La COVID-19 vue par les journaux de l’APF

Les circonstances exceptionnelles dans lesquelles est plongé le monde depuis quelques semaines n’empêchent pas les journaux membres de l’Association de la presse francophone (APF) et du réseau Francopresse de travailler d’arrachepied pour fournir aux lecteurs de l’information locale de qualité. D’est en ouest, une panoplie d’articles ont été publiés sur le web par les journaux membres de l’APF. État de la situation.

Le Nord particulièrement vulnérable

Grande déception alors que les Jeux d’hiver de l’Arctique, qui devaient se tenir à Whitehorse du 15 au 21 mars, sont annulés. L’Équipe Nunavut, société hôtesse de l’édition 2020, a fait l’annonce de cette «décision très difficile» dès le 7 mars.

En date du 19 mars, il n’y avait toujours aucun cas de COVID-19 au Yukon. Cela n’empêche pas le médecin-hygiéniste en chef de la province, Brendan Hanley, de préconiser l’isolement social pour la population. L’Aurore boréale a même publié quelques rappels d’hygiène pour faire face à la COVID-19 et autres virus hivernaux.

Les Territoires du Nord-Ouest ont aussi pris des mesures pour éviter la propagation du virus, déclarant l’état d’urgence le 18 mars dernier même si aucun cas n’avait alors été signalé aux T. N.-O.

C’est que les populations du Nord peuvent être plus vulnérables à la crise que le reste de la population canadienne. Deux communautés du Nunavut, Coral Harbour et Cambridge Bay, ont même fermé leurs portes aux visiteurs pour éviter la propagation de la COVID-19.

La francophonie paralysée dans l’Ouest

En Saskatchewan, les écoles ont fermé le 20 mars. Des cours en ligne seront proposés aux élèves de maternelle à 12e année à partir de lundi.

Plusieurs évènements de la communauté francophone ont été reportés afin d’assurer la protection du personnel. Plusieurs pratiquent d’ailleurs le télétravail.

Le bimensuel L’Eau vive s’est aussi penché sur les raisons d’éviter de voyager : protéger les autres et éviter de ramener le virus au Canada plus qu’il n’y est déjà.

À qui la faute de cette pandémie? Difficile à dire!

La francophonie est également paralysée en Alberta. Les écoles sont fermées, tout comme les centres communautaires. Plusieurs évènements sont annulés en plein cœur du Mois de la francophonie, dont les Jeux francophones de l’Alberta. Le Réseau santé albertain a créé le # rsaAlberta pour partager les meilleurs trucs en temps de crise! Le Franco publiera la semaine prochaine les meilleures suggestions.

Au Manitoba, la rédactrice en chef de La Liberté invite les lecteurs à propager l’amour, pas le virus. Le journal a d’ailleurs opté pour le télétravail et continue sa mission d’informer la population. Les intéressés sont d’ailleurs invités à envoyer des témoignages d’amour et de reconnaissance au journal pour ajouter un peu de positif à la situation!

Les cas se multiplient en Ontario

Deux décès ont déjà été déclarés en Ontario en lien avec le coronavirus. Des jeunes dans la trentaine sont sévèrement affectés et les cas se multiplient : 257 en date du jeudi 19 mars, alors que près de 4000 personnes attendent leur résultat.

Comme le titrait Le Voyageur le 16 mars, le virus a mis la société sur «pause». Parmi les nombreux articles consacrés à la COVID-19 par L’Express, il y a d’ailleurs une liste de suggestions d’activités à faire durant la quarantaine.

Le journal torontois rapporte aussi l’état des fermetures en Ontario. Même les tribunaux sont forcés de limiter l’accès à la justice.

Le mercredi 18 mars dernier, le gouvernement fédéral a annoncé un Plan d’intervention économique qui pourrait totaliser 27 milliards $. L’Ontario investira pour sa part jusqu’à 304 millions $ pour améliorer la gestion de la pandémie. D’autres mesures seront mises en place.

Le quotidien Le Droit assure une couverture étroite des enjeux liés à la pandémie. Dans l’Est, les journaux d’Édition André Paquette rapportent notamment qu’un premier cas a été dépisté dans la région de Prescott-Russel et que le maire de Clarence-Rockland Guy Desjardins s’est placé en isolement volontaire.

L’Atlantique mobilise toutes ses ressources

Le quotidien Acadie Nouvelle propose une série d’articles sur la COVID-19 au Nouveau-Brunswick, où en date du vendredi 20 mars, sept cas étaient confirmés et quatre cas étaient présumés. Le Réseau de santé Vitalité a lancé un appel général aux professionnels de la santé qui souhaiteraient venir prêter mainforte.

À l’Île-du-Prince-Édouard, les premiers répondants sont prêts et les conférences de presse de la médecin-hygiéniste en chef Heather Morrison se succèdent, comme le rapporte La Voix acadienne. Deux cas positifs ont été déclarés sur l’ile.

La semaine a été longue pour le premier ministre Dennis King, qui a déclaré l’état d’urgence sanitaire le 16 mars. Des mesures de soutien économique ont aussi été dévoilées pour les Insulaires.

Le Gaboteur propose lui aussi un dossier spécial COVID-19, alors que le 20 mars un seul cas était confirmé sur l’ile et deux cas présumés. Le journal propose aussi quelques activités à faire en isolement ainsi qu’une recette de gel désinfectant fait maison.

Retrouvez la liste complète des journaux de l’APF sur le site web de l’Association de la presse francophone et profitez-en pour encourager vos journaux locaux en ces temps incertains!

Foyers de soins longue durée

En soins de longue durée, chaque établissement doit suivre des règles qui assurent le bienêtre des ainés. Cependant, avec la hausse de risques chez ces derniers, spécialement lorsque des cas de COVID-19 sont découverts dans de telles résidences, le protocole est parfois vite oublié.
Emploi

LE DROIT (Ontario) – Le télétravail dans la fonction publique fédérale est là pour de bon. Il aura fallu une pandémie mondiale pour provoquer ce que de nombreux employés réclamaient depuis une décennie. Enfin, diront plusieurs, il est possible de travailler à la maison et d’éviter les interminables bouchons de circulation sur les autoroutes de la capitale du Canada.
Souveraineté alimentaire

LE GABOTEUR (Terre-Neuve-et-Labrador) – Bien qu’il ne soit peut-être pas conseillé de traverser les frontières en ce moment, des denrées alimentaires et d’autres produits de première nécessité entrent malgré tout dans la province. Ainsi, certaines personnes craignent que le virus puisse arriver dans la province et commencent à se demander d’où vient leur nourriture. Alors que le virus oblige Terre-Neuve-et-Labrador à réfléchir davantage aux origines de ce que la province mange, que fait-on, au juste, pour assurer la sécurité et la souveraineté alimentaire de la province?
Justice

FRANCOPRESSE – Comme les autres composantes de la société, les tribunaux doivent s’adapter à la nouvelle réalité imposée par la COVID-19. Déjà, la Cour fédérale entrevoit que certains changements seront adoptés de façon permanente. Le 22 mai dernier, la juge en chef adjointe de la Cour fédérale, Jocelyne Gagné, a présidé un webinaire intitulé La pandémie : accélération du virage technologique de la Cour afin de discuter des transformations en cours au sein de l’institution.
Santé mentale

FRANCOPRESSE – Que l’on pense aux étudiants et aux professeurs qui ont dû s’adapter aux cours virtuels, aux entrepreneurs qui ont dû fermer leur entreprise pendant deux mois, aux employés qui ont dû demander la prestation d’urgence du gouvernement fédéral ou aux travailleurs de première ligne qui doivent soigner les malades, la pandémie est devenue source de stress pour bien des Canadiennes et des Canadiens. Selon certains experts, la santé mentale pourrait elle aussi faire les frais de la pandémie, entrainant dépression, anxiété et stress posttraumatique. Cette vague a peut-être même déjà commencé.
Éthique

FRANCOPRESSE – Lorsqu’on écrira l’histoire de la pandémie de COVID-19 au Canada, la plupart des chapitres se dérouleront dans les établissements de soins de longue durée. Au début mai, l’Institut national sur le vieillissement de l’Université Ryerson de Toronto estimait que 82 % des quelque 6 000 décès reliés à la COVID-19 au Canada sont survenus dans ces établissements. La quasi-totalité des victimes sont des résidents alors que seulement quelques membres du personnel en sont morts.
Thanatologues

Entre le 15 janvier et le 19 mai, l’Ontario a enregistré 22 384 cas de COVID-19, dont 1919 décès. Comment les entrepreneurs en pompes funèbres ou les thanatologues tirent-ils leur épingle du jeu en ces temps de pandémie? Des experts de l’Est, du Sud et du Nord de la province témoignent.
Portrait d'entrepreneure

Présidente fondatrice de MécenESS, fondatrice de l’Institut social et d’Entreprise collective, ex-directrice générale du Conseil de la coopération de l’Ontario (CCO) : depuis 40 ans, Ethel Côté a fait de l’entrepreneuriat social son cheval de bataille, en toute solidarité avec la francophonie ontarienne.
LGBTQ+

Peu importe le genre, les facteurs de risque face à la COVID-19 sont à peu près les mêmes, mais l’orientation sexuelle peut rendre la situation plus problématique. Certains facteurs médicaux, sociaux et économiques touchent davantage les membres de la communauté LGBTQ+.
Théories du complot

ACADIE NOUVELLE (Nouveau-Brunswick) – Au moins un Canadien sur dix croit être l’objet d’un complot à propos de la COVID-19, selon les résultats préliminaires d’une étude menée auprès de 600 personnes par des chercheurs de l’Université de Sherbrooke au Québec. Comment raisonner votre parent complotiste? C’est presque impossible.
Agriculture

Les agriculteurs exercent un métier essentiel et, en pleine pandémie, leur labeur sera plus que jamais mis à contribution pour nourrir la population, aussi bien près de chez eux qu’à l’autre bout de la planète. Les producteurs saskatchewanais ne manqueront pas à l’appel et le branlebas de combat des semis printaniers a déjà pris son envol.
COVID-19

FRANCOPRESSE – La mort peut paraitre une épreuve insurmontable, surtout lorsqu’elle touche un être cher. Serait-ce encore plus vrai en temps de pandémie? D’est en ouest du Canada, les rites funéraires ont dû être adaptés pour respecter les nouvelles règles de quarantaine et de distanciation sociale qui font aujourd’hui partie du quotidien.
Provinces et territoires

FRANCOPRESSE – Malgré qu’ils aient été frappés par la pandémie de la COVID-19 à différents moments au cours de l’hiver, plusieurs pays, provinces, territoires et États semblent s’être concertés pour entamer à peu près en même temps le «déconfinement», ce néologisme qui s’est propagé dans l’espace francophone aussi vite que la maladie.
Histoire

FRANCOPRESSE – Imaginez avoir un rêve et l’audace nécessaire pour le réaliser, mais pas les moyens financiers. Les autorités qui pourraient le rendre possible refusent de vous aider. Puis, le pays ennemi vous donne toute la latitude souhaitée pour réaliser ce rêve. Et que votre rêve vous survive, et vive même encore 350 ans plus tard!
Territoires

Les résidents des territoires, déjà éprouvés par la crise de la COVID-19, voient la difficulté d’accéder à Internet s’ajouter au poids qui pèse sur leurs épaules. Non seulement les connexions disponibles sont de faible qualité, mais elles coûtent aussi très cher.
Immigration

L’EXPRESS (Toronto) – L’histoire du Canada est intimement liée aux flux migratoires. Les seuls «non-immigrants» sont les descendants des Premières Nations. La première d’une série de conférences sur l’immigration a d’ailleurs eu lieu à Ottawa en 1871, soit seulement quatre ans après la naissance du pays.
Métiers

L'AURORE BORÉALE (Yukon) – La métamorphose du travail se manifeste sous plusieurs angles. Certains travaillent de la maison, d’autres en contact direct avec la communauté. Pour tout le monde, la réalité a été modifiée, mais qu’en est-il de ces personnes qui travaillent dans des emplois désignés essentiels?
Imaginaire

Le Nord, l’Arctique, l’espace blanc: autant de termes qui nourrissent des fantasmes. Décrire cette zone souvent méconnue est complexe. Longtemps abordé sous un angle colonial, au détriment des cultures natives, le Nord a souffert au fil des années d’une description incomplète. Portrait d’un espace bien souvent mal interprété.
Sudbury

LE VOYAGEUR (Sudbury) – Plusieurs étudiants étrangers sont en quelque sorte coincés sur les campus depuis le début de la pandémie. Soit qu’ils ou elles n’ont pas eu l’occasion de rentrer chez eux, soit que ce n’était pas avantageux de le faire. Comme le reste de la population, chacun le vit différemment, mais leur situation entraine des défis bien particuliers. Le Voyageur en a discuté avec des étudiants étrangers qui vivent la pandémie à Sudbury, dans le Nord de l’Ontario.
Agriculture

AGRICOM (Ontario) – L’arrivée des travailleurs étrangers temporaires suscite beaucoup de questions depuis les dernières semaines, avec les mesures de confinement mises en place pour tout Canadien revenant de l’étranger. Le premier ministre, Justin Trudeau, a assuré aux producteurs et commerçants qu’il ne devrait pas y avoir de problème si les travailleurs effectuaient une quarantaine obligatoire de 14 jours à leur arrivée au pays.

Plusieurs communautés dans les Territoires du Nord-Ouest s’inquiètent de l’impact du réchauffement climatique sur leurs cimetières.
Pâques

FRANCOPRESSE – Historiquement religieuse, la fête de Pâques est aujourd’hui dominée en grande partie par son aspect commercial. Le chocolat a pris le dessus sur le jeûne du Vendredi saint et la messe dominicale, mais le congé pascal n’a pas forcément perdu toute sa symbolique. Martin Meunier, professeur de sociologie des religions à l’Université d’Ottawa, répond aux questions de Francopresse.
Alimentation

FRANCOPRESSE – Quels seront les effets à moyen et long terme de la crise de la COVID-19 sur les prix des aliments? Même les experts ont de la difficulté à répondre avec précision à cette question, tellement il y a d’éléments qui entrent en jeu : prix du pétrole, hausse des frais d’exploitation et des salaires dans les épiceries, restrictions de mouvement aux frontières, etc. Ils ont quand même accepté de jouer le jeu.
Impacts genrés

FRANCOPRESSE – Alors que la crise de la COVID-19 fait la Une de tous les médias, que les secteurs scientifiques et politiques luttent ensemble pour trouver les moyens d’en sortir, une réalité se laisse facilement oublier : les conséquences sociales de la pandémie touchent plus durement les femmes, dénoncent plusieurs expertes.
Médias

FRANCOPRESSE – La pandémie de la COVID-19 a entrainé une baisse substantielle et soudaine des revenus publicitaires des journaux et des radios communautaires francophones au Canada, au point de mettre en péril la situation financière de plusieurs médias.
COVID-19

Pour les parents d’enfants autistes de l’Île-du-Prince-Édouard (Î.-P.-É.), l’école à la maison est loin d’être une solution en période de confinement. Entre le manque de ressources pédagogiques et l’angoisse exacerbée des enfants, les familles tentent de relever le défi.
COVID-19

ÉDITION ANDRÉ PAQUETTE (Est ontarien) – Crise de COVID-19 ou non, les banques alimentaires de Prescott-Russell continuent leur travail, mais elles s’attendent à une augmentation de la demande dans les semaines à venir.
Ontario

La question des abattoirs irrite plus d’un fermier dans le Nord-Est de l’Ontario. Ils ne peuvent pas vendre leur viande dans les épiceries à grande surface ou les chaines d’alimentation rapide, car ces entreprises n’achètent que de la viande d’abattoirs inspectés par le fédéral, peu nombreux et éloignés. La viande d’animaux provenant d’abattoirs inspectés par la province, comme c’est le cas dans le Nord-Est, peut être distribuée uniquement en Ontario et seulement dans les épiceries indépendantes, les restaurants familiaux.