La langue crie en péril à Constance Lake ?

En cette « année des langues autochtones » décrétée par l’Organisation des Nations-Unies (ONU), la survivance de la langue ancestrale des ojicrees qui habitent la Première Nation de Constance Lake, dans le nord-est de l’Ontario, semble compromise. C’est du moins ce qui ressort des échanges avec l’agent culturel Standsinwater rencontré à l’occasion du pow-wow célébré annuellement en aout.

Le Nord (LN) : Parlez-nous du programme « Retrouver notre langue ».

Standsinwater (SiW) : Dans la communauté Premières Nations de Constance Lake, nous sommes en train de perdre notre langue. En tant qu’adulte de 60 ans, cela me préoccupe, car nous n’avons plus tellement d’ainés qui la parlent encore. Les gens de mon âge comprennent le cri, mais nous avons du mal à le parler. Ceux plus jeunes que moi ne le parlent pas du tout.

Pour leurs parents ou caretakers, le cri n’est plus la langue maternelle ; il est devenu leur langue seconde, la première étant l’anglais. Et cela nous inquiète beaucoup, nous autres de la vieille génération, et nous voulons faire quelque chose.

Nous avons donc formé un comité de personnes intéressées à retrouver et à maintenir notre langue. Présentement, nous réalisons un sondage et nous demandons aux gens ce qu’ils ressentent face au cri, s’il est important pour eux, s’ils en ont besoin, et quelle est leur langue native. Nous posons environ 30 questions aux vieux et aux jeunes de plus de 15 ans. Le comité cherche ainsi à savoir quelle est la situation réelle de la langue native dans notre communauté.

LN : Que se passera-t-il si les jeunes ne montrent aucun intérêt à l’apprendre ? 

SiW : Justement, certains nous ont demandé pourquoi devraient-ils apprendre le cri, car lorsqu’ils vont ailleurs, ce n’est pas cette langue qu’ils utiliseront, mais plutôt l’anglais ou le français, l’une des deux langues officielles du Canada. En tant qu’ainés, nous répondons que notre langue est notre identité, c’est qui nous sommes, et qu’il est important de connaitre sa propre langue. C’est comme une carte d’identité, une langue est importante pour une population.


LN : Quelle sera la prochaine étape?

SiW : Le sondage en cours nous donnera les informations permettant de montrer au gouvernement fédéral pourquoi il nous faut de l’argent. On aura ainsi une preuve à leur fournir. Nous savons que tout le monde ne sera pas intéressé, et nous l’acceptons. Cependant, nous sommes certains que pour la majorité des gens, notre langue native est importante. Nous aurons donc les chiffres qui le prouvent, puisque ce sont les chiffres qui intéressent le gouvernement pour décider d’un financement.

Santé

FRANCOPRESSE – Même avec tout l’amour du monde pour celui ou celle qu’ils aident, les personnes proches aidantes ont aussi besoin de répit. C’est vrai en milieu minoritaire comme partout ailleurs, et la consultante indépendante auprès d'organismes communautaires francophones de l'Ouest canadien Agathe Gaulin l’a vite compris. Depuis 20 ans, elle tente d’implanter le système du baluchonnage dans les communautés franco-canadiennes, particulièrement dans l’Ouest. 

L’idée originale vient de l’organisme Baluchon Alzheimer, établi au Québec depuis 1999. Sa mission est «d’offrir du répit, du soutien et de l’accompagnement aux aidants qui désirent garder à domicile leur proche atteint de la maladie d’Alzheimer ou autre maladie apparentée». 

Pour y arriver, Baluchon Alzheimer a mis en place les «baluchonneuses», des accompagnatrices spécialisées qui prennent le relais des aidants à domicile pour des périodes de 4 à 14 jours, 24 heures sur 24.

Les femmes et les 30 ans +

Selon l’Alliance des femmes de la francophonie canadienne (AFFC), 54 % des proches aidants sont des femmes. Avec tout ce que nous fait vivre la COVID-19, «ce sont dans ces moments-là qu’on s’aperçoit que leur travail est essentiel», constate la présidente de l’organisme, Lily Christ.

En aout 2019, l’Institut Angus Reid dévoilait dans une étude qu’un Canadien sur quatre âgé de 30 ans et plus avait déjà été un proche aidant. Encore chez les 30 ans et plus, une personne sur trois prévoit le devenir d’ici quelques années.

Le groupe des 40-60 ans est encore plus concerné par la question : depuis 2016 au Canada, toujours selon l’étude, il y a davantage de citoyens âgés de plus de 65 ans que d’enfants de moins de 14 ans. Le rôle des proches aidants est appelé à augmenter, ce qui touche particulièrement les femmes.

Comment faire pour que les proches aidants tiennent le coup? Selon Agathe Gaulin, il faut implanter le baluchonnage en s’inspirant du modèle québécois.

Aînées et aînés

FRANCOPRESSE – S’activer pour briser l’isolement des personnes âgées : c’est la mission que se donnent quelques associations membres de la Fédération des ainées et ainés francophones du Canada en pleine guerre contre la COVID-19. Des initiatives qui devraient porter fruit, notamment grâce au programme téléphonique ConnectAînés.

Il y a deux semaines, Francopresse faisait état d’un grand projet de la Fédération des ainées et ainés francophones du Canada (FAAFC) pour vaincre l’isolement des personnes ainées en 2020. Les choses étant ce qu’elles sont avec le coronavirus, la FAAFC et ses partenaires passent à une vitesse supérieure.

Service téléphonique pour discuter, échanger, dialoguer sur différents sujets, ConnectAînés devait être lancé officiellement vers la mi-avril avec l’objectif de contacter 4 000 personnes. Sans mentionner de chiffre précis, le directeur général de la FAAFC, Jean-Luc Racine, parle de «réajuster à la hausse» cet objectif. Le lancement risque aussi d’être devancé.

L’Alberta à l’avant-plan

Pour ConnectAînés, la FAAFC s’est inspirée d’un projet préexistant en Alberta. Nicolette Horvath, assistante en développement de projets à la Fédération des ainés franco-albertains (FAFA), a démarré ce concept en 2019.

Une première expérience a eu lieu en mai. Mme Horvath a fait plusieurs présentations «pour présenter le projet ConnectAînés, démontrer comment le système de visioconférence (Zoom) fonctionne pour participer aux sessions et, le plus utile, pour répondre aux questions des participants potentiels en personne.»

Rappelons que ConnectAînés est un programme téléphonique gratuit, semblable à la version anglophone Seniors’ Center Without Walls (SCWW). Il offre des activités récréatives, de l’information sur des sujets comme la santé et le bienêtre ainsi que des conversations amicales en français pour les personnes de 50 ans et plus sur des thèmes aussi divers que l’optimisme et les souvenirs d’école.

ConnectAînés brise l’isolement, Nicolette Horvath en est convaincue. «C’est très utile. Ça permet de contacter entre 3 et 6 personnes à la fois. Ça dure entre 30 et 60 minutes, une fois à toutes les deux semaines.»

Ça, c’était à la mi-mars. En raison de la pandémie, la directrice générale de la FAFA, Alizé Cook, précise qu’ils sont passés à trois séances par semaine. Le nombre de participants a également doublé. Lors d’une réunion d’information avec une infirmière sur le coronavirus, on comptait 12 participants.

Mais comme on ne veut pas parler exclusivement de la COVID-19, au cours des prochaines séances, les participants auront droit à un café-philo! «Tant que la situation oblige les gens à rester chez eux, on offrira au moins deux séances par semaine», assure Mme Cook.

Santé mentale

LE FRANCO (Alberta) – La pandémie de coronavirus qui frappe le monde nous plonge dans un scénario de film de science-fiction. Confinement, effondrement de l’économie, omniprésence de discours politiques et de statistiques sur l’épidémie, tout cela provoque une anxiété difficile à gérer. Connie Leclair, psychologue à Calgary, donne ses conseils pour mieux vivre cette crise historique.

Médecins, infirmiers et infirmières, et autres membres du personnel soignant sont érigés en héros de toute la société. Bien moins exposés à la lumière, les psychologues sont aussi sur le qui-vive. L’Association des psychologues en Alberta a d’ailleurs publié un document (en anglais seulement) sur les bons comportements à adopter pour faire face à cette crise sanitaire mondiale.

L’épidémie est bien plus virale sur les écrans que dans la vie réelle. Que ce soit dans les médias ou sur les réseaux sociaux, et par conséquent dans les discussions du quotidien, le coronavirus est partout. Il répand la peur et l’angoisse.

Ce contexte est essentiel afin d’encourager les citoyens à adopter les bons gestes pour éviter la contamination. Mais il peut affecter la santé mentale en créant de véritables angoisses. Pour y répondre, Connie Leclair prône «la diète émotionnelle»!

COVID-19

FRANCOPRESSE – La pandémie de la COVID-19 a d’importantes conséquences financières pour les journaux et les radios communautaires francophones à travers le pays, un secteur qui a déjà connu son lot de difficultés au cours des dernières années. Comme le mentionne le propriétaire du Moniteur acadien, Bernard Richard, «la presse écrite vivait des moments difficiles avant même la crise de la pandémie COVID-19. Ça vient ajouter au fardeau existant.»

Une baisse substantielle des revenus publicitaires

La demande en matière de publicités a chuté drastiquement avec l’arrêt forcé, par la crise sanitaire, des activités d’un grand nombre d’annonceurs habituels. Cette situation entraine une baisse substantielle et soudaine des revenus publicitaires des journaux et des radios communautaires partout au pays, au point de mettre en péril la situation financière de plusieurs médias.

«Les conseils scolaires sont de bons annonceurs, mais c’est sur la glace pour l’instant, car les écoles sont fermées. Le Centre francophone de Toronto, qui est un centre multiservice important, annonce régulièrement ses activités, mais maintenant tout ce qui est ouvert est la clinique de santé. Presque tout le monde a réduit ses activités, les commerces ont fermé. […] Ça fait beaucoup d’annonceurs qui n’ont pas besoin d’annonces ces temps-ci», explique François Bergeron, rédacteur en chef du journal L’Express de Toronto.

Selon François Côté, directeur général de l’Alliance des radios communautaires (ARC) du Canada, «on parle de 50 à 80 % de perte de revenus dans la majorité des stations.» La situation est d’autant plus problématique que les impacts économiques de la pandémie se feront ressentir même après la fin de la crise.

Société

L’ACADIE NOUVELLE (Nouveau-Brunswick) – «Monsieur, avez-vous besoin d’un repas?» C’est quelque chose qu’on entend souvent au coin des rues Mountain et Norwood, à Moncton. Même en situation de pandémie, la soupe populaire Ray of Hope Needy Kitchen offre toujours des repas à ceux qui en ont besoin.

Mais à l’instar des autres organismes en son genre à Moncton — dont Habitat pour l’Humanité, Karing Kitchen et le Food dépôt alimentaire — cette soupe populaire a dû rapidement changer sa façon de faire pour s’adapter aux mesures imposées par le gouvernement.

Depuis lundi, ils offrent des repas à emporter à tous ceux qui en ont besoin. Seuls les bénévoles entrent dans l’église pour préparer les repas, qui sont alors distribués aux passants dehors.

«Depuis que les mesures sont devenues plus sévères, on a vu que d’autres soupes populaires se tournaient vers les repas à emporter, et on a décidé d’opter pour ça nous aussi», dit Greg Fennell, gérant de la soupe populaire qui distribue maintenant des mets à emporter derrière l’Église catholique Saint-Augustin.

COVID-19

Les Inuits s’inquiètent de leur place dans la réponse fédérale pour soutenir la population canadienne durant la crise du coronavirus.

Deux communautés nunavoises, Coral Harbour et Cambridge Bay, ont annoncé qu’elles fermeraient leurs portes aux visiteurs dans le but de prévenir la propagation de la COVID-19 chez leurs résidents.

En effet, le Nunavut serait confronté à des défis particuliers si le virus se répandait sur le territoire. Les inégalités sociales et économiques de longue date signifient que les collectivités inuites pourraient être touchées de manière disproportionnée par le virus, précise un communiqué publié le 12 mars 2020 par l’Inuit Tapiriit Kanatami (ITK).

Dans ce dernier, l’ITK s’est adressé au gouvernement fédéral pour demander d’accorder une attention particulière aux Inuits en tant que groupe à risque élevé face à la COVID-19. L’organisme, qui représente les droits et les intérêts des 65 000 Inuits du Canada, veut assurer que le gouvernement fédéral tienne compte des communautés inuites dans la planification et la mise en œuvre de l’intervention nationale concernant le virus.

COVID-19

Les circonstances exceptionnelles dans lesquelles est plongé le monde depuis quelques semaines n’empêchent pas les journaux membres de l’Association de la presse francophone (APF) et du réseau Francopresse de travailler d’arrachepied pour fournir aux lecteurs de l’information locale de qualité. D’est en ouest, une panoplie d’articles ont été publiés sur le web par les journaux membres de l’APF. État de la situation.

Le Nord particulièrement vulnérable

Grande déception alors que les Jeux d’hiver de l’Arctique, qui devaient se tenir à Whitehorse du 15 au 21 mars, sont annulés. L’Équipe Nunavut, société hôtesse de l’édition 2020, a fait l’annonce de cette «décision très difficile» dès le 7 mars.

En date du 19 mars, il n’y avait toujours aucun cas de COVID-19 au Yukon. Cela n’empêche pas le médecin-hygiéniste en chef de la province, Brendan Hanley, de préconiser l’isolement social pour la population. L’Aurore boréale a même publié quelques rappels d’hygiène pour faire face à la COVID-19 et autres virus hivernaux.

Les Territoires du Nord-Ouest ont aussi pris des mesures pour éviter la propagation du virus, déclarant l’état d’urgence le 18 mars dernier même si aucun cas n’avait alors été signalé aux T. N.-O.

C’est que les populations du Nord peuvent être plus vulnérables à la crise que le reste de la population canadienne. Deux communautés du Nunavut, Coral Harbour et Cambridge Bay, ont même fermé leurs portes aux visiteurs pour éviter la propagation de la COVID-19.

COVID-19

FRANCOPRESSE – Au 17 mars, le Canada recense 478 cas de COVID-19 et les provinces de l’Ontario et de la Colombie-Britannique sont les plus touchées avec respectivement 185 et 103 cas déclarés. En revanche, les trois territoires semblent pour le moment épargnés, car aucun cas n’a officiellement été déclaré. N’empêche, ici comme ailleurs, des mesures préventives sont mises de l’avant.

Le Coronavirus, aussi appelé COVID-19, est apparu dans la vile de Wuhan dans le sud de la Chine à la mi-décembre 2019. D’une épidémie localisée, il est aujourd’hui question d’une pandémie qui touche tous les continents avec 197 139 personnes infectées à travers le monde au 17 mars 2020, selon l’Université Johns-Hopkins située à Baltimore aux États-Unis. Une carte des cas mise au point par des chercheurs de cette université est mise à jour en temps réel.

Des mesures d’urgence pour prévenir l’épidémie

Lors d’une allocution, le premier ministre Justin Trudeau a annoncé des mesures de restriction afin de ralentir l’épidémie qui a fait 5 morts dans la région nord de Vancouver. À compter du 18 mars 2020, seuls les aéroports de Toronto, Montréal, Vancouver et Calgary sont en mesure d’accueillir les vols internationaux et seuls les citoyens canadiens et résidents permanents peuvent revenir en sol canadien. Alors que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a déclaré l’état d’urgence de santé publique en raison du nombre croissant de personnes infectées, il est conseillé aux personnes ayant voyagé à l’étranger de rester à leur domicile, par mesure de prévention.

Dans ces circonstances exceptionnelles, les activités et évènements publics qui devaient avoir lieu dans les prochaines semaines sont remis en cause. 

Société

FRANCOPRESSE – La population noire, qui représente 3,5 % de la population totale du Canada, est jeune, diversifiée et son niveau de scolarité a augmenté depuis 2001. Toutefois, les écarts de rémunération et d’emploi qui existaient déjà se sont encore creusés dans les dernières années selon une récente étude de Statistiques Canada.Zoom sur quatre grandes villes canadiennes.

«C’est un indicateur très clair de racisme systémique, et plus précisément de racisme anti-noir au Canada, indique Philip S. S. Howard, chercheur et professeur adjoint au département d’Études intégrées en sciences de l’éducation de l’Université McGill, à Montréal. Ce phénomène est loin d’être nouveau, mais il semble empirer avec le temps.»

De manière générale, les adultes noirs demeurent moins susceptibles d’avoir un emploi que le reste de la population adulte, selon Statistiques Canada.

À Halifax et à Ottawa, le taux de chômage des hommes et femmes noires est plus de deux fois plus élevé que celui du reste de la population, et plus d’une fois et demie supérieur à Toronto ainsi qu’à Winnipeg. Dans les quatre régions, le pourcentage d’enfants noirs vivant en situation de faible revenu varie de 26 à 38 %, soit près ou plus du double des enfants dans le reste de la population. «Cela témoigne des problèmes systémiques que nous avons au Canada et de la saturation du taux de chômage des personnes d’origine africaine», affirme Tolu Ilelaboye, responsable des relations publiques de l’organisme African Communities of Manitoba Inc. (ACOMI).

Les écarts de salaire se sont également accrus. À Halifax, on note un écart de 20 000 $ entre les salaires annuels médians des hommes noirs et ceux des hommes dans le reste de la population et 8000 $ chez les femmes. Les inégalités sont encore plus importantes à Winnipeg, où les écarts sont de 15 000 $ chez les femmes et de 23 000 $ chez les hommes.

Tous les groupes au Canada sont affectés par le chômage, mais les Noirs sont plus durement touchés, proportionnellement. Halifax, par exemple, compte l’une des communautés noires libres les plus anciennes du pays, et a toujours été confrontée au racisme anti noir. «Il est certain que des disparités régionales existent pour différentes raisons, estime Philip S. S. Howard. Mais il serait incorrect de dire que le racisme est pire en certains endroits, il est plutôt vécu différemment.»

Santé mentale

Pour soutenir les élèves et les familles du territoire, le gouvernement des Territoires du Nord-Ouest (TNO) a décidé d’augmenter l’offre des services en santé mentale.

L’Administration des services de santé et des services sociaux (ASTNO) annonçait, le 18 février dernier, l’ajout de postes de conseillers en santé mentale pour son programme de soins à l’enfance et à la jeunesse.

C’est lors d’une rencontre d’information à l’école St. Joseph à Yellowknife, où une trentaine de parents et de professionnels de l’éducation étaient présents, que la nouvelle a été annoncée. Au total, 49 postes ont été créés « pour améliorer le soutien en santé mentale », comme l’a expliqué durant la rencontre Andrea Brown, Directrice territoriale pour les services de santé mentale et de toxicomanie de l’ASTNO.

Aînées et aînés

Le Nouveau-Brunswick n’est pas à l’abri d’une nouvelle tendance canadienne : avec l’accélération du taux de vieillissement, on assiste à une augmentation importante du nombre de femmes proches aidantes.

«Les proches aidantes sont de plus en plus nombreuses avec le vieillissement de la population, mais demeurent un pan de la population invisible et méconnu», déclare d’entrée de jeu Elda Savoie, professeure à l’École de travail social de l’Université de Moncton.

Selon un rapport de Statistique Canada de 2012, on compte 5,4 millions de personnes proches aidantes âgées de 15 ans et plus au pays et 90 % d’entre elles sont des femmes, d’où l’utilisation de l’appellation féminine pour les nommer.

Les proches aidantes peuvent l’être par relation familiale, par amitié ou tout simplement par relation de bon voisinage. «Et bien souvent, ce sont des individus devenus aînés eux-mêmes qui s’occupent de plus âgés qu’eux», relate encore Elda Savoie.

Ainées et ainés

FRANCOPRESSE - Secondée par huit de ses associations membres, la Fédération des ainées et ainés francophones du Canada (FAAFC) démarre en 2020 un grand projet canadien dont l’objectif est de briser l’isolement des personnes ainées.

«On peut être isolé de plusieurs façons. La maladie, un conjoint qui décède. On peut aussi être isolé en hiver à cause d’une tempête de neige ou quand on habite en milieu rural. Et on peut l’être aussi par la langue.» C’est à partir de la Colombie-Britannique que Stéphane Lapierre va coordonner pour la FAAFC un ambitieux programme, auquel vont participer sept provinces et un territoire pour faire sortir de leur isolement des milliers de personnes âgées.

Sensible à ce problème, le gouvernement canadien par l’entremise du programme Nouveaux Horizons a octroyé quelque 3 700 000 $ pour l’implantation de trois initiatives d’envergure : la conception d’un centre d’activités téléphoniques pour ainées et ainés francophones, la création d’un réseau de sentinelles entre ainées et ainés francophones et enfin la mise en place d’une plateforme informatique de partage assurant la gestion et la livraison de formations et d’animation d’activités en ligne pour les 50 ans et plus.

Journée des femmes

FRANCOPRESSE – Dans l’Île-du-Prince-Édouard où Pamela Gallant a grandi, peu de gens s’étaient aventurés dans le monde du cinéma. Du moins, elle n’en connaissait pas. «J’étais peut-être la première femme à étudier le cinéma», dit-elle.

Elle se rappelle qu’à l’école de son village acadien de Wellington, ce sont les activités artistiques qui l’intéressaient. «J’avais une vieille machine reel to reel video - quart de pouces à l’école. Je faisais des petites vidéos comme passetemps. Je faisais de la photographie, du théâtre. J’aimais la musique; je jouais de la guitare. Mais c’était surtout la scénarisation qui m’intéressait.»

Après le secondaire, c’est cet intérêt pour le cinéma et la scénarisation qui l’a menée à s’inscrire au cégep de Saint-Jérôme, au nord de Montréal, qui offrait un cours de cinéma. Une vraie aventure. «Je me suis retrouvée à Saint-Jérôme : je ne savais pas où c’était et je ne savais pas ce que c’était un cégep», se rappelle-t-elle en souriant.

En fait, le cégep était un moyen pour elle d’atteindre son réel objectif, soit de s’inscrire en cinéma à l’Université de York, à Toronto. Cet établissement exigeait une 13e année et faire une année au cégep permettait d’y être admissible.

Mais sa première année à York l’a autant déçue que son année à Saint-Jérôme l’avait comblée. «Au cégep de Saint-Jérôme, c’était vraiment des profs passionnés, raconte la cinéaste. On faisait des films, on tournait en super 8. C’est là où j’ai eu le gout de réaliser. À York, c’était pas pareil. C’était plus business, alors qu’à Saint-Jérôme, il y avait un esprit de création; les gens s’entraidaient. On voulait juste créer.»

Pamela Gallant n’est pas retourné à York. Elle a obtenu un emploi dans une maison de production à Charlottetown, à l’Ile. Puis, il y a eu une bourse France-Acadie pour un stage de réalisation à Paris, un retour dans les Maritimes à faire du montage pour des films et finalement aboutir à ce qu’elle voulait vraiment faire : réaliser des films.

Journée des femmes

FRANCOPRESSE - Modèle de vivacité, d’implication et d’ouverture, Ciji Fortier est déjà une figure remarquée de la francophonie en milieu minoritaire. La jeune femme de 25 ans originaire de Hearst, ville à majorité francophone du nord de l’Ontario, poursuit son bonhomme de chemin à Ottawa après avoir goûté à la francophonie de France et du Sénégal. Portrait d’une jeune femme fière de ses racines et, surtout, engagée.

Ciji Fortier a obtenu un baccalauréat en psychologie à l’Université de Hearst. Dans le cadre de ses études dans l’établissement franco-ontarien, Ciji Fortier a eu l’opportunité de passer un an en France, à Albi, et suivre les cours de l’Institut national universitaire Champollion. Son goût de l’aventure l’a poussé à partir, c’est aussi en dehors de sa zone de confort et dans un autre pays francophone qu’elle a découvert sa passion pour la francophonie, alors qu’elle se questionnait sur sa propre identité : «Là-bas, j’ai été confrontée aux questions : tu es qui? D’où tu viens? Puis j’ai commencé à me dire que le français faisait partie de mon identité. C’est à travers ma langue maternelle que je peux m’exprimer comme je veux et faire paraître l’essence de moi-même.»

Après son retour de France, l’envie de repartir est tout de suite apparue. Elle a donc décidé de faire son stage dans un autre pays francophone de l’Afrique : le Sénégal. Basée à l’Université Gaston-Berger à Saint-Louis, Mme Fortier a découvert, là-bas, la notion d’accueil et de partage qui l’ont profondément marqué. «Dans les sociétés individualistes on a peur d’aller vers l’Autre surtout si il est différent mais il y a quelque chose de riche à partager dans cette différence. J’ai beaucoup appris d’eux, surtout dans leur façon d’approcher l’Autre et de l’accueillir.» L’étudiante parle ici de la Teranga sénégalaise, véritable état d’esprit qui exprime l’hospitalité, l’accueil et l’ouverture sur les autres d’une façon générale.

Santé

Dr Jean-Pierre Arseneau, médecin de famille à Bathurst, propose de maximiser les ressources dans les cliniques et les cabinets de médecin afin d’alléger la pression sur les urgences de la province.

«Dix fois plus cher.» Voilà ce que doit débourser le gouvernement lorsqu’un cas est vu à l’urgence plutôt qu’en cabinet de médecine familiale au Nouveau-Brunswick, selon Dr Arseneau.

Santé

INITIATIVE DE JOURNALISME LOCAL —APF (Atlantique) — Aller voir un médecin anglophone lorsqu’on est francophone peut être rebutant. Comment décrire une douleur «pas tout à fait à l’estomac, plus diffuse, avec des crampes» lorsque son anglais est sommaire? Parler de ses sentiments ou de ses angoisses est encore plus ardu.

Plusieurs études démontrent les difficultés rencontrées par les francophones en situation minoritaire pour accéder à des soins appropriés en santé mentale. Selon des données recueillies entre 2005 et 2013 dans des hôpitaux ontariens, les patients franco-ontariens avaient trois fois moins de visites d’un psychiatre durant les trois premiers jours de leur hospitalisation, par rapport aux anglophones.

Une autre étude, focalisée sur les jeunes francophones de 15 à 24 ans, montre que près d’un sur trois est en détresse psychologique, que ce soit au Québec ou ailleurs. Selon le même document, la moitié des jeunes francophones hors Québec ayant exprimé un besoin de soins en santé mentale n’ont pas eu de réponse adéquate, contre un sur trois dans la belle province.

Pouvoir exprimer ses émotions dans sa langue maternelle est pourtant essentiel. «C’est plus difficile d’aller au plus profond de soi dans sa deuxième langue», raconte Caroline Leblanc, psychologue bilingue en pratique privée, installée à l’est de Charlottetown. Elle estime qu’entre 5 % et 7 % de ses clients sont francophones.

Immigration

LE VOYAGEUR (Ontario) – Manque d’information. S’il y a un seul message à retenir de la vidéo Au Canada, il y a de la place pour tout le monde, c’est celui-là. Cette vidéo, projetée en première au Centre de santé communautaire du Grand Sudbury le 22 février, présente le témoignage de quatre immigrants et d’une femme qui en a accueilli plusieurs dans la région.

Leurs témoignages rappellent certaines lacunes passablement connues, mais pour lesquelles les solutions tardent à venir. À plus d’une reprise pendant la vidéo et pendant la discussion qui a suivi, le réalisateur Moïse Zahoui et la professeure Amélie Hien, on a rappelé que les immigrants qui décident de venir au Canada ne reçoivent pas toujours la bonne information concernant le pays.

Immigration

FRANCOPRESSE — La plupart des établissements d’enseignement postsecondaires du pays sont engagés dans le recrutement d’étudiants internationaux. Au Collège Boréal, en Ontario, on s’active sur ce front depuis environ 5 ans. «On voyait qu’il y avait un intérêt et que les demandes rentraient sans beaucoup d’efforts et qu’il y avait un potentiel intéressant», explique Mélanie Doyon, gestionnaire, liaison internationale.

L’objectif du Collège, qui compte plusieurs campus dans la province, est d’atteindre 20 % d’étudiants internationaux d’ici quelques années. Selon Mélanie Doyon, en plus de constituer une richesse en ajoutant une diversité dans les salles de classe, ces étudiants de l’extérieur peuvent contribuer à résoudre les problèmes de main-d’œuvre. «C’est notre rôle de former une main-d’œuvre qualifiée. Dans le nord de l’Ontario, il y a une pénurie de main-d’œuvre, alors on va chercher des gens qui sont prêts à se déplacer au Canada et peut-être éventuellement s’y établir pour y travailler.»

Au Nouveau-Brunswick, les progrès sont surprenants. L’Université de Moncton compte maintenant 20 % de son corps étudiant — soit 822 — qui vient de l’étranger. Dans le réseau des collèges communautaires francophones de la province (CCNB), la progression est fulgurante : 75 pour cent d’augmentation entre 2017 et 2018, suivi d’une autre hausse de 60 % lors de la rentrée 2019. Les collèges de langue française comptent maintenant 644 étudiants internationaux, soit 30 % de tous les effectifs.

Qu’est-ce qui explique cette poussée? De un, la bonne réputation des programmes postsecondaires au Canada et les efforts des institutions sur le terrain. Juan Manuel Toro Lara, coordonnateur des services aux étudiants internationaux pour le CCNB : «Comme les autres établissements postsecondaires, on participe à des salons de l’éducation qui sont organisés dans les pays de la Francophonie. Aussi, on a une personne qui s’occupe de maintenir les candidats intéressés. On fait le suivi auprès de la personne qui a manifesté son intérêt, jusqu’au moment où la personne arrive ici.»

Histoire des Noirs

INITIATIVE DE JOURNALISME LOCAL — APF (Atlantique) — À l’occasion du Mois de l’histoire des Noirs au Canada, la Black Cultural Society de l’Île-du-Prince-Édouard a organisé, le 6 février à l’Université de l’Î.-P.-É. (UPEI), un débat sur la création d’un syndicat des étudiants noirs. Une occasion pour la nouvelle génération de partager son expérience et de repenser l’histoire noire à l’Ile.

Keyshawn Bonamy se souvient parfaitement de ses débuts à UPEI en janvier 2016. Le moment où l’étudiant international, confronté au regard de l’autre, est «devenu noir». «J’étais le seul de ma classe, isolé, stressé, j’ai pris conscience que j’étais différent», raconte le jeune homme qui n’arrêtait pas de se demander : «Est-ce que j’ai fait le bon choix?». Car d’où il vient, aux Bahamas, «tout le monde a la même couleur de peau alors on ne me percevait pas comme noir». 

Conséquences : l’étudiant a ressenti le besoin de s’engager et de prouver qu’il était le meilleur. Il s’est impliqué activement dans des organisations étudiantes. Société caribéenne, syndicat des étudiants de UPEI, il a voulu briser le voile de couleur entre communautés.

Celui qui est aujourd’hui employé du Bureau des étudiants internationaux de l’université rappelle la force des préjugés raciaux et l’urgence d’en sortir. «On n’est pas tous rapeurs ou Beyoncé, lance-t-il avec humour. Notre identité est plurielle, notre diversité bien plus profonde.»

Histoire des Noirs

FRANCOPRESSE – Qu’ont en commun une patinoire et un champ de bataille? Pas grand-chose. Sauf que les deux endroits ont su être une source d’émancipation il y a 100 ans ou plus pour la communauté afro-canadienne.

Si Willie O’Ree fut le premier joueur noir à évoluer dans la LNH en 1958 pour les Bruins de Boston, l’athlète natif de Fredericton, au Nouveau-Brunswick, fut précédé sur la glace bien longtemps avant lui par des compatriotes de la Nouvelle-Écosse.

Puisque l’un des objectifs du Mois de l’histoire des Noirs est de mettre en lumière les faits d’armes de nos concitoyens noirs, Postes Canada a eu l’idée de dévoiler un timbre célébrant le Colored Hockey Championship et les équipes de hockey sur glace uniquement composées de joueurs noirs, qui se sont disputé le titre dans les Maritimes entre 1895 et le début des années 1930.

Les premières traces d’équipes de hockey uniquement composées de joueurs noirs dans la région de Halifax remontent à mars 1895, alors qu’un match a opposé une équipe de Dartmouth et une de Halifax. Peu de temps après, six autres équipes se sont formées, en Nouvelle-Écosse et une à l’Île-du-Prince-Édouard.

Elia Anoia, gestionnaire à l’élaboration du programme de timbre-poste, raconte qu’il a fallu deux ans à la société canadienne des postes pour faire des recherches sur le sujet. L’historien George Fosty et le président du Black Cultural Centre for Nova Scotia, Craig Smith, ont été mis à contribution lors des recherches. Selon Mme Anoia, «beaucoup de Canadiens ne sont pas au courant de cette histoire.» Tout comme il y avait du hockey organisé dans les paroisses des communautés francophones, ce sont les dirigeants de l’Église baptiste qui organisaient les rencontres afin d’attirer plus de jeunes hommes au sein de leur église.

Justice

LA VOIX ACADIENNE (Ile-du-Prince-Édouard) – Selon le rapport 2019 de l’Observatoire canadien du fémicide pour la justice et la responsabilisation, 136 femmes et filles ont été tuées lors d’agressions violentes au Canada en 2019. Sur ces 136 femmes et filles, 100 ont été tuées par des accusés masculins. Ces accusés masculins étaient des conjoints actuels ou anciens dans une proportion de 59 %, des amis et connaissances dans 9 % des cas.

Dans 26 % des cas, il s’agissait de fémicides familiaux et dans 6 % des cas seulement, les hommes accusés étaient des étrangers.

L’observatoire va plus loin dans l’analyse des statistiques. Les partenaires intimes ayant tué leur partenaire étaient, dans 70 % des cas, mariés ou conjoints de fait. Les autres étaient des fréquentations ou des relations intimes non spécifiées.

Histoire des Noirs

INITIATIVE DE JOURNALISME LOCAL —APF (Atlantique) — Les Canadiens d’origine africaine sont présents depuis très longtemps au Nouveau-Brunswick et sont actifs dans la communauté francophone de Saint-Jean. Bref rappel de l’histoire méconnue des Noirs loyalistes de la province.


En juin prochain, l’organisation New Brunswick Black History Society célèbrera ses 10 ans d’existence. Affiliée à l’organisme communautaire PRUDE Inc. (Pride of Race, Unity and Dignity through Education), celle-ci retrace et documente des siècles d’histoire peu connue du grand public.

Pour Ralph Thomas, coordinateur de projets chez New Brunswick Black History Society et président de PRUDE Inc., l’expérience qu’il a vécue au conseil d’administration du village historique de King’s Landing a rallumé sa flamme de retracer l’histoire des Noirs loyalistes en Atlantique : «Il n’y avait rien sur l’histoire des Noirs. Nous savions que la famille Gordon, dont la maison était située à Fredericton, était d’origine afro-américaine et qu’il y avait un certain intérêt de la mettre en valeur […]. Celle exposée à King’s Landing est identique parce que nous avions à notre disposition les plans de construction de l’originale.»

Santé

FRANCOPRESSE – Les messages apparaissent accompagnés d’émojis souriants à l’écran : «C’est comme une tarte citron pistache, un régal!» ou bien encore : «Chaque saveur que je goute est encore meilleure!» Dans les messages postés sur Instagram, les publications flatteuses sur le vapotage se comptent par milliers. Premières cibles : les adolescents.

«Un gadget permettant d’absorber de la nicotine.» Il n’existe pas 10 000 façons de définir la cigarette électronique, explique l’urgentologue et toxicologue Martin Laliberté. «Ce n’est ni plus ni moins qu’une version du tabac moderne», confie le professeur adjoint au Centre universitaire de Santé Mc Gill. Avec «les mêmes risques de dépendance à la nicotine». Et plus elle est consommée tôt dans la vie de l’individu, plus le risque de dépendance est accru, et par conséquence, les risques de cancers et de maladies cardiovasculaires aussi.

Entreprise

AGRICOM (Ontario) – Votre ferme ou votre entreprise a-t-elle établi un plan d’urgence? Pensez-vous être prêt à toute éventualité? Le 15 janvier, Tom Baker, le gestionnaire des incidents au sein du Feather Board Command Centre est venu partager quelques conseils lors de la Conférence sur la volaille de l’est de l’Ontario, conseils qui s’appliquent très bien à toutes sortes de situations.

Différentes situations d’urgence peuvent survenir en un clin d’œil : un accident de transport sur la route, un feu, une intrusion par des activistes, une brèche de données informatiques, une maladie affectant les cultures de la ferme ou les animaux ou encore des désastres météorologiques comme une inondation, une vague de chaleur extrême ou une tornade. L’hiver apporte même son lot de situations urgentes avec des quantités importantes de neige, des effondrements possibles ou des difficultés d’approvisionnement, etc.

Histoire des Noirs

FRANCOPRESSE – À l’occasion du Mois de l’histoire des Noirs, le thème du hockey s’impose : une pièce commémorative et un timbre soulignent l’apport de Willie O’Ree et du Colored Hockey Championship à l’avancement des communautés afro-américaines et au monde du hockey nord-américain.

En janvier, Postes Canada dévoilait un timbre-poste qui rappelle le Colored Hockey Championship, championnat disputé en Atlantique par des équipes de hockey composées exclusivement de joueurs noirs. Ainsi, la société profite du Mois de l’histoire des Noirs pour mettre à l’avant-scène une époque qu’elle estime peu connue de l’histoire du hockey.

Nord canadien

AURORE BORÉALE (Yukon) – Les écoles du Yukon sont restées ouvertes malgré la période de froid extrême qui a touché Whitehorse ainsi que l’ensemble du territoire.

Ces températures, les plus froides enregistrées depuis 2008, ne sont toutefois pas une raison valide de fermer les écoles, selon le ministère de l’Éducation. Seules les conditions qualifiées de vraiment extrêmes peuvent nécessiter la fermeture d’une école. Par exemple, un incident mécanique, ou un évènement pouvant mettre en danger le personnel et les élèves seraient des raisons valables.

Ontario

INITIATIVE DE JOURNALISME LOCAL – APF (Ontario) – En septembre 2019, l’Assemblée de la francophonie de l’Ontario (AFO) et la Fédération des aînés et retraités francophones de l’Ontario (FARFO) ont publié leur Livre blanc sur le vieillissement des francophones en Ontario. On y peint le portrait d’une population proportionnellement plus âgée que la moyenne provinciale, légèrement moins éduquée et significativement moins à l’aise financièrement que sa contrepartie anglophone.

À cela s’ajoute un manque flagrant de données concernant des segments plus vulnérables comme les nouveaux arrivants, les aînés LGBTQ et ceux vivant des défis socio-économiques. Face à cette situation, la FARFO a entrepris des démarches qui lui permettraient de jouer un rôle accru de leadership. Le directeur général de la FARFO, Gilles Fontaine, explique que des pourparlers sont en cours pour obtenir un financement récurrent.

Justice

L’EXPRESS (Ontario) – Pour la première fois depuis son lancement en 2012, le site pancanadien d’information juridique CliquezJustice.ca a dépassé les 100 000 visites mensuelles au mois de novembre 2019.

CliquezJustice.ca s’affiche comme une référence incontournable pour aider les francophones du Canada à comprendre leurs droits et obligations afin de mieux gérer les situations juridiques du quotidien.

Affaires autochtones

Initiative de journalisme local – APF (Ontario) – Francophones et Autochtones ont parfois été alliés au Canada. Y compris en Ontario. Champlain l’avait compris, lui qui s’était aventuré au-delà de la rivière des Outaouais. Les liens tissés entre les deux groupes furent importants. Le métissage souvent bénéfique. Pourtant, il y eut une cassure. Avec les pensionnats.

Le professeur adjoint à la Faculté des arts de l’Université d’Ottawa en Études canadiennes et autochtones Pierrot Ross-Tremblay, lui-même Innu, vient de passer quelques années à l’Université Laurentienne à titre de directeur du département de sociologie.

Spécialiste de l’amnésie culturelle, il constate qu’on écrit peu «sur l’histoire du Nord, sur les difficiles relations entre Premiers Peuples et francophones, sur le rôle des francophones et des prêtres québécois dans les écoles résidentielles.»

Les francophones ont-ils vraiment joué un rôle dans l’acculturation des Autochtones? Marie-Pierre Bousquet, directrice du programme en études autochtones au Département d’anthropologie de l’Université de Montréal répond sans ambages par l’affirmative.

«On ne peut pas réellement faire de différence entre les anglophones et les francophones en matière d’acculturation des Autochtones.» D’après la professeure, mis à part de «rares progressistes, dont certains religieux», c’était clair pour tout le monde que les «Indiens» devaient être acculturés.

Immigration

Initiative de journalisme local – APF (Saskatchewan) – Le Réseau en immigration francophone de la Saskatchewan s’est réuni le 14 janvier à Regina pour faire le point. D’ici quelques mois, en s’appuyant sur le témoignage des organismes d’accueil et des nouveaux arrivants eux-mêmes, un rapport sera produit pour dresser le portrait de l’immigration des francophones dans la province de cette dernière décennie.

Le Réseau (RIF-SK) s’est rencontré pour la dernière fois du cycle 2017-2020. «Il y avait une certaine dose d’émotion parmi les participants, note Marie Galophe, coordinatrice du RIF. Dieu sait qu’on vient de loin. Le réseau est passé à travers des crises pour se trouver. On passe à un autre niveau de maturité et de réflexion.»

La rencontre a permis de faire le point sur le plan opérationnel du RIF via une autoévaluation des membres. Une vingtaine de personnes ont répondu à l’appel, en personne ou en ligne, représentant la majorité du réseau. «C’était vraiment intéressant de voir les organismes faire une autocritique de leurs propres actions, se réjouit Marie Galophe. Cette approche basée sur les résultats est en ligne avec les recommandations d’Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada (IRCC). Le réseau se professionnalise au fur et à mesure.»