Des animateurs costumés travaillent dans le jardin de la maison du régisseur. Lieu historique national de Lower Fort Garry.
Des animateurs costumés travaillent dans le jardin de la maison du régisseur. Lieu historique national de Lower Fort Garry.

La quête de l’autosuffisance : le potager, de la traite des fourrures à la COVID-19

FRANCOPRESSE – En temps de crise, la culture de potagers gagne en popularité. Guerres mondiales, crise économique des années 1930, COVID-19 ; le potager s’est souvent fait symbole de résilience et de sécurité alimentaire. Dans cette même optique, les potagers ont joué un rôle fondamental dans l’établissement des Européens au Canada. La Compagnie de la Baie d’Hudson vous en passe un papier.

Malgré un déclin avec l’industrialisation et l’urbanisation, le jardin potager reprend de la vigueur ici et là. Cet été de COVID-19 en est un bon exemple : les centres de jardinage ont été pris d’assaut, comme si la crise nous rappelait que l’humain a longtemps été — et reste encore, à bien des endroits — en quête de sécurité alimentaire.

À l’époque de l’établissement des Européens au Canada, dans les forêts, l’autosuffisance se trouvait au cœur des préoccupations quotidiennes. Déjà, les Autochtones pratiquaient la cueillette de plantes et cultivaient les Trois Sœurs (le maïs, le haricot et la courge). À son tour, Samuel de Champlain est parti à la recherche de terres cultivables dans l’espoir de fonder une Nouvelle-France.

Puis, avec l’implantation de postes de traite à des jours de canot de la vallée du Saint-Laurent, la Compagnie de la Baie d’Hudson s’est tournée vers les jardins potagers communautaires pour assurer, à moindre cout, la sécurité alimentaire de ses officiers.

Deux animateurs en costume d’époque s’occupent des potagers de la maison de la Plagne, au lieu historique national de la Forteresse-de-Louisbourg.

S’adapter : pratiques nord-américaines et premiers potagers

Les pratiques agricoles existaient déjà dans le Nouveau Monde où les Européens mettaient le pied. Les Iroquoiens et les Wendats avaient domestiqué le maïs et le cultivaient jusqu’au Manitoba. Les premiers peuples procédaient aussi à la cueillette de riz, de noix, de fruits, de racines, de champignons et de petits fruits, et tout un travail d’entretien des plants sauvages précédait la récolte.

Au contact, les Autochtones ont fait découvrir aux Européens les produits indigènes comme le maïs, le cèdre blanc — passé à l’histoire pour avoir sauvé une partie de l’équipage de Jacques Cartier du scorbut —, le topinambour, les haricots et les courges.

Les Français vont adopter quelques-uns de ces légumes, fruits et plantes. Champlain importe à l’Abitation de Québec les trois sœurs qu’il a découvertes chez les Wendats, et avant lui, Jacques Cartier avait prévu intégrer fèves et pois à ses potagers à la française dans son établissement éphémère de Cap-Rouge.

Bien que les Autochtones aient prodigué de précieux conseils, les connaissances locales s’intègrent difficilement chez les nouveaux venus. Dès qu’ils le peuvent, les Européens, l’élite française notamment, reviennent à leurs habitudes alimentaires et à leurs graines importées du vieux continent.

Des enfants apprennent à entretenir un jardin avec un jardinier de Louisbourg au jardin De Ganne, lieu historique national de la Forteresse-de-Louisbourg.

Et de la colonisation au commerce des fourrures, des Anglais fondent la Compagnie de la Baie d’Hudson (CBH) en 1670. Afin de mener ses activités commerciales, l’entreprise doit poursuivre sa percée vers les réservoirs de fourrures du continent.

Déjà, la concurrence entre Français et Anglais avait entrainé la construction et la prise de forts bien au-delà des basses terres du Saint-Laurent : les Européens avancent lentement sur le territoire, direction nord-ouest. L’expérience horticole européenne dans les terres du Nouveau Monde repose alors sur quelques décennies de présence permanente.

S’installer : le réservoir intérieur

Afin de limiter les dépenses (et d’éviter le scorbut) dans les postes éloignés, les dirigeants de la CBH préconisent la création de potagers. Les affaires vont bon train et le nombre d’officiers sur le terrain croît constamment, exerçant une pression sur la demande en provisions en provenance de la métropole.

Envoyer des denrées outre-Atlantique pour les employés et leurs familles nécessite cependant beaucoup d’espace de cale et se complexifie avec le développement du réseau dans les terres de la terre de Rupert, en plus de couter cher.

De l’Angleterre aux forts et aux postes aménagés le long des rivières, les semences, petites et légères, se transportent plus aisément. La Compagnie naissante prévoit déjà envoyer, dans son ravitaillement annuel, des semences de blé, de seigle, d’orge et d’avoine, puis de navets, de pois, de radis, de laitues, de moutarde et de chou.

Une animatrice en costume d’époque s’occupe des potagers de la maison de la Plagne, au lieu historique national de la Forteresse-de-Louisbourg.

Dans les forts, les échanges in situ vont au-delà des fourrures. Les Autochtones fournissent des savoirs, du gibier comme la viande de caribou, du riz sauvage, des baies sauvages, du maïs et du pemmican aux petites équipes qui veillent dans les forts de la CBH.

Le savoir-faire des Premières Nations, somme toute peu intégré dans la vallée du Saint-Laurent, fait son chemin chez les coureurs du continent, pour qui il représente la principale source d’approvisionnement. Les officiers ont la réputation d’être de piètres chasseurs, mais ils cueillent et pêchent (été comme hiver) grâce à la transmission des savoirs locaux.

Les premiers potagers jouent un rôle d’appoint et sont assez sommaires. Pendant la saison, le personnel voyage et trop peu d’officiers restent en place pour assurer l’entretien de grandes cultures.

Une carte du Canada avec les forts et les postes de traite. Cartographe : Ernest Voorhis, ministère de l’Intérieur, 1930.

Se nourrir : retourner la terre

La concurrence est forte dans le secteur des pelleteries. Le réseau de postes et de forts s’étend à vitesse accélérée de la baie d’Hudson et du lac Supérieur vers les Prairies à partir de 1774. Il y a toujours plus de bouches à nourrir, de plus en plus loin dans le continent.

Plusieurs forts font état de leurs récoltes, miraculeuses ou malchanceuses.

En cette fin de 18e siècle, la CBH mise sur l’agrandissement des espaces potagers et y voit dès l’ouverture de Cumberland House, premier poste construit dans un objectif d’avancement intérieur.

Des forts à vocation agricole, comme Fort Colvile (Washington, 1822), Fort Vancouver (Oregon, 1825) et Fort Garry (Manitoba, 1834) se multiplient dans l’imposant réseau pour devenir des centres d’approvisionnement.

Les jardins et le cottage Ross du lieu historique national de Lower Fort Garry.

Ailleurs dans le nord, la Compagnie mène des expériences : c’est qu’il faut du temps et du savoir-faire pour cultiver près des Rocheuses, sur les côtes du Labrador et aux Fourches de la rivière de la Paix, au 55e parallèle.

Survivre : le cas du Nord

Les premiers dirigeants londoniens de la Compagnie de la Baie d’Hudson ne doutent pas que les techniques agricoles européennes seront facilement importées dans les postes : la baie James et la baie d’Hudson partagent la latitude de l’Angleterre et de l’Écosse.

À leurs yeux, l’agriculture s’y pratiquera de la même façon et l’autosuffisance sera possible grâce à la chasse, à la pêche et à ces potagers. La Compagnie veut nourrir les officiers et leurs familles, mais finit par souhaiter rompre toute dépendance alimentaire envers les Autochtones, qui fournissent gibier et poisson aux commerçants.

La vue nord-est du York Factory au Manitoba, en 1878 : le jardin et l’entrepôt.

Comment faire, alors que le réseau commence à s’étendre au nord du 50e parallèle?

À cette latitude, le régime alimentaire des Autochtones repose beaucoup sur la chasse et la pêche ; la cueillette est moins courante que dans les contrées plus au sud.

D’est en ouest, la CBH mène des essais. Au Labrador, loin des côtes, on arrive à cultiver. À Fort Simpson, on récolte de l’orge, des pommes de terre, des navets, des carottes et des ognons. L’explorateur Robert Campbell fait sortir du sol yukonais des pommes de terre, laitues et légumes, tout en exprimant continuellement sa crainte de perdre les récoltes.

S’ajuster : surmonter les obstacles

Les défis climatiques forcent l’innovation. Dès 1820, on voit les premières serres apparaitre dans les Territoires du Nord-Ouest : des structures de moins de 100 pieds permettent d’envisager une récolte. Au Labrador, quelques décennies plus tard, une serre s’élève à North West River.

Les résultats entrainent une certaine sécurité. À Fort Selkirk, au 62e parallèle, et à York Factory, au 57e, d’autres moyens sont déployés au tournant du siècle. Dans un cas, on commence à couvrir les cultures. Dans l’autre, les platebandes surélevées donnent de bons résultats.

Malgré les efforts, les récoltes ne se trouvent pas à la table des officiers au quotidien ; les objectifs d’autosuffisance ne sont pas atteints. En 1855, tous les forts de la rivière La Paix souffrent de famine.

Les Autochtones, autrefois autosuffisants, voient quant à eux leur mode de vie transformé par la présence des postes et sont à leur tour devenus dépendants. Les centres de distribution et les échanges demeurent prépondérants dans l’alimentation des employés et des proches des postes et des forts.

Dans le nord de l’Ontario, en pleine forêt boréale, on trouve des vestiges des cuisines et des potagers des postes de traite. Ici, le poste de New Post.

La CBH n’aura pas été la seule à déployer des efforts en vue d’une sécurité alimentaire. Les autres compagnies de traite l’ont aussi fait, et avec succès, semble-t-il.

À long terme, pour la Compagnie de la Baie d’Hudson, les moyens d’arriver à l’autosuffisance, fort différents de ceux déployés par les Autochtones, n’auront pas porté fruit. Les facteurs sont multiples : contexte climatique, industrialisation, apparition de très grandes cultures, développement des moyens de transport figurent à la liste.

Au mieux, la culture de jardins potagers aura assuré une certaine sécurité alimentaire, toujours recherchée dans certaines communautés. La COVID-19 aura démontré que l’on n’est jamais très loin d’un retour au jardin.

Pour en savoir davantage :

Le sujet de la traite des fourrures peut se décliner en bien des angles. Commerce, colonisation, impérialisme, incidences sur les modes de vie en sont quelques exemples. Afin d’en savoir plus au sujet de la culture dans les postes de la Compagnie de la Baie d’Hudson, suivez ces pistes :

· Carol Martin, Cultiver son jardin au Canada. L’histoire du jardinage au Canada, Bibliothèque nationale du Canada, Ottawa, 1998.

· Patrimoine HBC, Les potagers de la Compagnie de la Baie d’Hudson

· Musée canadien de la Nouvelle-France, Vie quotidienne. Alimentation.

· Histoire Canada, Fractious Farming at the Fur Trade Posts

· Beverly Soloway, «“mus co shee” : Indigenous Plant Foods and Horticultural Imperialism in the Canadian Sub-Arctic», Bulletin canadien de l’histoire médicale, vol. 32 No2, 2015, p. 253-273.

Linguistique

L’AQUILON (Territoires du Nord-Ouest) – Du Yukon au Nunavut en passant par les Territoires du Nord-Ouest, les langues autochtones sont de plus en plus visibles. Leur intégration au paysage urbain est un symbole d’engagement envers les peuples autochtones, mais aussi une tentative de contrer le déclin de ces langues en situation précaire.
Nunavut

INITIATIVE DE JOURNALISME LOCAL (Territoires) – Le conteneur, outil essentiel du transport maritime, peut aussi bien servir de maison. Un concept qui a réuni deux entrepreneurs du Nunavut qui travaillent ensemble sur l’élaboration de ces logements innovants dans le territoire.
Histoire

FRANCOPRESSE – L’auteur de l’ouvrage L’Histoire oubliée de la contribution des esclaves et soldats noirs à l’édification du Canada (1604-1945), aux Éditions Afrikana, a répondu aux questions de Francopresse. Le Dr Amadou Ba éclaircit en ces pages des chapitres négligés de l’histoire du pays. Chargé de cours à l’Université Nipissing de North Bay et à l’Université Laurentienne de Sudbury, ce passionné d’histoire africaine souhaite ainsi contribuer à réconcilier les Canadiennes et Canadiens avec leur passé.
Xénophobie

FRANCOPRESSE – «De la xénophobie à l’Île-du-Prince-Édouard!» Un titre un peu trompeur qui a défrayé la manchette dans les grands quotidiens au début juillet, à la suite d’une série d’incidents entre des Insulaires et des résidents saisonniers. Depuis que ces derniers sont autorisés à venir dans la province, la crainte des Prince-Édouardiens face à la pandémie s’est exacerbée ; certains aimeraient couper les ponts avec le continent. Pourtant, les nouveaux cas recensés ces derniers temps n’ont rien à voir avec les estivaux ou l’ouverture de la bulle atlantique.
Analyse du chômage et des revenus

FRANCOPRESSE – La population noire, qui représente 3,5 % de la population totale du Canada, est jeune, diversifiée et son niveau de scolarité a augmenté depuis 2001. Toutefois, les écarts de rémunération et d’emploi qui existaient déjà se sont encore creusés dans les dernières années, selon une récente étude de Statistique Canada. Zoom sur quatre grandes villes canadiennes.
Racisme systémique

LE FRANCO (Alberta) – Le meurtre de Georges Floyd sous le genou d’un policier, ce 25 mai aux États-Unis a soulevé une vague d’indignation et de rassemblements à travers le monde. D’Edmonton à Calgary, où se sont tenues des manifestations, les personnes touchées par le racisme témoignent.
Un droit des commerçants?

FRANCOPRESSE – Le premier ministre de l'Ontario affirmait vendredi qu'il n'allait pas imposer le port du masque à la grandeur de la province. Doug Ford a tout de même affirmé le mois dernier que les commerçants avaient le droit de refuser des clients ne portant pas le masque, une pratique communément appelée no mask, no service. Les supermarchés T&T et Longos et le service de transport en commun d’Ottawa, OC Transpo, obligent leurs clients à porter le masque, tandis que la Commission de transport de Toronto (CTT) fera de même à compter du 2 juillet. Au Canada, un commerçant peut-il vraiment refuser l’entrée à un client qui ne porte pas le masque? La réponse est bien plus nébuleuse que ce qu’a lancé le premier ministre ontarien. Dans le cas de personnes ne pouvant pas porter le masque pour des raisons médicales, les cartes sont brouillées.
Statues

À la suite des manifestations antiracistes, plusieurs citoyens de Charlottetown appellent la Ville à enlever la statue de Sir John A. Macdonald, située à l’entrée de Victoria Row. Le conseil municipal doit trancher la question le 24 juin prochain. Déboulonner le bronze ou installer un panneau explicatif? Les avis sont partagés.
COVID alerte

L’Ontario sera la première province canadienne à tester une nouvelle application mobile de traçage des cas de COVID-19. L’application, qui sera provisoirement appelée COVID alerte, permettra d’aviser les personnes qui l’ont téléchargée s’ils ont croisé une personne ayant contracté le virus.
Pandémies

L’EAU VIVE (Saskatchewan) – Fermeture des lieux publics, rassemblements interdits, quarantaine, port du masque… Ces mesures ne sont pas nouvelles pour la Saskatchewan qui a connu la grippe espagnole un siècle plus tôt, perdant quelque 5 000 habitants entre 1918 et 1920. Si la médecine n’était pas aussi avancée à l’époque, les stratégies mises en place pour endiguer la maladie ont inspiré les politiques sanitaires actuelles contre la COVID-19. Retour sur la pandémie la plus meurtrière du 20e siècle.
Racisme systémique

ACADIE NOUVELLE (Nouveau-Brunswick) – Les disparitions de Rodney Levi et de Chantel Moore, tombés sous les balles de policiers, ont profondément secoué les membres des communautés autochtones à travers la province. Plusieurs souhaitent que ces deux tragédies soient le commencement d’un dialogue sur la question du racisme dont ils se disent victimes.
Grand Subdury

LE VOYAGEUR (Sudbury) – Si une reprise économique est nécessaire après la pandémie pour éviter l’écroulement de la société, elle doit se faire en développant parallèlement une économie plus verte et durable. C’est l’un des constats que l’on peut retenir d’une conférence en français présentée sur la page Facebook de Science Nord, avec des professeurs de l’Université Laurentienne, le 3 juin.
Linguistique

FRANCOPRESSE – Féminisation des titres, rédaction épicène, formulation neutre, grammaire non sexiste, écriture inclusive : ces différents courants, tendances ou propositions d’écriture ou de discours verbal visent à réduire ou éliminer de la langue française la discrimination des femmes, des personnes non binaires et d’autres membres de la société, en particulier dans les documents ou les déclarations publiques.
Foyers de soins longue durée

En soins de longue durée, chaque établissement doit suivre des règles qui assurent le bienêtre des ainés. Cependant, avec la hausse de risques chez ces derniers, spécialement lorsque des cas de COVID-19 sont découverts dans de telles résidences, le protocole est parfois vite oublié.
Emploi

LE DROIT (Ontario) – Le télétravail dans la fonction publique fédérale est là pour de bon. Il aura fallu une pandémie mondiale pour provoquer ce que de nombreux employés réclamaient depuis une décennie. Enfin, diront plusieurs, il est possible de travailler à la maison et d’éviter les interminables bouchons de circulation sur les autoroutes de la capitale du Canada.
Souveraineté alimentaire

LE GABOTEUR (Terre-Neuve-et-Labrador) – Bien qu’il ne soit peut-être pas conseillé de traverser les frontières en ce moment, des denrées alimentaires et d’autres produits de première nécessité entrent malgré tout dans la province. Ainsi, certaines personnes craignent que le virus puisse arriver dans la province et commencent à se demander d’où vient leur nourriture. Alors que le virus oblige Terre-Neuve-et-Labrador à réfléchir davantage aux origines de ce que la province mange, que fait-on, au juste, pour assurer la sécurité et la souveraineté alimentaire de la province?
Justice

FRANCOPRESSE – Comme les autres composantes de la société, les tribunaux doivent s’adapter à la nouvelle réalité imposée par la COVID-19. Déjà, la Cour fédérale entrevoit que certains changements seront adoptés de façon permanente. Le 22 mai dernier, la juge en chef adjointe de la Cour fédérale, Jocelyne Gagné, a présidé un webinaire intitulé La pandémie : accélération du virage technologique de la Cour afin de discuter des transformations en cours au sein de l’institution.
Santé mentale

FRANCOPRESSE – Que l’on pense aux étudiants et aux professeurs qui ont dû s’adapter aux cours virtuels, aux entrepreneurs qui ont dû fermer leur entreprise pendant deux mois, aux employés qui ont dû demander la prestation d’urgence du gouvernement fédéral ou aux travailleurs de première ligne qui doivent soigner les malades, la pandémie est devenue source de stress pour bien des Canadiennes et des Canadiens. Selon certains experts, la santé mentale pourrait elle aussi faire les frais de la pandémie, entrainant dépression, anxiété et stress posttraumatique. Cette vague a peut-être même déjà commencé.
Éthique

FRANCOPRESSE – Lorsqu’on écrira l’histoire de la pandémie de COVID-19 au Canada, la plupart des chapitres se dérouleront dans les établissements de soins de longue durée. Au début mai, l’Institut national sur le vieillissement de l’Université Ryerson de Toronto estimait que 82 % des quelque 6 000 décès reliés à la COVID-19 au Canada sont survenus dans ces établissements. La quasi-totalité des victimes sont des résidents alors que seulement quelques membres du personnel en sont morts.
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Entre le 15 janvier et le 19 mai, l’Ontario a enregistré 22 384 cas de COVID-19, dont 1919 décès. Comment les entrepreneurs en pompes funèbres ou les thanatologues tirent-ils leur épingle du jeu en ces temps de pandémie? Des experts de l’Est, du Sud et du Nord de la province témoignent.
Portrait d'entrepreneure

Présidente fondatrice de MécenESS, fondatrice de l’Institut social et d’Entreprise collective, ex-directrice générale du Conseil de la coopération de l’Ontario (CCO) : depuis 40 ans, Ethel Côté a fait de l’entrepreneuriat social son cheval de bataille, en toute solidarité avec la francophonie ontarienne.
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Peu importe le genre, les facteurs de risque face à la COVID-19 sont à peu près les mêmes, mais l’orientation sexuelle peut rendre la situation plus problématique. Certains facteurs médicaux, sociaux et économiques touchent davantage les membres de la communauté LGBTQ+.
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Les agriculteurs exercent un métier essentiel et, en pleine pandémie, leur labeur sera plus que jamais mis à contribution pour nourrir la population, aussi bien près de chez eux qu’à l’autre bout de la planète. Les producteurs saskatchewanais ne manqueront pas à l’appel et le branlebas de combat des semis printaniers a déjà pris son envol.