Malgré la crise de la COVID-19, les banques alimentaires de Prescott-Russell continuent de servir les familles dans le besoin. Mais le manque de dons suite aux fermetures des commerces et les pertes d’emplois peuvent déclencher une pénurie des stocks de ces organismes.
Malgré la crise de la COVID-19, les banques alimentaires de Prescott-Russell continuent de servir les familles dans le besoin. Mais le manque de dons suite aux fermetures des commerces et les pertes d’emplois peuvent déclencher une pénurie des stocks de ces organismes.

Les banques alimentaires face à la COVID-19

Ayoub Jlila
Édition André Paquette
ÉDITION ANDRÉ PAQUETTE (Est ontarien) – Crise de COVID-19 ou non, les banques alimentaires de Prescott-Russell continuent leur travail, mais elles s’attendent à une augmentation de la demande dans les semaines à venir.

«Nos étagères se vident doucement, mais on s’attend à une augmentation des appels dès la semaine prochaine suite aux mises à pied dans les différents secteurs économiques de la région». C’est ainsi que le président de la banque alimentaire Bons Voisins d’Embrun, Jean-François Gignac, a résumé la situation lorsque nous lui avons parlé récemment.

Cet organisme, comme tous les autres offrants du soutien alimentaire dans la région de Prescott-Russell, s’apprête à vivre des semaines d’achalandage accru en raison de la crise de la COVID-19 qui frappe de plein fouet l’économie de la province et de la région.

Crise de dons?

Les banques alimentaires demeurent ouvertes, puisqu’elles sont considérées comme des services essentiels, mais la déclaration de l’état d’urgence par la province et les recommandations des autorités sanitaires ont un impact indirect sur les stocks et la quantité de dons reçus.

«Pour le moment, il n’y a rien d’alarmant. Le nombre d’appels est plus élevé que d’habitude, mais on a un œil sur la situation», explique M. Gignac. La banque alimentaire d’Embrun tient le coup, et continue à servir la communauté, malgré l’évolution rapide de la situation.