L’équipe du projet Naurvik pose dans l’un des conteneurs qui fait office de serre et permet de nourrir le village de Gjoa Haven au Nunavut.
L’équipe du projet Naurvik pose dans l’un des conteneurs qui fait office de serre et permet de nourrir le village de Gjoa Haven au Nunavut.

Une ferme arctique utilise les énergies renouvelables pour accroitre la sécurité alimentaire dans le Nord

Nelly Guidici
L'Aquilon
L’AQUILON, L’AURORE BORÉALE, LE NUNAVOIX (Arctique) – La communauté de plus de 1 300 habitants expérimente une agriculture atypique dont l’approche est profondément ancrée dans le territoire. L’Arctic Research Foundation, organisme à but non lucratif créé en 2011 à Waterloo, en Ontario, est l’initiateur du projet et souhaite, par cette entremise, accroitre la sécurité alimentaire dans le Nord. Le projet Naurvik, qui signifie «lieu de croissance», a permis une première récolte de laitues et de poivrons dès le mois de janvier 2020.

Cet article fait partie du projet interterritorial Articles de l’Arctique entre l’Aquilon, l’Aurore boréale et le Nunavoix.

Les énergies solaire et éolienne mises de l’avant

La serre qui a été aménagée dans trois conteneurs maritimes est chauffée et éclairée grâce à deux éoliennes et à des panneaux solaires.

«L’angle des panneaux solaires est ajustable en fonction de la saison, explique le directeur général de la fondation, Adrian Schimnowski, et ce qui est intéressant c’est qu’au printemps, la neige permet une réflexion du soleil, qui rend les panneaux bien plus efficaces que dans le Sud pour une même surface.»

L’Arctic Research Foundation, organisme à but non lucratif créé en 2011 à Waterloo, en Ontario, est l’initiateur du projet et souhaite, par cette entremise, accroitre la sécurité alimentaire dans le Nord.

Alors que les éoliennes fonctionnent davantage en hiver lorsque le vent est plus puissant, tout l’intérêt du projet demeure dans le point d’équilibre à trouver pour l’approvisionnement en énergie, selon M. Schimnowski.

«Les panneaux solaires fonctionnent en été lorsqu’il y a 24 heures de soleil et les éoliennes prennent le relai en hiver lorsqu’il fait nuit et que le vent est plus fort. Nous stockons aussi l’énergie produite dans des batteries qui ont une réserve de cinq jours, et nous utilisons un système de sauvegarde avec un générateur au diésel qui prend le relai si le niveau des batteries est trop faible, car nous devons être prudents», admet-il.

Cinq techniciens originaires de Gjoa Haven s’occupent de la maintenance et continuent d’être formés à distance par les équipes de la fondation : «lLes techniciens sont excellents et font preuve d’adaptabilité, de résilience et de créativité.»

Lire l’article dans son intégralité sur le site du journal L’Aquilon