Santé mentale L’offre de services ne reflète pas les besoins réels de la population

Denis Lord
L’Aquilon
Aux Territoires du Nord-Ouest, les ressources en santé mentale sont lacunaires du côté anglophone, et encore plus en langue française. De plus, la demande de services ne reflète pas les besoins réels de la population. On tire la sonnette d’alarme.

Alors que les ressources en santé mentale sont déjà lacunaires du côté anglophone, la situation est encore pire en langue française et la demande de services ne reflète pas non plus les besoins réels de la population.

C’est le constat dressé dans une brochure que vient de produire le Réseau TNO Santé en français, et qui s’adresse d’abord aux décideurs pour qu’ils corrigent la situation, mais aussi au grand public. Santé mentale en français — Comprendre les enjeux et l’urgence de collaborer aux TNO est disponible sur les sites savoir-santé.ca, federation-franco-tenoise.com et, dès cet automne, sur le nouveau site du Réseau TNO Santé. Le portrait de la situation a été brossé à partir d’une consultation avec le grand public, de contacts faits avec les intervenants en santé mentale (conseillers, planificateurs de services, etc.) et d’un sondage en ligne, avec l’aide de l’agence de communications North (anciennement Tait).

Malgré la Loi sur les langues officielles, les services en santé mentale aux TNO sont limités, voire inexistants, affirme-t-on dans la brochure. Aucun poste de professionnel en santé mentale n’est désigné bilingue et l’emploi occasionnel du français dans ce cadre relève davantage de la coïncidence que de la planification. L’absence d’interprètes médicaux, dans un domaine où l’expression de la pensée est aussi cruciale dans le diagnostic, pose aussi problème.


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