Joe Copper Jack, Katarzyna Nowak, Anne Mease et Jared Gonet souhaitent atteindre une plus grande collaboration entre la science occidentale et le savoir traditionnel.
Joe Copper Jack, Katarzyna Nowak, Anne Mease et Jared Gonet souhaitent atteindre une plus grande collaboration entre la science occidentale et le savoir traditionnel.

Savoir autochtone traditionnel : une référence pour faire face aux défis de la pandémie

Roselyne Gagné
L’Aurore boréale
L’AURORE BORÉALE (Yukon) – La fragilisation de l’environnement sous l’effet des changements climatiques et l’apparition de la pandémie ont amené quatre Yukonais à réfléchir sur le rôle du savoir autochtone traditionnel sur la santé de la Terre et de ses communautés.

Joe Copper Jack, Katarzyna Nowak, Anne Mease et Jared Gonet sont à l’origine d’une lettre (en anglais seulement) publiée dans le prestigieux journal scientifique Science, dans lequel ils soutiennent que les connaissances traditionnelles autochtones doivent participer à la stratégie globale mise de l’avant par les experts de la santé publique pour faire face à la pandémie de la COVID-19.

«Nous avons publié cette lettre pour refléter notre désir d’atteindre une plus grande collaboration entre la science occidentale moderne et le savoir traditionnel», soutient Anne Mease, coauteure du document et coordonnatrice des efforts de sensibilisation pour la Société pour la Nature et les Parcs du Canada (SNAP, aussi connu sous l’acronyme CPAWS en anglais). 


« Il ne faut pas oublier que la compréhension de notre Terre, de l’environnement et de la santé de nos populations sont des buts que poursuivent à titre égal ces deux systèmes complémentaires. »
Anne Mease, coauteure du document et coordonnatrice des efforts de sensibilisation pour la SNAP

Une application commune des principes One Health

La lettre, publiée le 25 septembre dernier, discute de l’approche One Health, largement préconisée par les gouvernements du monde entier pour assurer une gestion efficace de la crise sanitaire actuelle.

Décrite par l’OMS comme une façon de développer et d’implanter des programmes et des politiques dans lesquels plusieurs secteurs communiquent et travaillent ensemble pour obtenir de meilleurs résultats en santé publique, cette approche trouve ses fondements dans la connexion intrinsèque qu’elle suggère entre la santé humaine, animale et celle de leurs environnements partagés. La pandémie actuelle, par exemple, découlerait d’une fragilisation du lien qui unit ces trois grands piliers.

Lire l’article dans son intégralité sur le site du journal L’Aurore boréale