La sensibilisation commence dès le plus jeune âge!

Semaine de la culture scientifique : sept jours de découvertes

Les portes de la science sont grandes ouvertes pendant une semaine au Canada. Du 16 au 22 septembre, écoles, bibliothèques, musées et universités du pays joignent leurs efforts pour nourrir la culture scientifique des Canadiens. Grand moment de sensibilisation, l’évènement repose sur la participation et l’engagement de milliers de férus des sciences d’un océan à l’autre.

L’idée est née en 2014 de la passion d’un jeune Torontois, Jesse Hildebrand, diplômé en écologie. «J’ai toujours eu une fascination pour la science. Quand j’étais petit, j’adorais David Attenborough et Steve Irwin. Je voulais faire en sorte que d’autres Canadiens puissent connaitre le même genre d’expériences.» Et le pari semble plutôt fonctionner avec plus de 850 activités dans 200 villes au pays l’an dernier.

Soirées d’astronomie, démonstrations de chimie, visites de laboratoires… Les centaines d’organismes participants ne manquent pas d’idées. À la bibliothèque publique de Fredericton, une vingtaine d’enfants suivent même un programme d’éducation scientifique en pyjamas. Un autre jour, ils construisent leur propre robot. «Nous avons plein d’activités amusantes, créatives et éducatives pour faire de l’instruction autour de la science», indique Rose Morton, aide-bibliothécaire.

Les activités se font en association avec tout un monde de passionnés : des organismes tels que Labos Créatifs et Science East dont le mandat est d’offrir des programmes gratuits aux plus jeunes, des agences gouvernementales comme Parcs Canada, ou des institutions comme l’Université de Fredericton. «C’est tellement important que les enfants aient la chance d’avoir accès à des activités de ce genre gratuitement, pour avoir les mêmes chances à l’école», relève l’accompagnatrice.

Lire la science, partout où elle se trouve

L’un des moments forts de la semaine de la culture scientifique est la journée «Je lis la science» du mercredi 18 septembre. Un grand concours avec 4500 $ à la clé auquel 37 000 lecteurs et 1200 écoles ont participé en 2018 : «Ça connait un grand succès, les gens embarquent à fond dans le mouvement», se réjouit Julie Champagne, journaliste et coordonnatrice marketing aux magazines jeunesse Curium, Les Débrouillards et Les Explorateurs. L’an dernier, le mouvement pouvait compter sur le soutien d’ambassadeurs illustres tels que l’astronome David Saint-Jacques.

L’idée est de montrer que la science ne se trouve pas que dans les manuels scolaires. «Les ouvrages scientifiques prennent une foule de formes : bandes dessinées, magazines, livres d’expérience, de science-fiction, romans… C’est super accessible», soulève la coordonnatrice. En outre, tout se fait sur support papier, un pari ambitieux à l’ère du numérique. «Nos magazines n’ont jamais aussi bien marché. Les jeunes demandent le papier», constate-t-elle avec joie.

À Regina, l’école St Elizabeth fait partie des centaines d’établissements à avoir adopté ce moment de lecture scientifique. «Les élèves peuvent voir que les sciences sont partout», résume Meagan Cruickshank, enseignante en sciences en 6e et 7e année. Les magazines Les Débrouillards et Okapi remportent un vif succès. «C’est toujours un de nos buts comme enseignante en immersion de donner la chance aux enfants de lire en français des choses intéressantes», ajoute la pédagogue qui espère ainsi faire naitre des vocations.

Sensibiliser aux enjeux actuels

Le thème retenu cette année est celui des océans. Réchauffement, montée des eaux, précarité des écosystèmes… Le Canada est particulièrement concerné, bordé par l’Atlantique, le Pacifique et l’Arctique. Le rapport sur le climat changeant alertait en avril 2019 des dangers de l’acidification des eaux, du risque croissant d’inondations côtières et du réchauffement deux fois plus rapide du pays que de celui du reste du monde.

La semaine permet ainsi de sensibiliser le public à ces défis. «Pour comprendre le monde qui nous entoure, pour construire un avenir meilleur, on n’a plus le choix de nos jours que de nourrir notre culture scientifique : prendre l’habitude de développer ses capacités d’analyse, son sens de l’observation, être prêt à changer son point de vue en présence de nouveaux faits. De nos jours, tout ça est en danger avec la montée des fake news», commente Christian Riel, directeur des communications au Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada (CRSNG), partenaire depuis 2016 de l’évènement.

Au-delà du savoir, la Semaine de la culture scientifique jouerait donc un rôle sociétal. «La science renforce tout ce que nous faisons, des communications à la santé, en passant par les transports, le changement climatique et l’alimentation. Comprendre les bases scientifiques de ces sujets équipe les gens et les aide à prendre des décisions éclairées qui peuvent impacter radicalement leur vie», conclut son fondateur Jesse Hildebrand.

Le hookage trouverait ses origines à Terre-Neuve, où des pêcheurs fabriquaient des tapis pour mettre au fond des bateaux et aux fenêtres. Cet artisanat est devenu un passe-temps des femmes de l’Atlantique : de la toile de jute sur un cadre de bois, des bandes de tissus découpées dans de vieux vêtements, des brins de laine récupérée, un crochet et voilà de quoi faire un tapis qui ajoutera un peu de confort à la maison, l’hiver.

La pratique est ancrée dans la mémoire de la plupart des gens de ces quatre provinces. Dans les souvenirs d’enfance, mères, grands-mères et grands-pères hookaient. On confectionnait les tapis crochetés surtout l’hiver pour les utiliser ou les vendre. À Memramcook, même, une agente vendait les tapis des femmes.


Piquée, accrochée!

En 1997, Annie Richard, de Cap-Pelé, découvre un tapis hooké et apprend qu’il est l’œuvre de Gabrielle (Gabi) Savoie Robichaud, de Grand-Barachois. Désireuse d’apprendre à en faire de la maître, elle se rend à l’atelier : «Elle me dit de trouver six ou sept femmes et qu’elle nous donnera un cours.» Il aura fallu quelques jours pour ce faire. Et c’est ainsi que le groupe Les Hookeuses du Bor’de’lo est né. «Nous avons eu notre première exposition à l’atelier de Gabrielle.»

Elle se souvient que lorsqu’elle était âgée de huit ou neuf ans, quelques femmes venaient chez elle pour hooker. «J’aimais les voir travailler ensemble et jaser, se remémore Annie Richard. C’était très spécial pour moi et je coupais les guenilles en morceaux pour elles. Une fois j’ai essayé et j’en ai fait un petit bout.»

Elle avait envie d’apprendre à son tour. «Je voyais que cette belle tradition se perdait et pour moi c’était aussi une bonne manière de recycler.» Les Hookeuses du Bor’de’lo partagent d’ailleurs ces motivations.

Dès qu’elle a poussé son premier brin de fil, elle a senti une chaleur monter en elle, poursuit Annie Richard. Elle sentait que sa mère était avec elle. «Il n’y a pas de mot pour décrire la satisfaction de voir ton premier tapis fini. Et je ne pouvais pas m’arrêter. C’était une vraie thérapie pour moi. C’était la plus belle chose qui pouvait m’arriver et j’en faisais pendant des heures et des heures. J’en ai usé des crochets, dont le vieux crochet de ma mère. C’était plus fort que moi, je voulais toujours en faire.»

Les pionniers du Canada n’étaient pas que des aventuriers : l’artisanat faisait partie intégrante de leur vie. Véritables vecteurs du développement du Nouveau Monde, leurs savoir-faire millénaires ont fait de l’Amérique une terre riche et fertile. L’industrialisation vrombissante du 19e siècle rendra l’artisanat en grande partie obsolète, mais les métiers n’ont jamais dit leur dernier mot!

Le Canada et les États-Unis ne se seraient pas faits sans les milliers d’artisans venus d’Europe pour bâtir ces contrées neuves et prometteuses. Parmi eux, le forgeron jouissait d’une place centrale. «C’est l’être de l’expansion sociale et économique des cultures européennes au Nouveau Monde, soutient Jean-François Nadeau, historien. Il est partout : il fait les outils, il fabrique les cerceaux pour les tonneaux, les armatures pour les bâtiments...» Sa présence est persistante puisqu’on trouve des forges de village jusque dans les années 1950, bientôt absorbées par l’essor de l’automobile.

Les premiers colons d’origine française apportent avec leurs valises des métiers divers et variés dès le 17e siècle. «Les gens sont capables de faire beaucoup de choses en même temps. Leur débrouillardise rend hommage d’abord à la fonctionnalité, avant l’aspect esthétique», note Jean-François Nadeau. Maçons, boulangers, bouchers, ferblantiers, charpentiers, menuisiers, tonneliers… Ces derniers revêtent une importance particulière, puisqu’ils sont responsables de la construction des navires dont dépend alors la Nouvelle-France.

 

Bâtir un monde nouveau

La vie de Charles Morin, charpentier-menuisier du 19e siècle, constitue l’un des rares témoignages de la vie d’un artisan de l’époque. Grâce à deux manuscrits inédits retrouvés dans un grenier, les chercheurs France Martineau et Yves Frenette ont retranscrit les mémoires de ce Canadien français, intitulées Les voyages de Charles Morin.

«La mobilité géographique des Canadiens français de l’époque est très grande», relève Yves Frenette, historien à l’Université de Saint-Boniface à Winnipeg. De son village natal de Deschambault au Québec à Argyle au Minnesota, en passant par la vallée du Saint-Laurent, l’Ontario, la Californie et la Colombie-Britannique, Charles Morin évolue dans un monde où tout reste à bâtir. «Le récit de Charles s’inscrit dans l’histoire de la conquête de l’Ouest américain», écrivent les auteurs.

Partout, les mains du charpentier valent de l’or : «C’est un bâtisseur au sens propre du terme, indique Yves Frenette. Il est très fier de son titre de charpentier. Ça n’a pas changé aujourd’hui : les artisans sont des gens qui sont fiers de leur travail et de leur statut.»

Les tailleurs de pierre, ou carriers, font aussi partie des corps de métiers convoités. Grâce au développement du chemin de fer, nombre d’entre eux voyagent au gré des grands ouvrages canadiens et américains. Yves Frenette a par exemple étudié la contribution d’une quarantaine de Canadiens français à la construction du monumental Capitole de Saint Paul, au Minnesota, dès la fin du 19e siècle. «C’est un groupe fascinant d’artisans spécialisés que l’on connaît très mal. Leur rayon d’action était très large.» Tailleurs de pierre, menuisiers ou forgerons, ces grands inconnus sont les auteurs de tout un patrimoine hérité.

La vitalité des communautés de la francophonie en situation linguistique minoritaire ne fait pas l’ombre d’un doute, lorsqu’on voit la liste des manifestations francophones dans les provinces et territoires du Canada!

La vitalité des communautés de la francophonie en situation linguistique minoritaire ne fait pas l’ombre d’un doute, lorsqu’on voit la liste des manifestations francophones dans les provinces et territoires du Canada. Francopresse vous livre un calendrier des festivals et célébrations qui ont lieu d’un océan aux autres, en milieu francophone minoritaire.

Francopresse. Des premiers hommes dans l’espace à la fusée la plus puissante de l’histoire, les années 1960 resteront la décennie de tous les records spatiaux. Un véritable accomplissement qui bouleversera les générations futures.

Les années 1960 resteront la décennie de tous les records spatiaux. Premiers hommes dans l’espace, première aventure hors de l’orbite terrestre, fusée la plus puissante de l’histoire et, bien sûr, premiers pas sur la Lune un certain 20 juillet 1969. Un véritable accomplissement qui bouleverse l’époque, et les générations futures.

C’est à la NCAA Pace University à Pleasantville, New York, qu’Isabelle Boudreau de Memramcook entreprendra ses études universitaires en Sciences de la santé, en septembre. Grâce à une bourse d’études, elle y pratiquera également son sport préféré : la balle-molle.

Après avoir étudié à l’école Yale Secondary High School, à Abbotsford en Colombie-Britannique, au cours de ses deux dernières années de son secondaire, Isabelle Boudreau se joint à cette prestigieuse université pour poursuivre ses rêves. «Lorsque j’étais en Colombie-Britannique, il y avait plusieurs dépisteurs de collèges américains lors de nos tournois dans plusieurs villes américaines et en Colombie-Britannique. J’espérais poursuivre mes études postsecondaires dans une institution américaine.» Aux États-Unis, précise-t-elle, la Division 1 offre plus de possibilités qu’au Canada, où il n’y a qu’une équipe de la Division 2.

Plus de 90 % des cancers de peau viennent des rayons ultraviolets (UV). Ils peuvent traverser les nuages, le brouillard et la brume, puis réfléchissent considérablement sur la neige et l’eau.

Ce sont 80 000 Canadiens qui sont diagnostiqués d’un cancer de la peau chaque année, révèle l’Association canadienne de dermatologie. Sur ces 80 000, 7200 ont le mélanome, l’un des cancers les plus dangereux, et 1200 en meurent.

La Liberté, Man. Anatasia Kelekis-Cholakis est maintenant doyenne du Collège de médecine dentaire, une faculté de l’Université de Manitoba. C’est la première femme nommée à ce poste. Quels sont ses objectifs ?

Anatasia Kelekis-Cholakis a officiellement pris le poste de doyenne du Collège de médecine dentaire, une faculté de l’Université de Manitoba, le 1er juillet. C’est la première femme nommée à ce poste. Pendant cinq ans, les principales missions de la nouvelle doyenne seront d’assurer la bonne qualité des cours, de faire avancer la recherche et d’impulser de nouvelles idées pour le Collège.