Depuis le retour de l’état d’urgence au Nouveau-Brunswick, le 24 septembre dernier, les commerçants doivent de nouveau s’adapter.
Depuis le retour de l’état d’urgence au Nouveau-Brunswick, le 24 septembre dernier, les commerçants doivent de nouveau s’adapter.

Au Nouveau-Brunswick, les commerçants ne se laissent pas décourager par le retour à l’état d’urgence

André Magny
IJL — Réseau.Presse – Le Moniteur Acadien
IJL LE MONITEUR ACADIEN (Nouveau-Brunswick) – Depuis le retour de l’état d’urgence au Nouveau-Brunswick, le 24 septembre dernier, les commerçants doivent de nouveau s’adapter. Entre découragement et résilience, ils appellent la population à continuer d’encourager les entreprises locales, dont plusieurs peinent à recruter assez de main-d’œuvre.

Sophie Belliveau-Doiron est directrice générale du Parc pour VR-Camping Ocean Surf, à Pointe-du-Chêne. Depuis 2000, elle gère les opérations quotidiennes de cette entreprise familiale, qui propose plusieurs centaines de terrains dédiés exclusivement aux véhicules récréatifs.

Depuis que le gouvernement provincial a rétabli l’état d’urgence et mis en place de nouvelles mesures sanitaires, le 24 septembre dernier, certaines personnes ont annulé leur séjour au camping. La fermeture du camping pour la saison, prévue pour la fin de semaine de l’Action de grâce, n’a toutefois pas été devancée.

La directrice générale est bien placée pour saisir l’humeur des gens d’affaires de la grande région de Shediac puisqu’elle est aussi la présidente de la Chambre de commerce du Grand Shediac (CCGS), qui compte quelque 160 membres.

«Plusieurs de nos membres sont dans la restauration. Ils ont ressenti un ralentissement depuis la venue du passeport vaccinal [le 22 septembre], mais les gens vont s’adapter. Au bout de la journée, c’est la sécurité publique qui compte», souligne Sophie Belliveau-Doiron.

Soutenir le commerce local

Tandis que plusieurs restaurateurs vont se tourner à nouveau vers les plats pour emporter, les gyms risquent pour leur part de prendre des dispositions afin de faciliter l’accès à leur établissement à leurs membres munis du passeport vaccinal.

Sophie Belliveau-Doiron, présidente de la Chambre de commerce du Grand Shediac, et les 160 membres de la Chambre, croient fermement en l’achat local.

La présidente de la CCGS souligne que les entreprises n’ont eu qu’une semaine pour se préparer aux nouvelles directives, le premier ministre Blaine Higgs ayant annoncé l’entrée en vigueur du passeport vaccinal le 14 septembre.

Pour l’aide apportée aux commerçants, Mme Belliveau-Doiron mentionne qu’au cours des derniers jours, «tous nos efforts ont été de transférer l’information à nos membres», par rapport aux décisions prises par le gouvernement du Nouveau-Brunswick.

L’information touchait également la possibilité pour les commerçants d’obtenir des tests de dépistage rapide pour leur personnel.

Un aspect d’autant plus important puisque, selon la présidente :


« L’embauche de personnel est un défi de taille pour les entreprises depuis quelque temps. La population est vieillissante et la pandémie n’a vraiment pas aidé. Plusieurs de nos membres ont de la difficulté à trouver de la main-d’œuvre. »
Sophie Belliveau-Doiron, présidente de la Chambre de commerce du Grand Shediac

Pour favoriser l’achat local, la campagne «Je choisis Shediac», initialement lancée à l’été 2020, se poursuit. Des publicités à la radio et des affiches rappellent à la population que d’encourager les entreprises locales est primordial.

Pédaler local

Sur le plan touristique, plus particulièrement pour les activités extérieures, la pandémie a également fait des siennes.

Myriam Beaudin, coordinatrice du marketing et des communications pour la Véloroute de la Péninsule acadienne (VPA), raconte que même si le plein air a été moins touché par les restrictions liées à la COVID-19, «la pandémie a eu un impact sur la gestion interne, mais nous avons su nous adapter assez facilement. Par contre, nous n’avons pas pu profiter pleinement des nombreux cyclotouristes du Québec».

Myriam Beaudin, coordinatrice du marketing et des communications pour la Véloroute de la Péninsule acadienne.

La coordonnatrice note tout de même qu’il a été bénéfique «pour les gens locaux d’avoir eu la VPA à proximité pour faire de l’activité physique et respirer l’air frais. Nous avons même remarqué une augmentation de gens locaux qui ont adhéré au vélo dans la Péninsule acadienne».


La Véloroute de la Péninsule acadienne, c’est «610 km de bonheur» traversant 14 municipalités.

Tout comme Sophie Belliveau-Doiron souligne que «derrière les masques, il y a des gens à encourager», Myriam Beaudin n’hésite pas à rappeler que la VPA offre «des pistes cyclables qui traversent les villes, villages et districts de services locaux (DSL) de la région. Si vous êtes amoureux de plein air, c’est votre chance de visiter la Péninsule acadienne autrement… à vélo!».