Les travaux d’archéologie à la place des officiers, au centre-ville de Fredericton, pourraient permettre d’en connaitre davantage sur la présence des Acadiens dans la capitale provinciale avant la Déportation.
Les travaux d’archéologie à la place des officiers, au centre-ville de Fredericton, pourraient permettre d’en connaitre davantage sur la présence des Acadiens dans la capitale provinciale avant la Déportation.

Des archéologues cherchent les secrets des Acadiens d’avant la Déportation

Mathieu Roy-Comeau
Acadie Nouvelle
ACADIE NOUVELLE (Nouveau-Brunswick) – Des fouilles archéologiques au centre-ville de Fredericton pourraient permettre d’en apprendre davantage sur la présence des Acadiens dans la capitale provinciale avant la Déportation.

Une quinzaine d’archéologues s’affairent ces jours-ci à déterrer les secrets enfouis sous la place des Officiers avant que la municipalité n’y effectue d’importants travaux de revitalisation.

Ce coin très achalandé du centre-ville qui renferme une riche histoire militaire datant de la période britannique pourrait aussi receler certains signes du quotidien des Acadiens et des Premières Nations.

«Nous essayons de faire une évaluation de l’histoire militaire de cette zone, mais aussi de répondre à certaines questions que nous nous posons pour savoir s’il y avait quelque chose d’important ici avant l’occupation militaire», explique le directeur de l’Archéologie et du Patrimoine au ministre du Tourisme, du Patrimoine et de la Culture du Nouveau-Brunswick, Brent Suttie.

«Il y a certaines preuves qu’il y a eu de l’agriculture ici avant (l’occupation militaire)», dit-il.

Brent Suttie est le directeur de l’archéologie et du patrimoine au ministère du Tourisme, du Patrimoine et de la Culture du Nouveau-Brunswick.

Drame en 1759

En 1739, environ une centaine d’Acadiens vivaient dans la région de Fredericton, qu’ils appelaient alors Sainte-Anne.

Leur histoire a tourné au drame en 1759 lorsqu’une bande de Rangers de la Nouvelle-Angleterre les ont attaqués et ont brulé leur village dans le sillage de la Déportation.


« Lorsque les Britanniques ont brulé Sainte-Anne, il est mentionné que tout le centre-ville a été rasé. Nous savons donc que le centre-ville était occupé, mais, malheureusement, il n’y a pas de plan pour nous indiquer si cette zone en particulier était occupée. C’est ici que l’archéologie peut nous aider à répondre à la question. »
Brent Suttie, directeur de l'archéologie

Depuis le début de leurs recherches sur le site, les archéologues ont notamment trouvé les traces d’un bâtiment qui n’apparait sur aucune carte.

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