Buzz Aldrin se tient près du module lunaire Eagle.

Cinquantenaire d’Apollo 11 : Une révolution dans l’histoire spatiale

Francopresse. Des premiers hommes dans l’espace à la fusée la plus puissante de l’histoire, les années 1960 resteront la décennie de tous les records spatiaux. Un véritable accomplissement qui bouleversera les générations futures.

Les années 1960 resteront la décennie de tous les records spatiaux. Premiers hommes dans l’espace, première aventure hors de l’orbite terrestre, fusée la plus puissante de l’histoire et, bien sûr, premiers pas sur la Lune un certain 20 juillet 1969. Un véritable accomplissement qui bouleverse l’époque, et les générations futures.

De gauche à droite - Neil A. Armstrong, commandant, Michael Collins, pilote du module de commande et Edwin E. Aldrin Jr., pilote du module lunaire

La télévision en couleurs débarquait tout juste, les ordinateurs étaient bien moins intelligents que les téléphones actuels et, pourtant, le pari a été emporté : les hommes ont marché sur la Lune, il y a exactement 50 ans. «C’était un exploit, commente Robert Lamontagne, astrophysicien au Centre de recherche en astrophysique du Québec. On a fait ça à une époque où tout était à inventer.»

À commencer par une fusée capable de propulser vers l’espace plus de 3000 tonnes. Saturn V, avec ses 111 mètres de hauteur, reste la fusée la plus puissante jamais créée. «Par la suite, les fusées n’ont plus eu besoin d’être aussi puissantes, nous sommes devenus plus efficaces avec le carburant», précise Michael Unger, responsable des programmes au Centre spatial H. R. MacMillan à Vancouver.

Eagle en orbite lunaire photographié par Columbia

Une prouesse technique

Il fallait aussi inventer les lanceurs et les cabines pour accueillir l’équipage, imaginer la connexion de deux vaisseaux dans l’espace, développer les scaphandres pour marcher sur la Lune et confectionner l’ordinateur de bord… «Dans les années 1960, un ordinateur occupe une pièce au complet, c’est gros, ça chauffe et c’est lourd», rappelle Robert Lamontagne. La NASA développe donc le premier ordinateur de bord, petit et compact pour l’époque, pesant tout de même 32 kilos, «l’ancêtre de nos ordinateurs et autres gadgets électroniques».

La miniaturisation des appareils est l’aspect le plus fascinant pour Paul-Émile Legault, directeur du Planétarium Doran à l’Université Laurentienne : «Ça a tout changé. On a réduit la taille de l’ordinateur d’une pièce à une valise», illustre-t-il. En outre, de nombreux outils et matériaux révolutionnaires sont inventés, parmi lesquels la chaussure lunaire qui donnera naissance aux chaussures de sport telles qu’on les connait aujourd’hui, des combinaisons ignifuges et légères utilisées plus tard par les pompiers, une version miniature du défibrillateur actuel, les premiers panneaux solaires, l’aspirateur sans fil et bien d’autres encore.

Le module de commande Columbia flotte dans l’océan Pacifique, secouru par les plongeurs de la Navy américaine
Le Planétarium Doran accueillera les écoles du Nord de l’Ontario en octobre pour observer le lieu d’alunissage d’Apollo 11.
Le Planétarium Doran accueillera les écoles du Nord de l’Ontario en octobre pour observer le lieu d’alunissage d’Apollo 11.

De grands apports scientifiques

Certes, en pleine guerre froide entre les États-Unis et l’URSS, les sciences ne sont pas le moteur premier de la conquête lunaire. «On est allés sur la Lune pour les mauvaises raisons, estime Robert Lamontagne. C’était avant tout pour gagner la course spatiale, pour une dimension politique, un prestige national.» Malgré tout, les sciences prennent une place croissante au cours des missions successives d’Apollo.

Au total, 382 kilos de roche lunaire sont rapportés entre 1969 et 1972. Leur analyse est à l’origine de l’une des découvertes les plus importantes de l’astronomie : la Terre et la Lune ne formaient un jour qu’un seul et même astre. La Lune serait née d’une collision cataclysmique entre un objet céleste et la Terre il y a plus de 4,4 milliards d’années.

Début 2019, les scientifiques analysent un morceau issu de la mission Apollo 14 en 1971, conservé intact jusque-là. Ils remarquent à l’intérieur une incrustation d’un morceau de roche provenant de la Terre. «Cela montre qu’il y a eu des interactions, détaille l’astrophysicien. Lorsque la Terre se fait percuter par un objet de grande taille, comme l’astéroïde qui a éliminé les dinosaures, une partie de la croute terrestre est projetée dans les airs et certains de ces morceaux ont la vitesse nécessaire pour atteindre la Lune.» Ces roches, véritables météorites d’origine terrestre, sont presque introuvables sur Terre. Vieilles de plusieurs milliards d’années, elles contiennent des informations précieuses pour expliquer l’apparition de la vie sur Terre.

Michael Unger, à côté de la combinaison spatiale de Michael Collins.
Paul-Émile Legault, directeur du Planétarium Doran

En outre, plusieurs appareils de mesure ont été laissés sur la Lune. Des sismomètres ont permis de découvrir qu’elle rétrécissait et tremblait. Des capteurs de vent solaire ont été posés ainsi que des miroirs rétroréflecteurs qui renvoient les faisceaux lumineux envoyés depuis la Terre pour mesurer, au centimètre près, la distance Terre-Lune.

Ces outils ont notamment permis de se rendre compte que la Lune s’éloignait de la Terre à mesure de 4 centimètres par an. Il y a 4,5 milliards d’années, elle était donc 16 fois plus proche de notre planète, fait remarquer Robert Lamontagne. «Parler de super Lune à cette époque, c’était vrai», ironise-t-il.

Plus important encore, le satellite aurait joué un rôle dans l’apparition de la vie sur Terre. Avec une action gravitationnelle bien plus importante, les marées, dont la Lune est responsable, constituaient de véritables tsunamis, érodant les continents et enrichissant les océans en minéraux et composés chimiques essentiels aux organismes.

Robert Lamontagne, astrophysicien au Centre de recherche en astrophysique du Québec

Une inspiration pour le monde

Les années 1960 sont occupées par la course à l’espace entre Américains et Soviétiques. Le projet de conquête lunaire captive alors le monde : «C’était inspirant, tous les petits garçons de mon âge voulaient être astronautes. Ça a changé la vie de nombreux jeunes. Je suis devenu astronome et astrophysicien à cause des missions Apollo», confie Robert Lamontagne, qui a eu plus tard la chance de rencontrer l’un des douze moonwalkers.

Les carrières scientifiques connaissent alors un bel engouement. Déjà présent au Planétarium Doran de l’Université Laurentienne, Paul-Émile Legault a constaté l’intérêt pour l’univers des étoiles. «Ça a piqué l’intérêt du monde, il y avait beaucoup plus de visiteurs que d’ordinaire du temps des missions Apollo», témoigne-t-il.

Les premiers pas sur la Lune marquent les débuts de la conquête spatiale. Pour la première fois, des humains atteignent un autre monde dans le cosmos, quittant leur berceau originel. «C’est un accomplissement d’atteindre un lieu comme la Lune, considérée comme un phare pour l’humanité depuis qu’elle a commencé à lever les yeux», observe Michael Unger.

Un morceau de roche lunaire conservé au Centre spatial de Vancouver

Un moment charnière

L’impact est énorme dans le domaine des arts, notamment pour la science-fiction qui passe de fantaisie à réalité future. Georges Lucas, Steven Spielberg, Isaac Asimov… «Les humains ont commencé à ce moment-là à rêver plus grand», rapporte Michael Unger. En pleine période de contestation de la guerre du Vietnam, cette réussite tombe à pic et redonne foi en l’humanité.

Ce premier alunissage attise aussi l’esprit de conquête de jeunes rêveurs, futurs entrepreneurs accomplis : les Richard Branson, Steve Jobs, Bill Gates et autres Elon Musk plus tard. «Ça a inspiré les générations suivantes», résume le passionné.

Cinquante ans plus tard, la Lune fascine moins, détrônée de son rang de sommet spatial à gravir. «C’est Mars qui intrigue tout le monde», constate Paul-Émile Legault. La planète rouge aurait-elle remplacé la Lune dans l’imaginaire collectif? Une chose est sure, l’esprit d’Apollo perdurera.

Une photo prise par Aldrin, l’une des rares où l’on voit Armstrong sur la surface de la Lune, car la plupart du temps il tenait lui-même l’appareil.

« Les humains ont commencé à ce moment-là à rêver plus grand. »
Michael Unger, responsable des programmes au Centre spatial H. R. MacMillan à Vancouver

Kim Pasche a un parcours atypique. Déjà dans son enfance en Suisse, son attirance vers les matériaux bruts le pousse à questionner son entourage sur l’origine des objets les plus anodins du quotidien : «J’ai toujours eu cette curiosité de connaitre un cran plus loin l’origine des objets.» Après avoir obtenu son baccalauréat (l’équivalent de la 12e année), il décide de faire son propre compagnonnage afin de recevoir les savoirs et les savoir-faire liés aux métiers de la pierre, du bois, du métal ou encore du cuir.

Il se rend en France, où il frappe aux portes d’artisans qui le forment et lui apportent des compétences variées ainsi que la justesse des gestes propres à chacun des métiers. En parallèle, il s’inscrit en auditeur libre aux universités de Fribourg et de Neuchâtel : «Avec ces compétences de terrain, j’ai pu travailler au sein de l’Association romande des animateurs en préhistoire. Puis, j’ai parfait mes connaissances d’un point de vue scolaire au sein des universités», ajoute M. Pasche lors d’une entrevue. 


De la Suisse au Yukon

C’est dans le plus petit des trois territoires, le Yukon, que Kim Pasche expérimente les gestes et les techniques d’autrefois. «Dans ma recherche de mes ancêtres, il fallait que je trouve sur terre un endroit qui ressemble à la Suisse préhistorique, et c’est ce qui m’a emmené au Yukon.» Dans son désir de comprendre les gestes premiers, il s’immerge plusieurs mois par année dans la nature, sur une concession à 400 kilomètres de Whitehorse, la capitale. «Au Yukon, j’ai pu expérimenter et comprendre ce lien avec la nature sauvage», précise-t-il.

En reconnectant avec lui-même au sein de cette nature sauvage et préservée, il reproduit les gestes premiers, ceux qui ont un rapport direct avec ses besoins du quotidien. Se chauffer, s’abriter et manger sont les besoins vitaux qui, en immersion sauvage, deviennent la priorité absolue. Ce sont ces gestes si précieux, à la base de l’art de la vie sauvage, qui permettent de jouir de la richesse de la nature, selon celui qui est également trappeur. Couper, tailler, récolter, coudre ou encore sculpter, ces gestes n’ont plus de secret pour M. Pasche. Il sait faire du feu en toute circonstance et fabriquer des contenants à partir d’écorce de bouleau, par exemple.

Vivre au contact de la nature et des animaux, c’est ce que Guy Bouchard a toujours voulu. Il possédait déjà une exploitation agricole quand il a choisi de reprendre la ferme de ses beaux-parents afin d’augmenter l’espace disponible pour ses animaux.

Guy Bouchard a toujours eu envie de posséder sa propre ferme. «Au début, je n’avais pas une grande exploitation, mais suffisamment pour y élever, entre autres, des moutons, des poulets, des cochons et des vaches à beurre.»

Malheureusement, il était impossible pour l’agriculteur de vivre à 100  de sa ferme. «C’est de plus en plus dur pour les jeunes de commencer dans le métier et en vivre n’est pas facile.» Mais Guy Bouchard est persévérant. «En plus de ma ferme, j’étais employé sur l’exploitation de mes beaux-parents, ce qui m’a bien aidé.»

Quand ceux-ci décident de cesser leurs activités, Guy Bouchard n’hésite pas un instant à prendre leur relève. «Leur ferme se situe à Gardenton et a un espace un peu plus grand que la mienne. Alors je me suis dit que ça serait vraiment bien pour moi.»

Dans cette nouvelle ferme vivent une multitude d’animaux. «J’ai un bel élevage de dindons et un troupeau de moutons que j’ai pu agrandir en ayant accès à ces nouvelles terres.»


Exploitants agricoles en statistiques

La ferme familiale de Guy Bouchard est de taille humaine, et il s’occupe lui-même de ses bêtes. Selon lui, «ce n’est pas un métier facile. Et pas évident à commencer.» En effet, selon Statistique Canada, il y a de moins en moins de fermes familiales; les exploitations, moins nombreuses, sont plus grandes. Ce qui induit qu’une partie des fermes familiales disparait au profit de fermes industrielles, plus grandes et plus rentables.

Lors du recensement de l’agriculture de 2016, Statistique Canada a noté une légère hausse (3 %) du nombre d’exploitants de moins de 35 ans. Il s’agit de la première augmentation depuis 1991 pour cette catégorie. Aussi, les femmes représentent une part grandissante des exploitants agricoles.

La formation de la relève est l’un des principaux défis pour les fermiers laitiers, et plus encore pour les francophones de la plus petite province canadienne. La ferme Bernadale surmonte les obstacles depuis maintenant quatre générations, et se prépare à un futur prometteur.

Reprendre, éventuellement, la ferme familiale est toujours allé de soi pour Gilles Bernard. Grandissant auprès des vaches, l’envie lui a rapidement pris de donner un coup de main à son père, qui a lui-même appris le métier de son père. L’amour des bêtes coule dans les veines des Bernard depuis quatre générations, et semble se transmettre aussi de père en fille.

«Je n’ai jamais pensé faire autre chose», indique d’emblée Gilles Bernard, rencontré dans la maison familiale attenante à la ferme laitière. Y résident ses parents, Corinne et Julien Bernard, ce dernier travaillant encore au quotidien auprès du troupeau laitier de la ferme Bernadale.

Le troupeau compte aujourd’hui 65 têtes à traire tous les jours, un chiffre qui monte à 400 ou 500 en comptant les animaux dédiés au commerce et à l’élevage. C’est dire si la ferme a agrandi : elle ne comptait qu’une dizaine de vaches il y a 50 ans. Lorsqu’il a décidé à l’époque de récupérer la ferme mise sur pied par son père et son oncle, Julien Bernard a pris la plus grosse décision de sa vie.

«On a acheté beaucoup de terres, à l’époque, il y avait plusieurs petites fermes qui n’ont pas pu continuer. De tous mes frères et sœurs, je suis le seul à avoir décidé de ne pas vendre, parce que sinon on aurait fermé en moins de dix ans», se souvient-il. Avec une famille de 15 enfants, ce n’est pas peu dire. Il a fallu du cran à Julien Bernard pour poursuivre dans cette voie.

Ça a donc été un grand soulagement pour lui de constater que son fils Gilles a rapidement démontré un intérêt marqué pour la vie de ferme. «Quand il était petit, on s’asseyait ensemble et on regardait la traite», se rappelle Corinne Bernard. Quelques années plus tard, Gilles mettait lui aussi la main à la pâte, et dès la fin de son secondaire, à 17 ans, il a rejoint son père à plein temps.

«J’ai 29 ans d’expérience, mais j’apprends encore tous les jours. Ça n’est pas un métier comme les autres», constate Gilles Bernard. Durant l’été, les fermiers laitiers peuvent travailler plus d’une dizaine d’heures par jour, du lever au coucher du soleil, avec quelques heures seulement de repos le samedi et le dimanche.

À 23 ans, le neveu de Gilles, Alex Bernard, travaille aussi depuis quelques années sur la ferme Bernadale. Il n’avait que 13 ou 14 ans lorsqu’il a commencé à conduire le tracteur, encore à ce jour son activité préférée. «Je pense que je vais continuer toute ma vie», dit-il simplement.

Gérard Dubé a passé une grande partie de sa vie à militer pour la préservation de l’environnement. Originaire de La Broquerie au Manitoba, il est d’ailleurs un pionnier dans le secteur du compostage. Il a travaillé à développer et à promouvoir le compostage comme un moyen de concilier la productivité agricole et le respect de la nature.

Sa jeunesse, son déclic

Élevé sur une ferme laitière au sein d’une famille comptant six garçons et trois filles, Gérard Dubé se passionne pour la préservation de l’environnement depuis les années 1980. En 1983, il obtient un poste d’agent de groupe chez Katimavik. L’objectif de ce programme étant de soutenir le développement des jeunes pour qu’ils deviennent des citoyens engagés, altruistes et capables d’exercer du leadeurship au pays, Gérard Dubé enseigne alors aux participants à trouver des solutions à la surconsommation.

Cette expérience a été le point de départ d’une longue série de projets à caractères agricole et écologique. «C’est à ce moment-là que j’ai compris que ma place était ici, sur la ferme», confie-t-il. En effet, l’année suivante, Gérard Dubé a racheté la terre de ses parents et a commencé ses expérimentations en matière d’agriculture biologique. L’idée qu’il avait en tête? «Faire de cette terre un paradis terrestre.» Rien de moins.

Dès lors, les terres familiales sont devenues son terrain de jeu. Il n’a pas fallu attendre longtemps pour que ce passionné entreprenne ses expérimentations sur le compostage. Comme il l’explique, «le compostage est un processus de transformation du fumier et des déchets organiques en un produit naturel de qualité que les agriculteurs peuvent utiliser. Il a une efficacité pour la production agricole, en plus d’avoir de grandes vertus pour l’environnement.»


Long travail et consécration

Tout au long de ces années, Gérard Dubé n’a jamais cessé de chercher à s’améliorer. C’est pourquoi il a assisté à plusieurs ateliers et conférences sur l’agriculture biologique et sur le compostage dans divers congrès aux États-Unis. «Les États-Unis sont très en avance sur le sujet», assure-t-il.

L’homme voué à la terre s’inspire donc de ces pratiques pour être un véritable avant-gardiste dans la province du Manitoba, et même au pays. Il a d’ailleurs longtemps codirigé la coopérative Compo-Stages Manitoba Services Co-op pour permettre aux agriculteurs manitobains de composter sur leurs propres terres.

En 2012, Gérard Dubé a remporté l’Anne Lindsey Protecting Our Earth Award. Remis par le Manitoba Eco-Network en reconnaissance des réalisations en matière de protection et de gestion de l’environnement au Manitoba, ce prix souligne la créativité, la diligence et l’engagement de chaque récipiendaire.

L’année suivante, Gérard Dubé a travaillé de concert avec la Ville de Winnipeg sur un nouveau service de compostage, qui faisait partie de la stratégie globale sur les déchets et le recyclage de la Ville. Dès sa première année, le service a rencontré un franc succès auprès des résidants et leur permet encore de se procurer jusqu’à 100 litres de compost par véhicule qui se présente au dépôt lors de l’évènement annuel de distribution.

Dans le nord de l’Ontario, nombreux sont les trappeurs qui adoptent un passetemps qui évoque le travail des premiers peuples et l’arrivée des Européens dans le Nouveau Monde. La récolte des fourrures demeure cependant bénéfique à plusieurs chapitres, dans le contexte actuel. Ces entrepreneurs de la forêt, œuvrant dans une région immense et peu densément peuplée, jouent un rôle important dans le maintien de l’équilibre des écosystèmes et de la circulation de biens dans l’ensemble du pays.

Le nord de l’Ontario, région réputée pour ses matières premières et ses minéraux précieux, est aussi reconnu comme un grand habitat d’espèces sauvages. Herbivores comme l’original, le chevreuil et le castor, des carnivores comme le loup et le renard, ou des omnivores comme l’ours noir, ces animaux emblématiques vivent nombreux dans les forêts et les marécages du Bouclier canadien.


Une question d’équilibre

Dans l’intérêt de diminuer les risques de problèmes environnementaux reliés à une surpopulation d’une espèce, des trappeurs nord-ontariens interviennent au nom de municipalités, de ministères ou d’entreprises. Leur objectif : assurer que les animaux ne nuisent pas à long terme aux activités humaines ou l’équilibre naturel dans une région donnée.

Bob Desbiens, piégeur de Nipissing Ouest, aime comparer le piégeage aux activités d’une ferme. Comme dans un pâturage, un terrain donné peut subvenir aux besoins d’un certain nombre d’animaux. «Si la quantité d’animaux dépasse [la capacité de] ce terrain-là, on risque d’avoir des problèmes de propagation de maladies et de manque d’aliments. Ce qui va aussi affecter les cours d’eau. La trappe permet de garder un certain équilibre. C’est une [pratique] très règlementée. O,n ne récolte pas à volonté, mais selon des normes et des quotas établis», explique le trappeur, aussi pigiste auprès de la maison de vente aux enchères Fur Harvesters de North Bay, qui vend des fourrures sauvages partout au monde, des États-Unis à la Corée en passant par la Grèce et la Russie.

«Souvent, les gens ne comprennent pas que c’est encore utile d’avoir des trappeurs, car ils ne veulent pas nécessairement porter de la fourrure. Par contre, si ces animaux-là ne sont pas récoltés, les compagnies ferroviaires, les propriétaires de chemins et les municipalités vont tous se retrouver avec de sérieux problèmes. Ils font souvent appel aux services d’un trappeur pour assurer que les cours d’eau ne soient pas à risque d’inondations autour des fermes, des chemins et des voies ferrées. C’est un travail très important.»

Les piégeurs sont aussi des travailleurs essentiels dans la préservation des routes. Ils assurent, du moins en partie, une ouverture relativement constante des chemins forestiers ainsi que des sentiers de véhicule tout-terrain et de motoneige.

Depuis plus de quatre décennies, le Franco-Ontarien, professeur à la retraite, emprunte deux voies provinciales pour accéder à son terrain de piégeage, en périphérie du lac Silver, soit à une trentaine de kilomètres au nord de River Valley.

À quelques kilomètres de Yellowknife, dans les Territoires du Nord-Ouest, Mike Mitchell et Craig Scott perpétuent une tradition autochtone en produisant du sirop de bouleau. Un simple prétexte pour jouir de la nature, mais n’empêche, il y a là une expertise qui se développe.

«On s’installe fin avril, on assiste à l’arrivée des oiseaux, on écoute les chorales de grenouilles. Les enfants jouent, ils nous “aident”. On ne vise pas à faire de l’argent. On a quelques semaines de plein air, c’est ce qui compte.»

C’est Mike Mitchell qui s’exprime ainsi, s’autoproclamant, avec beaucoup d’ironie, seul producteur de sirop de bouleau «à but lucratif» des Territoires du Nord-Ouest (TNO).

Au quotidien, Mitchell, qui parle un excellent français, est conservateur des programmes scolaires et publics du Centre du patrimoine septentrional Prince-de-Galles, le musée de la capitale des TNO.

Il a lancé la compagnie Sapsucker et la dirige aujourd’hui avec son ami Craig Scott.


Chasser l’eau

Au 62e degré parallèle, des érables, on n’en retrouve pas, mais les bouleaux sont légion.

Dans leur camp de la route Ingraham, cette espèce de banlieue très sauvage de la capitale ténoise, Craig Scott, Mike Mitchell, leur famille et quelques bénévoles («une sorte de commune, mais pas hippie», rigole le conservateur), entaillent annuellement 400 bouleaux, ce qui procure entre 50 et 70 gallons de sirop.

«Ce n’est pas énorme, commente Mike Mitchell, mais c’est assez pour le marché.»

Au sortir de l’arbre, la sève a 1 % de sucre; le produit final, lui, en a 66 %. Entre les deux, à travers l’osmose inversée, l’évaporateur et le bain-marie au propane, 85 % du liquide s’en va.

Les travailleurs se servent du filtrat pour leurs ablutions; le sirop, lui, est embouteillé à Yellowknife.

Le sirop de bouleau est majoritairement composé de fructose alors que l’érable, plus sucré et visqueux, est davantage basé sur le sucrose, avance Mike Mitchell.

La température est capitale pour la cueillette et la fabrication. Si elle est trop élevée à la première étape, par exemple 20 degrés, les bactéries absorbent le sucre. Trop basse, la glace obstrue les chalumeaux.

Idem lors de la production du sirop. «Nous cherchons un gout caramélisé et le fructose brule à température plus basse que le sucrose, observe le maitre d’œuvre de Sapsucker. Si on chauffe trop, ça devient amer.»

Originaire de Belgique, l’ingénieur-brasseur Cédric Dauchot fait saliver depuis 8 ans les habitants de Powell River en Colombie-Britannique. Adaptant les traditions plusieurs fois séculaires des brasseurs belges aux palais des Canadiens, l’homme de 39 ans honore la profession avec sa brasserie artisanale Townsite Brewing, une formule unique en son genre dans l’Ouest.

Cédric Dauchot est tombé dans la cuve tardivement. Attiré par le monde scientifique dès l’enfance, il entame des études d’ingénierie en biochimie à l’Institut Meurice à Anderlecht, en Belgique, sans trop savoir vers quel métier se diriger. Une chose est sûre : ce sera un métier manuel.

Le déclic survient après quelques stages dans des brasseries en Belgique : «Je me suis très vite rendu compte que c’est ce que j’aimais. C’est très scientifique, mais aussi très physique, très pratique. Il y a cette satisfaction de voir le produit de l’effort. Et j’aime ça, travailler avec les gouts et les saveurs», explique-t-il.

Au cœur de la vallée de l’Okanagan, Andréa McFadden diffuse des parfums de lavande, de rose, de menthe, de calendula ou encore de camomille. Installée depuis longtemps dans la région, la famille McFadden perpétue un savoir-faire ancestral : celui de la distillation d’huiles essentielles.


En 1990, Andréa McFadden et son époux Dave héritent d’une parcelle familiale de 8 acres (32 375 m2) située sur les hauteurs de Kelowna, à l’est du lac Okanagan, en Colombie-Britannique.

À la même époque, elle lit un article dans le journal The Guardian qui lui fait découvrir la lavande et décide d’en faire pousser sur une parcelle de 1000 m2. Les pommiers qui se trouvaient sur la parcelle étaient devenus trop vieux pour fournir des pommes de bonne qualité. Ils sont coupés en 1998. C’est alors que la terre change de vocation : l’Okanagan Lavender Herb Farm prend alors un véritable envol.

Consciente de la fragilité des arts traditionnels, Andréa McFadden estime que le choix des gestes est primordial, particulièrement dans les sociétés occidentales. «Ma longue histoire familiale dans l’agriculture a eu un impact profond sur ma vie et a joué un rôle déterminant dans l’évolution de notre ferme au cours des 20 dernières années», estime André McFadden.

«Lorsque les civilisations sont devenues urbaines, le savoir traditionnel des plantes a été perdu. Mais à la ferme, nous sommes enracinés dans un processus très simple d’utilisation des plantes pour leurs propriétés curatives traditionnelles et par la création de produits botaniques qui capturent ces propriétés.»

En 2007, Andrea McFadden contacte une pépinière basée au Royaume-Uni qui l’a fourni en conseils et en graines propices à pousser sur les terres de la ferme. Puis, elle achète le matériel nécessaire à la distillation. Afin d’améliorer la qualité de ses huiles, elle s’inscrit dans plusieurs concours internationaux en Australie et Nouvelle-Zélande, où on la conseille sur les façons de se perfectionner.


La transmission du savoir

Le processus de distillation à la vapeur d’eau qui permet de produire de l’huile essentielle est très ancien. Les Égyptiens auraient été les premiers à utiliser cette technique; cependant, le médecin et philosophe Perse Avicenne a amélioré la technique en élaborant un alambic proche de celui qui est aujourd’hui utilisé. Il fabriqua la première huile essentielle de rose au 11e siècle.

La distillation à la vapeur d’eau est donc une technique ancienne, mais aussi délicate, qui permet l’extraction de l’essence de la plante en préservant ses vertus.

Andréa McFadden a suivi une formation qui lui permet maintenant d’animer des ateliers auprès des visiteurs et ainsi transmettre les gestes : «Nous avons travaillé fort pour diversifier et restaurer les plantes indigènes sur notre ferme et nous avons enseigné à notre famille et à notre personnel l’importance de maintenir les plantes qui fleurissent du printemps à l’automne, estime-t-elle, les petites exploitations ont la possibilité de jouer un rôle important dans la restauration de l’environnement naturel et la guérison de la planète.»

Pendant la saison estivale, la ferme emploie une quinzaine de personnes qui récoltent les plantes, distillent, accueillent les visiteurs et animent les ateliers ouverts au public. Toutes les étapes de la production se font au sein de l’exploitation et aujourd’hui, la ferme produit annuellement 40 litres d’huiles essentielles et environ 2000 litres d’eau florale de lavande, de rose et de cèdre rouge.

Mac, c’est l’orignal emblématique de la ville de Moose Jaw. Le géant a retrouvé récemment son titre de plus gros orignal au monde après l’avoir perdu en 2015 au profit de la sculpture norvégienne Storelgen.

Le grand Mac pèse dorénavant 10 tonnes et mesure 10 mètres de hauteur. Jacki L’Heureux-Mason, directrice du tourisme pour la ville de Moose Jaw, est fière d’avoir récupéré le titre. «Nous espérons en profiter longtemps, s’exclame-t-elle. Notre communauté s’est ralliée autour de Mac, à l’instar de gens du monde entier. Tout le travail effectué provient de fonds donnés par des entreprises locales et nationales. Mais aussi des dons personnels venus du monde entier!»


Lire l’article dans son intégralité sur le site du journal L’Eau vive

Papier chiffon, papier buvard, papier de riz ou papier velours, tous ces papiers, comme le dit la chanson de Régine, Kevin Martin les connait. L’artisan du papier franco-ontarien emprunte depuis plus de 20 ans un chemin parsemé de fibres, de pâtes ou de marbrure.

Il faut remonter au 1er siècle après Jésus-Christ pour voir apparaitre en Chine ce qui semble être la première production de papier. Chiffons, écorces et végétaux sont alors placés dans des contenants et arrosés d’eau. Le tout est plié et replié puis frappé à l’aide d’un maillet ou d’un bâton pour défaire les fibres. Les Chinois obtenaient ainsi une espèce de pâte, qui était par la suite égouttée de son eau et séchée pour devenir ainsi un papier fin. Les calligraphes chinois s’en sont régalés!

Au 8e siècle, le monde arabe, alors aux portes de l’Orient à la suite de diverses batailles, découvre à son tour le papier et l’introduit en Espagne au moment où ils envahissent l’Andalousie. Les premières usines à papier feront alors leur apparition en Europe, particulièrement en Italie. Il y eut par la suite Gutenberg, qui donna un bon coup de pouce au papier, grâce à l’invention de l’imprimerie au 15e siècle. Enfin, avec l’apparition de l’ère industrielle au 19e, les papiers et cartons d’emballage se développent.

Yvette Michelin nourrit une passion pour le fléché qui va au-delà de la période des carnavals. Spécialiste incontournable du fléché, elle l’enseigne aux adultes et donne des ateliers aux enfants. Et si c’était sa façon à elle de perpétuer un savoir-faire digne de la persévérance et de la ténacité de ces francophones qui ont fait l’Amérique?

En ce samedi d’un printemps trop tardif, rendez-vous à Québec, plus précisément à la Maison Routhier dans l’arrondissement Sainte-Foy. Bâtiment historique construit sous le régime français, c’est maintenant le siège du Centre d’arts textiles de Québec où une variété de cours allant de la broderie à la courtepointe y est donnée. C’est le cas aussi pour le fléché. Et c’est dans cette maison construite vers 1757 que se répand le savoir et la passion d’Yvette Michelin.

Celle qui flèche notamment les bandoulières de la Compagnie des Cent-Associés francophones s’est faite en quelque sorte embobinée par le fléché à l’âge de 14 ans. Lors du premier Carnaval de Québec en 1955, la jeune Yvette s’achète une première ceinture fléchée. Sa mère, toute contente de l’achat, et ayant appris chez les dames ursulines étant jeune, lui parlera des rudiments du fléché aux doigts. Puis les Ursulines, à l’école, continueront l’apprentissage. «J’ai eu la piqure d’une flèche», dira-t-elle à la blague. Il lui faudra toutefois attendre 15 ans pour faire son apprentissage auprès de Marie-Anna Lemire, qui deviendra sa véritable première professeure. Les yeux d’Yvette Michelin s’illuminent quand elle parle de sa passion pour le fléché. «C’est tellement relié à l’histoire. C’est ça qui m’intéresse.»

 

Un peu de technique

Cousin du fléché, il y eut tout d’abord le chevron qu’on retrouvait sur les jarretières en France. Selon la thèse de doctorat de l’ethnologue québécoise Monique Genest-Leblanc, Une jolie cinture à flesche, parue en 2003, le plus ancien chevron a été répertorié dans une publication japonaise. Celui-ci datait du 8e siècle! Technique répandue en France, le chevron est plus apparenté à une forme de tressage avec les doigts. Concrètement, quelle est la différence entre le chevron et le fléché? Le dernier donne des pointes de flèches plus courtes, proposant ainsi un certain rythme à la ceinture ce que n’a pas le chevron dont les pointes finissent toujours à la bordure de la ceinture ou de la parure. 

Et techniquement, comment cela s’explique-t-il? C’est là que le savoir-faire de Mme Michelin prend tout son sens. Pour le chevron, la course du fil de la trame — les fils transversaux formant la largeur de la ceinture — se rend jusqu’à la lisière sans jamais être changée. Pour le fléché canadien-français, et c’est ce qui fait sa particularité, il «contient toujours un changement de fil de trame à l’intérieur d’une duite», la duite étant une rangée formée par l’entrecroisement des fils au-dessus et au-dessous de la trame d’une lisière à l’autre. Le tout se fait avec les doigts.

Les ceintures qu’on retrouve dans le commerce sont surtout réalisées au métier. Le temps de production n’est évidemment pas le même. Une compagnie comme Les Textiles Castors de Québec, qui fournit, par exemple, des ceintures fléchées à l’Association canadienne-française de l’Alberta (ACFA) ou au Carnaval de Québec, peut en produire une centaine par jour. Il faut entre 600 et 700 heures pour une ceinture réalisée avec le fléché au doigt… 

Le hookage trouverait ses origines à Terre-Neuve, où des pêcheurs fabriquaient des tapis pour mettre au fond des bateaux et aux fenêtres. Cet artisanat est devenu un passe-temps des femmes de l’Atlantique : de la toile de jute sur un cadre de bois, des bandes de tissus découpées dans de vieux vêtements, des brins de laine récupérée, un crochet et voilà de quoi faire un tapis qui ajoutera un peu de confort à la maison, l’hiver.

La pratique est ancrée dans la mémoire de la plupart des gens de ces quatre provinces. Dans les souvenirs d’enfance, mères, grands-mères et grands-pères hookaient. On confectionnait les tapis crochetés surtout l’hiver pour les utiliser ou les vendre. À Memramcook, même, une agente vendait les tapis des femmes.


Piquée, accrochée!

En 1997, Annie Richard, de Cap-Pelé, découvre un tapis hooké et apprend qu’il est l’œuvre de Gabrielle (Gabi) Savoie Robichaud, de Grand-Barachois. Désireuse d’apprendre à en faire de la maître, elle se rend à l’atelier : «Elle me dit de trouver six ou sept femmes et qu’elle nous donnera un cours.» Il aura fallu quelques jours pour ce faire. Et c’est ainsi que le groupe Les Hookeuses du Bor’de’lo est né. «Nous avons eu notre première exposition à l’atelier de Gabrielle.»

Elle se souvient que lorsqu’elle était âgée de huit ou neuf ans, quelques femmes venaient chez elle pour hooker. «J’aimais les voir travailler ensemble et jaser, se remémore Annie Richard. C’était très spécial pour moi et je coupais les guenilles en morceaux pour elles. Une fois j’ai essayé et j’en ai fait un petit bout.»

Elle avait envie d’apprendre à son tour. «Je voyais que cette belle tradition se perdait et pour moi c’était aussi une bonne manière de recycler.» Les Hookeuses du Bor’de’lo partagent d’ailleurs ces motivations.

Dès qu’elle a poussé son premier brin de fil, elle a senti une chaleur monter en elle, poursuit Annie Richard. Elle sentait que sa mère était avec elle. «Il n’y a pas de mot pour décrire la satisfaction de voir ton premier tapis fini. Et je ne pouvais pas m’arrêter. C’était une vraie thérapie pour moi. C’était la plus belle chose qui pouvait m’arriver et j’en faisais pendant des heures et des heures. J’en ai usé des crochets, dont le vieux crochet de ma mère. C’était plus fort que moi, je voulais toujours en faire.»

Les portes de la science sont grandes ouvertes pendant une semaine au Canada. Du 16 au 22 septembre, écoles, bibliothèques, musées et universités du pays joignent leurs efforts pour nourrir la culture scientifique des Canadiens. Grand moment de sensibilisation, l’évènement repose sur la participation et l’engagement de milliers de férus des sciences d’un océan à l’autre.

L’idée est née en 2014 de la passion d’un jeune Torontois, Jesse Hildebrand, diplômé en écologie. «J’ai toujours eu une fascination pour la science. Quand j’étais petit, j’adorais David Attenborough et Steve Irwin. Je voulais faire en sorte que d’autres Canadiens puissent connaitre le même genre d’expériences.» Et le pari semble plutôt fonctionner avec plus de 850 activités dans 200 villes au pays l’an dernier.

Soirées d’astronomie, démonstrations de chimie, visites de laboratoires… Les centaines d’organismes participants ne manquent pas d’idées. À la bibliothèque publique de Fredericton, une vingtaine d’enfants suivent même un programme d’éducation scientifique en pyjamas. Un autre jour, ils construisent leur propre robot. «Nous avons plein d’activités amusantes, créatives et éducatives pour faire de l’instruction autour de la science», indique Rose Morton, aide-bibliothécaire.

Les activités se font en association avec tout un monde de passionnés : des organismes tels que Labos Créatifs et Science East dont le mandat est d’offrir des programmes gratuits aux plus jeunes, des agences gouvernementales comme Parcs Canada, ou des institutions comme l’Université de Fredericton. «C’est tellement important que les enfants aient la chance d’avoir accès à des activités de ce genre gratuitement, pour avoir les mêmes chances à l’école», relève l’accompagnatrice.

La vitalité des communautés de la francophonie en situation linguistique minoritaire ne fait pas l’ombre d’un doute, lorsqu’on voit la liste des manifestations francophones dans les provinces et territoires du Canada!

La vitalité des communautés de la francophonie en situation linguistique minoritaire ne fait pas l’ombre d’un doute, lorsqu’on voit la liste des manifestations francophones dans les provinces et territoires du Canada. Francopresse vous livre un calendrier des festivals et célébrations qui ont lieu d’un océan aux autres, en milieu francophone minoritaire.

C’est à la NCAA Pace University à Pleasantville, New York, qu’Isabelle Boudreau de Memramcook entreprendra ses études universitaires en Sciences de la santé, en septembre. Grâce à une bourse d’études, elle y pratiquera également son sport préféré : la balle-molle.

Après avoir étudié à l’école Yale Secondary High School, à Abbotsford en Colombie-Britannique, au cours de ses deux dernières années de son secondaire, Isabelle Boudreau se joint à cette prestigieuse université pour poursuivre ses rêves. «Lorsque j’étais en Colombie-Britannique, il y avait plusieurs dépisteurs de collèges américains lors de nos tournois dans plusieurs villes américaines et en Colombie-Britannique. J’espérais poursuivre mes études postsecondaires dans une institution américaine.» Aux États-Unis, précise-t-elle, la Division 1 offre plus de possibilités qu’au Canada, où il n’y a qu’une équipe de la Division 2.

Plus de 90 % des cancers de peau viennent des rayons ultraviolets (UV). Ils peuvent traverser les nuages, le brouillard et la brume, puis réfléchissent considérablement sur la neige et l’eau.

Ce sont 80 000 Canadiens qui sont diagnostiqués d’un cancer de la peau chaque année, révèle l’Association canadienne de dermatologie. Sur ces 80 000, 7200 ont le mélanome, l’un des cancers les plus dangereux, et 1200 en meurent.

La Liberté, Man. Anatasia Kelekis-Cholakis est maintenant doyenne du Collège de médecine dentaire, une faculté de l’Université de Manitoba. C’est la première femme nommée à ce poste. Quels sont ses objectifs ?

Anatasia Kelekis-Cholakis a officiellement pris le poste de doyenne du Collège de médecine dentaire, une faculté de l’Université de Manitoba, le 1er juillet. C’est la première femme nommée à ce poste. Pendant cinq ans, les principales missions de la nouvelle doyenne seront d’assurer la bonne qualité des cours, de faire avancer la recherche et d’impulser de nouvelles idées pour le Collège.