La Fédération des gens d’affaires de l’Ontario propose dans son étude des tactiques et des stratégies afin d’atteindre ses objectifs choisis d’ici 2031.
La Fédération des gens d’affaires de l’Ontario propose dans son étude des tactiques et des stratégies afin d’atteindre ses objectifs choisis d’ici 2031.

La Fédération des gens d’affaires francophones de l’Ontario mise sur les femmes

Ani-Rose Deschatelets
Le Droit
LE DROIT (Ottawa) – La Fédération des gens d’affaires francophones de l’Ontario (FGA) souhaite que 45 % des PME francophones de la province soient détenues en totalité ou en partie par des femmes en 2031. Il s’agit d’une des quatre cibles de développement énoncées dans le Profil sommaire de l’économie franco-ontarienne, dévoilé par l’organisation.

Ce Profil a été établi dans le but de brosser un portrait de l’économie franco-ontarienne pour cibler les enjeux prioritaires afin de renforcer l’écosystème économique francophone de la province. Près de 900 000 travailleurs ontariens, soit plus de 11 % de la main-d’œuvre, sont bilingues et produisent à eux seuls plus de 12 % du produit intérieur brut (PIB).

Afin de favoriser le développement de l’économie franco-ontarienne, la FGA souhaite favoriser la croissance entrepreneuriale au féminin, inciter les immigrants à se lancer en entrepreneuriat, promouvoir la relève entrepreneuriale francophone et soutenir la conquête de nouveaux marchés en francophonie.

Pour y arriver, la FGA propose dans son étude des tactiques et des stratégies afin d’atteindre ses objectifs choisis d’ici 2031. Parmi ceux-ci, l’organisation cible que 45 % des PME francophones soient détenues en totalité ou en partie par les femmes et que 10 % des PME francophones appartiennent à des personnes nées à l’extérieur du Canada.

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La FGA vise également que 13 % des PME francophones de la province feront de l’exportation et qu’au minimum 4,2 % des PME de la province appartiendront à des francophones. À l’heure actuelle, l’Ontario compte environ 18 875 PME francophones, soit 4,2 %. C’est donc dire que ce ratio devra rester au minimum stable d’ici 2031.

«Le Profil sommaire démontre hors de tout doute que l’économie franco-ontarienne fait partie intégrante de l’économie provinciale et offre une forte valeur ajoutée, indique la FGA. Toutefois, certains enjeux méritent une attention particulière et des stratégies à plus long terme afin de permettre aux entreprises francophones et aux travailleurs bilingues de réaliser tout leur potentiel.»

À elle seule, l’Ontario compte près de 50 % des entreprises francophones hors Québec.