Exemple d’un potager en planches arrondies et surélevées dans un jardin d’écoliers. Il est encore temps de penser à la planification d’un potager pour votre famille cet été.
Exemple d’un potager en planches arrondies et surélevées dans un jardin d’écoliers. Il est encore temps de penser à la planification d’un potager pour votre famille cet été.

Réagir à la pandémie de la COVID-19 en planifiant un potager familial

AGRICOM (Ontario) – Depuis quelques semaines, nous devons changer nos activités et pratiquer la distanciation sociale afin de réduire les risques d’être infecté par la COVID-19. L’inactivité, l’anxiété, la gestion familiale et même la déprime sont des effets collatéraux de la pandémie. Une option pour alléger ces inconvénients se situe peut-être dans la planification du potager. Les bienfaits des plantes et du jardinage ne sont plus à prouver, quel que soit votre âge. Quel bonheur pour vos papilles lorsque vous récolterez et cuisinerez vos propres légumes et fines herbes!

Recherches dans les catalogues de semences

Le choix des semences dans les catalogues est l’étape qui nous fait le plus rêver. On peut alors en profiter pour sélectionner de nouvelles espèces et de nouveaux cultivars, tels que le melon souris (W.H. Perron) et le melon brodé «Sugar Rush» (Semences Stokes).

Aussi, pourquoi ne pas essayer la culture de fines herbes? Par exemple, la stévia est une plante dont les feuilles séchées servent de substitut au sucre. On peut en profiter également pour cultiver des variétés ancestrales telles que la tomate Brandywine ou le melon de Montréal. Généralement, ce sont des cultivars caractérisés par un bon gout.

Avant de fixer votre choix, vous devez vérifier le temps de récolte des cultivars pour planifier les dates de semis. Ainsi, pour éviter une seule grosse récolte en semant une variété en une seule fois, on peut semer à la place plusieurs cultivars avec des temps de croissances différents.

C’est pourquoi les grainetiers associent à chaque variété un nombre de jours entre le semis (ex. légumes à croissance rapide) ou la transplantation en pleine terre (ex. légumes à croissance lente) et le début de la récolte.

Consultez le site du journal l’Agricom

Types de jardin

On peut cultiver les légumes sur de longs rangs orientés idéalement Nord-Sud pour maximiser l’effet de la lumière. Ce modèle est adapté pour la machinerie, mais il a l’inconvénient d’être peu efficace pour l’utilisation du sol (32 %). Pour des productions non mécanisées et surtout pour de petits jardins, il est préférable de construire des planches pour une meilleure utilisation de la surface (63 %). De plus, elles ont l’avantage de ne pas favoriser la compaction du sol.

Les planches devraient idéalement être arrondies et surélevées pour maximiser la surface cultivée et le réchauffement au printemps. Les dimensions proposées sont une largeur d’environ 1,5 m de large par un maximum de 15 m de long pour faciliter les interventions. L’espacement entre les planches est d’environ 60 cm.

Une variante du plan de jardin en planche est le jardin en carrés. Il est composé de planches mesurant 1,2 m sur 1,2 m, qui sont subdivisées en 16 carrés de 30 cm sur 30 cm. Chaque carré comprend un certain nombre de légumes selon leur vigueur. Ainsi, il y a soit un plant de tomate, quatre plants de laitue Boston ou 12 carottes par carré.

Un avantage intéressant de ce type de jardin est qu’il peut être établi sur une surface dure en le construisant avec un cadre de bois de 30 à 40 cm de hauteur et en le remplissant de bonne terre.

Localisation des légumes

De manière générale, pour tous les types de jardins, les plants qui poussent en hauteur doivent être localisés au Nord pour éviter l’ombrage sur les autres légumes. On inclut ainsi les tomates indéterminées sur tuteur et les concombres et les haricots grimpants qui poussent sur des treillis.

Il faut également éviter de semer des légumes qui exigent beaucoup d’espaces dans les petits jardins, tels que le maïs, les courges et les asperges, à moins qu’ils soient des cultivars à port compact.

Selon le Manuel du jardinier chapitre 4, une publication du ministère de l’Agriculture, de l’Alimentation et des Affaires rurales de l’Ontario (MAAARO), on peut diviser le jardin en 4 sections :

Cultures vivaces (ex. asperges, fraises, rhubarbe) ;

Plantes à croissance lente (tomates, poireaux, aubergines) ;

Pois, haricots, carottes, betteraves ;

Crucifères (radis, chou, brocoli, rutabaga).

Options de semis durant la saison

Pour utiliser l’espace efficacement, on peut cultiver des espèces hâtives entre les plants à croissance lente au début de la saison. Un semis de radis ou de laitue en feuille se place très bien entre de jeunes plants de tomates. Des semis successifs d’un même cultivar sont une autre option pour une récolte constante.

On pourrait aussi intégrer le compagnonnage. Une rotation de 3 ans devrait être intégrée pour lutter contre les maladies de sol. Et finalement, une intervention moins connue pour les potagers est le semis d’une culture de couverture pour protéger le sol et l’améliorer.

Activité pour les enfants

Le semis à l’intérieur est une activité intéressante pour les enfants et il est encore temps de le faire. À l’exception de l’asperge, du cèleri, du chou de Bruxelles, du poireau et de l’ognon, l’activité peut s’étendre jusqu’au 15 avril.

Néanmoins, les semis de cucurbitacées (concombre, courge, citrouille, melon) devraient se faire plutôt en mai ou directement au sol vers la mi-juin. Pour plus d’information sur les semis, vous pouvez consulter le Manuel du jardinier du MAAARO et le Guide de culture pour semis de W.H. Perron.

Conclusion

La planification d’un potager nous permet non seulement de prévoir les bonnes interventions, mais aussi de penser à la belle saison et de constater les bénéfices de faire sa propre culture de légumes. En cette période difficile, c’est une activité parmi tant d’autres qui nous permettra de surmonter les difficultés de la pandémie.

Agriculture

FRANCOPRESSE – Phragmite, panais sauvage, herbe à poux, nerprun, renoué du Japon : ce sont toutes des plantes envahissantes, nuisibles à un certain degré, qui prennent de plus en plus de place sur les terres agricoles et parfois même dans nos forêts. Plusieurs sont inconnues de la population générale, mais causent de sérieux maux de tête aux agriculteurs.
Terre-Neuve-et-Labrador

LE GABOTEUR (Terre-Neuve-et-Labrador) – Le ministère de Pêches et Océans Canada a profité de l’occasion que représentait le Jour de la Terre, le 22 avril dernier, pour publier un rapport scientifique faisant état des écosystèmes de l’Arctique, intitulé Les océans du Canada maintenant : Écosystèmes de l’Arctique. Deux chercheurs francophones, Christine Michel et Maxime Geoffroy, ont contribué à ce rapport et commentent cette récente publication pour Le Gaboteur.
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Agriculture

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Démystification

ÉDITION ANDRÉ PAQUETTE (Ontario) – Les idées les plus folles ont la tête dure, et jamais plus qu’en temps de crise. Voici quelques-unes des idées reçues avec lesquelles il serait préférable de vous distancer…
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L’Université d’Ottawa (UOttawa) compte dans ses rangs plusieurs scientifiques francophones. Leurs équipes viennent de recevoir un soutien financier du gouvernement canadien pour lutter contre la pandémie de COVID-19 : 500 000 $ pour la Dre Côté et un million pour le Dr Langlois.
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