Pauline Frost, ministre de la santé et des services sociaux au sein du gouvernement du Yukon, Dr. Brendan Hanley, médecin hygiéniste en chef et Dr. Catherine Elliott, médecin hygiéniste adjoint s'expriment sur la situation du territoire du Yukon face à l'épidémie du coronavirus le 12 mars 2020.
Pauline Frost, ministre de la santé et des services sociaux au sein du gouvernement du Yukon, Dr. Brendan Hanley, médecin hygiéniste en chef et Dr. Catherine Elliott, médecin hygiéniste adjoint s'expriment sur la situation du territoire du Yukon face à l'épidémie du coronavirus le 12 mars 2020.

Coronavirus : annulation en cascade des évènements publics

FRANCOPRESSE – Au 17 mars, le Canada recense 478 cas de COVID-19 et les provinces de l’Ontario et de la Colombie-Britannique sont les plus touchées avec respectivement 185 et 103 cas déclarés. En revanche, les trois territoires semblent pour le moment épargnés, car aucun cas n’a officiellement été déclaré. N’empêche, ici comme ailleurs, des mesures préventives sont mises de l’avant.

Le Coronavirus, aussi appelé COVID-19, est apparu dans la vile de Wuhan dans le sud de la Chine à la mi-décembre 2019. D’une épidémie localisée, il est aujourd’hui question d’une pandémie qui touche tous les continents avec 197 139 personnes infectées à travers le monde au 17 mars 2020, selon l’Université Johns-Hopkins située à Baltimore aux États-Unis. Une carte des cas mise au point par des chercheurs de cette université est mise à jour en temps réel.

Des mesures d’urgence pour prévenir l’épidémie

Lors d’une allocution, le premier ministre Justin Trudeau a annoncé des mesures de restriction afin de ralentir l’épidémie qui a fait 5 morts dans la région nord de Vancouver. À compter du 18 mars 2020, seuls les aéroports de Toronto, Montréal, Vancouver et Calgary sont en mesure d’accueillir les vols internationaux et seuls les citoyens canadiens et résidents permanents peuvent revenir en sol canadien. Alors que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a déclaré l’état d’urgence de santé publique en raison du nombre croissant de personnes infectées, il est conseillé aux personnes ayant voyagé à l’étranger de rester à leur domicile, par mesure de prévention.

Dans ces circonstances exceptionnelles, les activités et évènements publics qui devaient avoir lieu dans les prochaines semaines sont remis en cause. 

Rendez-vous touchés

Les Rendez-vous de la Francophonie prennent cette année une nouvelle direction. En effet, même si les évènements publics sont annulés, comme VingtVin Fromage qui devait souligner la journée internationale de la Francophonie le 20 mars à la Nouvelle Scène d’Ottawa, bon nombre d’activités restent disponibles jusqu’au 31 mars 2020, comme les concours nationaux sur internet ou l’accès gratuit aux films de l’Office national du film. 

Dans les territoires 

Aucun cas n’est pour le moment déclaré dans les territoires, mais ce n’est qu’une question de jours  : «Nous nous efforçons de retarder l’arrivée [du virus COVID-19 dans le territoire]» a indiqué Catherine Elliott, médecin hygiéniste adjointe au gouvernement du Yukon, lors d’une conférence de presse le 16 mars 2020.

Dans cette optique, l’Association Franco-Yukonnaise a décidé d’annuler toutes ses activités publiques jusqu’au 1er mai 2020. Cependant, le Centre de la Francophonie reste ouvert au public, mais avec un horaire réduit. 

Dans un communiqué de presse du 17 mars 2020, Francis Lefebvre, directeur des communications et des relations communautaires au sein de l’association, invite le public à «adopter des comportements individuels préventifs qui peuvent faire toute la différence dans un enjeu de santé publique comme celui-ci.»

À Iqaluit, l’Association des francophones du Nunavut suspend sa programmation et ses activités culturelles jusqu’au 6 avril 2020, date à laquelle l’organisme réévaluera la situation. De plus, le Franco-Centre est fermé aux visiteurs pendant cette période. 

Le gouvernement du Nunavut se veut pourtant rassurant : «Le ministère de la Santé possède, depuis longtemps, un plan territorial contre les pandémies. Les centres de santé de chaque localité ont les ressources nécessaires et sont prêts à réagir. Des mesures sanitaires accrues sont en place dans les ministères du gouvernement du Nunavut et dans les aéroports. Les écoles de tout le territoire ont été avisées de renforcer les protocoles de nettoyage, les mesures d’hygiène et de désinfection et d’implanter des protocoles de non-partage», indique Dr Michael Patterson, administrateur en chef de la santé publique.

Comme ailleurs, des écoles sont fermées. Dans les Territoires du Nord-Ouest, l’école Boréale à Hay River est fermée jusqu’au 20 avril alors que l’école Allain St-Cyr de Yellowknife est fermée jusqu’au 14 avril. 

Même si le risque de contracter le virus est faible selon le gouvernement, les lieux publics comme la bibliothèque de Yellowknife sont fermés au public. De plus, l’Assemblée législative a suspendu ses travaux parlementaires par mesure préventive jusqu’à la fin du mois de mai. Le 17 mars, le gouvernement des Territoires du Nord-Ouest a indiqué dans un communiqué que «les particuliers, les organismes et les entreprises devraient annuler tout rassemblement qui pourrait atteindre 50 personnes et plus» afin de limiter la propagation de la COVID-19. 

Ailleurs, des annulations

L’Ontario est la province canadienne la plus touchée par l’épidémie et bon nombre d’activités publiques organisées par la communauté francophone ont dû être annulées. Du côté de l’Assemblée de la francophonie de l’Ontario, le déjeuner rencontre «French-ment bon», du 23 mars a été annulé. Cependant, les tables de concertations initialement prévues se tiendront en visioconférence. «L’AFO suit les conseils de l’Agence de la santé publique du Canada et Santé publique Ontario, l’organisme a demandé à ses employé(es) de faire du télétravail», indique Mme Ngoné Diagne, chargée de projets en communication et marketing à l’AFO.  

Au Nouveau-Brunswick où 6 cas sont déclarés, l’Université de Moncton annonce suivre la pandémie de près. Les cours en classe sont suspendus depuis le 16 mars jusqu’au 30 mars 2020. Cependant, les cours offerts à distance continuent d’avoir lieu comme prévu et les services d’accès à la bibliothèque, aux pavillons sportifs et salles d’ordinateurs continuent d’être proposés. 

Foyers de soins longue durée

En soins de longue durée, chaque établissement doit suivre des règles qui assurent le bienêtre des ainés. Cependant, avec la hausse de risques chez ces derniers, spécialement lorsque des cas de COVID-19 sont découverts dans de telles résidences, le protocole est parfois vite oublié.
Emploi

LE DROIT (Ontario) – Le télétravail dans la fonction publique fédérale est là pour de bon. Il aura fallu une pandémie mondiale pour provoquer ce que de nombreux employés réclamaient depuis une décennie. Enfin, diront plusieurs, il est possible de travailler à la maison et d’éviter les interminables bouchons de circulation sur les autoroutes de la capitale du Canada.
Souveraineté alimentaire

LE GABOTEUR (Terre-Neuve-et-Labrador) – Bien qu’il ne soit peut-être pas conseillé de traverser les frontières en ce moment, des denrées alimentaires et d’autres produits de première nécessité entrent malgré tout dans la province. Ainsi, certaines personnes craignent que le virus puisse arriver dans la province et commencent à se demander d’où vient leur nourriture. Alors que le virus oblige Terre-Neuve-et-Labrador à réfléchir davantage aux origines de ce que la province mange, que fait-on, au juste, pour assurer la sécurité et la souveraineté alimentaire de la province?
Justice

FRANCOPRESSE – Comme les autres composantes de la société, les tribunaux doivent s’adapter à la nouvelle réalité imposée par la COVID-19. Déjà, la Cour fédérale entrevoit que certains changements seront adoptés de façon permanente. Le 22 mai dernier, la juge en chef adjointe de la Cour fédérale, Jocelyne Gagné, a présidé un webinaire intitulé La pandémie : accélération du virage technologique de la Cour afin de discuter des transformations en cours au sein de l’institution.
Santé mentale

FRANCOPRESSE – Que l’on pense aux étudiants et aux professeurs qui ont dû s’adapter aux cours virtuels, aux entrepreneurs qui ont dû fermer leur entreprise pendant deux mois, aux employés qui ont dû demander la prestation d’urgence du gouvernement fédéral ou aux travailleurs de première ligne qui doivent soigner les malades, la pandémie est devenue source de stress pour bien des Canadiennes et des Canadiens. Selon certains experts, la santé mentale pourrait elle aussi faire les frais de la pandémie, entrainant dépression, anxiété et stress posttraumatique. Cette vague a peut-être même déjà commencé.
Éthique

FRANCOPRESSE – Lorsqu’on écrira l’histoire de la pandémie de COVID-19 au Canada, la plupart des chapitres se dérouleront dans les établissements de soins de longue durée. Au début mai, l’Institut national sur le vieillissement de l’Université Ryerson de Toronto estimait que 82 % des quelque 6 000 décès reliés à la COVID-19 au Canada sont survenus dans ces établissements. La quasi-totalité des victimes sont des résidents alors que seulement quelques membres du personnel en sont morts.
Thanatologues

Entre le 15 janvier et le 19 mai, l’Ontario a enregistré 22 384 cas de COVID-19, dont 1919 décès. Comment les entrepreneurs en pompes funèbres ou les thanatologues tirent-ils leur épingle du jeu en ces temps de pandémie? Des experts de l’Est, du Sud et du Nord de la province témoignent.
Portrait d'entrepreneure

Présidente fondatrice de MécenESS, fondatrice de l’Institut social et d’Entreprise collective, ex-directrice générale du Conseil de la coopération de l’Ontario (CCO) : depuis 40 ans, Ethel Côté a fait de l’entrepreneuriat social son cheval de bataille, en toute solidarité avec la francophonie ontarienne.
LGBTQ+

Peu importe le genre, les facteurs de risque face à la COVID-19 sont à peu près les mêmes, mais l’orientation sexuelle peut rendre la situation plus problématique. Certains facteurs médicaux, sociaux et économiques touchent davantage les membres de la communauté LGBTQ+.
Théories du complot

ACADIE NOUVELLE (Nouveau-Brunswick) – Au moins un Canadien sur dix croit être l’objet d’un complot à propos de la COVID-19, selon les résultats préliminaires d’une étude menée auprès de 600 personnes par des chercheurs de l’Université de Sherbrooke au Québec. Comment raisonner votre parent complotiste? C’est presque impossible.
Agriculture

Les agriculteurs exercent un métier essentiel et, en pleine pandémie, leur labeur sera plus que jamais mis à contribution pour nourrir la population, aussi bien près de chez eux qu’à l’autre bout de la planète. Les producteurs saskatchewanais ne manqueront pas à l’appel et le branlebas de combat des semis printaniers a déjà pris son envol.
COVID-19

FRANCOPRESSE – La mort peut paraitre une épreuve insurmontable, surtout lorsqu’elle touche un être cher. Serait-ce encore plus vrai en temps de pandémie? D’est en ouest du Canada, les rites funéraires ont dû être adaptés pour respecter les nouvelles règles de quarantaine et de distanciation sociale qui font aujourd’hui partie du quotidien.
Provinces et territoires

FRANCOPRESSE – Malgré qu’ils aient été frappés par la pandémie de la COVID-19 à différents moments au cours de l’hiver, plusieurs pays, provinces, territoires et États semblent s’être concertés pour entamer à peu près en même temps le «déconfinement», ce néologisme qui s’est propagé dans l’espace francophone aussi vite que la maladie.
Histoire

FRANCOPRESSE – Imaginez avoir un rêve et l’audace nécessaire pour le réaliser, mais pas les moyens financiers. Les autorités qui pourraient le rendre possible refusent de vous aider. Puis, le pays ennemi vous donne toute la latitude souhaitée pour réaliser ce rêve. Et que votre rêve vous survive, et vive même encore 350 ans plus tard!
Territoires

Les résidents des territoires, déjà éprouvés par la crise de la COVID-19, voient la difficulté d’accéder à Internet s’ajouter au poids qui pèse sur leurs épaules. Non seulement les connexions disponibles sont de faible qualité, mais elles coûtent aussi très cher.
Immigration

L’EXPRESS (Toronto) – L’histoire du Canada est intimement liée aux flux migratoires. Les seuls «non-immigrants» sont les descendants des Premières Nations. La première d’une série de conférences sur l’immigration a d’ailleurs eu lieu à Ottawa en 1871, soit seulement quatre ans après la naissance du pays.
Métiers

L'AURORE BORÉALE (Yukon) – La métamorphose du travail se manifeste sous plusieurs angles. Certains travaillent de la maison, d’autres en contact direct avec la communauté. Pour tout le monde, la réalité a été modifiée, mais qu’en est-il de ces personnes qui travaillent dans des emplois désignés essentiels?
Imaginaire

Le Nord, l’Arctique, l’espace blanc: autant de termes qui nourrissent des fantasmes. Décrire cette zone souvent méconnue est complexe. Longtemps abordé sous un angle colonial, au détriment des cultures natives, le Nord a souffert au fil des années d’une description incomplète. Portrait d’un espace bien souvent mal interprété.
Sudbury

LE VOYAGEUR (Sudbury) – Plusieurs étudiants étrangers sont en quelque sorte coincés sur les campus depuis le début de la pandémie. Soit qu’ils ou elles n’ont pas eu l’occasion de rentrer chez eux, soit que ce n’était pas avantageux de le faire. Comme le reste de la population, chacun le vit différemment, mais leur situation entraine des défis bien particuliers. Le Voyageur en a discuté avec des étudiants étrangers qui vivent la pandémie à Sudbury, dans le Nord de l’Ontario.
Agriculture

AGRICOM (Ontario) – L’arrivée des travailleurs étrangers temporaires suscite beaucoup de questions depuis les dernières semaines, avec les mesures de confinement mises en place pour tout Canadien revenant de l’étranger. Le premier ministre, Justin Trudeau, a assuré aux producteurs et commerçants qu’il ne devrait pas y avoir de problème si les travailleurs effectuaient une quarantaine obligatoire de 14 jours à leur arrivée au pays.

Plusieurs communautés dans les Territoires du Nord-Ouest s’inquiètent de l’impact du réchauffement climatique sur leurs cimetières.
Pâques

FRANCOPRESSE – Historiquement religieuse, la fête de Pâques est aujourd’hui dominée en grande partie par son aspect commercial. Le chocolat a pris le dessus sur le jeûne du Vendredi saint et la messe dominicale, mais le congé pascal n’a pas forcément perdu toute sa symbolique. Martin Meunier, professeur de sociologie des religions à l’Université d’Ottawa, répond aux questions de Francopresse.
Alimentation

FRANCOPRESSE – Quels seront les effets à moyen et long terme de la crise de la COVID-19 sur les prix des aliments? Même les experts ont de la difficulté à répondre avec précision à cette question, tellement il y a d’éléments qui entrent en jeu : prix du pétrole, hausse des frais d’exploitation et des salaires dans les épiceries, restrictions de mouvement aux frontières, etc. Ils ont quand même accepté de jouer le jeu.
Impacts genrés

FRANCOPRESSE – Alors que la crise de la COVID-19 fait la Une de tous les médias, que les secteurs scientifiques et politiques luttent ensemble pour trouver les moyens d’en sortir, une réalité se laisse facilement oublier : les conséquences sociales de la pandémie touchent plus durement les femmes, dénoncent plusieurs expertes.
Médias

FRANCOPRESSE – La pandémie de la COVID-19 a entrainé une baisse substantielle et soudaine des revenus publicitaires des journaux et des radios communautaires francophones au Canada, au point de mettre en péril la situation financière de plusieurs médias.
COVID-19

Pour les parents d’enfants autistes de l’Île-du-Prince-Édouard (Î.-P.-É.), l’école à la maison est loin d’être une solution en période de confinement. Entre le manque de ressources pédagogiques et l’angoisse exacerbée des enfants, les familles tentent de relever le défi.
COVID-19

ÉDITION ANDRÉ PAQUETTE (Est ontarien) – Crise de COVID-19 ou non, les banques alimentaires de Prescott-Russell continuent leur travail, mais elles s’attendent à une augmentation de la demande dans les semaines à venir.
Ontario

La question des abattoirs irrite plus d’un fermier dans le Nord-Est de l’Ontario. Ils ne peuvent pas vendre leur viande dans les épiceries à grande surface ou les chaines d’alimentation rapide, car ces entreprises n’achètent que de la viande d’abattoirs inspectés par le fédéral, peu nombreux et éloignés. La viande d’animaux provenant d’abattoirs inspectés par la province, comme c’est le cas dans le Nord-Est, peut être distribuée uniquement en Ontario et seulement dans les épiceries indépendantes, les restaurants familiaux.