En 2019, le <em>Ladies Team Classic</em> s’est déroulé sur le parcours du Canmore Golf.
En 2019, le <em>Ladies Team Classic</em> s’est déroulé sur le parcours du Canmore Golf.

Le golf albertain poursuit son ouverture

Maxime Mainieri
Le Franco
LE FRANCO (Alberta) – En 2021, le golf continue de séduire de nouveaux publics. En tête de liste, les femmes sont de plus en plus nombreuses à arpenter les verts. Paradis des golfeurs, l’Alberta n’échappe pas à la règle, pour le plaisir de ses amateurs.

Comme chaque année entre avril et octobre, l’Alberta voit ses quelque 350 parcours de golf s’ouvrir aux passionnés et néophytes de la discipline. Ces derniers sont de plus en plus nombreux à s’intéresser à ce sport qui tend à se défaire de l’étiquette élitiste et réservée à la gent masculine qui lui a longtemps collé à la peau.

Paradoxalement, le golf a aussi profité du contexte imposé par la pandémie actuelle. «C’est un sport fait pour le COVID-19», ironise Phil Berube. Le directeur général de la fédération de golf de l’Alberta (Alberta Golf) explique :


« Durant le confinement, les terrains de golf sont restés ouverts, car ils peuvent respecter les distanciations sociales et ils ont fait face à une forte demande des personnes qui ont eu plus de temps devant eux! »
Phil Berube, directeur général d'Alberta Golf

Il faut savoir qu’une partie de golf dure généralement deux heures pour un parcours en neuf trous et quatre heures pour un 18 trous.

Au-delà de ce phénomène ponctuel, la fédération albertaine a, depuis une dizaine d’années, entamé une stratégie d’ouverture à un public plus large. Une démocratisation qui vise aussi bien les différentes communautés, les jeunes ou encore les femmes.

«Pour cela, nous organisons différents évènements, par exemple, entre 2016 et 2020, nous avons mis en place le programme She Swings She Scores en introduisant le golf auprès des jeunes filles qui jouent au hockey ou à la crosse», rappelle Phil Berube. Une opération qui, en quatre ans, a permis d’initier 5000 Albertaines à la discipline.

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Sociabilité et stratégie

À Calgary, Julie Fafard, 51 ans, a découvert le golf en 2013. Depuis l’année dernière, elle se retrouve chaque semaine avec trois autres amies sur le parcours de Cochrane.

«Au départ, j’étais invitée à des tournois dans le cadre de mon travail et le côté sociable que j’ai tout de suite perçu m’a donné envie d’essayer ce sport», introduit celle dont les fonctions sont liées au développement touristique de la province.

Julie Fafard se retrouve entre amies chaque semaine pour jouer au golf.

Par la suite, elle a été séduite par «l’aspect stratégique et les règles à respecter pour savoir comment se comporter sur le terrain». Au point d’avoir déjà testé une vingtaine de parcours à travers la province.

«Avec mes partenaires, nous avons l’ambition d’aller un jour à celui de Palm Springs, aux États-Unis». Elles devaient aussi prendre part à Elle Golf. Cette ligue féminine regroupant les villes de Calgary et Edmonton comptait 300 inscrites, avant que le COVID-19 ne vienne gâcher la fête. «Ce n’est que partie remise», assure la passionnée.

Aux personnes intéressées par l’aventure golf, Julie Fafard donne trois conseils pour débuter : «Acheter du matériel de seconde main que l’on peut trouver à bas prix, s’inscrire à des cours avec un professionnel pour avoir la bonne posture et la bonne technique en trois à cinq leçons, puis jouer à plusieurs avec l’idée de transfert d’apprentissage». Elle assure également n’avoir jamais ressenti la moindre discrimination envers la condition féminine.