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Élections 2019
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Les Canadiens sont appelés aux urnes le 21 octobre.
Les Canadiens sont appelés aux urnes le 21 octobre.

Élections fédérales : Qu’attendent les Fransaskois?

Lucas Pilleri
Lucas Pilleri
Francopresse
La campagne touche à sa fin. Depuis plus d’un mois, les six partis fédéraux sont en lice pour convaincre les Canadiens. Mais qu’en est-il des francophones dans cette course électorale? Éducation, santé, dualité linguistique, justice… Les enjeux sont nombreux pour la minorité. Avec un objectif avant tout : ne pas être laissée de côté.

Ce 21 octobre, les Canadiens auront tranché. Constat décevant, durant tous les débats qui ont ponctué la campagne, les enjeux francophones auront peu fait surface. «Beaucoup des candidats sont “franconaïfs”», estime Denis Simard, président de l’Assemblée communautaire fransaskoise (ACF). Son organisme a d’ailleurs rencontré tous les partis pour les sensibiliser, en espérant qu’ils deviennent «francoresponsables».

 

«N’oubliez pas qu’on est là»

L’enjeu est d’autant plus fort que le poids démographique des francophones dans l’Ouest canadien est souvent très faible. En Saskatchewan, ils constituent 5 % de la population d’après le Commissariat aux langues officielles. «Dans la majorité des cas, les plateformes politiques ne nous incluent pas», regrette ainsi Denis Simard.

Exemple avec la santé : «On va parler des services de façon générale, mais les enjeux francophones ne ressortent pas toujours», remarque Frédérique Baudemont, directrice générale du Réseau Santé en français de la Saskatchewan (RSFS). Pourtant, l’accès aux services de soin en français fait défaut : «Il n’y a pas de moyen d’identifier systématiquement la langue parlée par les professionnels de la santé», souligne la responsable. Aussi faut-il travailler selon elle à «changer la culture» au sein du ministère de la Santé.

En outre, la question des services aux ainés francophones est urgente. «Une large proportion de la communauté fransaskoise a 50 ans et plus, rappelle Denis Simard. Ça nous prend des services adaptés à leurs besoins : des centres d’accueil pour retraités, des cliniques de services en français…»

Les dossiers-clés

En éducation, l’ACF demande des efforts pour les écoles et garderies. Listes d’attente qui s’allongent, manque de place, pénurie de personnel… «Le continuum en éducation, de la prématernelle au postsecondaire, a besoin d’investissements», résume le président. Le manque de programmes au postsecondaire empêche même la rétention des élèves, déplore le porte-parole, «ce qui veut dire qu’on perd nos Fransaskois pour d’autres provinces».


Lire l’article dans son intégralité sur le site du journal L’Eau vive

Roger Lepage