La ministre Rochelle Squires lit des cartes de souhaits qu’elle a reçues depuis sa sortie publique le 4 avril sur son expérience avec la violence sexuelle.
La ministre Rochelle Squires lit des cartes de souhaits qu’elle a reçues depuis sa sortie publique le 4 avril sur son expérience avec la violence sexuelle.

Rochelle Squires à cœur ouvert

Catherine Dulude
La Liberté
« Dans ma vie, c’est l’expérience qui m’a laissée le plus isolée et stigmatisée. »

La députée manitobaine Rochelle Squires a pris la parole devant l’assemblée générale annuelle de l’organisme provincial Pluri-elles le 23 mai 2018 pour mettre de l’avant la question de la violence sexuelle. Depuis le 4 avril, on sait que la députée de Riel a elle-même été victime d’un viol à l’âge de 13 ans. La ministre responsable de la Condition féminine tient à faire sa part pour encourager un dialogue public. Entretien avec La Liberté.


Catherine Dulude (CD) : À qui vous êtes-vous confiée pour la première fois?

Rochelle Squires (RS) : À mon mari. Il est bien sûr très présent dans ma vie. Mais il avait peur que je fasse une sortie publique. Il ne savait pas comment ça se passerait. Et si j’allais tenir le coup.


CD : Quand avez-vous décidé de partager votre histoire publiquement?

RS : Ça fait environ un an que j’y pensais. Avril est le mois de la sensibilisation à la violence sexuelle. Je crois bien que ça m’a pris un an à déterminer comment et quand j’allais partager mon expérience de survivante. En plus de trouver le courage de franchir le pas. Il s’agit de l’expérience la plus déchirante que j’aie vécue. Que ce soit à titre de ministre, de personnalité publique, mais aussi de femme et de survivante.


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