Chris d’Entremont (au centre) lors d’une rencontre avec des représentants de la FCFA en décembre 2019
Chris d’Entremont (au centre) lors d’une rencontre avec des représentants de la FCFA en décembre 2019

Un comité permanent des langues officielles renouvelé

FRANCOPRESSE — La liste des membres des différents comités permanents de la Chambre des Communes a été rendue publique le 6 février. Des députés comme François Choquette, Alupa Clarke et Denis Paradis n’ayant pas de retour aux Communes à la suite des élections de l'automne, le Comité permanent des langues officielles fait peau neuve. Seulement trois membres qui y siégeaient lors de la dernière législature y sont de retour. La présidence, choisie le 20 février, en sera assurée par un nouveau venu.

C’est Emmanuel Dubourg, député de Bourassa, dans la région de Montréal, au Québec, qui présidera le comité des Communes. 

Les travaux de ce comité retiendront particulièrement l’attention du public dans un contexte où le gouvernement Trudeau s’est engagé à moderniser la Loi sur les langues officielles au courant du présent mandat. Les membres du Comité seront appelés à étudier en profondeur le projet de refonte de la Loi après son dépôt aux Communes.

Le député René Arseneault lors de son assermentation au poste de secrétaire parlementaire de la ministre du Développement économique et des Langues officielles

Un nouveau secrétaire parlementaire

Le nouveau président, qui entreprend un troisième mandat à titre de député libéral, est un nouveau venu sur la scène des langues officielles. Au cours des législatures précédentes, il avait fait partie d’un seul comité, celui de l’accès à l’information, protection des renseignements personnels et éthique, de janvier 2017 à janvier 2018. Relevons qu’avant son saut en politique fédérale, le Montréalais d’origine haïtienne avait siégé à l’Assemblée nationale du Québec à partir de 2007.

L’Acadien René Arseneault siège à nouveau au comité, mais désormais en tant que membre sans droit de vote à titre de secrétaire parlementaire de la ministre du Développement économique et des Langues officielles. Il jouera un rôle de liaison entre le bureau de la ministre Mélanie Joly et le comité.

On se souviendra qu’en 2017 le député Arseneault, tout comme 16 autres de ses collègues libéraux d’arrière-ban, a voté en faveur du plus récent projet des néodémocrates pour rendre obligatoire le bilinguisme à la Cour suprême, allant ainsi à l’encontre de la position du gouvernement. L’automne dernier, il a également critiqué la nomination par le gouvernement fédéral d’une lieutenante-gouverneure unilingue anglophone au Nouveau-Brunswick. Bien que non lié par la solidarité ministérielle, le poste de secrétaire parlementaire exigera dorénavant une plus grande retenue de la part du député.


Des députés avec des expériences en politique provinciale

Deux des nouveaux membres du Comité qui ont fait leur entrée sur la scène politique fédérale l’automne dernier jouissent d’expériences en matière de francophonie et de services en français dans leur province respective.

Le conservateur Chris d’Entremont a siégé à l’Assemblée législative de la Nouvelle-Écosse de 2003 à 2019. À titre de ministre des Affaires acadiennes, il a parrainé la première Loi sur les services en français de la Nouvelle-Écosse en 2004. Plus récemment, il a critiqué le gouvernement Trudeau pour avoir abandonné la tradition d’assurer une représentation à la communauté acadienne néoécossaise au Sénat. Il est désormais le responsable du dossier des langues officielles dans le cabinet fantôme de l’opposition officielle et assurera la première vice-présidence du comité permanent.

Pour sa part, la libérale Marie-France Lalonde a été députée provinciale en Ontario de 2014 à 2019. Elle a notamment occupé les fonctions de ministre des Affaires francophones au sein du gouvernement dirigé par Kathleen Wynne.


Les autres membres du Comité

Le député libéral de Winnipeg-Sud, Terry Duguid, est le seul élu de l’Ouest canadien à siéger au Comité des langues officielles. En plus du président du comité, Emmanuel Dubourg, les libéraux seront aussi représentés par les Québécoises Emmanuella Lambropoulos et Patricia Lattanzio.

Absent du Comité des langues officielles lors de la dernière législature, le conservateur Michael Chong siège à nouveau à ce comité qu’il a présidé sous l’ère Harper, de 2011 à 2015. En plus de l’Acadien Chris d’Entremont, les deux autres députés du Parti conservateur nommés au comité des langues officielles sont les Québécois Bernard Généreux et Joël Godin.

Le Bloc québécois est représenté sur le comité par Mario Beaulieu, porte-parole de sa formation politique pour les langues officielles, qui devient par le fait même second vice-président du comité permanent aux langues officielles. Le député de longue date et porte-parole du NPD en matière de langues officielles Charlie Angus est le représentant néodémocrate au comité permanent. Ce dernier représente la circonscription de Timmins-Baie James dans le Nord de l’Ontario, dont près du tiers de la population est francophone. 


D’autres francophones à des postes influents

Plusieurs autres députés issus des communautés francophones de l’extérieur du Québec occupent des fonctions influentes sur la scène politique fédérale. Après un repos forcé de plusieurs mois pour recevoir des traitements contre le cancer, l’Acadien Dominic LeBlanc fait un retour au cabinet à titre de président du Conseil privé.

De son côté, la députée d’Ottawa-Vanier, Mona Fortier, occupe le poste de ministre de la Prospérité de la classe moyenne et de ministre associée des Finances. Avant son entrée en politique, Mme Fortier était bien connue dans sa région pour son engagement actif envers la francophonie ontarienne.

Le Franco-Manitobain Dan Vandal a lui aussi fait son entrée au cabinet à titre de ministre des Affaires du Nord. Quant à eux, le Franco-Ontarien Paul Lefebvre et l’Acadien néo-écossais Darrell Samson ont obtenu des postes de secrétaire parlementaire. Paul Lefebvre, qui avait été membre du comité permanent aux langues officielles de janvier 2016 à septembre 2018, demeure Secrétaire parlementaire aux Ressources naturelles, poste qu’il occupait depuis aout 2018. En plus de conserver ses fonctions de président du caucus libéral des communautés de langue officielle en situation minoritaire, M. Samson est désormais Secrétaire parlementaire du ministre des Anciens Combattants et ministre associé de la Défense nationale.

Course à la chefferie

FRANCOPRESSE – Le Parti vert du Canada est à la croisée des chemins. Après un rendez-vous manqué lors de la dernière élection fédérale, la formation recrute pour la première fois en 14 ans une nouvelle direction. Une occasion de se réinventer et se réaligner dans un univers politique de plus en plus complexe.
Alberta

LE FRANCO (Alberta) – Lors de la période des questions à l’Assemblée législative du 27 mai dernier, la députée néodémocrate Marie Renaud sollicite en anglais des explications du gouvernement au sujet de «cette attaque [faite] envers la communauté francophone en ne protégeant pas le financement du Campus Saint-Jean». Jason Kenney, premier ministre de la province, a alors répondu à cette question en français.
Débat en français du PCC

FRANCOPRESSE – Il est souvent difficile de déterminer qui a gagné lors des débats entre candidats d’un parti ou aux élections. Dans le cas du débat en français des candidats à la direction du Parti conservateur du Canada (PCC) qui a eu lieu le soir du 17 juin, le gagnant n’était surement pas le français.
Racisme systémique

FRANCOPRESSE – Le premier ministre Justin Trudeau a posé le genou au sol lors d’une manifestation contre le racisme au centre-ville d’Ottawa vendredi. Le débat sur le racisme systémique est relancé depuis une semaine au pays dans la foulée des évènements qui ont lieu aux États-Unis.
Médias

FRANCOPRESSE – Avant même le début de la crise de la COVID-19, plusieurs médias communautaires du pays éprouvaient des difficultés à joindre les deux bouts. Depuis la mi-mars, le gouvernement enchaîne les annonces pour venir en aide aux entreprises et aux organismes sans but lucratif auxquelles les médias peuvent faire appel. Certains se demandent cependant si l’aide fédérale arrivera à temps.
Médias

FRANCOPRESSE – La pandémie de la COVID-19 a entrainé une baisse substantielle et soudaine des revenus publicitaires des journaux et des radios communautaires francophones au Canada, au point de mettre en péril la situation financière de plusieurs médias.
Saskatchewan

La politologue Valérie Vézina était de passage à la Cité francophone de l’Université de Régina, le mardi 3 mars, pour présenter ses études sur le nationalisme en milieu insulaire. Contre toute attente, elle applique ses recherches au cas de la Saskatchewan, une ile au cœur des Prairies canadiennes.
COVID-19

TORONTO — Depuis le début de la crise de la COVID-19 en Ontario, personne, ni au gouvernement Ford ni à la santé publique, n’a fait de déclarations verbales ou n’a répondu aux questions des médias en français. Un phénomène qui pourrait se révéler fatal pour des aînés franco-ontariens.
Ontario

LE DROIT (Ontario) – Des Canadiens coincés au Japon à bord du bateau de croisière Diamond Princess seront rapatriés au pays, a annoncé le gouvernement fédéral, le samedi 15 février. Ceux qui n’ont pas de symptômes du coronavirus seront envoyés à Trenton pour y être évalués, et seront ensuite mis en quarantaine à Cornwall. Une décision qui est loin de faire l’unanimité dans cette ville de l’Est ontarien.

ACADIE NOUVELLE (Nouveau-Brunswick) – C’est confirmé : les urgences de six hôpitaux ruraux fermeront pendant la nuit à partir du mois prochain. Les 120 lits de courtes durées de ces six établissements seront convertis en lits de soins chroniques de longues durées.
Médias sociaux

ACADIE NOUVELLE (Nouveau-Brunswick) – Trou de cul, imbécile, french fuck, pomme pourrie et idiot, sont quelques exemples d’insultes reçues par les politiciens sur les réseaux sociaux. Si leurs décisions ne font pas toujours l’unanimité, nos élus méritent-ils une telle pluie d’injures? Certains croient que c’est le prix à payer. D’autres diront plutôt qu’il faut éviter de banaliser le phénomène des trolls.
Atlantique

FRANCOPRESSE – Octobre 2019 : le gouvernement français annonce la fermeture du consulat général de Moncton pour 2022. Une décision qui secoue la communauté acadienne et l’ensemble des francophones du Canada. Bien décidés à inverser la tendance, les acteurs de la mobilisation finiront par avoir le sourire aux lèvres. Retour sur les coulisses d’une mobilisation réussie.

LE REFLET (Ontario) – «Ce n’est pas moi qui ai changé, c’est le Parti conservateur et le gouvernement de Doug Ford qui ont changé», a déclaré la députée de Glengarry-Prescott-Russell, Amanda Simard, afin de justifier son passage au Parti libéral.
Parlement jeunesse

INITIATIVE DE JOURNALISME LOCAL – APF (Ontario) – Pour la première fois depuis des années, des jeunes francophones de toutes les provinces et territoires canadiens ont pris part au Parlement jeunesse pancanadien (PJP) qui se déroulait à Ottawa du 8 au 12 janvier. Rocco Canil, Nunavutois âgé de 16 ans, est le seul participant de son territoire à s’être déplacé jusque dans la capitale nationale.
Parlement jeunesse

INITIATIVE DE JOURNALISME LOCAL – APF (Ontario) — La dixième législature du Parlement jeunesse pancanadien (PJP) se tenait du 8 au 12 janvier dans la nouvelle Chambre du Sénat à Ottawa. Depuis 20 ans, la Fédération de la jeunesse canadienne-française (FJCF) orchestre le PJP aux deux ans, permettant à des jeunes d’expression française de partout au pays de se glisser dans la peau d’un parlementaire.
Parlement jeunesse

LA VOIX ACADIENNE (Ile-du-Prince-Édouard) – Du 9 au 12 janvier 2020, Adrien Buote était le ministre de l’Énergie et de l’Infrastructure au sein du Parlement jeunesse pancanadien (PJP) à Ottawa. Dans le réseau des parlements jeunesse, Adrien est un doyen. «C’était mon 6e parlement jeunesse. J’ai fait trois PJP et trois Parlements jeunesse de l’Acadie. En janvier 2021, je serai le premier ministre du Parlement jeunesse de l’Acadie», précise Adrien Buote.
Langues officielles

Nommée ministre du Développement économique et des Langues officielles, Mélanie Joly porte sur ses épaules deux dossiers importants pour la communauté francophone de l’Alberta : la relance de l’économie de l’Ouest et la modernisation de la Loi sur les langues officielles. Toujours dans l’attente de sa lettre de mandat, elle s’est rendue à Edmonton mercredi 4 décembre pour rencontrer les chefs des affaires de la province et le maire d’Edmonton.

Un député, c’est un peu comme le Père Noël. S’il n’a pas ses petits lutins pour tout préparer, la tournée du 24 décembre risque d’être catastrophique! Un adjoint parlementaire, on le voit sans doute moins souvent que son patron, mais son travail est aussi indispensable. Et ses conditions de travail, vous dites?

Trente ans après la tuerie du 6 décembre, qui a coûté la vie à 14 étudiantes de l’école Polytechnique de Montréal, que reste-t-il de cet attentat dans la mémoire collective canadienne? Si, en 1991, le Parlement du Canada a officiellement rendu cette date Journée de commémoration et d’action contre la violence faite aux femmes, cette action a-t-elle contribué à faire avancer la cause?

Les premiers ministres provinciaux Blaine Higgs (Nouveau-Brunswick), Doug Ford (Ontario) et Scott Moe (Saskatchewan) ont signé un accord, samedi, pour collaborer au développement et à la mise en service de petits réacteurs nucléaires. Les deux entreprises qui travaillent sur ces projets à Saint-Jean (Nouveau-Brunswick) espèrent que cette entente incitera Ottawa à accorder des subventions.