Un cowboy sans Stampede

Le verdict est tombé le 23 avril à 15 h 27. Le fil Twitter du Calgary Stampede déchante et annonce l’annulation du plus gros rodéo au monde. Une conséquence de la pandémie, un coup dur pour les passionnés. Le cowboy québécois du circuit international et albertain d’adoption, Pascal Isabelle, accepte cette décision avec philosophie.

À l’annonce de cette annulation, Pascal Isabelle n’est pas vraiment surpris. «Ce n’est pas le fun, c’est certain, mais pour nous, les cowboys, les compétitions se sont arrêtées bien avant cette année. C’était lors de l’évènement de Houston, Texas, au mois de mars.»

Sa spécialité est le bareback riding, ou l’art de rester en équilibre, à cru sur un cheval révolté, une main coincée dans une petite poignée de cuir, l’autre dessinant dans les airs pendant huit longues secondes. Une des épreuves les plus populaires, selon les nombreux spécialistes de l’Ouest, mais surtout la plus physique. Alors quand le circuit mondial offre un peu de répit à ce cowboy québécois, il le prend.

«Je ne suis pas vraiment fâché de ce qui se passe. Oui, c’est très plate, mais c’est aussi du temps pour moi, ma famille, ma blonde. Un temps précieux que l’on ne prend jamais lorsqu’on parcourt le circuit huit mois par année», admet-il.

Si l’aspect sportif est essentiel, il fait fi des pertes financières. «Je n’ai pas d’autre choix que de faire abstraction des montants que j’aurais pu hypothétiquement gagner. Je dois rester positif et me concentrer sur la prochaine compétition!»

Il profite donc de cette pause pour se ressourcer physiquement et mentalement. Un retour vers les éléments fondamentaux et son développement personnel.

Pascal Isabelle en plein entraînement. 

Un quotidien entre salle de gym, lectures et méditation

Il ne veut pas s’apitoyer sur son sort et préfère tirer profit de ces moments particuliers. «Notre sport est très exigeant, j’en profite pour guérir toutes ces petites blessures qui trainaient depuis de longs mois.»

Conscient que ses adversaires, souvent américains, s’entrainent eux aussi dans des conditions particulières, il est optimiste pour la suite. «Le circuit va reprendre prochainement, il faudra être le meilleur physiquement et mentalement!»

Il nourrit ainsi son quotidien d’exercices physiques effectués dans son bureau, comme il dit. Un bureau qui lui semble de temps en temps un peu morose. «Bien sûr, ce n’est pas facile tous les jours, alors j’ai tapissé les murs de photos, de messages d’encouragement, des citations, ça m’aide à ne rien lâcher!»

Il profite aussi de ces semaines pour travailler sur lui-même et mieux comprendre et entrainer ses capacités psychiques. Ainsi, il effectue de longues séances «de méditation, de visualisation, tout en empruntant aux apnéistes ces techniques de respiration essentielles à l’apport d’oxygène dans le corps». Le but : «sortir plus fort!».

Annulation du Stampede de Calgary 2020. 

Même les athlètes ont besoin d’air

En attendant, cette fin de semaine, il a eu besoin de se ressourcer et de retrouver les chevaux pour un temps. «Rester enfermé, ça a ces limites! J’avais besoin de me reconnecter avec l’animal. C’est un moment intense qu’on ne doit pas ignorer», affirme-t-il. Ainsi, pour quelques heures, il est allé réunir un troupeau dans un ranch voisin accompagné de sa blonde et de son frère.

Impatient tout de même de retrouver la compétition très vite, il suppose qu’il rejoindra le circuit international aux États-Unis dès le mois de juillet. En effet, la rumeur court que les rodéos vont très vite reprendre de l’autre côté de la frontière. «Je dois être prêt, ce sont des rodéos tous les jours, pas le temps de s’ennuyer», indique-t-il. Finalement, il n’oublie pas ses admirateurs et leur donne rendez-vous pour le Stampede en 2021!

Sports

INITIATIVE DE JOURNALISME LOCAL (Atlantique) – C’est la nouvelle qu’attendaient avec impatience tous les amateurs de soccer à l’Île-du-Prince-Édouard : Charlottetown accueillera la saison 2020 de la Première ligue canadienne de soccer à compter du 13 aout prochain. Une aubaine pour la capitale, qui s’attend à bénéficier de retombées, que ce soit en dollars ou en renommée.
Sports

Plusieurs nouveaux sports ou activités qui ont vu le jour au fil des ans ont su attirer l’attention d’un petit groupe de gens dès le départ pour ensuite prendre de l’ampleur partout dans le monde. Le disque golf est l’une de ces activités qui se pratique de plus en plus dans la région, les adeptes ayant accès à de beaux terrains à Dieppe, Hillsborough et Sackville.
Nord ontarien

Un golfeur de Lively, Marc Benoît, a conçu et fabriqué un appareil permettant de jouer au golf sans devoir toucher le fanion – un élément qui facilitera le retour à ce sport en temps de distanciation physique. Cette invention, qu’il a nommée le Hole Out, est maintenant installée sur plusieurs terrains de golf à Sudbury, Timmins et Smooth Rock Falls et génère beaucoup d’intérêt, même du côté des États-Unis.
Tricking

Les gens sont souvent émerveillés par les acrobaties et les différents mouvements du corps en gymnastique et dans diverses autres disciplines. Il est étonnant de voir des jeunes s’élancer à faire des sauts par en arrière et à exécuter des coups de pied de toutes sortes sur du gazon sans se blesser. Bienvenue au tricking.
Journalisme

LE VOYAGEUR (Sudbury) – Si le travail des journalistes n’a pas tellement changé pendant la pandémie — les sujets possibles se sont plutôt agglutinés autour d’un point commun — on ne peut pas en dire autant des journalistes sportifs. Alors qu’ils couvrent habituellement des évènements très précis, la disparition de ces derniers les forces à faire preuve d’innovation et de créativité pour repérer des sujets.