Les médias communautaires sont durement affectés par la crise de la COVID-19. 
Les médias communautaires sont durement affectés par la crise de la COVID-19. 

Les médias communautaires frappés de plein fouet par la crise de la COVID-19

FRANCOPRESSE – La pandémie de la COVID-19 a d’importantes conséquences financières pour les journaux et les radios communautaires francophones à travers le pays, un secteur qui a déjà connu son lot de difficultés au cours des dernières années. Comme le mentionne le propriétaire du Moniteur acadien, Bernard Richard, «la presse écrite vivait des moments difficiles avant même la crise de la pandémie COVID-19. Ça vient ajouter au fardeau existant.»

Une baisse substantielle des revenus publicitaires

La demande en matière de publicités a chuté drastiquement avec l’arrêt forcé, par la crise sanitaire, des activités d’un grand nombre d’annonceurs habituels. Cette situation entraine une baisse substantielle et soudaine des revenus publicitaires des journaux et des radios communautaires partout au pays, au point de mettre en péril la situation financière de plusieurs médias.

«Les conseils scolaires sont de bons annonceurs, mais c’est sur la glace pour l’instant, car les écoles sont fermées. Le Centre francophone de Toronto, qui est un centre multiservice important, annonce régulièrement ses activités, mais maintenant tout ce qui est ouvert est la clinique de santé. Presque tout le monde a réduit ses activités, les commerces ont fermé. […] Ça fait beaucoup d’annonceurs qui n’ont pas besoin d’annonces ces temps-ci», explique François Bergeron, rédacteur en chef du journal L’Express de Toronto.

Selon François Côté, directeur général de l’Alliance des radios communautaires (ARC) du Canada, «on parle de 50 à 80 % de perte de revenus dans la majorité des stations.» La situation est d’autant plus problématique que les impacts économiques de la pandémie se feront ressentir même après la fin de la crise.


« Les petites entreprises qui ont fermé, le temps qu’elles repartent et qu’elles fassent assez d’argent pour dépenser en publicité, on ne parle pas d’un mois. Les mois qui vont suivre la sortie de crise vont être assez difficiles. »
François Côté, directeur général de l’Alliance des radios communautaires du Canada

Des décisions difficiles à prendre

Une situation financière précaire vient avec son lot d’incertitudes et de choix difficiles. Bernard Richard, du Moniteur acadien, souligne qu’il publie à perte chaque semaine. «On ne pourra pas continuer très longtemps comme cela. Honnêtement, on décide au jour le jour. […] Il faudra prendre des décisions et dans un sens, il est possible que les décisions nous soient imposées par la réalité sur le terrain.»

Plusieurs journaux et stations de radio se sont retrouvés dans l’obligation de mettre à pied des employés, n’ayant plus les liquidités nécessaires pour couvrir les salaires. À titre d’exemple, au quotidien Le Droit en Ontario, 23 employés associés à la production et à la publicité ont perdu leur emploi. De son côté, le quotidien L’Acadie Nouvelle au Nouveau-Brunswick a réduit de 20 % les heures de travail de ses employés.

D’autres mises à pied sont à prévoir si la situation actuelle s’inscrit dans la durée. D’après François Côté, de l’ARC du Canada, «il y a des stations de radio qui n’ont pas tellement choix, ce sont des employés qui se retrouvent au chômage. Il y en a d’autres qui tentent de tenir le coup en ce moment, mais c’est sûr que si la crise continue et s’étend, on n’aura pas le choix, c’est d’autres stations qui devront faire le même exercice.»

Bernard Richard, propriétaire du <em>Moniteur acadien</em> au Nouveau-Brunswick.

Migration vers le Web uniquement

L’incertitude concernant la durée et les impacts de la crise de la COVID-19 rend d’autant plus difficile la prise de décisions éclairées. À titre d’exemple, les mises à pied annoncées récemment à La Voix acadienne à l’Île-du-Prince-Édouard sont annulées jusqu’à nouvel ordre.

«Si tu m’avais parlé la semaine dernière, je mettais tout le monde au chômage», dit la directrice de l’hebdomadaire, Marcia Enman. Cette dernière étudie actuellement les différents programmes provinciaux et fédéraux qui pourraient l’aider à maintenir son équipe en place durant cette crise.

Marcia Enman, directrice de <em>La Voix acadienne</em> à l’Île-du-Prince-Édouard.

De plus, afin d’économiser sur les frais de production et de livraison, La Voix acadienne ne sera plus disponible en version papier. Le journal sera publié exclusivement sur le Web pour une période indéterminée, tout comme Le Gaboteur à Terre-Neuve-et-Labrador et Le Nord en Ontario.

En plus des mises à pied effectuées, Le Droit renonce aussi à sa publication papier en semaine. Patrick Duquette, président de la Coopérative de solidarité Le Droit, mentionne que cette décision aura un impact particulier sur les personnes âgées, déjà durement touchées par les mesures d’isolement social.


« On sait qu’il y a beaucoup de nos lecteurs papier qui sont des lecteurs âgés. Je suis certain qu’ils ne nous suivront pas tous sur nos plateformes électroniques. Ce sont un peu les grands sacrifiés de cette opération, mais ce n’est pas de gaité de cœur que nous le faisons, c’est une question de survie. »
Patrick Duquette, président de la Coopérative de solidarité Le Droit

Aux Territoires du Nord-Ouest, la situation est certes prise très au sérieux, mais n’est pas encore critique. Maxence Jaillet, le directeur général de Radio Taïga et du journal L’Aquilon, explique que des atouts importants de son organisation sont une salle de rédaction partagée entre le journal et la radio ainsi qu’une bonne situation financière avant le début de la crise.

«On a de bonnes assises au niveau des projections financières. Je pense que l’on va pouvoir se reposer un peu là-dessus le temps que ce flou se dissipe et que l’on y voie plus clairement. Au niveau du journal, nous restons confiants de pouvoir continuer de publier en version papier et de maintenir nos postes de journalistes.»

Une station de radio. 

Aide fédérale : un accueil mitigé

Les mesures annoncées par le ministre du Patrimoine canadien, Steven Guilbeault, afin de venir en aide aux médias durant cette crise sont accueillies tièdement par les intervenants du secteur.

Le ministre a annoncé la mise en place d’un conseil de consultation indépendant au sein de l’Agence du revenu du Canada. Il sera responsable d’identifier les organisations admissibles au crédit d’impôt fédéral sur la masse salariale des journalistes. Il s’agit d’une mesure déjà annoncée dans le budget fédéral 2019, qui a tout simplement été devancée.

Pour Bernard Richard, cette mesure n’est pas suffisante, puisqu’il faudrait selon lui une réelle augmentation de l’aide accordée aux médias communautaires. «On va perdre des joueurs, comme on en perd depuis quelques années. S’il n’y a pas d’augmentation de l’aide, si c’est seulement pour passer à travers les prochains mois, on va avoir les mêmes défis vers la fin de l’année financière. C’est bien, mais je ne sais pas si ça va être suffisant et surtout si ça va être suffisamment tôt pour éviter de devoir changer de manière dramatique la façon dont on dessert nos communautés et notre lectorat.»

Dans la même veine, le président de Médias d’Info Canada, Bob Cox, a été très virulent dans ses commentaires à la suite de l’annonce du gouvernement Trudeau. Selon lui, il n’y a rien de nouveau dans ce qui a été proposé par le gouvernement fédéral. Il s’agirait de promesses faites il y a plus d’un an. L’aide attendue en soutien à la presse n’aurait jamais été au rendez-vous.

Le ministre Guilbeault a aussi fait l’annonce d’une somme de 30 millions $ destinée à l’achat de publicités dans les médias canadiens dans le cadre d’une campagne publicitaire de sensibilisation à la COVID-19.

François Bergeron, de L’Express à Toronto, voit d’un bon œil l’achat de publicités par les différents paliers de gouvernement. «C’est donnant-donnant : ils mettent une annonce, ils paient pour l’annonce et nous, avec cet argent, on fait du journalisme local.»

Toutefois, des doutes persistent quant à savoir si le montant supplémentaire annoncé par Ottawa est suffisant devant l’ampleur de la crise. «On parle d’un budget de 30 millions, mais qui inclut bien entendu les stations de télévision, les radios privées, les radios communautaires, les journaux privés et les journaux communautaires», souligne François Côté de l’Alliance des radios communautaires du Canada.

Un rôle essentiel en temps de crise

Les médias communautaires francophones sont ainsi appelés à continuer à jouer un rôle critique en temps de crise : celui d’être une source d’information fiable et juste en français pour la population, tout en étant amputés d’une partie importante de leurs ressources.

«Je pense que les gens sont plus conscients que jamais du travail que l’on fait. On le voit en situation de crise, les gens ont besoin plus que jamais de sources d’information fiables et vérifiées, et c’est ce que nous faisons le mieux», conclut Patrick Duquette, président de la Coopérative de solidarité Le Droit.

Foyers de soins longue durée

En soins de longue durée, chaque établissement doit suivre des règles qui assurent le bienêtre des ainés. Cependant, avec la hausse de risques chez ces derniers, spécialement lorsque des cas de COVID-19 sont découverts dans de telles résidences, le protocole est parfois vite oublié.
Emploi

LE DROIT (Ontario) – Le télétravail dans la fonction publique fédérale est là pour de bon. Il aura fallu une pandémie mondiale pour provoquer ce que de nombreux employés réclamaient depuis une décennie. Enfin, diront plusieurs, il est possible de travailler à la maison et d’éviter les interminables bouchons de circulation sur les autoroutes de la capitale du Canada.
Souveraineté alimentaire

LE GABOTEUR (Terre-Neuve-et-Labrador) – Bien qu’il ne soit peut-être pas conseillé de traverser les frontières en ce moment, des denrées alimentaires et d’autres produits de première nécessité entrent malgré tout dans la province. Ainsi, certaines personnes craignent que le virus puisse arriver dans la province et commencent à se demander d’où vient leur nourriture. Alors que le virus oblige Terre-Neuve-et-Labrador à réfléchir davantage aux origines de ce que la province mange, que fait-on, au juste, pour assurer la sécurité et la souveraineté alimentaire de la province?
Justice

FRANCOPRESSE – Comme les autres composantes de la société, les tribunaux doivent s’adapter à la nouvelle réalité imposée par la COVID-19. Déjà, la Cour fédérale entrevoit que certains changements seront adoptés de façon permanente. Le 22 mai dernier, la juge en chef adjointe de la Cour fédérale, Jocelyne Gagné, a présidé un webinaire intitulé La pandémie : accélération du virage technologique de la Cour afin de discuter des transformations en cours au sein de l’institution.
Santé mentale

FRANCOPRESSE – Que l’on pense aux étudiants et aux professeurs qui ont dû s’adapter aux cours virtuels, aux entrepreneurs qui ont dû fermer leur entreprise pendant deux mois, aux employés qui ont dû demander la prestation d’urgence du gouvernement fédéral ou aux travailleurs de première ligne qui doivent soigner les malades, la pandémie est devenue source de stress pour bien des Canadiennes et des Canadiens. Selon certains experts, la santé mentale pourrait elle aussi faire les frais de la pandémie, entrainant dépression, anxiété et stress posttraumatique. Cette vague a peut-être même déjà commencé.
Éthique

FRANCOPRESSE – Lorsqu’on écrira l’histoire de la pandémie de COVID-19 au Canada, la plupart des chapitres se dérouleront dans les établissements de soins de longue durée. Au début mai, l’Institut national sur le vieillissement de l’Université Ryerson de Toronto estimait que 82 % des quelque 6 000 décès reliés à la COVID-19 au Canada sont survenus dans ces établissements. La quasi-totalité des victimes sont des résidents alors que seulement quelques membres du personnel en sont morts.
Thanatologues

Entre le 15 janvier et le 19 mai, l’Ontario a enregistré 22 384 cas de COVID-19, dont 1919 décès. Comment les entrepreneurs en pompes funèbres ou les thanatologues tirent-ils leur épingle du jeu en ces temps de pandémie? Des experts de l’Est, du Sud et du Nord de la province témoignent.
Portrait d'entrepreneure

Présidente fondatrice de MécenESS, fondatrice de l’Institut social et d’Entreprise collective, ex-directrice générale du Conseil de la coopération de l’Ontario (CCO) : depuis 40 ans, Ethel Côté a fait de l’entrepreneuriat social son cheval de bataille, en toute solidarité avec la francophonie ontarienne.
LGBTQ+

Peu importe le genre, les facteurs de risque face à la COVID-19 sont à peu près les mêmes, mais l’orientation sexuelle peut rendre la situation plus problématique. Certains facteurs médicaux, sociaux et économiques touchent davantage les membres de la communauté LGBTQ+.
Théories du complot

ACADIE NOUVELLE (Nouveau-Brunswick) – Au moins un Canadien sur dix croit être l’objet d’un complot à propos de la COVID-19, selon les résultats préliminaires d’une étude menée auprès de 600 personnes par des chercheurs de l’Université de Sherbrooke au Québec. Comment raisonner votre parent complotiste? C’est presque impossible.
Agriculture

Les agriculteurs exercent un métier essentiel et, en pleine pandémie, leur labeur sera plus que jamais mis à contribution pour nourrir la population, aussi bien près de chez eux qu’à l’autre bout de la planète. Les producteurs saskatchewanais ne manqueront pas à l’appel et le branlebas de combat des semis printaniers a déjà pris son envol.
COVID-19

FRANCOPRESSE – La mort peut paraitre une épreuve insurmontable, surtout lorsqu’elle touche un être cher. Serait-ce encore plus vrai en temps de pandémie? D’est en ouest du Canada, les rites funéraires ont dû être adaptés pour respecter les nouvelles règles de quarantaine et de distanciation sociale qui font aujourd’hui partie du quotidien.
Provinces et territoires

FRANCOPRESSE – Malgré qu’ils aient été frappés par la pandémie de la COVID-19 à différents moments au cours de l’hiver, plusieurs pays, provinces, territoires et États semblent s’être concertés pour entamer à peu près en même temps le «déconfinement», ce néologisme qui s’est propagé dans l’espace francophone aussi vite que la maladie.
Histoire

FRANCOPRESSE – Imaginez avoir un rêve et l’audace nécessaire pour le réaliser, mais pas les moyens financiers. Les autorités qui pourraient le rendre possible refusent de vous aider. Puis, le pays ennemi vous donne toute la latitude souhaitée pour réaliser ce rêve. Et que votre rêve vous survive, et vive même encore 350 ans plus tard!
Territoires

Les résidents des territoires, déjà éprouvés par la crise de la COVID-19, voient la difficulté d’accéder à Internet s’ajouter au poids qui pèse sur leurs épaules. Non seulement les connexions disponibles sont de faible qualité, mais elles coûtent aussi très cher.
Immigration

L’EXPRESS (Toronto) – L’histoire du Canada est intimement liée aux flux migratoires. Les seuls «non-immigrants» sont les descendants des Premières Nations. La première d’une série de conférences sur l’immigration a d’ailleurs eu lieu à Ottawa en 1871, soit seulement quatre ans après la naissance du pays.
Métiers

L'AURORE BORÉALE (Yukon) – La métamorphose du travail se manifeste sous plusieurs angles. Certains travaillent de la maison, d’autres en contact direct avec la communauté. Pour tout le monde, la réalité a été modifiée, mais qu’en est-il de ces personnes qui travaillent dans des emplois désignés essentiels?
Imaginaire

Le Nord, l’Arctique, l’espace blanc: autant de termes qui nourrissent des fantasmes. Décrire cette zone souvent méconnue est complexe. Longtemps abordé sous un angle colonial, au détriment des cultures natives, le Nord a souffert au fil des années d’une description incomplète. Portrait d’un espace bien souvent mal interprété.
Sudbury

LE VOYAGEUR (Sudbury) – Plusieurs étudiants étrangers sont en quelque sorte coincés sur les campus depuis le début de la pandémie. Soit qu’ils ou elles n’ont pas eu l’occasion de rentrer chez eux, soit que ce n’était pas avantageux de le faire. Comme le reste de la population, chacun le vit différemment, mais leur situation entraine des défis bien particuliers. Le Voyageur en a discuté avec des étudiants étrangers qui vivent la pandémie à Sudbury, dans le Nord de l’Ontario.
Agriculture

AGRICOM (Ontario) – L’arrivée des travailleurs étrangers temporaires suscite beaucoup de questions depuis les dernières semaines, avec les mesures de confinement mises en place pour tout Canadien revenant de l’étranger. Le premier ministre, Justin Trudeau, a assuré aux producteurs et commerçants qu’il ne devrait pas y avoir de problème si les travailleurs effectuaient une quarantaine obligatoire de 14 jours à leur arrivée au pays.

Plusieurs communautés dans les Territoires du Nord-Ouest s’inquiètent de l’impact du réchauffement climatique sur leurs cimetières.
Pâques

FRANCOPRESSE – Historiquement religieuse, la fête de Pâques est aujourd’hui dominée en grande partie par son aspect commercial. Le chocolat a pris le dessus sur le jeûne du Vendredi saint et la messe dominicale, mais le congé pascal n’a pas forcément perdu toute sa symbolique. Martin Meunier, professeur de sociologie des religions à l’Université d’Ottawa, répond aux questions de Francopresse.
Alimentation

FRANCOPRESSE – Quels seront les effets à moyen et long terme de la crise de la COVID-19 sur les prix des aliments? Même les experts ont de la difficulté à répondre avec précision à cette question, tellement il y a d’éléments qui entrent en jeu : prix du pétrole, hausse des frais d’exploitation et des salaires dans les épiceries, restrictions de mouvement aux frontières, etc. Ils ont quand même accepté de jouer le jeu.
Impacts genrés

FRANCOPRESSE – Alors que la crise de la COVID-19 fait la Une de tous les médias, que les secteurs scientifiques et politiques luttent ensemble pour trouver les moyens d’en sortir, une réalité se laisse facilement oublier : les conséquences sociales de la pandémie touchent plus durement les femmes, dénoncent plusieurs expertes.
Médias

FRANCOPRESSE – La pandémie de la COVID-19 a entrainé une baisse substantielle et soudaine des revenus publicitaires des journaux et des radios communautaires francophones au Canada, au point de mettre en péril la situation financière de plusieurs médias.
COVID-19

Pour les parents d’enfants autistes de l’Île-du-Prince-Édouard (Î.-P.-É.), l’école à la maison est loin d’être une solution en période de confinement. Entre le manque de ressources pédagogiques et l’angoisse exacerbée des enfants, les familles tentent de relever le défi.
COVID-19

ÉDITION ANDRÉ PAQUETTE (Est ontarien) – Crise de COVID-19 ou non, les banques alimentaires de Prescott-Russell continuent leur travail, mais elles s’attendent à une augmentation de la demande dans les semaines à venir.
Ontario

La question des abattoirs irrite plus d’un fermier dans le Nord-Est de l’Ontario. Ils ne peuvent pas vendre leur viande dans les épiceries à grande surface ou les chaines d’alimentation rapide, car ces entreprises n’achètent que de la viande d’abattoirs inspectés par le fédéral, peu nombreux et éloignés. La viande d’animaux provenant d’abattoirs inspectés par la province, comme c’est le cas dans le Nord-Est, peut être distribuée uniquement en Ontario et seulement dans les épiceries indépendantes, les restaurants familiaux.