L’attaché de presse de la ministre Leela Aheer (en photo), Michael Forian assure : «Nous continuons à faire des progrès importants dans le développement et l’amélioration des services en français».
L’attaché de presse de la ministre Leela Aheer (en photo), Michael Forian assure : «Nous continuons à faire des progrès importants dans le développement et l’amélioration des services en français».

Secrétariat francophone albertain : un plan d’action plombé par le fédéral?

Geoffrey Gaye
Le Franco
Mélodie Charest
Le Franco
LE FRANCO (Alberta) – Voté en mars, le budget du Secrétariat francophone albertain pour l’année 2020-2021 est en baisse de 25 000 dollars. La politique en matière de francophonie, critiquée par l’Association canadienne-française de l’Alberta, aurait-elle été freinée par des restrictions budgétaires? Non, affirme le ministère responsable du secrétariat francophone, tout en pointant du doigt le peu d’argent mis sur la table par le fédéral dans le cadre de l’entente Alberta-Canada.

Voté en mars de cette année, le budget provincial réduit de 25 000 dollars le financement du Secrétariat francophone. En effet, la province accordait l’année dernière (2019-2020) 1 450 000 $ à l’organe de coordination de la politique en matière de francophonie. Celui de cette année (2020-2021) prévoit 1 425 000 $.

Ce budget est octroyé en deux parties : une part est allouée au fonctionnement des services en français prévu par le plan d’action et l’autre, directement au Secrétariat francophone. C’est d’ailleurs cette dernière partie qui a vu passer son budget de 800 000 $ à 775 000 $.

Offrir «dans les limites des ressources disponibles» 

Cette coupe budgétaire a-t-elle eu une incidence sur la politique provinciale en matière de francophonie, dont le plan d’action a été présenté le 28 octobre?

«La modeste réduction de 25 000 $ n’affectera ni le personnel ni la réalisation du plan d’action, assure Michael Forian, attaché de presse au ministère de Leela Aheer. Ces économies seront réalisées grâce à la réduction de certaines fonctions administratives telles que les déplacements pour assister à des réunions.»

Il ajoute : «Nous continuons à faire des progrès importants dans le développement et l’amélioration des services en français».

C’est pourtant des initiatives «à faible cout ou sans cout», comme il le souligne, qui sont proposées dans ce nouveau plan d’action. Dans ce sens, le rôle du Conseil consultatif en matière de francophonie (voir encadré) est de «maximiser l’ensemble des dollars qui est mis dans la mise en œuvre de la Politique et dans l’avancement et l’amélioration des services en français», précise Rhéal Poirier, son directeur par intérim.

«Le présent gouvernement s’est engagé à faire preuve de responsabilité financière et à continuer d’offrir des programmes importants dans les limites des ressources disponibles. La mise en œuvre continue de la Politique en matière de francophonie prendra du temps et doit se faire dans les limites des ressources disponibles», indique quant à lui, Michael Forian.

Lire l’article dans son intégralité sur le site du journal Le Franco