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Tourisme 2019 : à la découverte du Canada
Tourisme 2019 : à la découverte du Canada
Le Village musical acadien.

Tourisme : L’Acadie de l’Ile!

Francopresse. À un an du 200e anniversaire de la présence acadienne dans l’Île-du-Prince-Édouard, c’est plus que jamais le temps de visiter la plus petite des provinces du Canada. Mais surement pas la moins jolie.

Avant d’explorer l’Ile, pourquoi ne pas se munir du tout nouvel ouvrage de l’historien Georges Arsenault, Histoire illustrée de l’Acadie de l’Île-du-Prince-Édouard? Bien que de l’aveu même de l’auteur «le livre n’a pas été écrit comme un guide touristique historique», il aidera certainement «le visiteur à comprendre l’évolution et la situation actuelle de la communauté acadienne insulaire.» Agrémenté de cartes géographiques, celles-ci «servent à illustrer principalement les lieux où les Acadiens habitaient au cours des siècles.»


Avec ses quelque 5000 francophones, la communauté acadienne représente 13 % de la population. Elle se retrouve principalement dans trois régions : à l’ouest dans la municipalité d’Évangéline (comté de Prince), à Charlottetown (comté de Queen’s), et vers Souris, à l’est complètement. Mais comme le mentionne Georges Arsenault, c’est le quart de la population insulaire qui est d’origine acadienne, puisqu’au fil des ans certains «Poirier, Daigle, Maillet, Bourque, Pitre et Aucoin se sont transformés en Perry, Deagle, Myers, Burke, Peters et Wedge».


60 ans de tourisme acadien

Toujours selon l’historien acadien, «il y a eu un début de promotion de tourisme acadien à l’Ile dans les années 1960-1970, principalement dans la région Évangéline.» M. Arsenault rappelle la construction en 1967 du Village des pionniers acadiens à Mont-Carmel. Aujourd’hui fermé, il comprenait même le restaurant Étoile de mer, «le premier restaurant aux Maritimes à se spécialiser dans la cuisine traditionnelle acadienne».

Il ajoute que l’Association touristique Évangéline date de 1970 et qu’à la fin des années 1970, la Société Saint-Thomas-d’Aquin (SSTA) faisait «des démarches auprès du gouvernement de la province pour qu’il fasse la promotion touristique des régions acadiennes.» Ça n’a pas arrêté depuis.

Outre ses plages, ses restaurants de fruits de mer, la pêche aux palourdes, il y a certains attraits quasi obligatoires dans le tour de l’Ile, comme dirait le grand Félix Leclerc.

 

Les maisons de bouteilles

Plus de 25 000 bouteilles de verre recyclées avec des couleurs variées. C’est la quantité dont a eu besoin Édouard T. Arsenault pour la construction de trois maisons à compter de 1980. À Cape Egmont, ses maisons de bouteilles peuvent y être visitées. Visitez successivement la maison à six pignons, la taverne et la chapelle. Les effets lumineux entre le soleil et le verre valent le déplacement. De plus, de jolis jardins attenants aux bâtiments sont également accessibles aux visiteurs.


Un village musical

Opéré par l’Association touristique Évangéline, le Village musical acadien dispose d’une salle de spectacles, d’une galerie d’art, d’une boutique de cadeaux, d’une scène extérieure, d’une terrasse e, même d’une boulangerie. Bref, tout pour satisfaire ceux et celles qui veulent découvrir la culture acadienne ou encore y déguster sa cuisine et assister à du théâtre ou à un spectacle musical.

Au départ, en 1998, le Village musical acadien s’appelait le Centre Expo-Festival. Il s’agissait alors d’un établissement communautaire de l’ouest de l’Ile, qui disposait d’une grande salle, qui servait soit de salle à manger ou comme salle à spectacle. Au fil du temps, divers aménagements y ont été faits jusqu’à une dernière rénovation en 2014 où le Centre est devenu le Village musical acadien. Lieu de rencontres pour les artistes de la région, un incontournable à Abram-Village, qui compte 300 personnes et qui peut en accueillir tout autant, selon Jeannette Blaquière, membre du conseil d’administration du Village!


Une caisse pop avant le temps

Quelque 40 ans avant la première caisse populaire fondée en 1900 par Alphonse Desjardins à Lévis, il y eut à l’IPÉ, la Banque des Fermiers de Rustico dans le centre nord de l’Ile.

Fondée en 1864 et pendant 30 ans, cette banque fut considérée comme une banque du peuple. Elle fut l’œuvre de l’abbé Georges-Antoine Belcourt, qui constata rapidement l’état financier pitoyable de ses paroissiens. C’était une coopérative avant l’heure. Longtemps salle paroissiale, c’est maintenant un musée qui raconte l’œuvre de l’abbé Belcourt.

Non loin de la Banque des Fermiers se trouve également la maison Doucet. Selon le site de la Banque, «la maison Doucet est la maison la plus ancienne de Rustico et fort probablement de toute la province.» Sauvée du pic des démolisseurs, elle a été transportée sur le terrain de la Banque en 1999. Elle raconte un pan de l’histoire acadienne. Sur place, le visiteur peut profiter d’un repas préparé par un chef, qui se double parfois d’un conteur et d’un chansonnier!

Histoire des Noirs

FRANCOPRESSE – En ce mois de l’histoire des Noirs, l’auteur de l’ouvrage L’Histoire oubliée de la contribution des esclaves et soldats noirs à l’édification du Canada (1604-1945)  aux Éditions Afrikana, a répondu aux questions de Francopresse. Le Dr Amadou Ba éclaircit en ces pages des chapitres négligés de l’histoire du pays. Chargé de cours à la Nipissing University de North Bay et à l’Université Laurentienne de Sudbury, ce passionné d’histoire africaine souhaite ainsi contribuer à réconcilier les Canadiens et Canadiennes avec leur passé.
Entrevue

FRANCOPRESSE – La Fédération culturelle canadienne-française, qui regroupe 22 associations artistiques et culturelles de l’extérieur du Québec, défend de plus en plus activement le besoin pour le Canada de se doter d’une politique culturelle nationale. Cette politique prendrait la forme d’un «Cadre national d’action pour la culture». La FCCF s’est associée avec plus de 40 organismes artistiques et culturels, tant francophones, anglophones, qu’autochtones, pour créer une large coalition afin de convaincre le gouvernement fédéral d’aller de l’avant avec ce projet ambitieux, dont découlent aussi plusieurs autres priorités de la Fédération.

L’EXPRESS (Ontario) – Connaissez-vous le fondateur de la ville de Québec et de la Nouvelle-France au début du 17e siècle : Samuel de Champlain? Chez nous, la réponse est plus souvent oui. Champlain est un héros, l’un des personnages les plus illustres de l’histoire du Canada. En France, la réponse est non. Champlain y est plutôt un illustre inconnu.
Nord canadien

AURORE BORÉALE (Yukon) – Le geste vif et le regard clair, la jeune quinquagénaire Alice Cyr avoue ne jamais se lasser de raconter l’histoire de la famille de son défunt époux. Une histoire tissée d’aventure et d’amour ancrée dans la grande Ruée vers l’or yukonaise à tout jamais intégrée à son récit de vie personnel.
Entrevue

FRANCOPRESSE – L’année 2020 marque le tricentenaire de l’arrivée des premiers colons français à l’Île-du-Prince-Édouard, connue à l’époque sous le nom de l’Isle Saint-Jean. L’historien Georges Arsenault tient à souligner le début de la présence francophone dans la province. L’auteur de l’ouvrage Histoire illustrée de l’Acadie de l’Île-du-Prince-Édouard  aux éditions La Grande Marée en 2019 nous offre un survol de ces premières années de présence acadienne et française dans l’Ile.
Ontario

FRANCOPRESSE – En 1990, il y a encore les Nordiques à Québec. La Cour suprême vient tout juste de donner raison à des parents francophones de l’Ile-du-Prince-Édouard qui souhaitaient avoir leurs propres écoles et déclare inconstitutionnel l’Official Language Act du Manitoba. Mais en ce premier mois de l’année, le 30 plus précisément, alors qu’on négocie le fameux accord du lac Meech, la ville de Sault-Sainte-Marie fait parler d’elle.

Kim Pasche a un parcours atypique. Déjà dans son enfance en Suisse, son attirance vers les matériaux bruts le pousse à questionner son entourage sur l’origine des objets les plus anodins du quotidien : «J’ai toujours eu cette curiosité de connaitre un cran plus loin l’origine des objets.» Après avoir obtenu son baccalauréat (l’équivalent de la 12e année), il décide de faire son propre compagnonnage afin de recevoir les savoirs et les savoir-faire liés aux métiers de la pierre, du bois, du métal ou encore du cuir.

Gérard Dubé a passé une grande partie de sa vie à militer pour la préservation de l’environnement. Originaire de La Broquerie au Manitoba, il est d’ailleurs un pionnier dans le secteur du compostage. Il a travaillé à développer et à promouvoir le compostage comme un moyen de concilier la productivité agricole et le respect de la nature.

Dans le nord de l’Ontario, nombreux sont les trappeurs qui adoptent un passetemps qui évoque le travail des premiers peuples et l’arrivée des Européens dans le Nouveau Monde. La récolte des fourrures demeure cependant bénéfique à plusieurs chapitres, dans le contexte actuel. Ces entrepreneurs de la forêt, œuvrant dans une région immense et peu densément peuplée, jouent un rôle important dans le maintien de l’équilibre des écosystèmes et de la circulation de biens dans l’ensemble du pays.

À quelques kilomètres de Yellowknife, dans les Territoires du Nord-Ouest, Mike Mitchell et Craig Scott perpétuent une tradition autochtone en produisant du sirop de bouleau. Un simple prétexte pour jouir de la nature, mais n’empêche, il y a là une expertise qui se développe.

Au cœur de la vallée de l’Okanagan, Andréa McFadden diffuse des parfums de lavande, de rose, de menthe, de calendula ou encore de camomille. Installée depuis longtemps dans la région, la famille McFadden perpétue un savoir-faire ancestral : celui de la distillation d’huiles essentielles.

Yvette Michelin nourrit une passion pour le fléché qui va au-delà de la période des carnavals. Spécialiste incontournable du fléché, elle l’enseigne aux adultes et donne des ateliers aux enfants. Et si c’était sa façon à elle de perpétuer un savoir-faire digne de la persévérance et de la ténacité de ces francophones qui ont fait l’Amérique?

Le hookage trouverait ses origines à Terre-Neuve, où des pêcheurs fabriquaient des tapis pour mettre au fond des bateaux et aux fenêtres. Cet artisanat est devenu un passe-temps des femmes de l’Atlantique : de la toile de jute sur un cadre de bois, des bandes de tissus découpées dans de vieux vêtements, des brins de laine récupérée, un crochet et voilà de quoi faire un tapis qui ajoutera un peu de confort à la maison, l’hiver.

Les portes de la science sont grandes ouvertes pendant une semaine au Canada. Du 16 au 22 septembre, écoles, bibliothèques, musées et universités du pays joignent leurs efforts pour nourrir la culture scientifique des Canadiens. Grand moment de sensibilisation, l’évènement repose sur la participation et l’engagement de milliers de férus des sciences d’un océan à l’autre.
Festivités francos

La vitalité des communautés de la francophonie en situation linguistique minoritaire ne fait pas l’ombre d’un doute, lorsqu’on voit la liste des manifestations francophones dans les provinces et territoires du Canada!