Le besoin d’une garderie francophone à Plamondon est «criant», selon Francis Lamoureux, président de L’ACFA régionale de Plamondon-Lac-la-Biche.
Le besoin d’une garderie francophone à Plamondon est «criant», selon Francis Lamoureux, président de L’ACFA régionale de Plamondon-Lac-la-Biche.

En Alberta, l’association canadienne-française se bat pour créer une garderie

Véronique Vincent
Le Franco
LE FRANCO (Alberta) – À Plamondon, un hameau albertain situé à 200 km au nord d’Edmonton, il n’existe aucune garderie, ni francophone, ni anglophone. Cette situation est un véritable casse-tête pour certains parents, qui doivent effectuer un long trajet pour faire garder leurs enfants. L’ACFA régionale travaille actuellement pour en accueillir une en français.

Le besoin d’une garderie francophone à Plamondon est «criant», selon Francis Lamoureux, président de L’ACFA régionale de Plamondon-Lac-la-Biche. L’association qu’il préside explore des pistes pour répondre à ce besoin communautaire.

Grâce à l’initiative nationale entrepreneuriale en petite enfance, le Conseil de développement économique de l’Alberta (CDÉA), en collaboration avec la Fédération des parents francophones de l’Alberta (FPFA), a reçu à l’automne 2020 du financement pour étudier la création d’une garderie francophone à Plamondon et à Cold Lake. Le rapport final du consultant sur cette possibilité est attendu avant le 31 mars 2021.

À Plamondon, il n’y a pas de garderie organisée ni en français ni en anglais. Les familles utilisent des services de «day-homes» organisés par d’autres parents. «Ce ne sont pas toujours des gens qualifiés, mais ça répond aux besoins de base», remarque Francis Lamoureux.

De son côté, Silken Rawson se projette déjà : «Cela m’apporterait tellement de confort de savoir qu’il y a un endroit stable et fiable pour amener mon fils une fois qu’il sera temps pour moi de retourner travailler après mon congé maternité».

«Il y a des mères ici qui accueillent quelques enfants pour la journée, mais personnellement, je me sentirais encore stressée même avec cet arrangement, car vous ne savez jamais quand elles décideront de ne plus le faire», témoigne Silken Rawson, jeune mère de Plamondon en congé de maternité.

Parcours du combattant

Selon Francis Lamoureux, «il y a des gens qui se rendent à Lac-la-Biche depuis Plamondon tous les matins pour déposer leur enfant à la garderie, pour revenir à Plamondon le matin même pour le travail». Un trajet aller-retour de plus de 60 km.

«Il y a déjà six familles qui sont prêtes à envoyer leurs enfants, si une garderie ouvrait demain», ajoute le président de l’ACFA régionale. De plus, des membres de la communauté ont déjà signifié leur intérêt pour travailler dans cette garderie.

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