyen de concilier la productivité agricole et le respect de la nature.

Dans le nord de l’Ontario, nombreux sont les trappeurs qui adoptent un passetemps qui évoque le travail des premiers peuples et l’arrivée des Européens dans le Nouveau Monde. La récolte des fourrures demeure cependant bénéfique à plusieurs chapitres, dans le contexte actuel. Ces entrepreneurs de la forêt, œuvrant dans une région immense et peu densément peuplée, jouent un rôle important dans le maintien de l’équilibre des écosystèmes et de la circulation de biens dans l’ensemble du pays.

À quelques kilomètres de Yellowknife, dans les Territoires du Nord-Ouest, Mike Mitchell et Craig Scott perpétuent une tradition autochtone en produisant du sirop de bouleau. Un simple prétexte pour jouir de la nature, mais n’empêche, il y a là une expertise qui se développe.

Au cœur de la vallée de l’Okanagan, Andréa McFadden diffuse des parfums de lavande, de rose, de menthe, de calendula ou encore de camomille. Installée depuis longtemps dans la région, la famille McFadden perpétue un savoir-faire ancestral : celui de la distillation d’huiles essentielles.

Yvette Michelin nourrit une passion pour le fléché qui va au-delà de la période des carnavals. Spécialiste incontournable du fléché, elle l’enseigne aux adultes et donne des ateliers aux enfants. Et si c’était sa façon à elle de perpétuer un savoir-faire digne de la persévérance et de la ténacité de ces francophones qui ont fait l’Amérique?

Le hookage trouverait ses origines à Terre-Neuve, où des pêcheurs fabriquaient des tapis pour mettre au fond des bateaux et aux fenêtres. Cet artisanat est devenu un passe-temps des femmes de l’Atlantique : de la toile de jute sur un cadre de bois, des bandes de tissus découpées dans de vieux vêtements, des brins de laine récupérée, un crochet et voilà de quoi faire un tapis qui ajoutera un peu de confort à la maison, l’hiver.

Les portes de la science sont grandes ouvertes pendant une semaine au Canada. Du 16 au 22 septembre, écoles, bibliothèques, musées et universités du pays joignent leurs efforts pour nourrir la culture scientifique des Canadiens. Grand moment de sensibilisation, l’évènement repose sur la participation et l’engagement de milliers de férus des sciences d’un océan à l’autre.
Festivités francos

La vitalité des communautés de la francophonie en situation linguistique minoritaire ne fait pas l’ombre d’un doute, lorsqu’on voit la liste des manifestations francophones dans les provinces et territoires du Canada!