Xavier B. Gould livre ses poèmes avec passion et enthousiasme.

Sommet des femmes du Congrès mondial acadien : Les réalités multiples du féminisme en Acadie

La Voix acadienne, IPÉ. Le 6e Sommet des femmes a été lancé par une discussion sur la validité du terme «féminisme» et l’inclusion de la diversité dans l’Acadie d’aujourd’hui.

Lors du 6e Sommet des femmes, des personnalités aux cheminements disparates ont questionné la validité du terme «féminisme» et discuté de la diversité dans l’Acadie d’aujourd’hui. L’événement organisé par le Regroupement féministe du Nouveau-Brunswick et Actions Femmes Île-du-Prince-Édouard se déroulait les 11 et 12 août dans le cadre du Congrès mondial acadien l’Île.

Quelque 150 personnes étaient inscrites au sommet intitulé L’Acadie (RE)pensée : le féminisme et l’égalité des genres en Acadie. «On est heureux que des gens se soient déplacés depuis la Louisiane, Terre-Neuve et le Québec, puisqu’on ne voulait pas que ce soit uniquement centré sur la réalité du Nouveau-Brunswick», a affirmé la directrice générale du Regroupement féministe du Nouveau-Brunswick (RFNB), Nelly Dennene.

La première activité au programme exposait quatre panélistes qui n’ont presque rien en commun, sauf la francophonie : Karolyn Aucoin, Sébastien Lord-Émard, Cyrilda Poirier et Lucie Aounetse. 

Karolyn Aucoin se définit comme une bisexuelle bilingue. Celle qui dit avoir grandi sur Internet travaille dans un village en Nouvelle-Écosse où elle s’implique pour s’assurer que tous les gens sont représentés en tout temps. Elle croit que le féminisme ne devrait pas se définir par un mot, mais plutôt par des actions. 

Bien que Sébastien Lord-Émard soit Québécois, il travaille pour Bouton d’or Acadie à Moncton. Il est donc éveillé aux minorités francophones des provinces atlantiques. Il se considère comme un allié de la cause féministe. «Je suis toujours impressionnée par les femmes leaders qui font peur» a-t-il lancé en décrivant les femmes qui se battent et arrivent à se tailler une place. 

Cyrilda Poirier a travaillé pour de nombreux organismes comme la Fédération culturelle canadienne-française, le Réseau national éducation femmes, la Société Santé en français, la Fédération des communautés francophones et Acadienne du Canada et la Société nationale de l’Acadie. 


Lire l’article dans son intégralité sur le site de La Voix acadienne

Immigration

FRANCOPRESSE — La plupart des établissements d’enseignement postsecondaires du pays sont engagés dans le recrutement d’étudiants internationaux. Au Collège Boréal, en Ontario, on s’active sur ce front depuis environ 5 ans. «On voyait qu’il y avait un intérêt et que les demandes rentraient sans beaucoup d’efforts et qu’il y avait un potentiel intéressant», explique Mélanie Doyon, gestionnaire, liaison internationale.

L’objectif du Collège, qui compte plusieurs campus dans la province, est d’atteindre 20 % d’étudiants internationaux d’ici quelques années. Selon Mélanie Doyon, en plus de constituer une richesse en ajoutant une diversité dans les salles de classe, ces étudiants de l’extérieur peuvent contribuer à résoudre les problèmes de main-d’œuvre. «C’est notre rôle de former une main-d’œuvre qualifiée. Dans le nord de l’Ontario, il y a une pénurie de main-d’œuvre, alors on va chercher des gens qui sont prêts à se déplacer au Canada et peut-être éventuellement s’y établir pour y travailler.»

Au Nouveau-Brunswick, les progrès sont surprenants. L’Université de Moncton compte maintenant 20 % de son corps étudiant — soit 822 — qui vient de l’étranger. Dans le réseau des collèges communautaires francophones de la province (CCNB), la progression est fulgurante : 75 pour cent d’augmentation entre 2017 et 2018, suivi d’une autre hausse de 60 % lors de la rentrée 2019. Les collèges de langue française comptent maintenant 644 étudiants internationaux, soit 30 % de tous les effectifs.

Qu’est-ce qui explique cette poussée? De un, la bonne réputation des programmes postsecondaires au Canada et les efforts des institutions sur le terrain. Juan Manuel Toro Lara, coordonnateur des services aux étudiants internationaux pour le CCNB : «Comme les autres établissements postsecondaires, on participe à des salons de l’éducation qui sont organisés dans les pays de la Francophonie. Aussi, on a une personne qui s’occupe de maintenir les candidats intéressés. On fait le suivi auprès de la personne qui a manifesté son intérêt, jusqu’au moment où la personne arrive ici.»

Histoire des Noirs

INITIATIVE DE JOURNALISME LOCAL — APF (Atlantique) — À l’occasion du Mois de l’histoire des Noirs au Canada, la Black Cultural Society de l’Île-du-Prince-Édouard a organisé, le 6 février à l’Université de l’Î.-P.-É. (UPEI), un débat sur la création d’un syndicat des étudiants noirs. Une occasion pour la nouvelle génération de partager son expérience et de repenser l’histoire noire à l’Ile.

Keyshawn Bonamy se souvient parfaitement de ses débuts à UPEI en janvier 2016. Le moment où l’étudiant international, confronté au regard de l’autre, est «devenu noir». «J’étais le seul de ma classe, isolé, stressé, j’ai pris conscience que j’étais différent», raconte le jeune homme qui n’arrêtait pas de se demander : «Est-ce que j’ai fait le bon choix?». Car d’où il vient, aux Bahamas, «tout le monde a la même couleur de peau alors on ne me percevait pas comme noir». 

Conséquences : l’étudiant a ressenti le besoin de s’engager et de prouver qu’il était le meilleur. Il s’est impliqué activement dans des organisations étudiantes. Société caribéenne, syndicat des étudiants de UPEI, il a voulu briser le voile de couleur entre communautés.

Celui qui est aujourd’hui employé du Bureau des étudiants internationaux de l’université rappelle la force des préjugés raciaux et l’urgence d’en sortir. «On n’est pas tous rapeurs ou Beyoncé, lance-t-il avec humour. Notre identité est plurielle, notre diversité bien plus profonde.»

Histoire des Noirs

FRANCOPRESSE – Qu’ont en commun une patinoire et un champ de bataille? Pas grand-chose. Sauf que les deux endroits ont su être une source d’émancipation il y a 100 ans ou plus pour la communauté afro-canadienne.

Si Willie O’Ree fut le premier joueur noir à évoluer dans la LNH en 1958 pour les Bruins de Boston, l’athlète natif de Fredericton, au Nouveau-Brunswick, fut précédé sur la glace bien longtemps avant lui par des compatriotes de la Nouvelle-Écosse.

Puisque l’un des objectifs du Mois de l’histoire des Noirs est de mettre en lumière les faits d’armes de nos concitoyens noirs, Postes Canada a eu l’idée de dévoiler un timbre célébrant le Colored Hockey Championship et les équipes de hockey sur glace uniquement composées de joueurs noirs, qui se sont disputé le titre dans les Maritimes entre 1895 et le début des années 1930.

Les premières traces d’équipes de hockey uniquement composées de joueurs noirs dans la région de Halifax remontent à mars 1895, alors qu’un match a opposé une équipe de Dartmouth et une de Halifax. Peu de temps après, six autres équipes se sont formées, en Nouvelle-Écosse et une à l’Île-du-Prince-Édouard.

Elia Anoia, gestionnaire à l’élaboration du programme de timbre-poste, raconte qu’il a fallu deux ans à la société canadienne des postes pour faire des recherches sur le sujet. L’historien George Fosty et le président du Black Cultural Centre for Nova Scotia, Craig Smith, ont été mis à contribution lors des recherches. Selon Mme Anoia, «beaucoup de Canadiens ne sont pas au courant de cette histoire.» Tout comme il y avait du hockey organisé dans les paroisses des communautés francophones, ce sont les dirigeants de l’Église baptiste qui organisaient les rencontres afin d’attirer plus de jeunes hommes au sein de leur église.

Justice

LA VOIX ACADIENNE (Ile-du-Prince-Édouard) – Selon le rapport 2019 de l’Observatoire canadien du fémicide pour la justice et la responsabilisation, 136 femmes et filles ont été tuées lors d’agressions violentes au Canada en 2019. Sur ces 136 femmes et filles, 100 ont été tuées par des accusés masculins. Ces accusés masculins étaient des conjoints actuels ou anciens dans une proportion de 59 %, des amis et connaissances dans 9 % des cas.

Dans 26 % des cas, il s’agissait de fémicides familiaux et dans 6 % des cas seulement, les hommes accusés étaient des étrangers.

L’observatoire va plus loin dans l’analyse des statistiques. Les partenaires intimes ayant tué leur partenaire étaient, dans 70 % des cas, mariés ou conjoints de fait. Les autres étaient des fréquentations ou des relations intimes non spécifiées.

Histoire des Noirs

INITIATIVE DE JOURNALISME LOCAL —APF (Atlantique) — Les Canadiens d’origine africaine sont présents depuis très longtemps au Nouveau-Brunswick et sont actifs dans la communauté francophone de Saint-Jean. Bref rappel de l’histoire méconnue des Noirs loyalistes de la province.


En juin prochain, l’organisation New Brunswick Black History Society célèbrera ses 10 ans d’existence. Affiliée à l’organisme communautaire PRUDE Inc. (Pride of Race, Unity and Dignity through Education), celle-ci retrace et documente des siècles d’histoire peu connue du grand public.

Pour Ralph Thomas, coordinateur de projets chez New Brunswick Black History Society et président de PRUDE Inc., l’expérience qu’il a vécue au conseil d’administration du village historique de King’s Landing a rallumé sa flamme de retracer l’histoire des Noirs loyalistes en Atlantique : «Il n’y avait rien sur l’histoire des Noirs. Nous savions que la famille Gordon, dont la maison était située à Fredericton, était d’origine afro-américaine et qu’il y avait un certain intérêt de la mettre en valeur […]. Celle exposée à King’s Landing est identique parce que nous avions à notre disposition les plans de construction de l’originale.»

Santé

FRANCOPRESSE – Les messages apparaissent accompagnés d’émojis souriants à l’écran : «C’est comme une tarte citron pistache, un régal!» ou bien encore : «Chaque saveur que je goute est encore meilleure!» Dans les messages postés sur Instagram, les publications flatteuses sur le vapotage se comptent par milliers. Premières cibles : les adolescents.

«Un gadget permettant d’absorber de la nicotine.» Il n’existe pas 10 000 façons de définir la cigarette électronique, explique l’urgentologue et toxicologue Martin Laliberté. «Ce n’est ni plus ni moins qu’une version du tabac moderne», confie le professeur adjoint au Centre universitaire de Santé Mc Gill. Avec «les mêmes risques de dépendance à la nicotine». Et plus elle est consommée tôt dans la vie de l’individu, plus le risque de dépendance est accru, et par conséquence, les risques de cancers et de maladies cardiovasculaires aussi.

Entreprise

AGRICOM (Ontario) – Votre ferme ou votre entreprise a-t-elle établi un plan d’urgence? Pensez-vous être prêt à toute éventualité? Le 15 janvier, Tom Baker, le gestionnaire des incidents au sein du Feather Board Command Centre est venu partager quelques conseils lors de la Conférence sur la volaille de l’est de l’Ontario, conseils qui s’appliquent très bien à toutes sortes de situations.

Différentes situations d’urgence peuvent survenir en un clin d’œil : un accident de transport sur la route, un feu, une intrusion par des activistes, une brèche de données informatiques, une maladie affectant les cultures de la ferme ou les animaux ou encore des désastres météorologiques comme une inondation, une vague de chaleur extrême ou une tornade. L’hiver apporte même son lot de situations urgentes avec des quantités importantes de neige, des effondrements possibles ou des difficultés d’approvisionnement, etc.

Histoire des Noirs

FRANCOPRESSE – À l’occasion du Mois de l’histoire des Noirs, le thème du hockey s’impose : une pièce commémorative et un timbre soulignent l’apport de Willie O’Ree et du Colored Hockey Championship à l’avancement des communautés afro-américaines et au monde du hockey nord-américain.

En janvier, Postes Canada dévoilait un timbre-poste qui rappelle le Colored Hockey Championship, championnat disputé en Atlantique par des équipes de hockey composées exclusivement de joueurs noirs. Ainsi, la société profite du Mois de l’histoire des Noirs pour mettre à l’avant-scène une époque qu’elle estime peu connue de l’histoire du hockey.

Nord canadien

AURORE BORÉALE (Yukon) – Les écoles du Yukon sont restées ouvertes malgré la période de froid extrême qui a touché Whitehorse ainsi que l’ensemble du territoire.

Ces températures, les plus froides enregistrées depuis 2008, ne sont toutefois pas une raison valide de fermer les écoles, selon le ministère de l’Éducation. Seules les conditions qualifiées de vraiment extrêmes peuvent nécessiter la fermeture d’une école. Par exemple, un incident mécanique, ou un évènement pouvant mettre en danger le personnel et les élèves seraient des raisons valables.

Ontario

INITIATIVE DE JOURNALISME LOCAL – APF (Ontario) – En septembre 2019, l’Assemblée de la francophonie de l’Ontario (AFO) et la Fédération des aînés et retraités francophones de l’Ontario (FARFO) ont publié leur Livre blanc sur le vieillissement des francophones en Ontario. On y peint le portrait d’une population proportionnellement plus âgée que la moyenne provinciale, légèrement moins éduquée et significativement moins à l’aise financièrement que sa contrepartie anglophone.

À cela s’ajoute un manque flagrant de données concernant des segments plus vulnérables comme les nouveaux arrivants, les aînés LGBTQ et ceux vivant des défis socio-économiques. Face à cette situation, la FARFO a entrepris des démarches qui lui permettraient de jouer un rôle accru de leadership. Le directeur général de la FARFO, Gilles Fontaine, explique que des pourparlers sont en cours pour obtenir un financement récurrent.

Justice

L’EXPRESS (Ontario) – Pour la première fois depuis son lancement en 2012, le site pancanadien d’information juridique CliquezJustice.ca a dépassé les 100 000 visites mensuelles au mois de novembre 2019.

CliquezJustice.ca s’affiche comme une référence incontournable pour aider les francophones du Canada à comprendre leurs droits et obligations afin de mieux gérer les situations juridiques du quotidien.

Affaires autochtones

Initiative de journalisme local – APF (Ontario) – Francophones et Autochtones ont parfois été alliés au Canada. Y compris en Ontario. Champlain l’avait compris, lui qui s’était aventuré au-delà de la rivière des Outaouais. Les liens tissés entre les deux groupes furent importants. Le métissage souvent bénéfique. Pourtant, il y eut une cassure. Avec les pensionnats.

Le professeur adjoint à la Faculté des arts de l’Université d’Ottawa en Études canadiennes et autochtones Pierrot Ross-Tremblay, lui-même Innu, vient de passer quelques années à l’Université Laurentienne à titre de directeur du département de sociologie.

Spécialiste de l’amnésie culturelle, il constate qu’on écrit peu «sur l’histoire du Nord, sur les difficiles relations entre Premiers Peuples et francophones, sur le rôle des francophones et des prêtres québécois dans les écoles résidentielles.»

Les francophones ont-ils vraiment joué un rôle dans l’acculturation des Autochtones? Marie-Pierre Bousquet, directrice du programme en études autochtones au Département d’anthropologie de l’Université de Montréal répond sans ambages par l’affirmative.

«On ne peut pas réellement faire de différence entre les anglophones et les francophones en matière d’acculturation des Autochtones.» D’après la professeure, mis à part de «rares progressistes, dont certains religieux», c’était clair pour tout le monde que les «Indiens» devaient être acculturés.

Immigration

Initiative de journalisme local – APF (Saskatchewan) – Le Réseau en immigration francophone de la Saskatchewan s’est réuni le 14 janvier à Regina pour faire le point. D’ici quelques mois, en s’appuyant sur le témoignage des organismes d’accueil et des nouveaux arrivants eux-mêmes, un rapport sera produit pour dresser le portrait de l’immigration des francophones dans la province de cette dernière décennie.

Le Réseau (RIF-SK) s’est rencontré pour la dernière fois du cycle 2017-2020. «Il y avait une certaine dose d’émotion parmi les participants, note Marie Galophe, coordinatrice du RIF. Dieu sait qu’on vient de loin. Le réseau est passé à travers des crises pour se trouver. On passe à un autre niveau de maturité et de réflexion.»

La rencontre a permis de faire le point sur le plan opérationnel du RIF via une autoévaluation des membres. Une vingtaine de personnes ont répondu à l’appel, en personne ou en ligne, représentant la majorité du réseau. «C’était vraiment intéressant de voir les organismes faire une autocritique de leurs propres actions, se réjouit Marie Galophe. Cette approche basée sur les résultats est en ligne avec les recommandations d’Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada (IRCC). Le réseau se professionnalise au fur et à mesure.»

Nord canadien

AURORE BORÉALE (Yukon) – Une exposition de photographies d’archives retraçant l’histoire des revendications territoriales des chefs des Premières Nations du Yukon est présentée jusqu’au 31 janvier 2020 au Centre culturel des Kwanlin Dün.

Le Conseil des Premières Nations du Yukon présente pour la première fois une exposition de photographies retraçant l’histoire des nations autochtones du territoire depuis la fin du XIXe siècle à aujourd’hui. L’exposition nommée Together today for our children tomorrow: a photo journey se base sur le document précurseur qu’une délégation de chefs des Premières Nations du territoire, d’avocats et de membres clés des communautés a présenté le 14 février 1973 à Pierre Elliott Trudeau, premier ministre du Canada, afin d’amorcer des négociations territoriales basées sur leur propre conception de la terre et de la relation primordiale qui les lie à elle.

LA VOIX ACADIENNE (Ile-du-Prince-Édouard) – Le gouvernement libéral de Justin Trudeau a annoncé la création d’un nouveau programme d’immigration. Municipalités et chambres de commerce pourront choisir les immigrants. Une annonce bien accueillie à l’Île-du-Prince-Édouard, confrontée à une pénurie de main-d’œuvre.

Début janvier, le ministre fédéral de l’Immigration Marco Mendicino a annoncé la création d’un nouveau programme d’immigration. Ottawa veut permettre aux municipalités, aux chambres de commerce et aux associations locales de parrainer directement des immigrants permanents.

Atlantique

ACADIE NOUVELLE (Nouveau-Brunswick) – Les données du récent rapport de la coalition Campagne 2000 sur la pauvreté infantile ne surprennent guère les intervenants qui ont confié leurs impressions à l’Acadie Nouvelle au sujet du phénomène.

Malgré des progrès notables enregistrés au cours des dernières années, la pauvreté chez les enfants continue d’être présente chez de nombreuses familles au Nouveau-Brunswick.

L’EXPRESS (Grand Toronto) – Les médias sociaux isolent les gens dans des silos où circulent les mêmes informations souvent fausses ou trop partielles. Cela produit des résultats électoraux inquiétants et des gouvernements dysfonctionnels.

Pour redynamiser notre démocratie, il faut que le plus grand nombre de citoyens soient abonnés à une plateforme «sociétale», pas «sociale», qui fournit l’information «dont on a besoin», pas nécessairement celle qu’on demande et redemande…

Et qui décidera de ce dont on a besoin? C’est le Franco-Torontois Murray Simser et son l’application pour téléphone Citizn.

Ce diplômé de l’Université d’Ottawa, qui a milité au Parti libéral du Canada, a fait carrière dans les nouvelles technologies en Californie.

Santé

Fruit de la collaboration entre l’Institut du Savoir Montfort (ISM), le Département de médecine familiale (DMF) de l’Université d’Ottawa ainsi que la Fondation Montfort, une chaire de recherche de langue française sur la santé familiale voit le jour à Ottawa.

Si l’objectif général de la nouvelle chaire est d’améliorer les soins de santé primaires pour tous les Canadiens, elle ciblera particulièrement les communautés francophones en situation minoritaire.

Journalisme local

Chevez Ezaneh est un jeune entrepreneur autochtone basé à Saskatoon, dont le français est la langue maternelle et le déné la langue paternelle. Cet ancien étudiant de l’École canadienne-française a inventé et récemment mis en marché le premier clavier en langue crie, une des nombreuses langues autochtones en voie de disparition. Entretien avec un inventeur au secours du patrimoine linguistique.

IJL : Comment t’est venue l’idée de créer le premier clavier de caractère syllabique cri? 

Chevez Ezaneh : Il y a deux ans, je réalisais un contrat consistant à numériser des livres et matériels éducatifs dans une variété de langues autochtones, dont le cri et le déné. L’un des aspects les plus chronophages de ce travail consistait à passer de la transcription manuscrite à la transcription électronique. J’ai effectué des recherches en espérant, en vain, trouver ce genre de clavier, mais il n’en existait tout simplement pas. C’est à ce moment que je me suis résolu à construire mon propre clavier.

Lors du colloque «Les médias francophones sous toutes leurs coutures» tenu à l’Université Sainte-Anne en Nouvelle-Écosse en octobre dernier, le professeur Michael Poplyansky et l’assistant de recherche Fredrick Etommy, tous deux à l’Université de Regina, ont présenté «Une vitrine sur les longues années 1970 : la première décennie de L’Eau vive».

Les deux chercheurs ont exposé la genèse du journal de langue française de la Saskatchewan L’Eau vive, né en 1971. Ils ont notamment présenté son rôle dans les débats sociopolitiques qui marquaient la province au début des années 1970 et ont offert quelques réflexions sur l’importance des médias comme source archivistique.

Immigration

Si l’augmentation des nouveaux arrivants au pays ces dernières années, accentuée par l’arrivée de réfugiés, posent toujours un défi afin de bien les accueillir, ceux-ci font face à de nombreux obstacles pour se refaire une vie normale avec les services de base.

Au Nouveau-Brunswick, plusieurs efforts sont faits pour faciliter l’arrivée et l’intégration des nouveaux arrivants dans une province qui fait face à des défis démographiques majeurs. En fait, la province et la plus vieillissante au Canada.

Le Nouveau-Brunswick a donc grand besoin de nouveaux résidents, mais il reste encore plusieurs lacunes pour faciliter leur intégration.

L’accès au logement et aux soins de santé vient rapidement à l’esprit. Cependant, les participants à une table ronde sur la question tenue récemment à l’Université de Moncton ont soulevé un aspect plus méconnu : les soins en santé mentale.

Selon Reem Fayyad, analyste de recherche et politiques au Conseil de la santé du Nouveau-Brunswick, cela touche particulièrement ceux qui ont vécu un traumatisme. «Ce sont des gens qui ont dû quitter leur pays et déménager dans une nouvelle communauté, parfois par décision, parfois pour des raisons économiques ou sécuritaires.»

Lors d’un sondage mené par le Conseil auprès des nouveaux arrivants, un immigrant ou réfugié sur cinq a dit, au cours de la dernière année, avoir senti le besoin de consulter un professionnel en santé mentale ou émotionnelle.

Or, l’attente pour consulter un professionnel de la santé mentale peut être très longue. À Moncton, la liste d’attente pour un rendez-vous chez un psychiatre, par exemple, est de deux ans. Et cette liste compte près de 600 personnes.

Pour les nouveaux arrivants, à cela s’ajoute le problème de la langue. Certains, surtout les réfugiés, ne parlent ni l’anglais, ni le français, et si oui, pas à un niveau où la communication est adéquate pour une bonne compréhension. Dans certaines langues, les interprètes sont rares. Il faut faire appel à des services par ligne téléphonique. Parfois, on demande à un membre de la famille, comme un enfant du patient qui a appris l’une des deux langues en fréquentant l’école, ce qui peut donner lieu à des situations embarrassantes.

Atlantique

Dre Élaine Deschênes, l’âme dirigeante du Centre de pédiatrie sociale Sud-Est a tracé avec émotion les grandes lignes des cinq années de travail qui ont mené à l’ouverture de ce centre où le droit, la médecine et les sciences sociales. Sont au service du développement de l’enfant Le CPSSE est le premier de ce genre à ouvrir ses portes au Nouveau-Brunswick.

L’assemblée générale annuelle de la Fondation du Centre de pédiatrie sociale Sud-Est (CPSSE) a réuni près d’une centaine de personnes intéressées par le mouvement de pédiatrie sociale, la semaine dernière à Dieppe.

Le CPSSE est un organisme de bienfaisance qui a pour but de repérer, réduire et éliminer les stress toxiques qui nuisent au développement de l’enfant. Le Centre offre un endroit commun de rencontre aux gens significatifs à l’enfant (tel que les parents, les grands-parents, la garderie, l’école, les psychologues, les gens de la communauté, etc.) et chacun se penche sur la situation.

En collaboration avec le médecin et la travailleuse sociale du Centre, tous élaborent un plan d’action dans le respect de la famille et des droits de l’enfant. L’objectif des gens réunis est l’intérêt supérieur de l’enfant. Ce tissu social serré devient une sécurité pour le jeune et la famille.

Le CPSSE se veut aussi le Centre Mère responsable du transfert des connaissances aux autres communautés en province qui désirent ouvrir un centre. Fervent défenseur des droits de l’enfant, il maximise les opportunités d’éducation concernant la Convention internationale des droits de l’enfant. Le modèle mixte de financement du Centre provient de la communauté, du secteur privé et du secteur public. Leur inspiration repose sur le travail acharné du Dr Gilles Julien qui a implanté ce mouvement au Québec il y a plus de 25 ans.

Le mois de décembre 1758 marque l’épisode le plus meurtrier de l’histoire de l’Acadie. En trois jours, près de 850 Acadiens déportés sont morts en mer quand les navires britanniques où ils étaient prisonniers ont fait naufrage. Le jour du Souvenir acadien commémore chaque année, le 13 décembre, cet épisode tragique et les épreuves vécues par le peuple acadien durant le Grand Dérangement.

En 1758, Noël Doiron habitait la paroisse de Pointe-Prime à l’ile Saint-Jean, aujourd’hui l’Île-du-Prince-Édouard. Ce vieil homme et toute sa descendance qui comptait environ 120 personnes avaient fui la Nouvelle-Écosse quelques années auparavant, en abandonnant leurs terres pour échapper à leur déportation forcée par les soldats britanniques. À l’automne 1758, tous les Acadiens et Acadiennes de Pointe-Prime furent emprisonnés, puis embarqués de force à bord du navire Duke William.

Noël Doiron, ses enfants, ses petits-enfants et ses arrière-petits-enfants, ainsi que les quelque 240 passagers acadiens à bord ont tous péri en mer lorsque le Duke William a fait naufrage le 13 décembre 1758 au large des côtes de l’Angleterre.

Voilà pourquoi l’Acadie souligne chaque année le jour du Souvenir acadien le 13 décembre. Entre 1755 et 1762, pas moins de 11 400 Acadiens ont été arrachés de leurs terres et déportés un peu partout en Amérique et en Europe, victimes du conflit entre la France et l’Angleterre lors de la guerre de Sept Ans. Les historiens estiment qu’environ un tiers de ces Acadiens et Acadiennes n’ont pas survécu les épreuves créées par leur déportation (naufrages, noyades, maladie, camps de prisonniers, etc.).

Face à l’exode rural, des villages canadiens ont décidé d’agir. En proposant des terrains pour quelques dollars seulement, les municipalités ont gagné l’audacieux pari de relancer leur économie et d’attirer de nouvelles familles.

C’est un phénomène qui concerne l’ensemble du Canada, plus urbain que jamais. Alors que 84 % de la population habitait en milieu rural en 1861, ils ne sont plus que 18,9 % en 2011 selon les derniers chiffres de Statistique Canada.

La municipalité de Smooth Rock Falls, dans le Nord de l’Ontario, a quant à elle commencé à perdre davantage d’habitants à partir de 2006, lorsque l’usine de pâtes et papiers a fermé ses portes. Se sont envolés 40 % des revenus fonciers, soit 670 000 $ par an, et 229 emplois. «On était désespéré, au fond du baril, témoigne le maire, Michel Arseneault. Nous avons engagé un administrateur qui a ouvert la porte à de nouvelles idées.»

Un vaste plan stratégique sur 20 ans a ainsi été lancé en 2014, incluant des mesures incitatives comme des terrains à 90 % en deçà de la valeur marchande, soit 500 $ pour certains. Cette nouvelle stratégie a déclenché beaucoup d’intérêt, alors que 76 propriétés ont changé de propriétaire et 31 nouvelles familles sont arrivées dans le village. «La population a augmenté, on a plus d’enfants dans les écoles et dans notre aréna, ce qui permet de garder ces structures ouvertes», ajoute le maire.

Aidée par la province, la ville a pu à nouveau investir pour améliorer la qualité de vie des citoyens, en réparant des routes par exemple, et a triplé ses réserves financières. «Les gens ont réalisé que Smooth Rock Falls a beaucoup à offrir», ajoute M. Arseneault, mentionnant un terrain de golf, des pistes de ski, une piscine ainsi qu’un hôpital local.

Si le village de 1400 personnes n’a pas réussi à attirer de grosse industrie, le maire se félicite de l’arrivée de plus petits commerces. L’an prochain, un nouveau complexe pour les résidents séniors ouvrira ses portes. «On veut aussi développer des lots sur le bord de la rivière», projette M. Arseneault.

Depuis la légalisation de la consommation du cannabis à des fins récréatives, le 17 octobre 2018, plusieurs collèges offrent un programme de culture de cannabis afin de combler le besoin grandissant de main-d’œuvre de ce secteur. Ceux de langue française ne font pas exception.

Le Collège communautaire du Nouveau-Brunswick (CCNB) compte parmi les premiers établissements scolaires à offrir un cours de culture du cannabis. Le programme était d’ailleurs en place bien avant la légalisation et était orienté vers l’industrie du cannabis médical.

Sophie Maugeais travaillait en horticulture avant de venir enseigner au CCNB. Depuis qu’elle a pris le flambeau de son prédécesseur, qui avait mis sur pied le programme, elle en est à sa troisième cohorte. Son objectif est de former les futurs techniciens du secteur du cannabis et de faire en sorte qu’ils s’adaptent à la réalité du marché. «Je cherche vraiment à leur enseigner comment aller chercher de l’information. Mon but, c’est de leur apprendre à apprendre.»

Après une heure de discussion sur la place que prennent les écrans dans nos vies, et les conséquences que cela peut avoir, Dre Nadine Arsenault a conclu que s’il y a quatre choses à retenir, ce sont les suivantes : limiter le temps d’écran; atténuer les effets néfastes; être attentif; donner l’exemple.

À l’invitation de l’École Évangéline de Wellington, à l’Île-du-Prince-Édouard, Nadine Arsenault-Samson avait préparé une présentation sur le temps d’écran auquel les jeunes enfants sont exposés, et ce que cela peut avoir comme conséquences. La médecin de famille a contribué à sensibiliser les personnes présentes.

Parmi les emplois où il y a pénurie de main-d’œuvre francophone, il y en a un qui présente des défis particuliers pour les travailleurs étrangers : curé de paroisse. Les diocèses canadiens accueillent de plus en plus de prêtres de l’étranger et, pour certains, l’obtention de la résidence permanente est un vrai casse-tête.

Le Voyageur a entendu un récit très particulier. Mais comme les personnes touchées par ces situations nous ont demandé de ne pas les nommer, nous tairons leur nom et ceux des paroisses.

Pour ceux qui préfèrent le verre à moitié plein, le dernier rapport de l’organisme Banques alimentaires Canada compte des signes encourageants : comparé à 2018, le nombre de visites à l’échelle du pays a légèrement diminué; parmi les utilisateurs, le pourcentage de familles monoparentales ainsi que celui des enfants sont à la baisse. Pour ceux qui voient plutôt le verre à moitié vide, les chiffres sont inquiétants : près d’un utilisateur sur deux est une personne vivant seule; la proportion de personnes âgées qui fréquentent les banques alimentaires ne cesse d’augmenter.

La directrice des communications de Banques alimentaires Canada, Sylvie Pelletier, affirme que la situation est encore loin d’être rose. «Bien que les visites se soient stabilisées dans la dernière année, on voit quand même des tendances troublantes. On parle quand même de 1,1 million de visites dans un mois seulement à travers le Canada. C’est quand même des niveaux qui sont très élevés.»

Le Bilan-Faim 2019 publié mardi (le 12 novembre) provient de données recueillies en mars dernier auprès d’environ 5000 banques alimentaires du pays.

Banques alimentaires Canada produit ces rapports annuels depuis 2001. C’est en 2011, trois ans après la récession de 2008, que le nombre de visites a atteint un sommet, soit plus de 1,2 million dans un mois. Huit ans plus tard, ce chiffre n’a diminué que d’environ 100 000.


Une clientèle changeante

Si le nombre de visites change peu, la composition de la clientèle, elle, a grandement varié ces dernières années. Ainsi, la proportion des enfants qui visitent les banques alimentaires est passée de 37,2 % en 2010 à 34,1 % en 2019. Un chiffre qui est cependant loin de satisfaire Sylvie Pelletier. «Les enfants représentent 20 % de la population générale. Alors ils sont surreprésentés dans l’utilisation des banques alimentaires et ça, c’est inacceptable.»

Le pourcentage de la clientèle provenant de familles monoparentales a également diminué au fil des ans : de 27,5 % en 2010, il est maintenant de 18,3 %, une baisse de près de 10 points.

Par contre, ce sont maintenant les personnes vivant seules qui sont les plus présentes. Presque une personne sur deux qui se rend à une banque alimentaire fait partie de ce groupe. Du jamais vu, souligne Sylvie Pelletier. «C’est un groupe dont on ne parle pas dans les médias en général. Les gouvernements les ignorent dans leurs politiques.»

Un sentiment de nostalgie et de fierté était palpable à Gravelbourg les 2 et 3 novembre, alors que la cocathédrale Notre-Dame-de-l’Assomption célébrait ses 100 ans.

Ce fut un grand succès», se réjouit Allan Bourgeois, membre du comité organisateur des célébrations. «Il y a eu du monde de partout dans la province et même hors de la province qui sont venus célébrer», ajoute celui qui est originaire de Gravelbourg et qui a grandi dans le village souvent surnommé «l’Europe des Prairies».

À une époque où les jeunes femmes tournent de plus en plus le dos aux stéréotypes de genre, les concours de personnalité, style pageant, ont-ils encore leur place? L’Acadie Nouvelle a voulu en parler avec des organisateurs, des bénévoles et bien entendu, des participantes.

Josiane Comeau, de Dieppe, est une habituée de la scène. L’étudiante au programme préparatoire aux sciences de la santé à l’Université de Moncton participe à des concours de chant depuis sa jeunesse. En 2016, elle a même participé à The Voice Kids France.

Il y a quelques semaines, la jeune femme âgée de 18 ans a ajouté un autre accomplissement à sa feuille de route impressionnante. Elle a remporté le titre de Miss Atlantic.