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Artisans et métiers traditionnels

Gérard Dubé, un pionnier du compostage

Gérard Dubé a passé une grande partie de sa vie à militer pour la préservation de l’environnement. Originaire de La Broquerie au Manitoba, il est d’ailleurs un pionnier dans le secteur du compostage. Il a travaillé à développer et à promouvoir le compostage comme un moyen de concilier la productivité agricole et le respect de la nature.

Sa jeunesse, son déclic

Élevé sur une ferme laitière au sein d’une famille comptant six garçons et trois filles, Gérard Dubé se passionne pour la préservation de l’environnement depuis les années 1980. En 1983, il obtient un poste d’agent de groupe chez Katimavik. L’objectif de ce programme étant de soutenir le développement des jeunes pour qu’ils deviennent des citoyens engagés, altruistes et capables d’exercer du leadeurship au pays, Gérard Dubé enseigne alors aux participants à trouver des solutions à la surconsommation.

Cette expérience a été le point de départ d’une longue série de projets à caractères agricole et écologique. «C’est à ce moment-là que j’ai compris que ma place était ici, sur la ferme», confie-t-il. En effet, l’année suivante, Gérard Dubé a racheté la terre de ses parents et a commencé ses expérimentations en matière d’agriculture biologique. L’idée qu’il avait en tête? «Faire de cette terre un paradis terrestre.» Rien de moins.

Dès lors, les terres familiales sont devenues son terrain de jeu. Il n’a pas fallu attendre longtemps pour que ce passionné entreprenne ses expérimentations sur le compostage. Comme il l’explique, «le compostage est un processus de transformation du fumier et des déchets organiques en un produit naturel de qualité que les agriculteurs peuvent utiliser. Il a une efficacité pour la production agricole, en plus d’avoir de grandes vertus pour l’environnement.»


Long travail et consécration

Tout au long de ces années, Gérard Dubé n’a jamais cessé de chercher à s’améliorer. C’est pourquoi il a assisté à plusieurs ateliers et conférences sur l’agriculture biologique et sur le compostage dans divers congrès aux États-Unis. «Les États-Unis sont très en avance sur le sujet», assure-t-il.

L’homme voué à la terre s’inspire donc de ces pratiques pour être un véritable avant-gardiste dans la province du Manitoba, et même au pays. Il a d’ailleurs longtemps codirigé la coopérative Compo-Stages Manitoba Services Co-op pour permettre aux agriculteurs manitobains de composter sur leurs propres terres.

En 2012, Gérard Dubé a remporté l’Anne Lindsey Protecting Our Earth Award. Remis par le Manitoba Eco-Network en reconnaissance des réalisations en matière de protection et de gestion de l’environnement au Manitoba, ce prix souligne la créativité, la diligence et l’engagement de chaque récipiendaire.

L’année suivante, Gérard Dubé a travaillé de concert avec la Ville de Winnipeg sur un nouveau service de compostage, qui faisait partie de la stratégie globale sur les déchets et le recyclage de la Ville. Dès sa première année, le service a rencontré un franc succès auprès des résidants et leur permet encore de se procurer jusqu’à 100 litres de compost par véhicule qui se présente au dépôt lors de l’évènement annuel de distribution.

Gérard Dubé est considéré comme un leadeur, en matière de compostage.

Les années passent et les projets continuent d’affluer.

En 2019, Gérard Dubé est gestionnaire d’un site de compostage en milieu rural au Manitoba qui a ouvert en 2015. Il est également l’un des actionnaires de la compagnie Overton Environmental Entreprises depuis 2011.

Grâce à ses connaissances, la compagnie produit son propre compost qui est par la suite utilisé pour préparer ce qu’il appelle le «thé de compost». Ce concentré liquide biologique contient une diversité de bactéries et de champignons qui peuvent se substituer aux engrais chimiques. 

Gérald Dubé est optimiste face à l’avenir du compostage. Il affirme assister à d’énormes progrès de transition vers le biologique. Aujourd’hui, 85 terrains de golf sont clients de sa compagnie et il affirme que le nombre d’agriculteurs qui font appel à ses services a augmenté de 400 % depuis 2011. Il se réjouit : «85 % des clients étaient conventionnels dans leurs méthodes d’agriculture et utilisaient des produits chimiques. Maintenant, leur vision évolue.»

Quand son emploi du temps le lui permet, le visionnaire travaille sur un projet de permaculture au sein de sa ferme. Bien plus qu’une nouvelle approche en agriculture, cette méthode est une philosophie de vie dans laquelle les animaux, les êtres humains, les plantes et les microorganismes vivent dans un environnement autosuffisant.


Le projet «Artisans et métiers traditionnels de la francophonie canadienne» a été rendu possible grâce à l’appui financier de Financement agricole Canada. Tous les articles ont été produits conformément à la Charte de la presse écrite de langue française en situation minoritaire au Canada.

Compost domestique

Originaire de Belgique, l’ingénieur-brasseur Cédric Dauchot fait saliver depuis 8 ans les habitants de Powell River en Colombie-Britannique. Adaptant les traditions plusieurs fois séculaires des brasseurs belges aux palais des Canadiens, l’homme de 39 ans honore la profession avec sa brasserie artisanale Townsite Brewing, une formule unique en son genre dans l’Ouest.

Cédric Dauchot est tombé dans la cuve tardivement. Attiré par le monde scientifique dès l’enfance, il entame des études d’ingénierie en biochimie à l’Institut Meurice à Anderlecht, en Belgique, sans trop savoir vers quel métier se diriger. Une chose est sûre : ce sera un métier manuel.

Le déclic survient après quelques stages dans des brasseries en Belgique : «Je me suis très vite rendu compte que c’est ce que j’aimais. C’est très scientifique, mais aussi très physique, très pratique. Il y a cette satisfaction de voir le produit de l’effort. Et j’aime ça, travailler avec les gouts et les saveurs», explique-t-il.

Mac, c’est l’orignal emblématique de la ville de Moose Jaw. Le géant a retrouvé récemment son titre de plus gros orignal au monde après l’avoir perdu en 2015 au profit de la sculpture norvégienne Storelgen.

Le grand Mac pèse dorénavant 10 tonnes et mesure 10 mètres de hauteur. Jacki L’Heureux-Mason, directrice du tourisme pour la ville de Moose Jaw, est fière d’avoir récupéré le titre. «Nous espérons en profiter longtemps, s’exclame-t-elle. Notre communauté s’est ralliée autour de Mac, à l’instar de gens du monde entier. Tout le travail effectué provient de fonds donnés par des entreprises locales et nationales. Mais aussi des dons personnels venus du monde entier!»


Lire l’article dans son intégralité sur le site du journal L’Eau vive