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Élections fédérales 2021
Politique
Élections fédérales 2021
Les Canadiens se rendront aux urnes le 20 septembre pour élire les députés de la 44e législature du Parlement du Canada. Les questions de la relance économique postpandémie, de la pénurie de main-d’œuvre, des changements climatiques et de la gestion des finances publiques seront d'ici là au cœur des grands débats nationaux, tandis que les francophones tendront une oreille attentive à la question du financement de l’éducation postsecondaire en français. La question de la modernisation de la Loi sur les langues officielles demeure elle aussi toujours sur la table.
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L'Orléanais

Jean-Marc Pacelli
L'Orléanais
L’ORLÉANAIS (Orléans) – Ce 20 septembre, les électeurs d’Orléans, comme tous ceux du Canada, sont appelés à choisir la personne qui les représentera au Parlement. L’Orléanais a contacté tous les candidats de la circonscription afin de connaitre leur plus grande priorité pour Orléans, si elle ou il était élu.e.

Dans le but de respecter une impartialité, les réponses sont présentées par L’Orl.anais en ordre alphabétique de noms de famille. 

Parti vert

Pour Michael Fintan Hartnett, du Parti vert du Canada, la réponse est simple : «Nous remettre sur pied est la priorité. Nous remettre d’une pandémie qui a changé notre façon de vivre, nos façons de faire des affaires, nos façons d’étudier et nos façons d’interagir.» 

«Nous voulons qu’il s’agisse d’une approche tournée vers l’avenir, qui tient compte des problèmes mondiaux graves comme le changement climatique et des problèmes locaux importants comme le logement abordable, les transports publics fiables et l’éducation.» 

«Plus important encore, cette reprise doit être durable, afin que nos enfants et leurs enfants puissent vivre dans un monde qui n’est pas menacé par le réchauffement climatique et les terribles pandémies. Pour nous remettre sur pied, nous avons besoin d’une vision verte de l’avenir pour Orléans.»

Nouveau Parti démocratique

De son côté, Jessica Joanis, qui défend les couleurs du Nouveau Parti démocratique, affirme que «bien que de nombreux problèmes affectent Orléans, l’un des principaux problèmes que j’aborderai en tant que députée est le logement abordable».

«J’ai personnellement témoigné [sic] comment les prix des logements à Orléans ont augmenté, et j’entends régulièrement en allant de porte-à-porte que les gens ont de la difficulté à payer leurs hypothèques ou loyers. Les investisseurs étrangers et les grandes entreprises de logement achètent des propriétés et font grimper les prix.»

«Le NPD et moi-même allons nous attaquer à la crise du logement en mettant en œuvre des règlements sur le logement qui donnent la priorité aux Canadiens plutôt qu’aux grosses entreprises.»

Le Franco

Gabrielle Beaupré
Le Franco
LE FRANCO (Alberta) – Avant de déposer votre bulletin de vote dans l’urne, quelqu’un vous aura parlé en français. C’est du moins l’engagement d’Élections Canada qui organise le scrutin du 20 septembre. L’organisme a bon espoir de respecter ses obligations linguistiques cette année, malgré quelques ratés à la dernière élection et son défi récurrent à recruter de la main-d’œuvre bilingue.

Un service proactif en français sera offert dans les bureaux de vote à l’ensemble du pays, assure Marie-France Kenny, la conseillère régionale en relations médias d’Élection Canada.

Dès votre arrivée des électeurs au bureau de scrutin, Élections Canada assure que l’offre active bilingue sera respectée. Autrement dit, vous allez être salué en anglais ainsi qu’en français. De plus, toutes les affiches que vous allez croiser sur votre passage seront écrites dans les deux langues officielles.

Lorsque vous allez rencontrer le préposé au scrutin, vous devez lui spécifier que vous parlez en français et que vous voulez recevoir les instructions en français.

Si aucun employé bilingue n’est présent, Marie-France Kenny explique qu’il y aura une solution : «On va appeler à un numéro pour vous. Un fonctionnaire fédéral va vous répondre en français.» Au téléphone, il va vous expliquer la même démarche à suivre que celle qu’il communiquerait en présentiel.

Si le téléphone n’est pas disponible, Marie-France Kenny indique que le personnel va vous remettre un carton d’instruction. Celui-ci va vous permettre d’avoir «toute l’information dont vous avez besoin» pour bien comprendre la procédure de vote.

Élections fédérales 2021

Mélanie Tremblay
Mélanie Tremblay
Francopresse
FRANCOPRESSE – À l’aube des élections fédérales, les associations francophones de l’Alberta et de la Saskatchewan revendiquent que les transferts fédéraux aux provinces comprennent désormais des clauses pour les francophones et que ce changement soit inscrit dans la Loi sur les langues officielles modernisée. Pour les francophones de l’Ouest, cette mesure permettra d’assurer une reprise économique et communautaire forte, en plus de pallier la pénurie de main-d’œuvre francophone.

En Saskatchewan, la relance économique postpandémique passe par le recrutement de main-d’œuvre qualifiée. Or, celle-ci se fait particulièrement rare en français. Selon le président de l’Assemblée communautaire fransaskoise (ACF), Denis Simard, cet enjeu est directement lié à l’accès à l’éducation postsecondaire en français.

«On a des programmes d’éducation postsecondaire en français très limités ici. Donc, maintenir nos élèves qui sont finissants de la 12e année pour qu’ils puissent faire leur postsecondaire ici et ensuite faire partie de la main-d’œuvre de la Saskatchewan, ce n’est pas évident», précise-t-il.

La province compte deux établissements postsecondaires en français, soit le Collège Mathieu à Gravelbourg, qui offre dix programmes en français, et La Cité universitaire francophone de l’Université de Regina, qui offre quatre programmes en français.

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Marc Poirier
Marc Poirier
Francopresse
FRANCOPRESSE – Modernisation de la Loi sur les langues officielles, aide aux institutions postsecondaires et garderies, immigration francophone et bilinguisme à la Cour suprême ont accaparé les représentants des cinq principaux partis politiques alors qu’ils ont croisé le fer, mercredi soir, lors du débat sur les enjeux francophones diffusé sur les ondes de RDI.

Si plusieurs thèmes ont fait l’unanimité quant à l’urgence d’agir, les participants ont proposé différentes façons de faire face aux enjeux de la francophonie canadienne.

La refonte de la Loi sur les langues officielles est constamment revenue sur le tapis. À plusieurs reprises, certains candidats ont reproché au gouvernement libéral — représenté par la ministre sortante des Langues officielles, Mélanie Joly — d’avoir attendu quelques jours avant la fin de la dernière session législative, en juin dernier, pour déposer le projet de loi sur la modernisation.

«Si elle avait vraiment voulu mettre en place ce projet de loi, elle l’aurait fait bien avant», a souligné le représentant conservateur et porte-parole de son parti en matière de langues officielles, Alain Rayes.

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Mélanie Tremblay
Mélanie Tremblay
Francopresse
FRANCOPRESSE – Les enjeux électoraux sont nombreux aux yeux des francophones de l’Ontario. Même si le financement de l’éducation postsecondaire en français et la modernisation de la Loi sur les langues officielles sont au sommet des priorités, le financement des organismes communautaires et l’immigration francophone sont aussi au cœur des préoccupations.

L’Assemblée de la francophonie de l’Ontario (AFO) rapporte que la province compte 55 % des organismes communautaires francophones à l’extérieur du Québec, alors que seulement 23 % de l’enveloppe fédérale leur est destinée.

Le président de l’AFO, Carol Jolin, affirme que le fédéral doit augmenter les fonds fédéraux destinés à la francophonie ontarienne, et ce, sans pénaliser les autres provinces.

«On veut qu’il y ait définitivement une hausse pour permettre à nos organisations qui ne reçoivent pas de financement […] d’être capables d’aller chercher du financement pour pouvoir faire leur travail. Comme c’est là, ils fonctionnent à bout de bras [avec] du bénévolat et c’est très limité dans les actions qu’ils peuvent faire au sein de la communauté, faute de financement», précise le président de l’AFO.

Selon les chiffres présentés sur le site Web de l’organisme, «dans l’entente Canada-Ontario pour les services en français, l’Ontario reçoit 2,78 $ par francophone, comparativement à 7,31 $ pour le Nouveau-Brunswick et 35,71 $ pour le Manitoba.»

«Ce qu’on demande comme engagement aux partis politiques et aux candidats, candidates, précise Carol Jolin, c’est de s’engager à travailler avec l’AFO à établir une plus grande équité en Ontario pour le financement en matière de langues officielles et ce, sans enlever de fonds aux autres provinces.»

Aurélie Lacassagne, chroniqueuse
Francopresse
Aurélie Lacassagne, chroniqueuse
Élections fédérales 2021

FRANCOPRESSE – On le sait, le gouvernement libéral sortant n’a pas brillé sur la scène internationale ces dernières années. Notons, entre autres, le cafouillage entourant le rapatriement des Afghans et de leurs familles qui ont aidé les Forces canadiennes, le non-respect patent des engagements pris par Ottawa à Paris sur la réduction des gaz à effet de serre et l’impasse dans les relations avec la Chine et la crise des otages. Devant ce triste bilan, faisons un tour d’horizon des propositions des partis en matière de politique étrangère.

Commençons par le plus simple : le Parti vert, qui ne dispose pas d’une plateforme électorale en bonne et due forme, mais plutôt d’un plan d’action pour le climat.

C’est par principe un enjeu international, parce que les matières polluantes respectent rarement les frontières nationales. Mais en dehors de cet aspect, il n’y a rien à se mettre sous la dent en matière de politique étrangère.

Consultez notre dossier sur les élections fédérales 2021

Le Voyageur

Philippe Mathieu
Le Voyageur
LE VOYAGEUR (Ontario) – La question du cout des loyers et des maisons s’est invitée comme l’une des préoccupations principales des Canadiens pour cette élection fédérale. Les promesses sont d’ailleurs nombreuses dans ce domaine et il peut être compliqué de s’y retrouver.

Le prix moyen d’une maison au Canada est maintenant de 736 000 $, contre 490 000 $ l’an dernier. Sudbury a connu une hausse des prix d’environ 40 %. Selon un sondage réalisé par la Banque Royale du Canada le 12 avril, 36 % des Canadiens ont perdu espoir que leur rêve d’être propriétaire devienne un jour réalité.

Le manque d’offres a créé un marché à l’avantage des vendeurs et a fait grimper les prix plus rapidement que les comptes d’épargne des jeunes adultes.

Les Canadiens doivent payer beaucoup plus que ce qu’ils avaient budgété pour le même produit ou doivent maintenant se contenter de moins. S’ils ont la chance de trouver une résidence intéressante, ils feront probablement face à une enchère qui fera augmenter davantage le prix.

Le logement en politique

Tous les grands partis ont proposé leur solution pour faire face à la crise des prix et de l’offre s’ils sont élus. Comment départager les bonnes des mauvaises idées et qui a le meilleur plan?

«La réponse à ces questions n’est pas aussi simple que les gens pourraient le penser. La vraie réponse est qu’il n’y a pas de gagnant clair», souligne le président de l’Ontario Real Estate Association, David Oikle.

Bien qu’il comprenne la situation à laquelle font face plusieurs Canadiens, il reste optimiste. «C’est une très bonne chose que tous les partis en parlent. Comme agent immobilier et comme Canadien, c’est ce que je veux voir», explique-t-il.

Les quatre partis proposent différentes choses, de l’amende contre les personnes qui achètent et revendent des maisons pour faire un profit à l’aide aux Canadiens pour économiser pour un premier versement.

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Marc Poirier
Marc Poirier
Francopresse
FRANCOPRESSE – La modernisation de la Loi sur les langues officielles et le dossier de l’immigration sont les enjeux prioritaires sur le radar des principaux organismes francophones de l’Atlantique en vue des élections du 20 septembre. Entre espoir et désillusion, aucun d’entre eux ne renonce à revendiquer des actions concrètes des partis en lice.

L’immigration touche à des problèmes très concrets : maintenir ou même augmenter la proportion actuelle des francophones hors Québec pour assurer la vitalité des communautés en situation minoritaire, ainsi que contribuer à résoudre la pénurie de main-d’œuvre, une épine de plus en plus présente dans toutes les économies au pays.

«Il faut augmenter le pourcentage d’immigration francophone et peut-être cibler davantage certaines catégories d’emplois pour combler les besoins qu’on a dans les régions», revendique la directrice générale de la Fédération acadienne de la Nouvelle-Écosse (FANE), Marie-Claude Rioux.

Du côté de la Société de l’Acadie du Nouveau-Brunswick (SANB), on souhaite que la province obtienne davantage de pouvoir dans ce secteur.

«Comme le Nouveau-Brunswick est la seule province officiellement bilingue au Canada, elle se doit d’avoir une plus grande autonomie en immigration pour s’assurer qu’effectivement, le poids démographique des francophones ne diminue pas», avance le président de l’organisme, Alexandre Cédric Doucet.

Guillaume Deschênes-Thériault, chroniqueur
Francopresse
Guillaume Deschênes-Thériault, chroniqueur
Élections fédérales 2021

FRANCOPRESSE – Les deux débats organisés par la Commission des débats des chefs n’ont pas permis d’éclairer les électeurs sur les positions des partis concernant les communautés francophones et acadiennes. La campagne et les plateformes des partis permettent néanmoins de constater que certains maitrisent mieux que d’autres les enjeux francophones.

Les grands perdants du débat en français du 8 septembre sont les francophones hors Québec, qui s’attendaient à juste titre à des précisions sur des questions d’importance pour eux.

Le libellé des questions appelait dans bien des cas à des réponses axées sur une seule province, le Québec, alors que la portée du débat est censée être nationale.

Les chefs sont aussi à pointer du doigt, ayant abordé les enjeux nationaux dans une perspective québécocentrée. Ce faisant, ils ont manqué occasion après occasion de rejoindre les francophones d’un bout à l’autre du pays.

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Inès Lombardo
Inès Lombardo
Francopresse
FRANCOPRESSE – Les néo-Canadiens votent historiquement moins que les Canadiens nés au pays, mais cet écart tend à diminuer légèrement depuis 2015 selon des observateurs du secteur. Plusieurs raisons, dont le fait d’être trop occupé et le manque d’intérêt politique, expliquent pourquoi certains nouveaux citoyens s’abstiennent de voter. D’autres s’en font un devoir.

«Le devoir citoyen, ça reste.» Depuis qu’elle a la citoyenneté, Anne Gutknecht, une Française devenue Canadienne en mai 2019, s’assurer de voter à chaque élection canadienne, quel que soit le palier.

«Je vote aussi en France! Lorsque j'habitais à Kingston, je faisais environ trois heures de route jusqu'à Toronto [pour voter à l'ambassade], puis j’attendais deux heures dans la file pour voter. Je faisais la même chose au second tour», assure-t-elle, déterminée.

«L’une des raisons pour lesquelles je voulais devenir citoyenne était d’avoir ce choix de changer le système qui va affecter nos vies professionnelle et personnelle», ajoute l’Ottavienne arrivée au Canada en novembre 2010.

Un intérêt marqué pour la politique française lui a permis de cultiver ce même appétit, «venu un peu plus tard après mon arrivée au Canada», pour la politique canadienne et son fonctionnement.

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Mélanie Tremblay
Mélanie Tremblay
Francopresse
FRANCOPRESSE – Le débat des chefs en français présenté le mercredi 8 septembre a fait peu de place aux enjeux d’intérêt pour la francophonie canadienne. La modernisation de la Loi sur les langues officielles, l’immigration francophone hors Québec et le financement de l’éducation se sont fait damer le pion par des questions de gestion de la pandémie, de relance économique et de transferts fédéraux vers les provinces.

La seule question portant sur les enjeux franco-canadiens est arrivée à 1 minute 44 secondes de la fin du débat de deux heures. L’animateur, Patrice Roy, a demandé aux chefs s’ils allaient aider les établissements francophones postsecondaires hors Québec «qui sont vulnérables devant les coupes des provinces».

Le chef libéral, Justin Trudeau, a profité des quelques secondes qui lui étaient allouées pour souligner que ce sont «des politiciens conservateurs qui coupent dans les langues minoritaires, [qui] coupent pour les communautés».

IJL La Voix acadienne

Marine Ernoult
IJL — Réseau.Presse – La Voix acadienne
IJL LA VOIX ACADIENNE (Île-du-Prince-Édouard) – Qu’est-ce qui va pousser les jeunes prince-édouardiens et prince-édouardiennes à voter pour la première fois à l’occasion des élections fédérales, organisées le 20 septembre prochain? Deux primovotants francophones partagent ce qu’ils attendent et ce qu’ils espèrent de leur premier grand rendez-vous politique.

Tout le monde se souvient-il de son premier vote? Le geste finit par se répéter au fil des années, avec plus ou moins d’enthousiasme. Parfois jusqu’à s’user. Mais la toute première fois, le vote est-il anodin? Cette année, des dizaines de milliers de jeunes suivent pour la première fois une campagne électorale.

Pour la première fois, ils se penchent sur le fonctionnement des institutions. Pour la première fois, ils doivent apporter leur confiance à un candidat ou une candidate. Pour la première fois, ils seront fiers ou déçus quand les résultats apparaitront dans les médias. En attendant, ils observent, se renseignent, confrontent les points de vue.

Jérémie Buote prend les choses très au sérieux. 

Élections fédérales 2021

Guillaume Deschênes-Thériault, chroniqueur
Guillaume Deschênes-Thériault, chroniqueur
Francopresse
FRANCOPRESSE – Un peu plus de 1700 candidats se présentent à l’élection fédérale d’un bout à l’autre du pays, dont environ une quarantaine sont des francophones de l’extérieur du Québec. Le nombre de candidatures francophones se maintient chez les néodémocrates et les libéraux en comparaison à 2019, mais est en forte baisse chez les conservateurs cette année. Le nombre de candidats issus des communautés francophones s’y compte sur les doigts d’une main.

Il s’agit du second de deux textes qui s’intéressent de plus près aux circonscriptions d’intérêt pour les francophones de l’extérieur du Québec. L’équipe de l’Acadie Nouvelle a aussi proposé plusieurs portraits de circonscriptions néobrunswickoises. 

Edmonton-Centre

Après le Nouveau-Brunswick et l’Ontario, c’est en Alberta que la minorité francophone est la plus populeuse à l’extérieur du Québec. Toutefois, l’électorat franco-albertain est dispersé à travers la province et n’a de poids prépondérant dans aucune circonscription.

Quelques Franco-Albertains ont tout de même été élus lors d’élections fédérales dans l’histoire de la province, dont l’ancien président de la Chambre des Communes, Marcel Lambert, député progressiste-conservateur de 1957 à 1984.

Plus récemment, le libéral Randy Boissonneault a représenté la circonscription d’Edmonton-Centre de 2015 à 2019. Il est une figure bien connue de la francophonie canadienne, ayant figuré au Palmarès 2016 des dix personnalités influentes de la francophonie canadienne de Francopresse pour son travail à titre de secrétaire parlementaire de la ministre du Patrimoine canadien.

Après avoir été défait il y a deux ans, il est à nouveau candidat cette année, faisant d’Edmonton-Centre la seule circonscription à l’ouest du Manitoba où un francophone est réellement en mesure de l’emporter le 20 septembre prochain. Les jeux sont toutefois loin d’être faits.

Le site de projections 338Canada place les libéraux et les conservateurs à égalité statistique dans cette circonscription. En 2019, le conservateur James Cumming l’avait emporté avec 41,5 % des voix, soit 8,5 points de pourcentage devant M. Boissonneault.

Le Voyageur

Julien Cayouette
Julien Cayouette
Le Voyageur
Avec l'aide de Mélanie Tremblay
Francopresse
LE VOYAGEUR (Ontario) – Lors de son passage à Sudbury le 28 aout, le chef du Nouveau Parti démocratique fédéral Jagmeet Singh a fait un arrêt sur le campus de l’Université de Sudbury pour annoncer diverses mesures pour l’éducation postsecondaire. Il en a profité pour revenir sur les problèmes financiers de l’Université Laurentienne, mais une réponse a causé l’incrédulité des Franco-Ontariens.

ONfr+ a rapporté que le «chef du NPD ne se dit toutefois pas d’accord avec l’idée de transférer les programmes en français de l’Université Laurentienne vers celle de Sudbury».

L’Assemblée de la francophonie de l’Ontario (AFO), qui appuie l’Université de Sudbury dans la transformation de sa raison d’être, a rapidement réagi sur Twitter.

«La communauté [francophone] est claire : en restant à la [Laurentienne], la programmation de langue française va continuer son déclin. On veut une solution par et pour.»

À lire aussi : Être extrêmement mal informé (Le Voyageur)

«C’est […] la gouvernance académique qui décide»

Plus tard dans la journée, le NPD a été forcé de préciser sa position. En entrevue avec Francopresse, la candidate du parti dans la circonscription Algoma-Manitoulin-Kapuskasing, Carol Hughes, a rectifié le tir.

Benoît Pelletier, avocat, ex-politicien et professeur titulaire à la Faculté de droit
Université d'Ottawa
Benoît Pelletier, avocat, ex-politicien et professeur titulaire à la Faculté de droit
Lettre ouverte

LETTRE OUVERTE – La soirée électorale du 20 septembre 2021 pourrait hypothétiquement placer les Canadiens et les Canadiennes devant une problématique — un défi, diront certains — tout à fait spéciale. En effet, les conservateurs pourraient obtenir plus de sièges que les libéraux tout en n’étant pas à même de former un gouvernement majoritaire. De plus, le premier ministre sortant Justin Trudeau pourrait annoncer qu’il n’a pas l’intention de démissionner et considérer au contraire la possibilité de demeurer au pouvoir.

Il faut savoir qu’en pareilles circonstances, trois grandes règles s’appliquent.

Le principe du gouvernement responsable

Premièrement, le gouverneur général — ou les lieutenants-gouverneurs — doit s’assurer que soit respecté en tout temps le principe du gouvernement responsable. Cela veut dire que le gouvernement en présence doit jouir de la confiance de la Chambre des élu(e)s.

Dans le cas contraire, il doit démissionner ou demander la dissolution de la Chambre. Cette dernière peut d’ailleurs lui être refusée par le gouverneur général — ou le lieutenant-gouverneur — lorsqu’il s’avère qu’une autre formation politique (ou une coalition) est en mesure d’obtenir la confiance des député(e)s, qu’elle semble être en mesure de gouverner pendant une période de temps raisonnable et qu’une élection générale a été tenue peu de temps auparavant.

Le refus d’une telle demande de dissolution par le gouverneur général ou le lieutenant-gouverneur s’est notamment produit en 1926 (affaire King-Byng) et en 2017 (avec le gouvernement Clark de la Colombie-Britannique).

Consultez notre dossier sur les élections fédérales 2021

Continuer de gouverner malgré tout?

Deuxièmement, le premier ministre sortant a un avantage sur les autres chefs de formations politiques — même s’il a obtenu moins de sièges qu’un autre ou que d’autres partis — tant et aussi longtemps qu’il ne fait pas face à une défaite en Chambre.

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Mélanie Tremblay
Mélanie Tremblay
Francopresse
FRANCOPRESSE – Le taux de participation des 18 à 24 ans aux deux dernières élections fédérales a été le plus bas enregistré par Élections Canada parmi toutes les tranches d’âge. La décision de l’organisme de ne pas ouvrir de bureaux de vote sur les campus cette année en raison de la pandémie soulève de nombreuses inquiétudes auprès des représentants de la communauté étudiante.

Mathilde Thériault se souvient d’avoir vu de nombreux étudiants exercer leur droit de vote sur le campus de l’Université de Moncton lors du scrutin de 2019. Déçue, la présidente de la Fédération des étudiantes et étudiants du Campus universitaire de Moncton (FÉÉCUM) ne remet toutefois pas en question la décision d’Élections Canada de ne pas tenir le programme de vote sur campus cette année.

«On comprend les raisons et le contexte […], mais c’est sûr que ça n’enlève pas notre frustration par rapport à la décision.»

Guillaume Deschênes-Thériault, chroniqueur
Francopresse
Guillaume Deschênes-Thériault, chroniqueur
Élections fédérales 2021

FRANCOPRESSE – La date limite pour soumettre sa candidature à l’élection fédérale était le 30 aout et les courses à surveiller se précisent. En Ontario, plus d’une vingtaine de candidats francophones briguent les suffrages, la majorité sous les bannières libérale et néodémocrate.

Il s’agit du premier de deux textes qui s’intéressent de plus près aux circonscriptions d’intérêt pour les francophones de l’extérieur du Québec.

Glengarry–Prescott–Russell

La circonscription de Glengarry–Prescott–Russell est la seule en Ontario où les francophones sont majoritaires. Le député libéral sortant, Francis Drouin, souhaite obtenir un 3e mandat. En 2019, il avait défait par plus de 7 500 votes son plus proche adversaire, l’ancien député conservateur Pierre Lemieux.

Cette année, la course s’annonce plus serrée. La controverse autour de la nomination de Susan McArthur comme candidate conservatrice joue toutefois en faveur de M. Drouin dans cette circonscription à tradition libérale.

L’association conservatrice a appris sa candidature à travers les réseaux sociaux, alors que plusieurs auraient préféré un retour de M. Lemieux. L’un des vice-présidents de l’exécutif a même remis sa démission.

De plus, Mme McArthur, une femme d’affaires bilingue, n’habite pas la circonscription qu’elle souhaite représenter. Elle vit plutôt à Hudson, au Québec, de l’autre côté de la rivière des Outaouais.

Du côté du NDP, Konstantine Malakos tente à nouveau sa chance. Ce candidat bilingue avait terminé 3e en 2019, avec un peu plus de 10 % des voix.

L’ancienne circonscription de Prescott, puis celle de Glengarry–Prescott–Russell ont été représentées par un francophone en continu de 1878 jusqu’à l’élection de Pierre Lemieux en 2006. Au cours de l’histoire, les électeurs de la région ont élu un total de 14 députés fédéraux franco-ontariens.

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Élections fédérales 2021

Inès Lombardo
Inès Lombardo
Francopresse
FRANCOPRESSE – Les chefs de partis l’ont compris : pour aller chercher les jeunes dans l’élection du 20 septembre, il faut se rendre sur les réseaux sociaux. Malgré tout, de jeunes francophones témoignent qu’ils se sentent encore une fois délaissés dans cette campagne électorale, en particulier sur ces plateformes qu’ils fréquentent assidument.

Certains candidats ne ménagent pas leurs efforts sur les réseaux sociaux. C’est le cas de Jagmeet Singh, chef du Nouveau Parti démocratique (NPD), qui relève littéralement les manches de son jersey de sport sur son compte TikTok, exhibant des muscles galbés. En arrière-plan, sur un rap lent, un montage présente des jeunes tout aussi musclés qui dansent en rythme.

La légende (en anglais) précise : «Quand ils disent que les jeunes ne votent pas… Mais tu sais qu’ils vont marquer l’histoire aux prochaines élections.» [traduction libre]

Le Voyageur

Julien Cayouette
Julien Cayouette
Le Voyageur
LE VOYAGEUR (Ontario) – Il semble qu’on avait autre chose à faire en septembre que d’aller voter. Ralentir la quatrième vague de COVID-19. Combattre les changements climatiques. Transformer l’économie énergétique. Trouver des solutions aux crises du logement est des opioïdes. Relancer l’économie. Repenser la fiscalité canadienne. Lancer une véritable réconciliation avec les Autochtones. Combattre la désinformation. Aider les vrais journalistes…

Sans compter les projets de loi qui n’ont pas été adoptés et qui disparaissent, comme la nouvelle Loi sur les langues officielles, l’amendement pour que les universités ne puissent plus faire appel à la Loi sur les arrangements avec les créanciers des compagnies ou la loi pour interdire les thérapies de conversion.

Justin Trudeau nous dira justement de donner une majorité à son parti pour qu’il puisse s’attaquer à tous ces enjeux sans encombre. Sauf que, malgré sa minorité, le Parlement fonctionnait. Les blocages semblaient limités, des lois passaient, il y avait de la négociation productive entre quelques partis.

Peut-être une utopie artificielle forcée par la pandémie?

Cette élection, donc, n’est pas pour nous, Canadiens. Elle est pour le Parti libéral et uniquement pour lui, pour l’espoir d’être réélu majoritaire.

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Il y a évidemment un risque de perdre entièrement le pouvoir, mais le risque est calculé. Le chef conservateur, Erin O’Toole, est considéré très peu crédible par la population en général et même des parties de sa base.

Le chef néodémocrate Jagmeet Singh a probablement atteint le plus haut niveau de popularité auquel il peut rêver. La guerre interne du Parti vert lui enlève toute crédibilité. Le Bloc québécois n’a pas vraiment perdu de plumes. Il ne faut jamais dire «c’est dans la poche» quand on parle d’élections, mais…

Le risque, ce sont les électeurs qui le courent avec la quatrième vague de COVID-19. Les nouveaux cas de la maladie sont en augmentation en Ontario et ailleurs depuis deux semaines. Le variant Delta se propage à une vitesse fulgurante et sera presque dominant à la date de l’élection. Donc, le plus grand risque, c’est d’attraper la maladie en allant voter.

Consultez le site du journal Le Voyageur

À quoi sert une loi sur les élections à date fixe si elle contient une clause qui permet de ne pas la respecter? Le but de cette loi, c’est justement d’éviter que le gouvernement décide de la date pour que l’élection concorde avec ses meilleures chances de réélection.

Or, c’est exactement ce que Justin Trudeau vient de faire. Les gouvernements minoritaires ne devraient pas avoir ce droit supplémentaire. Gouvernez comme du monde en collaboration et vous donnerez la preuve que vous êtes digne de confiance pour être réélu avec une majorité.

Quoique… Dans ce cas, on remet le pouvoir de déclencher des élections aux partis qui forment l’opposition. Il n’y a vraiment pas de système parfait.

Le point positif, c’est qu’on ait le droit de voter. Alors, profitez-en bien.

Élections fédérales 2021

Mélanie Tremblay
Mélanie Tremblay
Francopresse
FRANCOPRESSE – Outre la modernisation de la Loi sur les langues officielles, de nombreux enjeux touchent les francophones dans cette campagne électorale. Les questions de relance économique et de financement stable pour le secteur à but non lucratif sont d’un intérêt particulier pour les francophones du pays, plusieurs organismes ayant été durement affectés par la pandémie.

Le déclenchement d’élections dans un contexte où il est question de relance économique postpandémie peut être un instrument de discussion avec le milieu politique pour les organismes francophones d’après Martin Théberge, président de la Fédération culturelle canadienne-française (FCCF).

«Il y a plusieurs des enjeux et des questions qu’on met de l’avant qui existaient avant la pandémie. Il y en a d’autres qui ont été exacerbés ou qui ont été mis plus en lumière avec cette pandémie-là. J’ai envie de dire que ça nous donne des arguments supplémentaires, à la rigueur.»

Martin Théberge soulève entre autres l’accès à une forme de revenu stable, comme une réforme de l’assurance-emploi, pour les artistes et les travailleurs culturels. En plus de contribuer à la relance économique, ce revenu offrirait un «filet social plus inclusif» pour ces travailleurs.

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Acadie Nouvelle

Cédric Thévenin
Acadie Nouvelle
ACADIE NOUVELLE (Nouveau-Brunswick) – Le chercheur à l’Université Ontario Tech Gilbert McLaughlin observe qu’au moins 62 % des candidats néobrunswickois aux dernières élections provinciales ont subi des propos malveillants sur Internet. «Je pense que ce taux est plus élevé en réalité, car lors de dix entrevues, les candidats m’ont dit que pour éviter d’être troublés, c’était leur équipe qui s’était occupée des messages», ajoute le sociologue.

Acadien, originaire de Tracadie, Gilbert McLaughlin précise que les députés sortants et ceux qui habitaient hors de leur circonscription ont été plus susceptibles d’être la cible de manifestations de haine en ligne.

«Ce que les politiciens disent depuis longtemps est vérifié», conclut-il en soulignant néanmoins que ses pairs doivent encore relire son étude. «C’est un vrai phénomène et c’est inquiétant, car c’est difficilement contrôlable. Faire de la politique demande une bonne échine.»

Il ajoute que le public a seulement accès à une sous-représentation du phénomène en visitant les pages des personnalités politiques sur les réseaux sociaux. Seulement 17 % des participants à son enquête ont affirmé n’avoir jamais enlevé de commentaires.

Politique

Marc Poirier
Marc Poirier
Francopresse
FRANCOPRESSE – Le déclenchement d’élections fédérales anticipées a soulevé plusieurs questions sur la pertinence de la Loi sur les élections à date fixe. Au Canada, la législation stipule qu’une élection fédérale doit avoir lieu «le troisième lundi d’octobre de la quatrième année civile qui suit le jour du scrutin de la dernière élection générale». Une composante de la Loi prévoit toutefois que le gouverneur général peut tout de même dissoudre le Parlement «lorsqu’il le juge opportun». Ainsi, Justin Trudeau est loin d’être le premier à contourner son obligation légale de tenir des élections à date fixe.

Sur la scène fédérale, c’est le gouvernement conservateur minoritaire de Stephen Harper qui a introduit le régime d’élection à date fixe au printemps 2007, via le projet de loi C-16.

L’idée, d’abord instituée en Colombie-Britannique, était d’éliminer l’opportunisme politique en ayant des élections à date fixe tous les quatre ans, comme aux États-Unis. On pensait ainsi rendre les assemblées électives plus redevables et contrer le cynisme envers la politique.

La Loi électorale du Canada a ainsi été modifiée, faisant en sorte que la prochaine élection devait avoir lieu en octobre 2009.

Mais le 7 septembre 2008, un an avant la date prévue par la Loi, le premier ministre Stephen Harper a rendu visite à la gouverneure générale de l’époque, Michaëlle Jean, afin de lui demander de dissoudre le Parlement.

Si Stephen Harper a pu si facilement contrevenir à la mesure législative qu’il avait lui-même fait adopter sur les élections à date fixe, c’est entre autres parce qu’une autre partie de celle-ci prévoyait que «le présent article n’a pas pour effet de porter atteinte aux pouvoirs du gouverneur général, notamment celui de dissoudre le Parlement lorsqu’il le juge opportun».

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Guillaume Deschênes-Thériault, chroniqueur
Francopresse
Guillaume Deschênes-Thériault, chroniqueur
Élections fédérales 2021

FRANCOPRESSE – Lors des dernières élections fédérales, au moins 14 francophones ont remporté des sièges à l’extérieur du Québec ; 12 libéraux, un conservateur et une néodémocrate. Ce nombre ne devrait pas changer de manière importante le 20 septembre, malgré l’arrivée de nouveaux visages et de possibles changements d’allégeance politique dans certaines circonscriptions.

La date limite pour déposer une candidature est le 30 aout. Jusqu’à présent, la majorité des candidats francophones connus hors Québec sont sous la bannière libérale, soit plus d’une quinzaine. Du côté néodémocrate, on en compte un peu moins d’une dizaine et chez les conservateurs, il y en a moins de cinq.

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Dans l’Ouest

Depuis 2019, l’Ouest canadien ne compte qu’un seul député fédéral issu des communautés francophones : le libéral Dan Vandal.

Cela pourrait toutefois changer avec le Franco-Albertain Randy Boissonnault, qui tente un retour aux Communes sous la bannière libérale dans Edmonton-Centre. Élu en 2015 et défait en 2019, son principal adversaire est le député conservateur sortant, James Cumming. Une course serrée est à prévoir.

L’impopularité du gouvernement de Jason Kenney pourrait jouer en sa faveur, mais la montée des néodémocrates dans les sondages pourrait venir brouiller les cartes.

Au Manitoba, le ministre sortant des Affaires du Nord, Dan Vandal, est en bonne position pour conserver la circonscription de Saint-Boniface–Saint-Vital, qui est celle qui compte le plus grand nombre de francophones dans les provinces de l’Ouest.

En 2019, il avait devancé par 10 points de pourcentage sa plus proche adversaire.

Sondage

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FRANCOPRESSE – D’ici au 20 septembre, les chefs des principaux partis politiques fédéraux tenteront de convaincre l’électorat de leurs priorités s’ils sont portés au pouvoir. Mais vous? Si vous deveniez premier ministre du Canada, quelle serait votre priorité? L’équipe de Francopresse veut connaitre votre opinion.

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Politique

Mélanie Tremblay
Mélanie Tremblay
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FRANCOPRESSE – Élections Canada estime recevoir jusqu’à cinq-millions de votes par la poste, contrairement aux 50 000 bulletins habituellement reçus lors d’un scrutin général. Cette situation pourrait repousser la confirmation des résultats jusqu’à cinq jours après le jour du vote. En vue du scrutin du 20 septembre, Élections Canada devra déployer des efforts supplémentaires pour s’adapter aux conditions sanitaires des autorités locales imposées par la pandémie.

Le port du masque, la distanciation physique, l’utilisation de barrières physiques et l’utilisation de crayons à usage unique feront partie des changements mis en place dans les bureaux de vote.

Malgré le déclenchement d’une élection anticipée en temps de pandémie, le directeur général des élections (DGE), Stéphane Perreault, se veut rassurant.

«Depuis des mois, on consulte les autorités de santé publique de tout le pays, tant au niveau fédéral, provincial et territorial, pour nous assurer de fournir nos services dans un environnement qui est sécuritaire pour tous», a-t-il indiqué en conférence de presse le mercredi 18 aout.

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Guillaume Deschênes-Thériault, chroniqueur
Francopresse
Guillaume Deschênes-Thériault, chroniqueur
Élections fédérales 2021

FRANCOPRESSE – Dans la dernière année et demie, plusieurs enjeux d’importance pour les communautés francophones ont été éclipsés par la pandémie. La campagne électorale sera l’occasion pour les principaux partis politiques de faire le point et de partager leurs positions à l’électorat.

Le 15 aout, plutôt que de se rendre en Acadie pour un tintamarre ou pour un souper au homard avec Dominic LeBlanc, ministre sortant des Affaires intergouvernementales, le premier ministre Justin Trudeau a rendu visite à la gouverneure générale et déclenché des élections anticipées.

Comme anticipé, la dissolution du Parlement a sonné le glas du projet de loi sur la modernisation de la Loi sur les langues officielles. Il s’agissait d’un plan de réforme ambitieux, au diapason de plusieurs des réalités actuelles des communautés.

À lire aussi : «Beaucoup de bonnes petites choses», mais un moment mal choisi et des oublis considérables pour C-32

Ne pas prendre les francophones pour acquis

Lors de la campagne électorale de 2019, l’ensemble des partis politiques qui ont obtenu des sièges aux Communes s’étaient engagés à moderniser la Loi sur les langues officielles.

Élections fédérales

Mélanie Tremblay
Mélanie Tremblay
Francopresse
FRANCOPRESSE – Les électeurs canadiens se rendront aux urnes le 20 septembre. La gouverneure générale, Mary Simon a accepté la demande du premier ministre de dissoudre le Parlement, dimanche. Une élection accueillie froidement par les partis d’opposition qui ont tout de même tous pris le terrain d’assaut dans les heures qui ont suivi le déclenchement de la campagne électorale.

Sans jamais mentionner qu’il est en quête d’un gouvernement majoritaire, Justin Trudeau justifie le déclenchement d’une élection générale pour donner une voix aux Canadiens vers la sortie de la pandémie.

«Je pense que c’est important d’offrir aux Canadiens leur choix et de faire entendre leur voix sur comment nous allons continuer de passer à travers une pandémie dont personne ne parlait la dernière fois qu’on était en élections», a indiqué le chef du Parti libéral en conférence de presse à sa sortie de Rideau Hall, dimanche.

François Gravel, éditorialiste
Acadie Nouvelle
François Gravel, éditorialiste
Acadie Nouvelle

ACADIE NOUVELLE (Nouveau-Brunswick) – Si les échos en provenance d’Ottawa se confirment, le premier ministre libéral Justin Trudeau déclenchera des élections dimanche. Un scrutin inutile, alors que rien ne justifie un retour hâtif aux urnes.

Un gouvernement minoritaire qui jouit d’intentions de vote favorables, qui rêve d’une majorité et qui veut profiter d’une éclaircie favorable pendant la pandémie, de la faiblesse de ses adversaires et du fait que le nouveau chef de l’opposition peine à s’imposer (y compris auprès de sa propre base militante).

Ça vous dit quelque chose?

C’est normal. Malgré les apparences, nous venons en fait de résumer la situation qui prévalait en 2020 au Nouveau-Brunswick quand le premier ministre progressiste-conservateur Blaine Higgs a ordonné le déclenchement d’élections provinciales.

Pour deux hommes qui ont pourtant bien peu d’atomes crochus, Justin Trudeau et Blaine Higgs adoptent des stratégies décidément bien similaires.

La différence est que le gouvernement Higgs avait pris la peine de se manufacturer une petite crise politique durant l’été 2020 avant de demander à la lieutenante-gouverneure de dissoudre l’Assemblée législative.

Souvenez-vous. Il avait ordonné aux trois autres chefs de partis (le libéral Kevin Vickers, le vert David Coon et l’allianciste Kris Austin) de lui accorder carte blanche. Ils devaient s’engager à ne pas faire tomber le gouvernement pendant au moins deux autres années ou jusqu’à la fin de la pandémie.

Consultez le site du journal Acadie Nouvelle

Promesses électorales

Mélanie Tremblay
Mélanie Tremblay
Francopresse
Avec des informations de Bruno Cournoyer Paquin
Francopresse
FRANCOPRESSE – À la veille du déclenchement d’élections générales au Canada, les partis politiques ont déjà élaboré une liste de promesses qu’ils annonceront au cours des 36 jours de campagne. La croyance populaire veut que les élus ne respectent pas leurs promesses alors que la réalité est tout autre.

Les politiciens ont tendance à tenir la plupart de leurs promesses selon le directeur de l’Institut d’études canadiennes de l’Université McGill (IÉCM), Daniel Béland.

«Parfois, ils les tiennent seulement en partie. […] Les médias ou les partis d’opposition ont tendance à attirer l’attention sur les promesses qui ne sont pas réalisées ou entièrement réalisées», précise le chercheur.

Certaines promesses destinées à des groupes particuliers ont moins d’écho dans la population en général si elles ne sont pas respectées, ajoute Daniel Béland.

«Par exemple, la modernisation de la Loi sur les langues officielles. C’est sûr que pour les francophones, surtout ceux qui habitent à l’extérieur du Québec ou même au Québec, c’est beaucoup plus important que pour les anglophones, surtout ceux qui vivent à l’extérieur du Québec.»