Le chef conservateur Andrew Scheer et le nouveau député Chris d’Entremont

Élections fédérales 2019 : qui sont les élus issus des communautés francophones?

Parmi les 338 députés élus, au moins 14 francophones ont remporté des sièges à l’extérieur du Québec - 12 libéraux, une néodémocrate et un conservateur, le même nombre de députés francophones élus qu’en 2015. Toutefois, on compte deux nouveaux venus sur la scène politique fédérale.

Dans l’Ouest

L’Ouest canadien ne compte plus qu’un seul député francophone, alors qu’ils étaient trois lors de la dernière législature. Il s’agit du libéral Dan Vandal, qui conserve la circonscription de Saint-Boniface — Saint-Vital pour un second mandat. Robert Falcon-Ouellette de Winnipeg, qui a commencé la campagne en très bonne posture, a finalement perdu son siège aux mains du NPD. Le Franco-Albertain Randy Boissonnault a lui aussi été défait, mais par son adversaire conservateur.


En Ontario

Six Franco-Ontariens ont été élus, comparativement à cinq en 2015. Le député libéral sortant de Glengarry — Prescott — Russell, Francis Drouin, obtient un second mandat. Il faisait face au conservateur Pierre Lemieux qui tentait un retour aux Communes. La libérale Mona Fortier, élue lors d’une partielle dans Ottawa-Vanier en 2017 à la suite du décès de Mauril Bélanger, a conservé son siège. Marie-France Lalonde, ancienne ministre provinciale des Affaires francophones de l’Ontario, a gagné son pari et a permis au Parti libéral de conserver la circonscription d’Orléans.

Dans le nord de l’Ontario, le député sortant Marc Serré l’a emporté contre un candidat vedette des néodémocrates, Stef Paquette, à Nickel Belt. Le libéral Paul Lefebvre conserve aussi son siège dans Sudbury. Dans la circonscription d’Algoma — Manitoulin — Kapuskasing, la néodémocrate Carol Hughes a obtenu un quatrième mandat de manière décisive, avec plus de 40 % des voix.

L’ancienne ministre libérale aux Affaires francophones de l’Ontario, Marie-France Lalonde, est maintenant députée fédérale.

En Atlantique

Au Nouveau-Brunswick, les cinq Acadiens élus en 2015 retournent aux Communes. Dominic LeBlanc a été réélu dans Beauséjour pour un septième mandat, mais avec une majorité considérablement réduite par rapport à celle de 2015 en raison de la bonne performance de la candidate verte. Il n’a pas été en mesure de faire campagne lui-même puisqu’il suivait des traitements contre le cancer. Tout porte à croire qu’il occupera à nouveau des fonctions ministérielles lorsque son état de santé le lui permettra.

Dans Moncton — Riverview — Dieppe, Ginette Petitpas Taylor a obtenu un second mandat. Lors du remaniement ministériel d’aout 2017, elle a accédé au cabinet à titre de ministre de la Santé. Elle devrait recevoir à nouveau un appel de Justin Trudeau dans les prochaines semaines.

Dans le Nord de la province, les députés libéraux sortants Serge Cormier dans Acadie–Bathurst et René Arseneault dans Madawaska – Restigouche ont facilement été réélus. Le libéral Pat Finnigan a finalement conservé la circonscription de Miramichi — Grand Lake, après une chaude lutte avec son adversaire conservatrice qui le devançait dans les sondages depuis le début de la campagne.

En Nouvelle-Écosse, l’ancien député et ministre provincial Chris d’Entremont a été élu sous la bannière conservatrice dans la circonscription de Nova-Ouest. Il sera le seul Acadien au sein de l’opposition officielle. Darrell Samson, président du caucus libéral des communautés de langue officielle en situation minoritaire durant la dernière législature, obtient un second mandat dans la circonscription de Sackville — Preston — Chezzetcook,


Les francophiles

Plusieurs députés francophiles ont aussi été élus, tels que le libéral Anthony Rota dans Nipissing-Timiskaming, la conservatrice Stephanie Kusie dans Calgary Midnapore en Alberta et la néodémocrate Niki Ashton dans Churchill-Keewatinook Aski au Manitoba. 

Au moment d'écrire ces lignes, au lendemain, il était difficile de déterminer qui, parmi l’ensemble des élus à travers le pays, est en mesure de s’exprimer en français. Relevons qu'à la suite de la parution de cet article, certains se sont manifestés. C'est le cas du néodémocrate Peter Julian, de New Westminster — Burnaby depuis 2004.


Au Québec

Lors de la dernière législature, les responsables du dossier des langues officielles et de la francophonie des trois principaux partis représentés aux Communes étaient du Québec. Mélanie Joly, qui a notamment piloté le dossier de la modernisation de la Loi sur les langues officielles pour le gouvernement Trudeau, a facilement été réélue dans sa circonscription d’Ahuntsic — Cartierville. Reste à voir si elle conservera ce dossier lors de la formation du prochain cabinet. De son côté, le néodémocrate François Choquette, reconnu pour son excellente maitrise du dossier des langues officielles et sa défense des francophones, a été défait par le Bloc québécois dans la circonscription de Drummond. La circonscription de Beauport – Limoilou, détenue par le conservateur Alupa Clarke, est aussi passée au Bloc.

Le chef libéral Justin Trudeau et l’ex-ministre de la Santé Ginette Petitpas Taylor, députée de Moncton — Riverview — Dieppe, au Nouveau-Brunswick.

Originaire de Belgique, l’ingénieur-brasseur Cédric Dauchot fait saliver depuis 8 ans les habitants de Powell River en Colombie-Britannique. Adaptant les traditions plusieurs fois séculaires des brasseurs belges aux palais des Canadiens, l’homme de 39 ans honore la profession avec sa brasserie artisanale Townsite Brewing, une formule unique en son genre dans l’Ouest.

Cédric Dauchot est tombé dans la cuve tardivement. Attiré par le monde scientifique dès l’enfance, il entame des études d’ingénierie en biochimie à l’Institut Meurice à Anderlecht, en Belgique, sans trop savoir vers quel métier se diriger. Une chose est sûre : ce sera un métier manuel.

Le déclic survient après quelques stages dans des brasseries en Belgique : «Je me suis très vite rendu compte que c’est ce que j’aimais. C’est très scientifique, mais aussi très physique, très pratique. Il y a cette satisfaction de voir le produit de l’effort. Et j’aime ça, travailler avec les gouts et les saveurs», explique-t-il.

Mac, c’est l’orignal emblématique de la ville de Moose Jaw. Le géant a retrouvé récemment son titre de plus gros orignal au monde après l’avoir perdu en 2015 au profit de la sculpture norvégienne Storelgen.

Le grand Mac pèse dorénavant 10 tonnes et mesure 10 mètres de hauteur. Jacki L’Heureux-Mason, directrice du tourisme pour la ville de Moose Jaw, est fière d’avoir récupéré le titre. «Nous espérons en profiter longtemps, s’exclame-t-elle. Notre communauté s’est ralliée autour de Mac, à l’instar de gens du monde entier. Tout le travail effectué provient de fonds donnés par des entreprises locales et nationales. Mais aussi des dons personnels venus du monde entier!»


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