Le nombre de sièges contre le nombre d'appuis, en pourcentage. Les libéraux ont reçu moins d'appuis, mais forment le gouvernement.

Les élections en un coup d'oeil

Le Canada compte 338 circonscriptions. En un coup d'oeil, ça représente beaucoup de circonscriptions en Ontario, et très peu dans le Nord...
La Chambre au déclenchement des élections. Tout libéral d'un côté, les autres partis de l'autre. C'est l'image d'un gouvernement majoritaire.
Un gouvernement minoritaire devra travailler avec les autres partis afin de faire avancer ses projets.
Le nombre de sièges contre le nombre d'appuis, en pourcentage. Les libéraux ont reçu moins d'appuis, mais forment le gouvernement.

Trente ans après la tuerie du 6 décembre, qui a coûté la vie à 14 étudiantes de l’école Polytechnique de Montréal, que reste-t-il de cet attentat dans la mémoire collective canadienne? Si, en 1991, le Parlement du Canada a officiellement rendu cette date Journée de commémoration et d’action contre la violence faite aux femmes, cette action a-t-elle contribué à faire avancer la cause?

«Même si c’est une journée commémorative nationale, le Canada, en tant que pays, est très régional. Les provinces ont souvent tendance à ignorer les maux sociétaux des autres provinces même si un mal touche à l’ensemble.» Cette observation de l’une des personnes interrogées sur le sujet, ici à Grande Prairie, Alberta, semble s’avérer.

En Colombie-Britannique ou en Alberta, par exemple, les personnes impliquées dans l’aide aux femmes par le biais de leur travail ou celles ayant des liens directs avec Québec, en ont connaissance. «J’ai connu parce que j’étais au Québec, mais je n’en ai jamais entendu parler ici et jamais vu passer sur les médias sociaux», dit par exemple Catherine, résidante de North Vancouver, en Colombie-Britannique.

Parmi les jeunes, les étudiants en génie civil semblent majoritairement informés. C’est le cas pour Joyce, étudiante à Shédiac, au Nouveau-Brunswick : «Oui, le 6 décembre est une journée marquante dans l’histoire de l’ingénierie, c’est une des premières choses que j’ai entendues quand j’ai commencé mes études.»

Au fil des ans, cet évènement semble se distinguer davantage comme un épiphénomène au sein de la thématique plus large du traitement de la femme dans la société. «C’est un bon signe que la dernière tragédie faite envers les femmes au Canada soit arrivée en 1989, ça veut dire que l’on est sur la bonne voie, mais je suis plus inquiète de ce qui se passe dans les maisons où les femmes se font violentées sans témoins», estime Catherine.

Sur l’importance d’une journée commémorative dédiée, elle répond : «C’est un bon moyen, mais je suis convaincue qu’une éducation continue est le meilleur moyen. Et pas forcément de prendre les grandes tragédies comme exemple.»

Le premier ministre de l’Île-du-Prince-Édouard, Dennis King, a déposé le rapport annuel de l’année 2018-2019 des progrès dans l’application de la Loi sur les services en français, le mercredi 27 novembre.

«C’est difficile de dire ce que j’en pense, car je ne l’ai pas vu encore. Cependant, on remarque des progrès constants, et trois nouveaux services ont été désignés durant la dernière année.

Les premiers ministres provinciaux Blaine Higgs (Nouveau-Brunswick), Doug Ford (Ontario) et Scott Moe (Saskatchewan) ont signé un accord, samedi, pour collaborer au développement et à la mise en service de petits réacteurs nucléaires. Les deux entreprises qui travaillent sur ces projets à Saint-Jean (Nouveau-Brunswick) espèrent que cette entente incitera Ottawa à accorder des subventions.

Des entreprises pourraient les assembler en usine et les installer dans les provinces, ainsi que les exporter dans le monde entier. L’enjeu est donc double : remplacer les centrales au charbon, comme celle de Belledune, par des installations qui n’émettent pas de carbone et créer des emplois.

Un rapport de la commissaire aux langues officielles des Territoires du Nord-Ouest, remis en 2018 et jamais dévoilé, a suscité la récente bonification des services d’interprétation à l’Assemblée législative.

Shannon Gullberg aurait remis, le 25 mai 2018, le Rapport du commissaire aux langues des Territoires du Nord-Ouest sur l’examen des services linguistiques à l’Assemblée législative des Territoires du Nord-Ouest au président de l’Assemblée de l’époque, Jackson Lafferty.

La nouvelle ministre des Pêches devra s’attaquer à une multitude de dossiers, dont celui du déclin de la biodiversité dans le golfe Saint-Laurent, selon Jean Lanteigne, président de la Fédération régionale acadienne des pêcheurs professionnels.

Bernadette Jordan, députée fédérale de South Shore-St Margaret’s, en Nouvelle-Écosse, a été nommée ministre des Pêches, des Océans et de la Garde côtière canadienne (MPO) le 20 novembre.

L’enjeu du bilinguisme à la Cour suprême a fait couler beaucoup d’encre au cours des 30 dernières années. Le dossier est revenu à l’avant-plan de l’actualité politique de manière sporadique avec le dépôt de projets de loi sur le sujet aux Communes. Avec la déconfiture du NPD aux dernières élections et la réticence relativement récente des libéraux à emprunter la voie législative dans ce dossier, il n’est pas clair de ce qu’il adviendra de cet enjeu et de la place qui lui sera accordée au courant de la prochaine législature.

L’article 16 de la Loi sur les langues officielles de 1988 exempte la Cour suprême de l’obligation selon laquelle les juges des cours fédérales doivent entendre les causes dans la langue de choix des parties sans interprète. Le Franco-Ontarien Jean-Robert Gauthier, qui était député libéral d’Ottawa-Vanier au moment de l’adoption de la loi, remettait déjà en question cette exception à l’époque. Dans les décennies suivantes, les projets avec l’objectif de remédier à la situation n’ont jamais abouti, tels que ceux du libéral Denis Coderre en 2008 et du néodémocrate François Choquette en 2017.

Les députés ont aussi été invités à plusieurs reprises à se prononcer sur une modification à la Loi sur la Cour suprême du Canada. L’ancien député néodémocrate Yvon Godin, qui a représenté la circonscription d’Acadie-Bathurst de 1997 à 2015, a présenté trois projets de loi privés afin d’exiger que les juges nommés au plus haut tribunal du pays soient en mesure de comprendre l’anglais et le français sans l’aide d’un interprète.

Le bilan d’un an de «Résistance» aux reculs infligés aux Franco-Ontariens le 15 novembre 2018 par le nouveau gouvernement conservateur de Doug Ford est largement positif, même si le Commissariat aux services en français reste intégré au Bureau de l’Ombudsman de l’Ontario.

 «Qui aurait cru il y a un an», indique Carol Jolin, le président de l’Assemblée de la francophonie de l’Ontario, «qu’on aurait aujourd’hui plus de 120 millions $ pour l’Université de l’Ontario français; que les Affaires francophones auraient retrouvé un vrai ministère; et que le premier ministre aurait une conseillère aux affaires francophones?»

Il y a exactement un mois [Le 21 octobre dernier], Jenica Atwin a remporté la circonscription de Fredericton au Nouveau-Brunswick, devenant ainsi la première députée du Parti vert du Canada à être élue à l’extérieur de la Colombie-Britannique. Elle se prépare présentement pour la rentrée parlementaire prévue le 5 décembre.

Avant son élection, Mme Atwin occupait un poste de coordonnatrice de programme et de chercheuse au sein d’un organisme d’éducation pour les Premières Nations. Francophile, Mme Atwin prévoit de suivre des cours pour perfectionner son français dans les prochains mois. Dans un entretien en français avec Francopresse, Mme Atwin revient sur ses premières semaines en tant que nouvelle députée.


Francopresse : Comment se sont passées les dernières semaines? Comment avez-vous vécu la transition de candidate à députée élue?

Jenica Atwin : Je décris les dernières semaines depuis l’élection comme un tourbillon. C’était excitant, instructif, parfois difficile à croire. Tant de choses ont changé dans ma vie en peu de temps. Je crois que je me suis assez bien adaptée à mon passage de candidate à députée. J’apprends vite et je suis très passionnée par le changement. Je comprends l’urgence des situations auxquelles sont confrontés les électeurs et il n’y a pas de temps à perdre. J’ai l’avantage d’apprendre d’Elizabeth May.


Vous avez effectué votre premier séjour à Ottawa en tant que députée pour suivre la formation offerte aux nouveaux élus. Vous avez aussi participé au premier caucus de votre parti. Comment se sont déroulées ces nouvelles expériences?

J. A. : C’était incroyable d’être à Ottawa. Je n’y avais passé qu’une seule nuit lors d’un voyage des années passées et je n’avais pas eu la chance de découvrir la ville. C’est vraiment magnifique, c’est un peu comme Fredericton, je pense [rires]. Visiter le Parlement pour la première fois, c’était émouvant. Je l’ai vu à la télévision, mais je n’étais jamais entrée dans l’immeuble lui-même, pas même en tant que touriste. Mon mari était avec moi et c’était super de partager ce moment avec lui.

Notre première réunion du caucus était formidable. Nous sommes allés au restaurant. J’ai aimé que ce soit un peu informel et détendu. Nous avons discuté des protocoles parlementaires, des différents leviers à notre disposition. Je suis très reconnaissante d’être dans cette équipe de trois personnes.

Le processus d’orientation était chargé en information, mais j’étais impressionnée par l’organisation et l’efficacité du personnel de la Chambre des communes. […] Il était également important pour moi d’établir des liens avec les autres députés débutants de divers partis. Il est essentiel d’établir des relations et de me faire des amis pour que nous puissions travailler ensemble.

Le député nord-ontarien de Mushkegowuk -- Baie James, Guy Bourgouin, a déposé en première lecture le 5 novembre un projet de loi visant à modifier la Loi sur les services en français afin de mieux protéger les droits constitutionnels de la communauté franco-ontarienne.

M. Bourgouin croit qu’il est impératif de mettre à jour la loi provinciale afin de munir la communauté franco-ontarienne des outils dont elle a besoin pour défendre ses acquis.

La première ministre Caroline Cochrane promet de diriger «le gouvernement le plus progressiste de l’histoire de TNO».

Élue première ministre par une majorité de députés le 24 octobre, Caroline Cochrane entend faire sa marque avec un style de gouvernance moins rigide et plus près des gens.

«Nous serons le gouvernement le plus progressiste de l’histoire des TNO», a-t-elle lancé en Chambre immédiatement après l’annonce de son élection dans un discours improvisé.

En point de presse, elle précise davantage ce qui constitue, à ses yeux, un gouvernement progressiste.

Comment assurer que la Loi sur les langues officielles (LLO), qui a maintenant plus de 50 ans, offre une meilleure protection aux minorités? Le professeur titulaire de l’Université d’Ottawa, François Larocque, originaire de Sturgeon Falls, s’est inspiré de divers rapports publiés récemment pour formuler des recommandations en vue d’une nouvelle version de la Loi.

1- Devenir un pays officiellement bilingue

Puisque la constitution canadienne n’a pas encore été officiellement adoptée dans sa version française, il serait juste, selon M. Larocque, d’affirmer qu’elle n’a pas force de loi en français.

Parmi les 338 députés élus, au moins 14 francophones ont remporté des sièges à l’extérieur du Québec - 12 libéraux, une néodémocrate et un conservateur, le même nombre de députés francophones élus qu’en 2015. Toutefois, on compte deux nouveaux venus sur la scène politique fédérale.

Dans l’Ouest

L’Ouest canadien ne compte plus qu’un seul député francophone, alors qu’ils étaient trois lors de la dernière législature. Il s’agit du libéral Dan Vandal, qui conserve la circonscription de Saint-Boniface — Saint-Vital pour un second mandat. Robert Falcon-Ouellette de Winnipeg, qui a commencé la campagne en très bonne posture, a finalement perdu son siège aux mains du NPD. Le Franco-Albertain Randy Boissonnault a lui aussi été défait, mais par son adversaire conservateur.


En Ontario

Six Franco-Ontariens ont été élus, comparativement à cinq en 2015. Le député libéral sortant de Glengarry — Prescott — Russell, Francis Drouin, obtient un second mandat. Il faisait face au conservateur Pierre Lemieux qui tentait un retour aux Communes. La libérale Mona Fortier, élue lors d’une partielle dans Ottawa-Vanier en 2017 à la suite du décès de Mauril Bélanger, a conservé son siège. Marie-France Lalonde, ancienne ministre provinciale des Affaires francophones de l’Ontario, a gagné son pari et a permis au Parti libéral de conserver la circonscription d’Orléans.

Dans le nord de l’Ontario, le député sortant Marc Serré l’a emporté contre un candidat vedette des néodémocrates, Stef Paquette, à Nickel Belt. Le libéral Paul Lefebvre conserve aussi son siège dans Sudbury. Dans la circonscription d’Algoma — Manitoulin — Kapuskasing, la néodémocrate Carol Hughes a obtenu un quatrième mandat de manière décisive, avec plus de 40 % des voix.

À moins de deux semaines de l’élection fédérale, l’Acadie Nouvelle a voulu connaitre les préoccupations politiques qui animent le choix au scrutin des étudiants de l’Université de Moncton. L’environnement est un enjeu qui occupe une grande place.

 «Les politiciens mettent l’accent sur l’environnement à cause de toutes les manifestations mondiales. Tu ne peux plus avoir un parti politique et ne pas parler d’environnement parce que c’est clairement l’enjeu de notre génération», lance Tommy Des Rosiers, étudiant en deuxième année à la maitrise en administration publique.

Plus de 121 bureaux de vote ont été érigés dans les campus des collèges et universités du Canada. Projet pilote d’Élections Canada en 2015, ces bureaux de scrutin sont de retour cette année. Ils démontrent un bon taux de participation, selon Emmett Keyserlingk, président de Majorité Future, une organisation nationale et non partisane qui encourage le vote chez les 18-34 ans.

L’engagement politique des étudiants est d’ailleurs à la hausse, d’après ses observations.

«C’est énorme. Les jeunes forment le groupe d’électeurs le plus important au pays pour la première fois et il y a un sentiment de puissance là-dedans», dit-il avec enthousiasme.

En fin d’après-midi ce mardi, la population étudiante est bien présente devant le bureau de scrutin du campus de l’Université de Moncton, au Centre étudiant.

Dans la file d’attente, des chaises sont installées à cet effet. Elles sont presque toutes remplies.

Plusieurs étudiants n’ont pas hésité à donner leur avis sur la campagne électorale.

L’Institut Cooper et le PEI Working Group for a Livable Income (WGLI) veulent faire du revenu de base garanti (RBG) un enjeu électoral. Pour inviter les citoyens à mieux comprendre cette idée ainsi que les manières dont elle pourrait être implantée à l’Île-du-Prince-Édouard, l’Institut organisait un forum thématique, le 2 octobre à Charlottetown.

L’invité spécial, Hugh Segal, est un ancien sénateur canadien et un fervent défenseur du RBG. «Cela permettrait de soutenir les trois millions de Canadiens qui vivent actuellement sous le seuil de la pauvreté, dont environ 20 000 à l’Île-du-Prince-Édouard», a-t-il clamé sous les applaudissements des participants.

Enjeux électoraux

Fernand Thibodeau n’est pas un polyglotte, mais lorsqu’il rencontre les candidats aux élections fédérales, il a souvent l’impression qu’il s’exprime dans une langue étrangère.

En tant que porte-parole d’Aide et soutien aux travailleuses et travailleurs des secteurs saisonniers du Nouveau-Brunswick (ASTS), M. Thibodeau tente de rencontrer les candidats pour leur parler de la campagne lancée par le Conseil national élargi des chômeurs et chômeuses (CNECC), dont fait partie l’ASTS.

Les représentants du Conseil national réclament une réforme en profondeur du programme d’assurance-emploi afin de mieux protéger les droits des travailleurs.

Parmi les principales revendications figure la mise en place d’un critère unique d’admissibilité.

Lors des élections fédérales de 2015, 14 francophones ont remporté des sièges à l’extérieur du Québec. Cette année, une quarantaine de francophones se portent candidats dans plus d’une vingtaine de circonscriptions dans les provinces et territoires officiellement de langue anglaise ou bilingue. Au 15 septembre, dans l’Ouest, dans le Nord et en Nouvelle-Écosse, six francophones avaient des chances d’obtenir un siège. Tour d’horizon.

Territoires du Nord-Ouest

Le Franco-Ténois Yanik D’Aigle est le candidat conservateur de cette circonscription d’une superficie de plus d’un million de km2, qui inclut l’entièreté du territoire. M. D’Aigle, dont les enfants fréquentent l’école francophone de Yellowknife, est gestionnaire pour une institution financière. Le députant sortant du Parti libéral, Michael McLeod, est légèrement en avance sur lui dans les intentions de vote. Il est à noter que le candidat vert, Paul Falvo, est à l’aise de s’exprimer en français.

L’élection s’inscrit dans un contexte où les enjeux autochtones occupent une place singulière. Les autochtones représentent 50,7 % de la population totale du territoire. Ce chiffre est de 3,2 % pour les francophones. Le français est l’une des onze langues officielles des TNO avec l’anglais et neuf langues autochtones. Depuis sa création en 1976, la circonscription a changé de mains à plusieurs reprises. Elle a été représentée par un progressiste-conservateur de 1979 à 1988, une libérale de 1988 à 2006 et un néodémocrate de 2006 à 2015, avant de revenir aux libéraux en 2015. S’il est élu, M. D’Aigle ne serait toutefois pas le premier francophone du territoire à siéger aux Communes. Il y a notamment eu Eugène Rhéaume dans les années 1960.


Edmonton — Centre (Alberta)

Cette circonscription est la seule qui est présentement détenue par un francophone à l’ouest du Manitoba. Le député franco-albertain sortant, Randy Boissonneault du Parti libéral, a été élu aux Communes pour la première en 2015 avec 37,2 % des voix. Avant d’être élu, M. Boissonneault était connu pour son engagement communautaire, notamment au sein du milieu associatif francophone en Alberta. À la suite de son élection en 2015, il a été nommé conseiller spécial aux affaires LGBTQ2 pour le premier ministre et secrétaire parlementaire de la ministre du Patrimoine canadien de l’époque, Mélanie Joly. Pour son travail à ce poste, qu’il a occupé jusqu’à janvier 2017, il a figuré au palmarès 2016 de Francopresse des dix francophones les plus influents à l’extérieur du Québec.

Les francophones représentent 2,8 % de la population de la circonscription d’Edmonton — Centre. La réélection de M. Boissonneault est loin d’être assurée. Il est devancé d’une quinzaine de points par son adversaire conservateur. Il n’est toutefois pas le premier libéral à avoir été élu dans cette circonscription, située dans une province très favorable au Parti conservateur. En effet, ce siège, détenu par les conservateurs sous l’ère Harper, est aussi celui de l’ancienne ministre libérale Anne McLellan, connue pour ses multiples victoires par de très faibles marges. Dans l’histoire de la province, quelques Franco-Albertains sont devenus députés fédéraux, dont l’ancien président de la Chambre des Communes Marcel Lambert et Joseph Miville Dechene.

Une vingtaine d’intervenants se sont adressés à la Cour suprême du Canada jeudi à Winnipeg concernant le droit à l’éducation en français de qualité équivalente en Colombie-Britannique. La cause pourrait avoir des incidences sur de nombreuses autres communautés linguistiques minoritaires au pays.

Les neuf juges du plus haut tribunal du pays, qui entendent un appel pour la première fois à l’extérieur d’Ottawa, doivent déterminer la façon de traiter les droits à l’instruction dans la langue de la minorité garantis par l’article 23 de la Charte canadienne des droits et libertés.

Les procureurs représentant le gouvernement de la Colombie-Britannique ont expliqué au tribunal que le cout de l’éducation de langue française et les ressources financières du gouvernement provincial étaient des priorités concurrentes. Une des avocates au dossier estime que ce que le Conseil scolaire francophone de la Colombie-Britannique (CSF) souhaite obtenir représente 350 millions de dollars, un montant plus élevé que le budget total annuel alloué par la province à l’éducation.

Cet argument de la Colombie-Britannique a reçu l’appui de six autres provinces et territoires, qui ont obtenu le statut d’intervenants dans la cause. Pour le président de la Fédération des communautés francophones et acadienne (FCFA), Jean Johnson, ces provinces et territoires «font front commun contre les francophones» en argüant que l’éducation de langue française équivalente à celle de langue anglaise coute trop cher.

«Ces gouvernements-là n’ont pas compris ce que veut dire le mot égalité. Encore une fois, on traite le français non pas comme une langue officielle du Canada, mais comme une langue d’accommodement. Et on dit aux francophones que vos droits linguistiques, on a le droit de ne pas les respecter si on a des décisions économiques à prendre», explique le président.

Le NPD s’engage à moderniser la Loi sur les langues officielles du Canada. La Société de l’Acadie du Nouveau Brunswick incite les autres chefs de parti à faire de même.

Lundi matin, la SANB était présente au dévoilement du candidat NPD pour la circonscription fédérale d’Acadie-Bathurst, Daniel Thériault.

Lors du dévoilement, le chef du parti, Jagmeet Singh, a annoncé son intention de moderniser la Loi sur les langues officielles fédérale afin qu’elle reflète mieux la spécificité du Nouveau-Brunswick et la réalité linguistique du Canada en 2019.

La SANB a félicité, dans un communiqué de presse, l’annonce des néo-démocrates et a profité de l’occasion pour mettre formellement au défi les cinq autres chefs de partis fédéraux à faire pareil.

«Nous en sommes rendus à une croisée des chemins en matière de langues officielles au Canada», a affirmé Robert Melanson, président de la SANB.


Lire l’article dans son intégralité sur le site de l’Acadie Nouvelle

Les jeunes Canadiens votent moins que leurs ainés, mais ils parlent de politique et défendent des causes plus qu’eux, selon un récent rapport du Centre Samara pour la démocratie, un organisme sans but lucratif qui veut améliorer la démocratie canadienne.

À l’élection fédérale de 2015, plus de la moitié des 18 à 24 ans ont voté. Bien que ce soit une amélioration par rapport à l’élection de 2011 (39 %), ce groupe d’âge est encore celui qui vote le moins au pays, à égalité avec les 25 à 34 ans, selon les chiffres d’Élections Canada.

Tout le monde se demande pourquoi les jeunes ne vont pas voter, dit Adelina Petit-Vouriot, analyste des recherches au Centre Samara pour la démocratie.

Elle affirme que des chercheurs en sciences politiques ont fourni plusieurs explications à ce sujet, notamment le manque d’intérêt des partis politiques pour les jeunes et ces derniers «ne voient pas le vote comme un devoir de citoyenneté ou, au moins, beaucoup moins que les autres générations».

«Ils voient aussi qu’il y a d’autres avenues politiques qui pourraient être plus faciles pour poursuivre un changement», dit Mme Petit-Vouriot.

Les jeunes de 18 à 29 ans sont plus nombreux que les autres groupes d’âge à tenir un évènement ou un rassemblement sur la politique, à faire du bénévolat, à signer une pétition et à manifester, selon le rapport.

Que ce soit par courriel, par téléphone ou sur les réseaux sociaux, les jeunes discutent de politique plus que les autres générations. Soixante-et-un pour cent des jeunes disent même avoir discuté avec quelqu’un qui ne partage pas leur avis politique au cours du dernier mois.

La Fédération des communautés francophones et acadienne du Canada convie les citoyens à envoyer un message fort aux politiciens en ce début de campagne électorale. L’organisme de représentation et d’autres organismes francophones sollicitent l’appui du public pour demander aux partis de garantir le respect de leurs engagements en matière de langues officielles.

Dans un communiqué de presse paru le 11 septembre, le président de la Fédération des communautés francophones et acadienne (FCFA), Jean Johnson déclarait : « Maintenant, j’en appelle à tous ceux et toutes celles qui sont inquiets des remises en question de la légitimité du français au pays, à tous ceux et toutes celles qui tiennent à nos deux langues officielles comme valeur fondamentale de notre pays. Ayons le courage de nos convictions.»

Suite à ce communiqué, la FCFA se lance dans une campagne de sensibilisation pour mettre les enjeux linguistiques à l’avant-plan, en cette campagne vers la 43e législature. Sur son site, la fédération offre d’ailleurs aux internautes la possibilité d’écrire à leur candidat local.

En Atlantique, la Société Saint-Thomas-D’Aquin et la Fédération acadienne de la Nouvelle-Écosse appuient la campagne de la FCFA et recommandent aussi aux électeurs d’aborder le thème de la dualité linguistique avec leurs candidats.

Officiellement en campagne électorale depuis le 2 septembre, les Ténois sont appelés aux urnes le 1er octobre. Le nombre de candidates ne passe pas inaperçu. Chez les francophones, la question de l’accès à l’enseignement dans la langue de son choix retient l’attention.

Au cours de cette élection, plusieurs enjeux sont sur la table pour les Franco-Ténois, qui forment 2,8 % de la population, selon le sociolinguiste québécois Jacques Leclerc.

La Fédération franco-ténoise (FFT) cherche des subsides pour la création d’un centre culturel et communautaire et œuvre à attirer dans la capitale les Jeux de la francophonie canadienne de 2023.

Des appuis à l’Assemblée seront appréciables, même si le fédéral joue toujours un rôle majeur dans le financement de quoi que ce soit aux Territoires du Nord-Ouest (TNO). «C’est certain qu’il y a du travail à faire, considère la directrice de la FFT, Linda Bussey. Il faut présenter nos projets et bien les vendre. »

Des changements au gouvernement pourraient améliorer sa relation avec la Commission scolaire francophone des Territoires du Nord-Ouest (CSFTNO), marquée par d’incessants procès, le dernier portant sur l’admission des non-ayants droit.

Le député sortant de Frame Lake, Kevin O’Reilly, est vraisemblablement le seul politicien à avoir publiquement dénoncé la dilapidation de l’argent public en frais de cours. Peu ont également, comme lui, diffusé leur plateforme électorale en français.

La députée sortante Julie Green se range à ses côtés. «Cette question a ressurgi plusieurs fois quand je faisais du porte-à-porte, dit-elle. La CSFTNO devrait pouvoir se gouverner comme le font les autres commissions scolaires et décider qui va à l’école. […] C’est un niveau d’interférence qui n’existe pas ailleurs.»

Les simples élus ont toutefois peu de pouvoirs pour changer cette attitude belliqueuse, qui s’est perpétuée sous plus de quatre ministres de l’Éducation, et à laquelle, dit-on, les hauts fonctionnaires ne sont pas étrangers.

En ce début de campagne électorale, le dossier de la modernisation de la Loi sur les langues officielles est au cœur des préoccupations des acteurs de la francophonie canadienne. L’exercice de modernisation de la Loi lancé en mars 2019 par la ministre du Tourisme, des Langues officielles et de la Francophonie suscite des attentes élevées, et ce dans une multitude de domaines, dont l’immigration, l’éducation et l’offre de services en français.

Pour la Fédération des communautés francophones et acadienne (FCFA) du Canada, une nouvelle mouture de la Loi plus contraignante est nécessaire pour enrayer les problèmes de structure et de culture gouvernementale qui rendent sa pleine application impossible. Une modernisation réaffirmerait aussi l’importance de la dualité linguistique pour le Canada.

Pour le président de l’organisme, Jean Johnson, «si on ne fait pas ce travail [de moderniser la Loi] maintenant, tous les autres enjeux seront affectés de manière négative. On va toujours demeurer dans un statuquo de stagnation, d’un gouvernement qui n’a pas les outils nécessaires pour assurer que la Loi soit respectée. On a besoin d’une vraie loi, on a besoin d’une loi qui ait des dents.»

M. Johnson soutient avoir obtenu l’engagement de l’ensemble des principaux partis politiques d’inclure le dossier de la modernisation à leur programme électoral.


Reddition de compte en matière de services 

Selon Isabelle Dasylva-Gill, directrice générale de la Société Saint-Thomas-d’Aquin de l’Île-du-Prince-Édouard, la priorité des Acadiens et des francophones de la province est d’avoir accès à des services gouvernementaux dans leur langue.

Toutefois, à l’heure actuelle, les ententes fédérale-provinciales par lesquelles le gouvernement fédéral finance l’offre de services en français dans les provinces sont peu contraignantes. Il est souvent difficile de déterminer de quelle manière l’argent est dépensé. Selon Mme Dasylva-Gill, cette lacune pourrait être abordée dans une version modifiée de la Loi.

«Quand on est au bout de la chaine, on n’a pas toujours l’information à savoir où l’argent est allé et s’il est bien utilisé pour ce qui avait été convenu avec le fédéral, croit la directrice. C’est vraiment un élément important pour suivre le travail fait par rapport à l’offre de services en français.»

La nomination de Brenda Murphy comme représentante de la Reine au Nouveau-Brunswick fait grincer des dents à la Société de l’Acadie du Nouveau-Brunswick.

Brenda Murphy, activiste pour les droits des femmes et ancienne conseillère municipale de Grand Bay-Westfield, a aussi œuvré au sein de la Société d’inclusion économique et sociale du Nouveau-Brunswick afin de tenter de réduire les impacts de la pauvreté.

Selon Robert Melanson, président de la Société de l’Acadie du Nouveau-Brunswick  (SANB), il ne s’agit pas de remettre en question le travail d’activiste de Brenda Murphy dans les domaines de la réduction de la pauvreté et de l’égalité des genres.

Il estime cependant que la représentante de la Couronne devrait pouvoir exercer ses fonctions dans les deux langues officielles de la province.

Parmi les quatre artistes qui ont obtenu leur laissez-passer pour prendre part à la 51e grande finale 2019 du Gala de la chanson de Caraquet, c’est Jalapeño Papa de East Hants (Nouvelle-Écosse) qui a remporté le grand prix tant convoité, le 8 aout. Le Prix du public ainsi que le Prix Interprétation ont été remis à Audrey Basque-Goguen.

Plusieurs prix ont été remis lors de la finale du Gala. Le Prix de la relève de la Maison Félix-Leclerc de Vaudreuil, le Prix Studio LaClasse ainsi que le Prix Petite-Vallée ont été remis à Samuel Mallais; le Prix Le Grenier musique et le Prix Pays de la Sagouine a été accordé à Charles et Monique; et le Prix Vitrine Festival acadien de Caraquet à Jalapeño Papa.

Les finalistes ont reçu 50 000 $ en prix.

Pour la rentrée, Simon D’Amours propose une toute nouvelle série télévisée qui met à l’honneur des francophones de la région, à travers des projets de tourisme participatif.

Dans cette toute nouvelle production, Simon D’Amours propose huit épisodes dans lesquels il tente de vivre du tourisme participatif au Yukon, un mode de voyage alternatif basé sur l’échange entre touristes et résidants.

Le principe est simple : en échange d’un coup de main, il a droit au couvert chez ses hôtes. En s’impliquant dans les communautés où il travaille, il en apprend davantage sur les passions et les aspirations des gens qui l’accueillent.

«Nous sommes plusieurs à rêver d’un mode de vie plus indépendant où l’autosuffisance, le minimalisme et l’aventure sont au cœur de notre existence. Mais comment y arriver sans le sou, lorsque nos deux bras et notre bonne volonté sont notre seule monnaie d’échange?», peut-on lire sur le site de la chaîne de diffusion.

Les citoyens des Territoires du Nord-Ouest sont appelés aux urnes le 1er octobre. Afin de contrer des taux de participation électorale parfois anémiques, Élections TNO déploie un train de mesures pour que les Ténois votent. Tour d’horizon.

«Aux élections de 2015, 80 % des électeurs de 18 à 35 ans ne se sont pas prévalus de leur droit de vote», constate la directrice générale des élections des TNO, Nicole Latour, qui souhaite que cette tendance soit renversée cet automne.

Une campagne de relation publique déclinée par un mot-clic sur les réseaux sociaux (#TruandNoMore) a aussi été lancée pour encourager le vote des jeunes.

À la veille du déclenchement des élections fédérales, l’Assemblée de la francophonie de l’Ontario, Quebec Community Groups Network et la Société de l’Acadie du Nouveau-Brunswick tiennent à remettre les pendules à l’heure à propos de leur alliance signée plus tôt cet été et qui a fait grincer des dents.

De passage au Droit pour une entrevue éditoriale, les organisations rappellent que leur but commun est de remettre à l’avant-plan leurs propositions pour la modernisation de la Loi sur les langues officielles, question de faire en sorte que le sujet ne sombre pas dans l’oubli durant la campagne électorale et que le public ait une base assez solide pour poser les questions qui s’imposent aux candidats dans la course.

Au moins jusqu’en 2021, la Société Nationale de l’Acadie n’aura pas à se soucier du financement des festivités du 15 aout. Elle vient d’avoir la confirmation que la Fête nationale de l’Acadie, célébrée depuis 1881, recevra au cours des deux prochaines années deux tranches de 500 000 $.

Plus de 180 festivals et célébrations en Acadie recevront en 2019-2020 un montant total de 20,25 millions de dollars dans le cadre du Programme des célébrations et commémorations. C’est à partir de cette enveloppe que le ministre du Patrimoine canadien et du Multiculturalisme, Pablo Rodriguez, a annoncé la veille du 15 aout qu’un million allait être voué à des fonds visant à financer les festivités entourant la Fête nationale de l’Acadie, soit en 2019-2020 et 2020-2021.

Selon Patrimoine canadien, il s’agit d’un nouvel investissement qui n’existait pas dans les années passées.

De quoi ravir la présidente de la Société Nationale de l’Acadie (SNA), Louise Imbeault, si on se fie au communiqué émis par Patrimoine canadien : «Voilà plus de 15 ans que la Société nationale de l’Acadie multiplie les efforts pour faire reconnaitre officiellement la Fête nationale de l’Acadie.» Selon la dirigeante acadienne, la réponse d’Ottawa permet «de souligner la contribution unique de l’Acadie à l’édification du Canada et de nous permettre de célébrer comme il se doit notre fierté et notre appartenance au sein de la Confédération.»