Faire du vélo en hiver en Saskatchewan, c’est possible.
Faire du vélo en hiver en Saskatchewan, c’est possible.

Le vélo en hiver, est-ce si impensable ?

Stevie Souvenir
L'Eau vive
L’EAU VIVE (Saskatchewan) – Depuis le début de la pandémie de COVID-19, la pratique du vélo est devenue populaire dans plusieurs villes du monde. La ville de Regina n’a pas échappé à cet engouement et a vu déferler de nombreux cyclistes ces derniers mois. Mais qu’en est-il désormais avec l’arrivée de la poudre blanche dans le décor urbain?

Cet été, les cyclistes ont pris d’assaut les pistes cyclables et les parcs provinciaux. Les entreprises de vélo ont ressenti ce nouvel intérêt et ont vendu plus de bicyclettes qu’à la même époque lors des années précédentes.

Avec l’arrivée de la neige, les cyclistes se font de plus en plus rares dans le paysage urbain. Malgré tout, les purs et durs persistent, conscients des bienfaits pour leur santé mentale et physique, ainsi que leur portemonnaie.

À l’Université du Minnesota, une récente étude sur les modes de transport a conclu que «le vélo est le moyen de transport qui procure le plus de bonheur». Les chercheurs ont ainsi établi un lien positif entre les déplacements journaliers à deux roues et le bienêtre émotionnel. De quoi faire réfléchir les automobilistes ou usagers de transports en commun.

Pédaler malgré le froid et la neige

Faire du vélo en hiver est une habitude pour Angèle Poirier, une cycliste passionnée membre du collectif Bike Regina qui se définit comme une «une véloiste urbaine à longueur d’année».

Cette cycliste chevronnée veut faire changer les mentalités et promouvoir les bienfaits du vélo à la fois pour le corps et la société.


« Je suis fière de ne pas contribuer au réchauffement global. »
Angèle Poirier, membre du collectif Bike Regina

Toutefois, pédaler dans l’hiver saskatchewanais est une activité qui s’apprivoise. «Parfois, j’avoue que c’est difficile de faire du vélo urbain. Après une longue journée, quand je suis en retard, ou quand il pleut, c’est vrai que le trajet est moins intéressant», reconnait celle qui utilise son vélo comme moyen de transport principal depuis 20 ans.

Angèle Poirier explique que l’impatience des conducteurs de voiture la perturbe aussi, notamment lorsqu’«ils baissent leur fenêtre et crient “Tasse-toi!” ou bien “Trouve-toi une licence!”». Malgré ces petits ennuis, elle continue de militer pour que la ville aménage l’espace urbain afin de permettre aux cyclistes de rouler en toute sécurité tout au long de l’année.

Lire l’article dans son intégralité sur le site du journal L’Eau vive