Le Nord-Ontarien Benjamin Doudard président ce Parlement jeunesse pancanadien
Le Nord-Ontarien Benjamin Doudard président ce Parlement jeunesse pancanadien

Le Parlement jeunesse pancanadien fête son 10e anniversaire

INITIATIVE DE JOURNALISME LOCAL – APF (Ontario) — La dixième législature du Parlement jeunesse pancanadien (PJP) se tenait du 8 au 12 janvier dans la nouvelle Chambre du Sénat à Ottawa. Depuis 20 ans, la Fédération de la jeunesse canadienne-française (FJCF) orchestre le PJP aux deux ans, permettant à des jeunes d’expression française de partout au pays de se glisser dans la peau d’un parlementaire.

Le but de cette simulation est de faire vivre à des jeunes de 16 à 25 ans l’expérience de la Colline du Parlement. À cet effet, les participants prennent part à l’activité en tant que députés, ministres, pages (pour les moins de 16 ans) ou encore en tant que journalistes, afin d’assurer une couverture médiatique en temps réel des évènements du PJP.

Un soupçon d’actualité

Les parlementaires en herbe n’étaient pas à l’abri des controverses. La vice-première ministre, Ariane Freynet-Gagné, et la leadeure de l’opposition, Annie Berger, ont toutes deux été surprises en coton ouaté, un «scandale» rapporté par le journal du PJP 2020, Le Carillon.

La situation se voulait un clin d’œil à celle vécue par la députée provinciale de Québec Solidaire, Catherine Dorion.

«L’actualité influence parfois le PJP, dans le sens où les thématiques que les ministres apportent sont souvent en lien avec la situation de la société présentement. Par contre, on essaye de ne pas trop aller chercher dans l’actualité politique, parce que le PJP est un évènement apolitique. On ne peut pas faire mention de vrais députés ou de vrais partis politiques», précise toutefois le premier ministre du PJP 2020, Benjamin Doudard.

Ne pas compter ses heures

Pour être membre du cabinet, il faut être élu par les députés en Chambre lors de la précédente édition du Parlement jeunesse pancanadien. Le cabinet est composé entre autres du premier ministre, du chef de l’opposition officielle, des leadeurs des partis et de divers ministres. 

Les membres du cabinet sont généralement les participants les plus expérimentés. Ils ont donc un rôle de premier plan pendant les sessions parlementaires, que ce soit en appuyant la rédaction des discours ou d’amendements, en plus d’assurer un rôle de mentor auprès des députés.

Être membre du cabinet demande aussi de l’implication. Comme l’évènement se déroule tous les deux ans, les membres du cabinet se réunissent à plusieurs occasions dans la période qui suit le PJP pour préparer le prochain.

«C’est difficile de chiffrer combien d’heures j’ai passées à préparer le PJP 2020. Sur deux ans, ça a été énormément de réunions, de préparation, de discussions. Mais on le fait avec plaisir, parce que c’est un peu du théâtre, on ne se prend pas trop au sérieux», relativise Benjamin Doudard.

Avant d’être élu premier ministre du PJP 2020, il a occupé les rôles de journaliste, de député, puis de ministre. Les conseils qu’il donne aux nouveaux participants : s’engager à fond dès le début, et avoir du plaisir.

«On peut se donner pour défi de lire la ligne du Parti, de s’inspirer de ça et de se créer un personnage pour le PJP. Par exemple, tu peux imaginer que tu es un père de famille de trois enfants qui a vécu dans le fond des bois, tu peux inventer n’importe quoi! C’est vraiment intéressant d’enrichir les discours avec de genre de fantaisie.»

Politiciens de demain

Cette année, le PJP a attiré 108 participants d’à travers le pays. En plus de siéger en Chambre, ils ont assisté à diverses conférences, panels et formations dans le but d’approfondir leurs connaissances en politique.

La présidente de la FJCF, Sue Duguay, voit définitivement un pont entre le PJP et une carrière dans le domaine.

«Ça plante des graines de passion politique, c’est certain. Je pense entre autres à Mona Fortier, qui a été présidente de la FJCF [et qui est aujourd’hui ministre de la Prospérité de la classe moyenne et ministre associée des Finances]. Au Nouveau-Brunswick, il y a aussi Gaétane Johnson, qui juste après sa participation au PJP s’est présentée aux élections municipales chez elle, et a été élue. Il me semble que c’est la plus jeune conseillère de l’histoire de son village [Rogersville].»

Langues officielles

FRANCOPRESSE – La classe politique réagit de plus en plus depuis que la ministre du Développement économique et des Langues officielles, Mélanie Joly, a laissé présager un «projet de modernisation» de l’encadrement des langues officielles «avant la dissolution de la 43e législature». Plusieurs acteurs remettent en question l’argument de la nécessité de mener «une analyse d’impacts approfondie» avant d’aller de l’avant avec la modernisation de la Loi sur les langues officielles (LLO).
Nominations sénatoriales à venir

FRANCOPRESSE – À l’heure actuelle, le Sénat canadien compte neuf sièges vacants, dont un en Nouvelle-Écosse. Depuis la retraite de Gérald Comeau en 2013, les Acadiens de cette province n’ont plus de sénateurs issus de leur communauté. Entre 2016 et 2018, le premier ministre Trudeau a nommé cinq nouveaux sénateurs néoécossais, mais aucun d’entre eux n’était Acadien. Cela est venu mettre fin à une tradition instaurée par Wilfrid Laurier en 1907 et qui visait à assurer aux Acadiens de la Nouvelle-Écosse une représentation sénatoriale.
Rentrée parlementaire

FRANCOPRESSE – Après un été marqué par des sessions épisodiques pour résoudre les crises économique et sanitaire provoquées par la pandémie, le parlement doit recommencer à siéger le 21 septembre prochain. Dans un contexte dominé par la pandémie de COVID-19, que peut-on attendre de la rentrée politique de l’automne?
Sénat

FRANCOPRESSE – Le Sénat canadien compte présentement neuf sièges vacants, dont trois dans l’Ouest canadien, soit en Colombie-Britannique, en Alberta et en Saskatchewan. Avec la retraite prochaine de la sénatrice Lilian Eva Dyck, qui aura 75 ans en aout, un second siège sera à pourvoir en Saskatchewan. L’Assemblée communautaire fransaskoise (ACF) profite de l’occasion pour réitérer une demande exprimée depuis plusieurs années : la nomination d’un sénateur fransaskois.
Course à la chefferie

FRANCOPRESSE – Le Parti vert du Canada est à la croisée des chemins. Après un rendez-vous manqué lors de la dernière élection fédérale, la formation recrute pour la première fois en 14 ans une nouvelle direction. Une occasion de se réinventer et se réaligner dans un univers politique de plus en plus complexe.
Alberta

LE FRANCO (Alberta) – Lors de la période des questions à l’Assemblée législative du 27 mai dernier, la députée néodémocrate Marie Renaud sollicite en anglais des explications du gouvernement au sujet de «cette attaque [faite] envers la communauté francophone en ne protégeant pas le financement du Campus Saint-Jean». Jason Kenney, premier ministre de la province, a alors répondu à cette question en français.
Débat en français du PCC

FRANCOPRESSE – Il est souvent difficile de déterminer qui a gagné lors des débats entre candidats d’un parti ou aux élections. Dans le cas du débat en français des candidats à la direction du Parti conservateur du Canada (PCC) qui a eu lieu le soir du 17 juin, le gagnant n’était surement pas le français.
Racisme systémique

FRANCOPRESSE – Le premier ministre Justin Trudeau a posé le genou au sol lors d’une manifestation contre le racisme au centre-ville d’Ottawa vendredi. Le débat sur le racisme systémique est relancé depuis une semaine au pays dans la foulée des évènements qui ont lieu aux États-Unis.
Médias

FRANCOPRESSE – Avant même le début de la crise de la COVID-19, plusieurs médias communautaires du pays éprouvaient des difficultés à joindre les deux bouts. Depuis la mi-mars, le gouvernement enchaîne les annonces pour venir en aide aux entreprises et aux organismes sans but lucratif auxquelles les médias peuvent faire appel. Certains se demandent cependant si l’aide fédérale arrivera à temps.
Médias

FRANCOPRESSE – La pandémie de la COVID-19 a entrainé une baisse substantielle et soudaine des revenus publicitaires des journaux et des radios communautaires francophones au Canada, au point de mettre en péril la situation financière de plusieurs médias.
Saskatchewan

La politologue Valérie Vézina était de passage à la Cité francophone de l’Université de Régina, le mardi 3 mars, pour présenter ses études sur le nationalisme en milieu insulaire. Contre toute attente, elle applique ses recherches au cas de la Saskatchewan, une ile au cœur des Prairies canadiennes.
COVID-19

TORONTO — Depuis le début de la crise de la COVID-19 en Ontario, personne, ni au gouvernement Ford ni à la santé publique, n’a fait de déclarations verbales ou n’a répondu aux questions des médias en français. Un phénomène qui pourrait se révéler fatal pour des aînés franco-ontariens.
Langues officielles

FRANCOPRESSE — La liste des membres des différents comités permanents de la Chambre des Communes a été rendue publique le 6 février. Des députés comme François Choquette, Alupa Clarke et Denis Paradis n’ayant pas de retour aux Communes à la suite des élections de l'automne, le Comité permanent des langues officielles fait peau neuve. Seulement trois membres qui y siégeaient lors de la dernière législature y sont de retour. La présidence, choisie le 20 février, en sera assurée par un nouveau venu.
Ontario

LE DROIT (Ontario) – Des Canadiens coincés au Japon à bord du bateau de croisière Diamond Princess seront rapatriés au pays, a annoncé le gouvernement fédéral, le samedi 15 février. Ceux qui n’ont pas de symptômes du coronavirus seront envoyés à Trenton pour y être évalués, et seront ensuite mis en quarantaine à Cornwall. Une décision qui est loin de faire l’unanimité dans cette ville de l’Est ontarien.

ACADIE NOUVELLE (Nouveau-Brunswick) – C’est confirmé : les urgences de six hôpitaux ruraux fermeront pendant la nuit à partir du mois prochain. Les 120 lits de courtes durées de ces six établissements seront convertis en lits de soins chroniques de longues durées.
Médias sociaux

ACADIE NOUVELLE (Nouveau-Brunswick) – Trou de cul, imbécile, french fuck, pomme pourrie et idiot, sont quelques exemples d’insultes reçues par les politiciens sur les réseaux sociaux. Si leurs décisions ne font pas toujours l’unanimité, nos élus méritent-ils une telle pluie d’injures? Certains croient que c’est le prix à payer. D’autres diront plutôt qu’il faut éviter de banaliser le phénomène des trolls.
Atlantique

FRANCOPRESSE – Octobre 2019 : le gouvernement français annonce la fermeture du consulat général de Moncton pour 2022. Une décision qui secoue la communauté acadienne et l’ensemble des francophones du Canada. Bien décidés à inverser la tendance, les acteurs de la mobilisation finiront par avoir le sourire aux lèvres. Retour sur les coulisses d’une mobilisation réussie.

LE REFLET (Ontario) – «Ce n’est pas moi qui ai changé, c’est le Parti conservateur et le gouvernement de Doug Ford qui ont changé», a déclaré la députée de Glengarry-Prescott-Russell, Amanda Simard, afin de justifier son passage au Parti libéral.
Parlement jeunesse

INITIATIVE DE JOURNALISME LOCAL – APF (Ontario) – Pour la première fois depuis des années, des jeunes francophones de toutes les provinces et territoires canadiens ont pris part au Parlement jeunesse pancanadien (PJP) qui se déroulait à Ottawa du 8 au 12 janvier. Rocco Canil, Nunavutois âgé de 16 ans, est le seul participant de son territoire à s’être déplacé jusque dans la capitale nationale.
Parlement jeunesse

LA VOIX ACADIENNE (Ile-du-Prince-Édouard) – Du 9 au 12 janvier 2020, Adrien Buote était le ministre de l’Énergie et de l’Infrastructure au sein du Parlement jeunesse pancanadien (PJP) à Ottawa. Dans le réseau des parlements jeunesse, Adrien est un doyen. «C’était mon 6e parlement jeunesse. J’ai fait trois PJP et trois Parlements jeunesse de l’Acadie. En janvier 2021, je serai le premier ministre du Parlement jeunesse de l’Acadie», précise Adrien Buote.
Langues officielles

Nommée ministre du Développement économique et des Langues officielles, Mélanie Joly porte sur ses épaules deux dossiers importants pour la communauté francophone de l’Alberta : la relance de l’économie de l’Ouest et la modernisation de la Loi sur les langues officielles. Toujours dans l’attente de sa lettre de mandat, elle s’est rendue à Edmonton mercredi 4 décembre pour rencontrer les chefs des affaires de la province et le maire d’Edmonton.

Un député, c’est un peu comme le Père Noël. S’il n’a pas ses petits lutins pour tout préparer, la tournée du 24 décembre risque d’être catastrophique! Un adjoint parlementaire, on le voit sans doute moins souvent que son patron, mais son travail est aussi indispensable. Et ses conditions de travail, vous dites?