Lors du concours Ma thèse en 180 secondes, édition 2019, Antoine Zboralski est arrivé en deuxième place et représentait l’Université de Moncton.
Lors du concours Ma thèse en 180 secondes, édition 2019, Antoine Zboralski est arrivé en deuxième place et représentait l’Université de Moncton.

Ma thèse en 180 secondes prend racine dans la francophonie canadienne

FRANCOPRESSE - Pourriez-vous résumer en trois minutes la caractérisation de facteurs génétiques et métaboliques liés à la colonisation de la rhizosphère de Solanum tuberosum et d’Arabidopsis thaliana par des Pseudomonas spp. phytobénéfiques producteurs de phénazines?

C’est ce qu’a réussi à faire avec brio Antoine Zboralski de l’Université de Moncton l’an dernier, lors de la finale nationale du concours Ma Thèse en 180 secondes, lors de laquelle il a décroché la deuxième place.

«Ce qui m’intéressait, c’était de vraiment me former à la vulgarisation et de réussir à vulgariser ma thèse plus que j’étais arrivé à faire jusque-là», souligne le doctorant en sciences de la vie. «J’étais curieux, alors j’y suis allé.»

Cette année, Antoine Zboralski est responsable d’organiser le concours interne de l’Université de Moncton qui devait avoir lieu le 18 mars, pour la première fois devant public, mais qui sera reportée en raison des mesures prises par les établissements publics du Canada.

Le concours Ma thèse en 180 secondes (MT180) est une version française du concours Three Minute Thesis (3MT) créé en Australie en 2008 et introduit au Canada en 2012 par lAcfas (Association francophone pour le savoir). Les participants sont des doctorants qui doivent présenter à un auditoire profane, en trois minutes, un exposé de leur projet de recherche.

«Pour les candidats eux-mêmes, c’est vraiment un exercice important de communication, de vulgarisation. C’est comment trouver le moyen d’expliquer dans des mots simples, dans de l’expression usuelle, des choses qui sont complexes», explique la présidente de l’Acfas, Lyne Sauvageau. «C’est un tour de force pour les candidats. Il y a des habiletés de communication incroyables qui sont développées à travers ce concours-là.»

Lyne Sauvageau, la présidente de l’Acfas.

Une trainée de poudre

L’Acfas a été la première dans le monde à développer ce concours en français. D’abord au Québec, le Nouveau-Brunswick et l’Ontario se sont rajoutés en cours de route. Pour la première fois cette année, des finales régionales auront lieu au Manitoba, en Saskatchewan et en Alberta. (NDLR : les finales provinciales sont reportées à une date ultérieure en raison des mesures prises par les établissements publics au Canada, mais au moment de la publication, n’étaient pas annulées.) «C’est vraiment dans une volonté de fédérer, dans chacune de ces provinces, les communautés, les chercheurs francophones autour d’un évènement rassembleur comme MT180», indique Lyne Sauvageau.

À l’Université de l’Alberta, huit participants sont inscrits pour participer à cette première finale provinciale du MT180. «On sent qu’il y a un certain intérêt pour le concours», souligne l’un des organisateurs Sathya Rao, professeur de langues modernes à l’Université de l’Alberta. «On a des étudiants qui vont nous parler aussi bien des sciences forestières, de l’éducation, de la traduction; c’est pas mal diversifié. On a une bonne diversité au niveau des candidats en termes de domaines représentés.»

Les institutions postsecondaires albertaines vivent des moments difficiles alors que le gouvernement provincial a décidé de réduire leur financement de 20 % au cours des trois prochaines années. Selon Sathya Rao, cela donne au concours Ma thèse en 180 secondes une certaine dimension politique. «C’est une occasion de démontrer à quel point la recherche, ça peut servir à quelque chose. C’est pas forcément inutile.»

Régional, national, international

Tous les finalistes régionaux doivent participer à la finale nationale le 6 mai prochain à l’Université Bishop, à Sherbrooke, dans le cadre du 88e Congrès annuel de l’Acfas – mais qui pourrait aussi être reportée en raison du report des finales provinciales et des mesures prises au Canada pour contrer la pandémie de CoVid-19.

Un évènement dont Lyne Sauvageau est très fière. «On est vraiment content de pouvoir accueillir ces candidats-là et de participer au rayonnement de la recherche en français, de briser l’isolement de ces candidats-là et de créer une communauté en recherche francophone à travers le Canada.»

Le public peut – en temps normal – également assister à la finale nationale. Une expérience unique en soit pour les gens présents, dit Lyne Sauvageau. «À la fin d’un concours quand vous avez vu 20-25 candidats, pour les gens qui assistent, vous avez une somme incroyable de notions complexes qui ont été expliquées pour le public en général.»

Et, pour le ou la gagnante, l’expérience ne s’arrête pas là. En 2014, l’Acfas a étendu le concours au niveau international et l’évènement regroupe maintenant une vingtaine de pays. La finale 2020 doit avoir lieu en septembre à l’Université Paris-Saclay.

Articles de l'Arctique

L’AQUILON, L’AURORE BORÉALE, LE NUNAVOIX (Arctique) – Le gouvernement des Territoires du Nord-Ouest a procédé à l’abattage aérien de loups dans le cadre de son programme de conservation de la population de caribous des hardes Bathurst et Bluenose-Est. Cette approche ne fait pourtant pas l’unanimité.
Alberta

Éole, le dieu des vents de la mythologie grecque, semble avoir encore quelques soubresauts virulents. En témoigne l’épisode orageux intense du samedi 13 juin. Une tornade dans le sud de l’Alberta, des grêlons plus gros que des balles de tennis à Calgary ; de quoi se questionner sur ces évènements météorologiques intenses.
Étude

AGRICOM (Ontario) – Ce printemps, Jillian Craig, spécialiste des petits ruminants du ministère de l’Agriculture, de l’Alimentation et des Affaires rurales de l’Ontario (MAAARO), a présenté les résultats d’une première étude effectuée en Ontario sur la prédation faite par les corbeaux.
Île-du-Prince-Édouard

Les scientifiques de l’Université de l’Île-du-Prince-Édouard (UPEI) ont commencé, début juin, leur campagne annuelle de mesure de l’érosion. Depuis quelques années, les barres d’acier et mètres-rubans ont cédé la place aux drones pour surveiller le grignotage de la côte.
Pandémie

FRANCOPRESSE – Les masques jetables ne sont plus seulement portés par les professionnels de la santé et les sacs en plastique ont repris la place des sacs réutilisables, qui ont été bannis pendant plusieurs semaines de certaines épiceries. Ces derniers mois, gouvernements, entreprises et particuliers ont mis l’accent sur la COVID-19, mettant de côté les questions environnementales et occasionnant une augmentation des déchets des ménages.
Pandémie

ACADIE NOUVELLE (Nouveau-Brunswick) – Qu’est-ce qu’une deuxième vague de pandémie? C’est ce qui se déroule dans la région du Restigouche. Après une diminution de la quantité de cas de COVID-19, le nombre de patients recommence à se multiplier. Les scientifiques se demandent si ce phénomène se produira à l’échelle mondiale dans les prochains mois.
Agriculture

FRANCOPRESSE – Phragmite, panais sauvage, herbe à poux, nerprun, renoué du Japon : ce sont toutes des plantes envahissantes, nuisibles à un certain degré, qui prennent de plus en plus de place sur les terres agricoles et parfois même dans nos forêts. Plusieurs sont inconnues de la population générale, mais causent de sérieux maux de tête aux agriculteurs.
Terre-Neuve-et-Labrador

LE GABOTEUR (Terre-Neuve-et-Labrador) – Le ministère de Pêches et Océans Canada a profité de l’occasion que représentait le Jour de la Terre, le 22 avril dernier, pour publier un rapport scientifique faisant état des écosystèmes de l’Arctique, intitulé Les océans du Canada maintenant : Écosystèmes de l’Arctique. Deux chercheurs francophones, Christine Michel et Maxime Geoffroy, ont contribué à ce rapport et commentent cette récente publication pour Le Gaboteur.
Canal de Panama

ACADIE NOUVELLE (Nouveau-Brunswick) – 11 770 kilomètres. C’est la distance que s’apprête à parcourir l’or noir de l’Ouest canadien pour être transformé par la raffinerie Irving Oil. La compagnie néobrunswickoise a obtenu l’autorisation d’expédier des barils de pétrole albertain via le port de Vancouver jusqu’à son terminal de Saint-Jean en passant par… le canal de Panama.
Agriculture

LA VOIX ACADIENNE (Ile-du-Prince-Édouard) – En 2003, la maladie de la vache folle a frappé l’industrie du bœuf à l’Île-du-Prince-Édouard. Cette année-là, Alfred Arsenault et son fils Robert, qui dirige aujourd’hui la ferme, ont vendu leur bétail à perte pour se concentrer sur la production des pommes de terre. En ce printemps 2020, une autre crise frappe, mais l’industrie de la pomme de terre s’en tire sans trop de dommages.
Environnement

L’AQUILON (Territoires du Nord-Ouest) – Cinq ans pour réduire de 50 % les émissions de gaz à effet de serre. Le 22 avril dernier, l’organisation Alternatives North, basée à Yellowknife, a publié un rapport intitulé Urgence climatique : sortir les Territoires du Nord-Ouest du diésel. En 42 pages, les auteurs exposent les divers moyens qui permettront de réduire peu à peu les émissions de CO2 aux Territoires.
Démystification

ÉDITION ANDRÉ PAQUETTE (Ontario) – Les idées les plus folles ont la tête dure, et jamais plus qu’en temps de crise. Voici quelques-unes des idées reçues avec lesquelles il serait préférable de vous distancer…
Science

L’Université d’Ottawa (UOttawa) compte dans ses rangs plusieurs scientifiques francophones. Leurs équipes viennent de recevoir un soutien financier du gouvernement canadien pour lutter contre la pandémie de COVID-19 : 500 000 $ pour la Dre Côté et un million pour le Dr Langlois.
Documentaire

FRANCOPRESSE – Peut-on vivre sans plastique? Qu’en est-il pour une famille de quatre qui aime le camping, qui célèbre Noël et l’Halloween et dont les enfants vont à l’école ou à la garderie? C’est la quête dans laquelle s’est lancée la journaliste Evelyne Charuest avec Ciao plastique!, une série documentaire en trois épisodes qui sera bientôt diffusée sur les ondes d’Ici Explora. Francopresse s’est entretenu avec elle.
Manitoba

LA LIBERTÉ (Manitoba) – Le nouveau coronavirus qui se propage à travers le monde est le même pour tous. Pourtant de nombreux médias annoncent que le virus impacte certains pays plus que d’autres, allant même jusqu’à établir des classements entre pays ou entre provinces. Pourquoi le nombre de cas et le taux de létalité (le nombre de décès sur le nombre d’infections) varieraient autant d’un pays à l’autre s’il s’agit du même virus? Est-il juste d’établir des comparaisons entre pays, entre provinces dans ce contexte de pandémie? Le point avec Claude Flamand, docteur en épidémiologie et santé publique à l’Institut Pasteur.
Agriculture

AGRICOM (Ontario) – Depuis quelques semaines, nous devons changer nos activités et pratiquer la distanciation sociale afin de réduire les risques d’être infecté par la COVID-19. L’inactivité, l’anxiété, la gestion familiale et même la déprime sont des effets collatéraux de la pandémie. Une option pour alléger ces inconvénients se situe peut-être dans la planification du potager. Les bienfaits des plantes et du jardinage ne sont plus à prouver, quel que soit votre âge. Quel bonheur pour vos papilles lorsque vous récolterez et cuisinerez vos propres légumes et fines herbes!
COVID-19

ACADIE NOUVELLE (Nouveau-Brunswick) – Confinés chez eux, certains travailleurs se prennent à rêver en vert. Des écologistes, un sociologue et un économiste imaginent les formes que l’économie pourrait prendre pour être plus juste et plus respectueuse de l’environnement après la pandémie de COVID-19.
COVID-19

FRANCOPRESSE – Depuis quelques semaines, la planète a les yeux rivés sur l’évolution de la COVID-19. La maladie vient avec son lot d’expressions qui ne font habituellement pas partie de notre quotidien. Et si on s’y démêlait un peu?
COVID-19

LA LIBERTÉ (Manitoba) – Claude Flamand, docteur épidémiologiste et chercheur à l’Institut Pasteur, répond à nos questions sur le nouveau coronavirus. L’expert a bien insisté pour souligner que ces réponses valaient en date du lundi 16 mars.
COVID-19

La gestionnaire de projet Élodie Pastural et le vétérinaire Alain Fafard travaillent en équipe à l’institut de recherche VIDO-InterVac sur le campus de l’Université de la Saskatchewan. Leur objectif : développer le plus rapidement possible un vaccin contre la COVID-19.
Environnement

INITIATIVE DE JOURNALISME LOCAL – APF (Saskatchewan) — Les catastrophes naturelles, la sècheresse ou la hausse du niveau des océans ne sont pas que des scénarios catastrophes dignes d’Hollywood. Mais qu’en est-il de la santé des êtres humains? La Cité universitaire francophone de l’Université de Regina s’est penchée sur la question, le 12 février, avec la retransmission de la conférence «Changements climatiques et impact sur le système de santé — Comment s’y préparer?»
Nord canadien

INITIATIVE DE JOURNALISME LOCAL – APF (Territoires) — Le Canada regroupe un peu plus de 64 % du total mondial de bœufs musqués. Si globalement les populations sont stables, certaines diminuent drastiquement : celles habitant dans l’Extrême-Arctique, notamment dans l’ouest de l’archipel Arctique, l’ile Victoria au Nunavut et les Territoires du Nord-Ouest. Plusieurs scientifiques mettent en cause les changements climatiques.