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Élections 2019
Christophe Traisnel, professeur en sciences politiques à l’Université de Moncton, dit que les jeunes perçoivent la politique différemment de leurs ainés.

Chez les jeunes Canadiens, l’engagement politique est plus fort que le vote

Les jeunes Canadiens votent moins que leurs ainés, mais ils parlent de politique et défendent des causes plus qu’eux, selon un récent rapport du Centre Samara pour la démocratie, un organisme sans but lucratif qui veut améliorer la démocratie canadienne.

À l’élection fédérale de 2015, plus de la moitié des 18 à 24 ans ont voté. Bien que ce soit une amélioration par rapport à l’élection de 2011 (39 %), ce groupe d’âge est encore celui qui vote le moins au pays, à égalité avec les 25 à 34 ans, selon les chiffres d’Élections Canada.

Tout le monde se demande pourquoi les jeunes ne vont pas voter, dit Adelina Petit-Vouriot, analyste des recherches au Centre Samara pour la démocratie.

Elle affirme que des chercheurs en sciences politiques ont fourni plusieurs explications à ce sujet, notamment le manque d’intérêt des partis politiques pour les jeunes et ces derniers «ne voient pas le vote comme un devoir de citoyenneté ou, au moins, beaucoup moins que les autres générations».

«Ils voient aussi qu’il y a d’autres avenues politiques qui pourraient être plus faciles pour poursuivre un changement», dit Mme Petit-Vouriot.

Les jeunes de 18 à 29 ans sont plus nombreux que les autres groupes d’âge à tenir un évènement ou un rassemblement sur la politique, à faire du bénévolat, à signer une pétition et à manifester, selon le rapport.

Que ce soit par courriel, par téléphone ou sur les réseaux sociaux, les jeunes discutent de politique plus que les autres générations. Soixante-et-un pour cent des jeunes disent même avoir discuté avec quelqu’un qui ne partage pas leur avis politique au cours du dernier mois.

Les jeunes sont moins nombreux que leurs ainés à voter.

Viser les jeunes paie

Mme Petit-Vouriot soutient qu’il faut que les partis sensibilisent les jeunes à aller voter, ce qu’ils négligent de faire bien souvent. C’est pourtant une stratégie qui pourrait faire toute la différence le 21 octobre prochain, jour d’élections fédérales, selon l’analyste.

«Il y a des partis politiques qui ont vraiment mis l’accent sur les jeunes et ça leur a donné l’élection», dit-elle de l’élection de 2015.

Christophe Traisnel, professeur en sciences politiques à l’Université de Moncton, rappelle que tous les groupes d’âge ont été plus nombreux à voter aux dernières élections. Il se pourrait que les enjeux de l’élection étaient plus importants aux yeux des électeurs que lors des précédentes élections, selon le professeur.

M. Traisnel croit que les jeunes votent moins que leurs ainés pour deux raisons. La première, c’est qu’il y a un «temps d’adaptation» lorsqu’un groupe obtient nouvellement le droit de vote.

«Quand on obtient le droit de vote, on ne l’utilise pas tout de suite», dit-il en précisant que, selon le rapport, ce «temps d’adaptation» semble diminuer pour les jeunes d’aujourd’hui.

La deuxième raison, c’est que les jeunes perçoivent la participation politique différemment de leurs ainés.

Selon M. Traisnel, pour les personnes de plus de 50 ans, la participation politique se résume au droit de vote, aux élections et aux partis politiques.

«Chez les jeunes, j’ai l’impression qu’ils ont une image beaucoup plus ouverte et variée de ce que peut être la politique», dit-il en précisant qu’ils s’impliquent davantage pour défendre des causes politiques que leurs ainés.

Mais, cette définition de la politique ne se traduit pas par un intérêt pour celle-ci. Les jeunes sont en queue de peloton lorsqu’il s’agit d’intérêt pour la politique, selon le rapport.

Les données de l’analyse du Centre Samara pour la démocratie proviennent d’un sondage effectué par le centre pour son rapport bisannuel La démocratie à 360º. Plus de 4000 Canadiens adultes ont répondu au sondage entre le 16 janvier et le 6 février 2019.

Adelina Petit-Vouriot, analyste des recherches au Centre Samara pour la démocratie, croit que les partis politiques devraient s’intéresser plus aux jeunes.)

Originaire de Belgique, l’ingénieur-brasseur Cédric Dauchot fait saliver depuis 8 ans les habitants de Powell River en Colombie-Britannique. Adaptant les traditions plusieurs fois séculaires des brasseurs belges aux palais des Canadiens, l’homme de 39 ans honore la profession avec sa brasserie artisanale Townsite Brewing, une formule unique en son genre dans l’Ouest.

Cédric Dauchot est tombé dans la cuve tardivement. Attiré par le monde scientifique dès l’enfance, il entame des études d’ingénierie en biochimie à l’Institut Meurice à Anderlecht, en Belgique, sans trop savoir vers quel métier se diriger. Une chose est sûre : ce sera un métier manuel.

Le déclic survient après quelques stages dans des brasseries en Belgique : «Je me suis très vite rendu compte que c’est ce que j’aimais. C’est très scientifique, mais aussi très physique, très pratique. Il y a cette satisfaction de voir le produit de l’effort. Et j’aime ça, travailler avec les gouts et les saveurs», explique-t-il.

Mac, c’est l’orignal emblématique de la ville de Moose Jaw. Le géant a retrouvé récemment son titre de plus gros orignal au monde après l’avoir perdu en 2015 au profit de la sculpture norvégienne Storelgen.

Le grand Mac pèse dorénavant 10 tonnes et mesure 10 mètres de hauteur. Jacki L’Heureux-Mason, directrice du tourisme pour la ville de Moose Jaw, est fière d’avoir récupéré le titre. «Nous espérons en profiter longtemps, s’exclame-t-elle. Notre communauté s’est ralliée autour de Mac, à l’instar de gens du monde entier. Tout le travail effectué provient de fonds donnés par des entreprises locales et nationales. Mais aussi des dons personnels venus du monde entier!»


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