Anastasia Kelekis-Cholakis a été nommée doyenne du Collège de médecine dentaire Dr Gerald Niznick en mars 2019. Elle a pris son poste le 1er juillet.

Collège de médecine dentaire du Manitoba : Cinq ans pour les idées neuves d’Anatasia Kelekis-Cholakis

La Liberté, Man. Anatasia Kelekis-Cholakis est maintenant doyenne du Collège de médecine dentaire, une faculté de l’Université de Manitoba. C’est la première femme nommée à ce poste. Quels sont ses objectifs ?

Anatasia Kelekis-Cholakis a officiellement pris le poste de doyenne du Collège de médecine dentaire, une faculté de l’Université de Manitoba, le 1er juillet. C’est la première femme nommée à ce poste. Pendant cinq ans, les principales missions de la nouvelle doyenne seront d’assurer la bonne qualité des cours, de faire avancer la recherche et d’impulser de nouvelles idées pour le Collège.

Elle a déjà des objectifs en tête pour améliorer le Collège de médecine dentaire. «Ma première priorité : les nouvelles technologies. Elles sont de plus en plus présentes dans les cabinets, comme par exemple pour communiquer avec les laboratoires. C’est un gros investissement, autant pour se procurer les équipements que pour former les élèves, mais aussi les enseignants, sur ces nouvelles machines.»

Deuxième priorité pour la doyenne de 52 ans : améliorer la qualité des cours et l’expérience des patients qui visitent les cliniques du Collège où les élèves s’exercent.

Lorsque La Liberté avait rencontré la parodontiste [donc spécialisée dans les maladies de gencives et le placement des implants dentaires] en avril, elle passait plus de temps dans les couloirs du Collège de médecine dentaire que dans son cabinet, où elle travaillait uniquement le vendredi. Le reste du temps, elle portait sa casquette de directrice du programme de parodontie et donnait des cours.

 

«En tant que doyenne, je serai comme une chef d’équipe. Mon quotidien sera d’aider et de coordonner tous les professeurs. Et, si j’ai le temps, j’envisage de continuer à donner des cours.»

Elle espère d’ailleurs que ce sera le cas : «J’ai de l’expérience dans le privé. J’ai beaucoup appris sur le terrain, en faisant des erreurs et en pratiquant. J’aimerais simplement continuer à partager mes connaissances.» De plus, pendant son mandat, elle continuera à pratiquer dans son cabinet.

 

Pour la recherche 

Candidater au poste de doyen n’était pas une nécessité pour la parodontiste, qui est une des rares doyennes à exercer dans un cabinet. «Quel intérêt pour un dentiste de travailler dans l’administration d’une université, alors qu’il gagne bien sa vie avec son cabinet? Pour ma part, j’ai décidé de postuler parce que je suis attachée à cette université. Moi-même j’en suis sortie diplômée il y a 27 ans, donc c’est important pour moi de faire bouger les choses. Et j’ai aussi besoin de voir autre chose.»

Anastasia Kelekis-Cholakis aime les défis. «J’aime avoir le sentiment de grandir, de progresser. Aujourd’hui, j’avance vers quelque chose de différent. Ce poste de doyenne est une nouvelle phase dans ma carrière.»

La parodontiste est aussi une des rares doyennes à avoir étudié à Winnipeg. «La plupart venaient par exemple d’Afrique du Sud ou des États-Unis. Ça permet d’apporter de nouvelles idées. Je ne sais pas exactement pourquoi j’ai été nommée, mais quelqu’un a peut-être reconnu qu’il fallait un doyen local. Je sais aussi que mon expérience clinique reconnue a été un point déterminant.

«Et je suis reconnue dans la communauté dentaire au Canada et aux Etats-Unis, ce qui est un atout pour le Collège. Ça permettra de travailler avec d’autres professeurs et d’étendre les collaborations pour entreprendre davantage de recherches.»

 

Première femme doyenne 

Dr Anastasia Kelekis-Cholakis a démarré ses études de dentisterie en 1988 et les a terminées en 1992. Elle a obtenu sa spécialisation en parodontie en 1998. «Je me sens utile dans mon métier. J’aide des personnes qui, parfois, ont perdu leurs dents à cause d’une infection. C’est un choc de perdre ses dents.»

Sa nomination est une nouvelle étape pour le Collège. Jamais une femme avant elle ne s’était assise sur le siège de doyen du Collège de médecine dentaire. Est-ce un des signes d’une société qui donne enfin plus de place aux femmes, ou juste un hasard? La nouvelle doyenne semble se situer au-delà de cette question.

«Est-ce que le comité m’a choisie parce ce que je suis une femme? Je n’y ai pas pensé. Certes, quand j’étais étudiante, aucune femme ne siégeait dans la haute administration du Collège. Et même au sein du corps professoral, elles n’étaient que deux ou trois.

«Auparavant, les femmes n’étaient pas aidées pour monter les échelons. Personnellement, je ne me suis jamais sentie découragée par qui que ce soit. Mais oui, cette question d’égalité homme-femme m’a traversé l’esprit. Avoir une femme à ce poste de doyenne montrera aux étudiantes du Collège, qui représentent la moitié des élèves, que oui, c’est possible d’être une femme et d’occuper des postes hauts placés.»

Mais, fait-elle remarquer, «on choisit un doyen avant tout parce qu’il est bon. Le plus important, c’est d’avancer. De positiver. C’est plutôt le genre de ma personnalité. Je ne me dis pas : Ils ne m’ont pas donné la chance de... Non. C’est à moi d’aller chercher ma chance.»


Anastasia Kelekis-Cholakis en quelques dates

1967 : Naissance à Genève, en Suisse.

1985 : Arrivée au Canada.

1988 - 1992 : Études de dentisterie à l’Université du Manitoba.

1998 : Ouverture de son propre cabinet Southwest Specialty Group et obtention de sa spécialisation en parodontie.

2012 : Directrice
du programme de parodontie du Collège
Dr Gerald Niznick, de la Rady Faculty of Health Sciences, à l’Université du Manitoba.

1er juillet 2019 : Entrée en poste de doyenne
du collège de médecine dentaire Dr Gerald Niznick. Elle est la première femme à occuper ce poste.

Mac, c’est l’orignal emblématique de la ville de Moose Jaw. Le géant a retrouvé récemment son titre de plus gros orignal au monde après l’avoir perdu en 2015 au profit de la sculpture norvégienne Storelgen.

Le grand Mac pèse dorénavant 10 tonnes et mesure 10 mètres de hauteur. Jacki L’Heureux-Mason, directrice du tourisme pour la ville de Moose Jaw, est fière d’avoir récupéré le titre. «Nous espérons en profiter longtemps, s’exclame-t-elle. Notre communauté s’est ralliée autour de Mac, à l’instar de gens du monde entier. Tout le travail effectué provient de fonds donnés par des entreprises locales et nationales. Mais aussi des dons personnels venus du monde entier!»


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Plus de 90 % des cancers de peau viennent des rayons ultraviolets (UV). Ils peuvent traverser les nuages, le brouillard et la brume, puis réfléchissent considérablement sur la neige et l’eau.

Ce sont 80 000 Canadiens qui sont diagnostiqués d’un cancer de la peau chaque année, révèle l’Association canadienne de dermatologie. Sur ces 80 000, 7200 ont le mélanome, l’un des cancers les plus dangereux, et 1200 en meurent.