L’immigration au Canada après la COVID-19

Marc-André Ranger
Marc-André Ranger
L'Express
L’EXPRESS (Toronto) – L’histoire du Canada est intimement liée aux flux migratoires. Les seuls «non-immigrants» sont les descendants des Premières Nations. La première d’une série de conférences sur l’immigration a d’ailleurs eu lieu à Ottawa en 1871, soit seulement quatre ans après la naissance du pays.

Dans les gènes du pays

Il serait malvenu de prétendre que le Canada n’est pas un grand pays d’immigration.

En 1875, des éruptions volcaniques rendirent l’Islande pratiquement inhabitable. C’est ainsi que plusieurs ressortissants islandais sont venus s’établir au Canada.

Entre 1885 et 1889, des Juifs qui fuyaient les conditions de vie misérables en Pologne et en Russie arrivèrent au Canada.

Entre 1901 et 1911, c’est plus de 1,2 million de Britanniques qui immigrèrent au Canada.

Plus tard, le pays accueillit un grand nombre de réfugiés d’un peu partout dans le monde, du Vietnam au Liban.

Aujourd’hui, l’immigration est divisée principalement en trois volets: économique, humanitaire et familiale. Ainsi, en 2018, le Canada a accueilli plus de 321 000 résidents permanents toutes catégories confondues, ce qui représente un nombre record d’admissions depuis 1913!

Immigration et chômage: intimement liés?

Nul ne peut prédire avec certitude à quoi ressemblera le marché du travail canadien après la crise de la COViD-19. Réalistement, nous pouvons présumer que le taux de chômage restera élevé durant une certaine période, les entreprises ayant été mises à genoux par l’impact économique des mesures de protection.