Les frontières tombent au Parlement jeunesse pancanadien 2020

INITIATIVE DE JOURNALISME LOCAL – APF (Ontario) – Pour la première fois depuis des années, des jeunes francophones de toutes les provinces et territoires canadiens ont pris part au Parlement jeunesse pancanadien (PJP) qui se déroulait à Ottawa du 8 au 12 janvier. Rocco Canil, Nunavutois âgé de 16 ans, est le seul participant de son territoire à s’être déplacé jusque dans la capitale nationale.

«On m’a dit que ça faisait des années que personne du Nunavut n’a participé au PJP. Je me sens honoré, c’est un privilège d’être ici et de vivre cette expérience pas mal exceptionnelle. Peu de gens ont la chance d’accéder au Sénat pour un Parlement jeunesse», reconnait le Franco-Nunavutois.

Rocco Canil fréquente l’École des Trois-Soleils, la seule école francophone du territoire, située à Iqaluit. C’est l’un de ses enseignants qui l’a approché l’an dernier pour qu’il participe à une simulation parlementaire, le Parlement franco-canadien du Nord et de l’Ouest (PFCNO).

«Ça tombait en même temps que des vacances familiales, donc je n’ai pas pu y participer. Mais je me suis tourné vers le PJP, parce que je m’intéresse à la politique depuis ma cinquième année environ.»

La Fédération de la jeunesse canadienne-française (FJCF), l’organisme derrière le PJP, a payé le billet d’avion pour lui permettre de participer à l’évènement.

Des défis similaires

«Cette année, on a eu la chance d’avoir des représentants de chaque province et territoire du Canada. Si on analysait ce que les jeunes disent, c’est certain qu’on remarquerait une sensibilité à différents enjeux selon d’où ils viennent. Le “background” de l’individu influence son discours», convient la présidente de la FJCF, Sue Duguay.

Elle-même ancienne participante de simulations parlementaires, elle remarque toutefois des thèmes communs aux 108 participants issus de tous les horizons, à commencer par l’insécurité linguistique.

«Pour plusieurs, c’est la première fois qu’ils s’expriment devant une aussi grande foule. En plus, certains ont peu d’opportunités de s’exprimer en français dans leurs régions respectives, donc c’est un petit défi supplémentaire», convient Sue Duguay.

Le PJP se voulant un espace inclusif et un lieu d’apprentissage, chacun est encouragé à prendre la parole au moins une fois au cours des neuf sessions parlementaires.

«Le conseil que je donnerais aux nouveaux participants, c’est de sortir de leur zone de confort dès le début. C’est sûr que c’est intimidant de se lever devant tout le monde dans le Sénat du Canada, mais c’est tellement gratifiant de prendre la parole et de faire le discours qu’on a préparé», estime pour sa part Benjamin Doudard, premier ministre de l’édition 2020 du Parlement jeunesse pancanadien.

Le début d’un cheminement

De son propre aveu, Rocco Canil était très nerveux au premier jour de la simulation parlementaire. «J’avais des papillons dans l’estomac. Mais la deuxième journée, j’ai trouvé ma confiance en moi. Ça m’a donné le gout de continuer en politique», assure-t-il.

À la demande de son enseignant, à son retour, il présentera l’expérience vécue à sa classe. Il expliquera le déroulement du PJP, montrera quelques photos, et parlera de l’expérience exceptionnelle qu’il a vécue auprès de jeunes de partout au pays, tous férus de politique. «Il y en a même un qui pense devenir député de sa circonscription», souligne Rocco Canil, impressionné.

Fort de cette première simulation parlementaire, il compte bien participer en novembre prochain au Parlement franco-canadien du Nord et de l’Ouest, qui se tiendra à Whitehorse, au Yukon. Il pense même déjà participer à la 11e édition du Parlement jeunesse pancanadien, en 2022.

D’après le premier ministre de l’édition 2020, les participants du PJP y trouvent plus qu’une expérience politique : c’est aussi un lieu de rassemblement avec des jeunes qui partagent la même réalité.

«De quelle province ou territoire on vient, ça ne change pas grand-chose. Une fois que les 13 délégations sont réunies à Ottawa, il y a une grande mixité parce qu’on partage tous la réalité de francophonie minoritaire», fait valoir Benjamin Doudard.

En plus de créer les politiciens de demain, le PJP sert de catalyseur pour resserrer les liens qui unissent les francophones de partout au Canada, au-delà de leurs allégeances politiques.

Course à la chefferie

FRANCOPRESSE – Le Parti vert du Canada est à la croisée des chemins. Après un rendez-vous manqué lors de la dernière élection fédérale, la formation recrute pour la première fois en 14 ans une nouvelle direction. Une occasion de se réinventer et se réaligner dans un univers politique de plus en plus complexe.
Alberta

LE FRANCO (Alberta) – Lors de la période des questions à l’Assemblée législative du 27 mai dernier, la députée néodémocrate Marie Renaud sollicite en anglais des explications du gouvernement au sujet de «cette attaque [faite] envers la communauté francophone en ne protégeant pas le financement du Campus Saint-Jean». Jason Kenney, premier ministre de la province, a alors répondu à cette question en français.
Débat en français du PCC

FRANCOPRESSE – Il est souvent difficile de déterminer qui a gagné lors des débats entre candidats d’un parti ou aux élections. Dans le cas du débat en français des candidats à la direction du Parti conservateur du Canada (PCC) qui a eu lieu le soir du 17 juin, le gagnant n’était surement pas le français.
Racisme systémique

FRANCOPRESSE – Le premier ministre Justin Trudeau a posé le genou au sol lors d’une manifestation contre le racisme au centre-ville d’Ottawa vendredi. Le débat sur le racisme systémique est relancé depuis une semaine au pays dans la foulée des évènements qui ont lieu aux États-Unis.
Médias

FRANCOPRESSE – Avant même le début de la crise de la COVID-19, plusieurs médias communautaires du pays éprouvaient des difficultés à joindre les deux bouts. Depuis la mi-mars, le gouvernement enchaîne les annonces pour venir en aide aux entreprises et aux organismes sans but lucratif auxquelles les médias peuvent faire appel. Certains se demandent cependant si l’aide fédérale arrivera à temps.
Médias

FRANCOPRESSE – La pandémie de la COVID-19 a entrainé une baisse substantielle et soudaine des revenus publicitaires des journaux et des radios communautaires francophones au Canada, au point de mettre en péril la situation financière de plusieurs médias.
Saskatchewan

La politologue Valérie Vézina était de passage à la Cité francophone de l’Université de Régina, le mardi 3 mars, pour présenter ses études sur le nationalisme en milieu insulaire. Contre toute attente, elle applique ses recherches au cas de la Saskatchewan, une ile au cœur des Prairies canadiennes.
COVID-19

TORONTO — Depuis le début de la crise de la COVID-19 en Ontario, personne, ni au gouvernement Ford ni à la santé publique, n’a fait de déclarations verbales ou n’a répondu aux questions des médias en français. Un phénomène qui pourrait se révéler fatal pour des aînés franco-ontariens.
Langues officielles

FRANCOPRESSE — La liste des membres des différents comités permanents de la Chambre des Communes a été rendue publique le 6 février. Des députés comme François Choquette, Alupa Clarke et Denis Paradis n’ayant pas de retour aux Communes à la suite des élections de l'automne, le Comité permanent des langues officielles fait peau neuve. Seulement trois membres qui y siégeaient lors de la dernière législature y sont de retour. La présidence, choisie le 20 février, en sera assurée par un nouveau venu.
Ontario

LE DROIT (Ontario) – Des Canadiens coincés au Japon à bord du bateau de croisière Diamond Princess seront rapatriés au pays, a annoncé le gouvernement fédéral, le samedi 15 février. Ceux qui n’ont pas de symptômes du coronavirus seront envoyés à Trenton pour y être évalués, et seront ensuite mis en quarantaine à Cornwall. Une décision qui est loin de faire l’unanimité dans cette ville de l’Est ontarien.

ACADIE NOUVELLE (Nouveau-Brunswick) – C’est confirmé : les urgences de six hôpitaux ruraux fermeront pendant la nuit à partir du mois prochain. Les 120 lits de courtes durées de ces six établissements seront convertis en lits de soins chroniques de longues durées.
Médias sociaux

ACADIE NOUVELLE (Nouveau-Brunswick) – Trou de cul, imbécile, french fuck, pomme pourrie et idiot, sont quelques exemples d’insultes reçues par les politiciens sur les réseaux sociaux. Si leurs décisions ne font pas toujours l’unanimité, nos élus méritent-ils une telle pluie d’injures? Certains croient que c’est le prix à payer. D’autres diront plutôt qu’il faut éviter de banaliser le phénomène des trolls.
Atlantique

FRANCOPRESSE – Octobre 2019 : le gouvernement français annonce la fermeture du consulat général de Moncton pour 2022. Une décision qui secoue la communauté acadienne et l’ensemble des francophones du Canada. Bien décidés à inverser la tendance, les acteurs de la mobilisation finiront par avoir le sourire aux lèvres. Retour sur les coulisses d’une mobilisation réussie.

LE REFLET (Ontario) – «Ce n’est pas moi qui ai changé, c’est le Parti conservateur et le gouvernement de Doug Ford qui ont changé», a déclaré la députée de Glengarry-Prescott-Russell, Amanda Simard, afin de justifier son passage au Parti libéral.
Parlement jeunesse

INITIATIVE DE JOURNALISME LOCAL – APF (Ontario) — La dixième législature du Parlement jeunesse pancanadien (PJP) se tenait du 8 au 12 janvier dans la nouvelle Chambre du Sénat à Ottawa. Depuis 20 ans, la Fédération de la jeunesse canadienne-française (FJCF) orchestre le PJP aux deux ans, permettant à des jeunes d’expression française de partout au pays de se glisser dans la peau d’un parlementaire.
Parlement jeunesse

LA VOIX ACADIENNE (Ile-du-Prince-Édouard) – Du 9 au 12 janvier 2020, Adrien Buote était le ministre de l’Énergie et de l’Infrastructure au sein du Parlement jeunesse pancanadien (PJP) à Ottawa. Dans le réseau des parlements jeunesse, Adrien est un doyen. «C’était mon 6e parlement jeunesse. J’ai fait trois PJP et trois Parlements jeunesse de l’Acadie. En janvier 2021, je serai le premier ministre du Parlement jeunesse de l’Acadie», précise Adrien Buote.
Langues officielles

Nommée ministre du Développement économique et des Langues officielles, Mélanie Joly porte sur ses épaules deux dossiers importants pour la communauté francophone de l’Alberta : la relance de l’économie de l’Ouest et la modernisation de la Loi sur les langues officielles. Toujours dans l’attente de sa lettre de mandat, elle s’est rendue à Edmonton mercredi 4 décembre pour rencontrer les chefs des affaires de la province et le maire d’Edmonton.

Un député, c’est un peu comme le Père Noël. S’il n’a pas ses petits lutins pour tout préparer, la tournée du 24 décembre risque d’être catastrophique! Un adjoint parlementaire, on le voit sans doute moins souvent que son patron, mais son travail est aussi indispensable. Et ses conditions de travail, vous dites?

Trente ans après la tuerie du 6 décembre, qui a coûté la vie à 14 étudiantes de l’école Polytechnique de Montréal, que reste-t-il de cet attentat dans la mémoire collective canadienne? Si, en 1991, le Parlement du Canada a officiellement rendu cette date Journée de commémoration et d’action contre la violence faite aux femmes, cette action a-t-elle contribué à faire avancer la cause?

Les premiers ministres provinciaux Blaine Higgs (Nouveau-Brunswick), Doug Ford (Ontario) et Scott Moe (Saskatchewan) ont signé un accord, samedi, pour collaborer au développement et à la mise en service de petits réacteurs nucléaires. Les deux entreprises qui travaillent sur ces projets à Saint-Jean (Nouveau-Brunswick) espèrent que cette entente incitera Ottawa à accorder des subventions.