Alex aime bien s’occuper de la serre et il arrose les semences qui poussent bien.
Alex aime bien s’occuper de la serre et il arrose les semences qui poussent bien.

Une première dans les banques alimentaires au pays? Le Vestiaire Saint-Joseph proposera l’accès au marché plutôt qu’à des paniers

Claire Lanteigne
Le Moniteur acadien
Les projets novateurs ne manquent pas pour Le Vestiaire Saint-Joseph. Grâce à une subvention du ministère du Développement social, l’organisme avant-gardiste de Shédiac vient de débuter la construction dans une partie de l’édifice pour y aménager un marché d’alimentation.

«Actuellement, de dire Mark LeBlanc, directeur général du Vestiaire, ce sont les employés de la banque alimentaire qui choisissent et donnent la nourriture aux clients et clientes. 

Avec cette expansion qui devrait être complétée au début aout, la nourriture sera sur les étagères et les clients choisiront ce qu’ils aiment. Ils auront droit au même nombre de produits qu’avant dans chaque section, mais nous sommes convaincus qu’ils ressortiront plus satisfaits du service.»

Le concept a aussi pour objectif de réduire le gaspillage alimentaire. «Ça ne sert à rien de donner du brocoli, si les gens préfèrent des carottes. On va également leur donner des recettes afin qu’ils apprennent à faire de nouveaux plats.» Le directeur général du Vestiaire croit qu’il s’agit d’une première dans les banques alimentaires du pays.

Cette stratégie se double de la mise en activité d’une cuisine éducative, «un programme disponible pour ceux et celles qui souhaitent apprendre la cuisine et la sécurité alimentaire, de poursuivre M. LeBlanc. C’est également une excellente occasion de rencontrer d’autres personnes et de prendre part à un environnement social positif. Les ingrédients et le matériel sont fournis par le Vestiaire et la participation est gratuite! C’est un programme très apprécié par les gens et il reprendra à l’automne, car on fait relâche pour l’été. Mais la banque de nourriture est ouverte à l’année longue [sic].»

Devraient s’ajouter d’autres services, comme la visite d’un optométriste. «Il y a des besoins à combler et nous voulons y répondre dans la mesure du possible.»

Centre d’apprentissage

Un autre ajout important au Vestiaire Saint-Joseph est le Centre d’apprentissage qui compte trois classes. Le gouvernement du Nouveau-Brunswick y offre des cours dans différents domaines essentiels pour le travail, tel que l’aide pour postuler un emploi, la préparation d’un résumé, des classes d’ordinateurs, les tests d’évaluation en éducation générale (GED), etc. «Si les programmes sont offerts gratuitement, on ne facture pas le cout des installations», de dire Mark LeBlanc.

Les affaires vont également bien au Centre d’aubaines avec plus d’espace et plus de vêtements et autres objets à vendre. «Les commentaires sont très positifs. Nous sommes plus visibles dans notre nouveau magasin et les gens continuent à faire des dons.»

Mais pour le directeur général, l’équipe qui l’entoure est incroyable et rend tous ces projets possibles. «Je suis fier de regarder l’histoire du Vestiaire Saint-Joseph qu’une communauté a réussi ensemble. Nous avons maintenant une serre et la première récolte sera à la fin du mois. Nous en débuterons une autre et cette première année nous permettra de voir ce qui pousse bien ou non.

«Quand je regarde aussi en arrière, je me souviens du temps passé à Calgary ou j’ai eu besoin d’une banque alimentaire. C’est tout un changement pour moi et quand j’avais faim, je me disais qu’un jour je donnerais en retour. Je ne peux pas être plus heureux qu’ici», d’ajouter celui qui pratique la langue de Molière qu’il espère maitriser prochainement.