David Imbeault, ancien adjoint parlementaire.
David Imbeault, ancien adjoint parlementaire.

Le travail d’adjoint parlementaire : le bras droit du député

Un député, c’est un peu comme le Père Noël. S’il n’a pas ses petits lutins pour tout préparer, la tournée du 24 décembre risque d’être catastrophique! Un adjoint parlementaire, on le voit sans doute moins souvent que son patron, mais son travail est aussi indispensable. Et ses conditions de travail, vous dites?

Le 21 octobre dernier, David Imbeault a perdu son emploi. Pourtant, son patron, Guy Caron, était visiblement content de ses services. En fait, c’est un peu à cause de Guy Caron que David se retrouve sans emploi. Ou plutôt à cause du vote des électeurs du comté québécois de Rimouski-Neigette-Témiscouata-Les Basques dans le Bas-du-Fleuve. Après huit ans comme député du NPD, M. Caron a dû tirer sa révérence devant son adversaire du Bloc Québécois. Comme des dizaines d’adjoints parlementaires, ce soir-là, David Imbeault a, lui aussi, cédé sa place.

Mais au fait, qu’est-ce qu’un attaché parlementaire? En général, il et elle vient du monde des sciences politiques ou des communications. «Les tâches sont très variées, mais toutes orientées autour du même objectif : faciliter le travail du député», selon David Imbeault. «Cela va donc de la recherche aux communications en passant par la gestion de l’horaire et de la comptabilité. Il faut tout faire pour que le député puisse se concentrer sur son travail en chambre et les contacts avec les citoyens.»

Même son de cloche du côté des Libéraux, mais avec une pointe un peu plus angélique lancée aux députés. John O’Leary, ancien adjoint parlementaire et maintenant responsable du Bureau de recherche pour le caucus libéral, parle des adjoints parlementaires comme étant «un groupe présentant un éventail de compétences distinctes», qui travaille «sans relâche pour les enjeux auxquels nous-mêmes, ainsi que le caucus libéral, croyons fermement. C’est vraiment un honneur et un privilège de travailler avec les gens les plus travaillants, les plus passionnés, et les plus talentueux avec lesquels j’ai eu le plaisir de travailler.»

Et le syndicat dans tout ça?

En dépit de plusieurs appels lancés, le Parti conservateur, le Parti vert et le Bloc Québécois n’ont malheureusement pas répondu à nos questions touchant les conditions de travail des adjoints parlementaires.

Mis à part les employés du NPD, ceux des autres partis ne sont pas syndiqués.

La plupart des députés ont du personnel affecté à leur bureau de circonscription et du personnel affecté à leur bureau à Ottawa. John O’Leary explique que les députés reçoivent un budget et des lignes directrices en matière de recrutement de personnel. Cela étant, ils sont libres de constituer l’équipe qui leur convient le mieux. Cependant, «cela signifie que les rôles, responsabilités, salaires et déplacements de chaque membre du personnel politique varieront.» Et les heures de travail aussi.

«Les heures supplémentaires sont fréquentes», confie David Imbeault, surtout lorsque la chambre siège. «Plusieurs adjoints font des semaines de plus de 60 heures pendant cette période, ce qui entraine de nombreux problèmes de santé psychologique sur la colline.» M. Imbeault faisant référence à l’un de ses anciens collègues du Parti libéral, qui avait fait une tentative de suicide sur la colline parlementaire en juin 2018. «Les jeunes adjoints et ceux qui ne sont pas syndiqués sont particulièrement vulnérables, car ils sont moins outillés pour identifier les situations problématiques.»

Au NPD, la convention collective entre les députés néodémocrates et le Syndicat des travailleurs unis de l’Alimentation et du commerce du Canada a le mérite d’être claire sur plusieurs domaines : le salaire (55 500 $ pour un niveau 2 comme les adjoints parlementaires), les vacances, les heures supplémentaires, le harcèlement, les déplacements, les congés parentaux, etc. Bien que l’entente ait été signée il y a 3 ans, cela veut-il dire que les nouveaux députés du NPD ne seront plus tenus de la suivre? Nenni. L’entente est valide jusqu’en 2020 et de plus comme l’indique le point 8.01 «chaque député fédéral du Nouveau Parti démocratique nouvellement élu, dans le cadre d’une élection générale ou partielle, doit recevoir une explication générale sur l’objet et l’application de la présente convention.»

Et pour ceux et celles qui ont perdu leurs élections? David Imbeault mentionne que «le député a le droit, s’il lui reste assez de fonds dans son budget, d’embaucher ses adjoints pendant 2 semaines après sa défaite pour l’aider à faire le ménage de son bureau. La Chambre des communes paye ensuite 60 jours de salaire pour faciliter la transition. Ainsi, un adjoint, qui aurait perdu son poste le 21 octobre, pourrait être théoriquement payé jusqu’au début du mois de janvier.» S’il est vrai que nombre d’adjoints parlementaires feront carrière en politique, pour l’instant l’ex-adjoint parlementaire de Guy Caron de Rimouski-Neigette-Témiscouata-Les Basques a décidé de retourner vivre à Montréal et «le déménagement a donc été la priorité à court terme.»

Course à la chefferie

FRANCOPRESSE – Le Parti vert du Canada est à la croisée des chemins. Après un rendez-vous manqué lors de la dernière élection fédérale, la formation recrute pour la première fois en 14 ans une nouvelle direction. Une occasion de se réinventer et se réaligner dans un univers politique de plus en plus complexe.
Alberta

LE FRANCO (Alberta) – Lors de la période des questions à l’Assemblée législative du 27 mai dernier, la députée néodémocrate Marie Renaud sollicite en anglais des explications du gouvernement au sujet de «cette attaque [faite] envers la communauté francophone en ne protégeant pas le financement du Campus Saint-Jean». Jason Kenney, premier ministre de la province, a alors répondu à cette question en français.
Débat en français du PCC

FRANCOPRESSE – Il est souvent difficile de déterminer qui a gagné lors des débats entre candidats d’un parti ou aux élections. Dans le cas du débat en français des candidats à la direction du Parti conservateur du Canada (PCC) qui a eu lieu le soir du 17 juin, le gagnant n’était surement pas le français.
Racisme systémique

FRANCOPRESSE – Le premier ministre Justin Trudeau a posé le genou au sol lors d’une manifestation contre le racisme au centre-ville d’Ottawa vendredi. Le débat sur le racisme systémique est relancé depuis une semaine au pays dans la foulée des évènements qui ont lieu aux États-Unis.
Médias

FRANCOPRESSE – Avant même le début de la crise de la COVID-19, plusieurs médias communautaires du pays éprouvaient des difficultés à joindre les deux bouts. Depuis la mi-mars, le gouvernement enchaîne les annonces pour venir en aide aux entreprises et aux organismes sans but lucratif auxquelles les médias peuvent faire appel. Certains se demandent cependant si l’aide fédérale arrivera à temps.
Médias

FRANCOPRESSE – La pandémie de la COVID-19 a entrainé une baisse substantielle et soudaine des revenus publicitaires des journaux et des radios communautaires francophones au Canada, au point de mettre en péril la situation financière de plusieurs médias.
Saskatchewan

La politologue Valérie Vézina était de passage à la Cité francophone de l’Université de Régina, le mardi 3 mars, pour présenter ses études sur le nationalisme en milieu insulaire. Contre toute attente, elle applique ses recherches au cas de la Saskatchewan, une ile au cœur des Prairies canadiennes.
COVID-19

TORONTO — Depuis le début de la crise de la COVID-19 en Ontario, personne, ni au gouvernement Ford ni à la santé publique, n’a fait de déclarations verbales ou n’a répondu aux questions des médias en français. Un phénomène qui pourrait se révéler fatal pour des aînés franco-ontariens.
Langues officielles

FRANCOPRESSE — La liste des membres des différents comités permanents de la Chambre des Communes a été rendue publique le 6 février. Des députés comme François Choquette, Alupa Clarke et Denis Paradis n’ayant pas de retour aux Communes à la suite des élections de l'automne, le Comité permanent des langues officielles fait peau neuve. Seulement trois membres qui y siégeaient lors de la dernière législature y sont de retour. La présidence, choisie le 20 février, en sera assurée par un nouveau venu.
Ontario

LE DROIT (Ontario) – Des Canadiens coincés au Japon à bord du bateau de croisière Diamond Princess seront rapatriés au pays, a annoncé le gouvernement fédéral, le samedi 15 février. Ceux qui n’ont pas de symptômes du coronavirus seront envoyés à Trenton pour y être évalués, et seront ensuite mis en quarantaine à Cornwall. Une décision qui est loin de faire l’unanimité dans cette ville de l’Est ontarien.

ACADIE NOUVELLE (Nouveau-Brunswick) – C’est confirmé : les urgences de six hôpitaux ruraux fermeront pendant la nuit à partir du mois prochain. Les 120 lits de courtes durées de ces six établissements seront convertis en lits de soins chroniques de longues durées.
Médias sociaux

ACADIE NOUVELLE (Nouveau-Brunswick) – Trou de cul, imbécile, french fuck, pomme pourrie et idiot, sont quelques exemples d’insultes reçues par les politiciens sur les réseaux sociaux. Si leurs décisions ne font pas toujours l’unanimité, nos élus méritent-ils une telle pluie d’injures? Certains croient que c’est le prix à payer. D’autres diront plutôt qu’il faut éviter de banaliser le phénomène des trolls.
Atlantique

FRANCOPRESSE – Octobre 2019 : le gouvernement français annonce la fermeture du consulat général de Moncton pour 2022. Une décision qui secoue la communauté acadienne et l’ensemble des francophones du Canada. Bien décidés à inverser la tendance, les acteurs de la mobilisation finiront par avoir le sourire aux lèvres. Retour sur les coulisses d’une mobilisation réussie.

LE REFLET (Ontario) – «Ce n’est pas moi qui ai changé, c’est le Parti conservateur et le gouvernement de Doug Ford qui ont changé», a déclaré la députée de Glengarry-Prescott-Russell, Amanda Simard, afin de justifier son passage au Parti libéral.
Parlement jeunesse

INITIATIVE DE JOURNALISME LOCAL – APF (Ontario) – Pour la première fois depuis des années, des jeunes francophones de toutes les provinces et territoires canadiens ont pris part au Parlement jeunesse pancanadien (PJP) qui se déroulait à Ottawa du 8 au 12 janvier. Rocco Canil, Nunavutois âgé de 16 ans, est le seul participant de son territoire à s’être déplacé jusque dans la capitale nationale.
Parlement jeunesse

INITIATIVE DE JOURNALISME LOCAL – APF (Ontario) — La dixième législature du Parlement jeunesse pancanadien (PJP) se tenait du 8 au 12 janvier dans la nouvelle Chambre du Sénat à Ottawa. Depuis 20 ans, la Fédération de la jeunesse canadienne-française (FJCF) orchestre le PJP aux deux ans, permettant à des jeunes d’expression française de partout au pays de se glisser dans la peau d’un parlementaire.
Parlement jeunesse

LA VOIX ACADIENNE (Ile-du-Prince-Édouard) – Du 9 au 12 janvier 2020, Adrien Buote était le ministre de l’Énergie et de l’Infrastructure au sein du Parlement jeunesse pancanadien (PJP) à Ottawa. Dans le réseau des parlements jeunesse, Adrien est un doyen. «C’était mon 6e parlement jeunesse. J’ai fait trois PJP et trois Parlements jeunesse de l’Acadie. En janvier 2021, je serai le premier ministre du Parlement jeunesse de l’Acadie», précise Adrien Buote.
Langues officielles

Nommée ministre du Développement économique et des Langues officielles, Mélanie Joly porte sur ses épaules deux dossiers importants pour la communauté francophone de l’Alberta : la relance de l’économie de l’Ouest et la modernisation de la Loi sur les langues officielles. Toujours dans l’attente de sa lettre de mandat, elle s’est rendue à Edmonton mercredi 4 décembre pour rencontrer les chefs des affaires de la province et le maire d’Edmonton.

Trente ans après la tuerie du 6 décembre, qui a coûté la vie à 14 étudiantes de l’école Polytechnique de Montréal, que reste-t-il de cet attentat dans la mémoire collective canadienne? Si, en 1991, le Parlement du Canada a officiellement rendu cette date Journée de commémoration et d’action contre la violence faite aux femmes, cette action a-t-elle contribué à faire avancer la cause?

Les premiers ministres provinciaux Blaine Higgs (Nouveau-Brunswick), Doug Ford (Ontario) et Scott Moe (Saskatchewan) ont signé un accord, samedi, pour collaborer au développement et à la mise en service de petits réacteurs nucléaires. Les deux entreprises qui travaillent sur ces projets à Saint-Jean (Nouveau-Brunswick) espèrent que cette entente incitera Ottawa à accorder des subventions.