Semences du patrimoine : l’homme qui plantait des semences

Vous vous souvenez de L’homme qui plantait des arbres? Dans ce magnifique film d’animation de Frédéric Back, tiré du récit de l’écrivain français Jean Giono, un homme, Elzéard Bouffier, plante, dans une terre aride, des semences. Il les avait auparavant précieusement triées et gardées. Elles donneront des chênes. Un organisme canadien, Semences du patrimoine, a compris le message d’Elzéard.

Selon l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), le 20e siècle aura vu disparaitre environ 75 % des ressources phytogénétiques. Dans son document Produire plus avec moins, la FAO décrit ces ressources — c’est-à-dire la diversité des plantes cultivées et des plantes sauvages — comme jouant «un rôle central dans le développement de l’agriculture et de l’amélioration des aliments». Les gènes qui proviennent de variétés plus traditionnelles permettent d’avoir des plantes plus résistantes aux insectes par exemple.

Sentant venir ce déclin génétique, il y a 38 ans, des jardiniers canadiens «ont décidé de prendre action et de sauvegarder le plus de variétés possible, en les rendant disponibles aux autres via un réseau pancanadien», explique Lyne Bellemare, la coordonnatrice du volet francophone de l’organisme Semences du patrimoine.

Depuis, des jardiniers amateurs, des producteurs de semences, des chercheurs, des agriculteurs, bref des passionnés «provenant d’un bout à l’autre du pays» protègent «la biodiversité des semences du Canada en les cultivant et en les partageant avec d’autres», comme l’explique le site de Semences du patrimoine.

En début d’année, l’organisme publie un catalogue contenant une multitude de légumes, de fruits, de fleurs, de fines herbes, et de céréales. Plus de 2 000 variétés! Et selon Semences du patrimoine «un tiers de ces variétés n’est disponible dans aucune compagnie nord-américaine.»

L’un des objectifs de l’organisation est donc de rendre accessibles les semences patrimoniales. Il ne s’agit pas de vendre, il s’agit d’échanger.


Vous avez dit patrimonial?

Mais au fait, qu’est-ce qui détermine qu’une semence est patrimoniale par rapport à une autre qui ne l’est pas? La réponse de Lyne Bellemare est particulièrement éclairante. «Une variété de légumes patrimoniale est premièrement une variété à pollinisation libre. C’est-à-dire qu’elle est reproductible et sans brevet. Pour les semences anciennes, ou patrimoniales, on s’entend en général pour dire que ce sont des semences de 50 ans ou plus. Elles ont donc été cultivées par une famille ou par un agriculteur qui a conservé ses propres graines pendant 50 ans et plus.»

Il y a fort à parier que des semences typiques à l’Ontario voire aux agriculteurs franco-ontariens se retrouvent dans le catalogue, selon Mme Bellemare. Car autrefois, «chaque région développait ses variétés adaptées au biotope local, au sol, aux maladies et aux gouts des habitants!»


Le patrimoine contre Monsanto

Si, à priori, Semences du patrimoine n’est pas vraiment destiné aux grands producteurs maraichers en raison des petites quantités échangées entre les membres, peut-on tout de même se demander si les semences patrimoniales sont plus résistantes aux maladies que celles vendues par des multinationales comme Monsanto? «La réponse est dans la question», affirme sans ambages la coordonnatrice francophone. «Si l’on prend une variété et qu’on la reproduit année après année, elle acquerra une résistance et s’habituera aux conditions de culture, toujours dans une certaine limite.»

En protégeant ainsi les semences du terroir grâce à son vaste réseau, Lyne Bellemare estime que Semences du patrimoine répond à un besoin essentiel en agriculture : «une semence doit être accessible et cultivée selon nous pour se garder en vie.»

Consultez le site du journal Agricom

Francophonie

FRANCOPRESSE – En amont du Sommet sur le rapprochement des francophonies canadiennes qui aura lieu les 16 et 17 juin 2020 une rencontre entre une cinquantaine de jeunes Québécois et Franco-Canadiens s’est déroulée en fin de semaine à Québec. Une façon pour le gouvernement du Québec d’écouter sa jeunesse et celle de ses voisins provinciaux.
Éducation

LE VOYAGEUR (Ontario) – Le professeur de philosophie Denis Hurtubise a analysé les inscriptions à l’Université Laurentienne de Sudbury, entre 2000 et 2018. Il se sert de son étude pour mettre en garde les dirigeants et les communautés francophones contre l’effritement insidieux du poids démographique.
Ouest canadien

L’EAU VIVE (Saskatchewan) – Après une année 2019 florissante pour Mario Lepage et son groupe Ponteix, les musiciens se tournent vers le Vieux Continent. Fin janvier, le trio est parti à la rencontre du public français pour tester les eaux du marché outre-Atlantique. L’année 2020 pourrait ainsi marquer un saut de plus vers l’accomplissement pour la formation musicale fransaskoise.
Ouest canadien

INITIATIVE DE JOURNALISME LOCAL – APF (Ouest) — Le 29 janvier, Adriana LaGrange, ministre albertaine de l’Éducation, présentait un rapport d’expert censé orienter la future réforme des programmes scolaires. Ce dernier ne fait aucune mention des perspectives francophones, ce qui inquiète la communauté. «Il semblerait que rien ne va changer», rassure la Fédération des Conseils Scolaires Francophones de l’Alberta (FCSFA) après avoir pris contact avec le Ministère.
Santé

FRANCOPRESSE – Les messages apparaissent accompagnés d’émojis souriants à l’écran : «C’est comme une tarte citron pistache, un régal!» ou bien encore : «Chaque saveur que je goute est encore meilleure!» Dans les messages postés sur Instagram, les publications flatteuses sur le vapotage se comptent par milliers. Premières cibles : les adolescents.
Journalisme

FRANCOPRESSE —Afin de rendre hommage au chroniqueur et journaliste Réjean Paulin, décédé le 2 février, Francopresse a sélectionné quelques-unes des chroniques qu’il avait écrites pour Francopresse et les journaux membres de l’Association de la presse francophone, depuis 2015.
Entreprise

AGRICOM (Ontario) – Votre ferme ou votre entreprise a-t-elle établi un plan d’urgence? Pensez-vous être prêt à toute éventualité? Le 15 janvier, Tom Baker, le gestionnaire des incidents au sein du Feather Board Command Centre est venu partager quelques conseils lors de la Conférence sur la volaille de l’est de l’Ontario, conseils qui s’appliquent très bien à toutes sortes de situations.
Nord canadien

AURORE BORÉALE (Yukon) – Quand la vague de froid dure plus de quelques jours, mieux vaut faire face à la réalité : impossible de rester sous les couvertures indéfiniment! Et quand il est question de sortir, que ce soit pour des activités récréatives ou pour des obligations professionnelles ou familiales, il est important de savoir prendre les devants.
Journalisme local

INITIATIVE DE JOURNALISME LOCAL – APF (Territoires) Le jeudi 30 janvier, une soixantaine d’athlètes ont pris le départ de la Montane Yukon Arctic Ultra, une course considérée comme l’une des plus difficiles au monde. Rencontre avec les membres de l’association suisse Out’Cha qui participent à l’épreuve des 300 miles.
Chronique

Ça doit bien faire plus de 30 ans que nous, Canadiens-Français du ROC (Rest of Canada), nous plaignons du pauvre service des réseaux nationaux de Radio-Canada. Nous savons que le «Ici» dans Ici Radio-Canada veut, la plupart du temps, dire Ici Québec. Voici une petite histoire qui illustre bien ce que nous percevons. Et ce n’est pas parce qu’on en rit que c’est drôle.
Ontario

INITIATIVE DE JOURNALISME LOCAL – APF (Ontario) – En septembre 2019, l’Assemblée de la francophonie de l’Ontario (AFO) et la Fédération des aînés et retraités francophones de l’Ontario (FARFO) ont publié leur Livre blanc sur le vieillissement des francophones en Ontario. On y peint le portrait d’une population proportionnellement plus âgée que la moyenne provinciale, légèrement moins éduquée et significativement moins à l’aise financièrement que sa contrepartie anglophone.
Journalisme

Le journaliste et observateur de la francophonie au Canada et dans le monde, Réjean Paulin, est décédé le dimanche 2 février. M. Paulin avait signé plus de cent chroniques chez Francopresse depuis 2015.
Atlantique

LA VOIX ACADIENNE (Ile-du-Prince-Édouard) – Il y a seulement quelques mois, La Commission scolaire de langue française (CSLF) aurait pu décider de réviser l’ensemble de ses politiques, sans que personne le sache. En effet, bien que les réunions aient toujours été publiques, très peu de personnes y assistaient dans le passé. Puis, par souci de transparence, voici que les ordres du jour sont diffusés à l’avance, que des procès-verbaux sont rendus publics et que les réunions sont diffusées en direct sur Facebook, et qu’elles peuvent être visionnées en tout temps.
Santé

ACADIE NOUVELLE (Nouveau-Brunswick) – Alors que le web regorge de «coachs santé», d’entraineurs personnels et d’influenceurs diffusant des conseils nutritionnels à portée de clic, des diététistes professionnelles mettent en garde contre les régimes et les plans alimentaires «prescrits» par les individus non immatriculés.
Affaires autochtones

Initiative de journalisme local – APF (Ontario) – Francophones et Autochtones ont parfois été alliés au Canada. Y compris en Ontario. Champlain l’avait compris, lui qui s’était aventuré au-delà de la rivière des Outaouais. Les liens tissés entre les deux groupes furent importants. Le métissage souvent bénéfique. Pourtant, il y eut une cassure. Avec les pensionnats.
Santé

INITIATIVE DE JOURNALISME LOCAL – APF (Saskatchewan) – La démence est une pathologie encore taboue. Pourtant, les maladies cardiovasculaires, maux de notre époque, font partie du problème. C’est la leçon donnée par la Cité universitaire francophone de l’Université de Regina qui a organisé, le 15 janvier, la retransmission du webinaire «Ne laissez pas s’éteindre votre cerveau. Sept règles pour éviter la démence».
Immigration

Initiative de journalisme local – APF (Saskatchewan) – Le Réseau en immigration francophone de la Saskatchewan s’est réuni le 14 janvier à Regina pour faire le point. D’ici quelques mois, en s’appuyant sur le témoignage des organismes d’accueil et des nouveaux arrivants eux-mêmes, un rapport sera produit pour dresser le portrait de l’immigration des francophones dans la province de cette dernière décennie.
Acadie

LA VOIX ACADIENNE (Ile-du-Prince-Édouard) – Le comité de coordination dont David Keenlyside est membre s’est réuni officiellement une première fois le 14 janvier. Cependant, quelques tâches ont été accomplies d’avance, comme l’élaboration d’un logo. Le directeur ne nie pas que l’organisation ait pris du temps pour démarrer, mais il est sûr que d’ici quelques semaines, les astres vont s’aligner.

LA VOIX ACADIENNE (Ile-du-Prince-Édouard) – Le gouvernement libéral de Justin Trudeau a annoncé la création d’un nouveau programme d’immigration. Municipalités et chambres de commerce pourront choisir les immigrants. Une annonce bien accueillie à l’Île-du-Prince-Édouard, confrontée à une pénurie de main-d’œuvre.