Au Canada, les gouvernements minoritaires — comme celui de Justin Trudeau — disposent habituellement d’une durée de vie de 12 à 18 mois. Le Parti libéral dispose actuellement de 156 sièges, soit 14 de moins que la majorité absolue de 170 sièges ; donc une assez forte minorité
Au Canada, les gouvernements minoritaires — comme celui de Justin Trudeau — disposent habituellement d’une durée de vie de 12 à 18 mois. Le Parti libéral dispose actuellement de 156 sièges, soit 14 de moins que la majorité absolue de 170 sièges ; donc une assez forte minorité

La rentrée parlementaire à l’automne sera-t-elle suivie d’élections fédérales?

FRANCOPRESSE – Après un été marqué par des sessions épisodiques pour résoudre les crises économique et sanitaire provoquées par la pandémie, le parlement doit recommencer à siéger le 21 septembre prochain. Dans un contexte dominé par la pandémie de COVID-19, que peut-on attendre de la rentrée politique de l’automne?

Le portrait économique et budgétaire du gouvernement, présenté le 8 juillet dernier, prévoyait une réelle mise à jour à l’automne. Il ne s’avançait toutefois pas à promettre le dépôt d’un budget, citant l’incertitude économique provoquée par la pandémie.

Cependant, selon Stéphanie Chouinard, professeure adjointe au Collège militaire royal du Canada, l’opposition, déjà insatisfaite des lacunes de la mise à jour économique, «devrait faire pression sur le gouvernement pour qu’il dépose un véritable budget».

Ainsi, ajoute-t-elle, même si le gouvernement devrait continuer à vouloir faire preuve de prudence, «il faut aussi voir que le parlement ne peut pas fonctionner en étant dans le noir quant aux intentions du gouvernement, et puisque le gouvernement est en situation minoritaire, si l’opposition décide de faire pression d’une seule voix, il faudra qu’un plan plus clair pour la suite des choses soit présenté à la Chambre des communes.»

Le scandale UNIS est un autre facteur qui exercera des pressions sur le gouvernement pour présenter un budget, pense David Merner, candidat à la direction du Parti vert.

Il y a un véritable besoin de transparence, ajoute-t-il : «On est en train de dépenser des milliards et des milliards de dollars sans transparence et sans vrai plan… on dirait des marins qui viennent d’arriver au port.»

Il y aura aussi un besoin d’évaluer les mesures d’urgence instaurées pendant la crise, selon Stéphanie Chouinard. Le gouvernement a déjà annoncé qu’il allait prolonger et modifier la subvention salariale d’urgence du Canada (SSUC) et la politologue s’attend à ce que le gouvernement clarifie sa position sur la prestation canadienne d’urgence (PCU) d’ici l’automne.

Et s’il est vrai que la COVID-19 complique les prédictions économiques, acquiesce David Merner, cela fait depuis le mois mars que le gouvernement peut évaluer les effets économiques de la pandémie ; d’ailleurs, plusieurs autres gouvernements, comme celui de la Nouvelle-Zélande, ont présenté des budgets «compétents et sérieux».

Pour David Merner, candidat à la direction du Parti vert du Canada, le scandale UNIS exercera des pressions sur le gouvernement pour qu’il dépose un budget, histoire de faire preuve de transparence.

Vers un plan de relance économique

Stéphanie Chouinard observe que le gouvernement, dans sa mise à jour économique, avait proposé très peu de mesures pour assurer la reprise : un véritable plan de relance s’avère nécessaire, selon elle.

La professeure Chouinard souligne que la crise de la COVID-19 a particulièrement miné la participation des femmes sur le marché du travail, qui serait à son plus bas niveau en 30 ans.


« Est-ce que ce gouvernement, qui se dit féministe, va vouloir discuter avec les provinces pour financer les garderies, surtout dans une situation où certaines provinces ne vont pas ouvrir les salles de classe à l’automne? […] une relance économique en bonne et due forme ne peut pas faire fi du travail des femmes. »
Stéphanie Chouinard, professeure adjointe au Collège militaire royal du Canada

Pour le député conservateur de la Nouvelle-Écosse, Chris d’Entremont, il faudra que le gouvernement fédéral continue de soutenir les secteurs les plus touchés par la crise, particulièrement celui du tourisme. Puisqu’il s’agit d’une industrie saisonnière, les travailleurs de l’industrie, qui pour la plupart n’auront pas travaillé pendant l’été, ne pourront pas se qualifier pour l’assurance-emploi.

Il apparait donc à Chris d’Entremont que la PCU devrait se poursuivre au-delà du mois d’aout, sous une forme modifiée, pour continuer à soutenir les travailleurs qui ne pourront pas retourner au travail.

Chris d’Entremont, député conservateur de Nova-Ouest, en Nouvelle-Écosse, pense que le scandale UNIS pourrait précipiter la tenue d’élections.

De son côté, le sénateur indépendant du Nouveau-Brunswick René Cormier souhaite qu’un plan de relance économique prenne en compte les régions et les communautés rurales. À cet égard, assurer l’accès à l’internet à haute vitesse dans l’ensemble du Canada, et particulièrement dans les régions isolées, s’avère être un enjeu crucial.

Cependant, souligne encore Stéphanie Chouinard, le déficit record exercera des pressions sur le gouvernement pour contrôler plus étroitement les dépenses dans les prochains mois : «Il va falloir trouver une façon de ralentir les dépenses, parce que leur ampleur est insoutenable compte tenu [de l’affaissement] des revenus.»

Une modernisation de la Loi sur les langues officielles à l’automne?

La modernisation de la Loi sur les langues officielles (LLO) était une promesse phare du Parti libéral lors de la dernière campagne électorale. Or, rapportait Radio-Canada en juin dernier, il semblerait que le projet ait été reporté aux calendes grecques, pandémie oblige.

Pour le sénateur Cormier, le report du projet de modernisation de la LLO constitue une «information officielle» : cela n’aura pas lieu en 2020.

Cependant, il rappelle que des consultations publiques sur le projet ont déjà été tenues par le gouvernement, le Sénat et le commissaire aux langues officielles :


« Ce qu’on dit au gouvernement, c’est que vous avez tout en main, tout ce qu’il faut pour moderniser la Loi. On souhaite que ça aille de l’avant le plus rapidement possible. »
René Cormier, sénateur indépendant du Nouveau-Brunswick

Chris d’Entremont pense que les fonctionnaires fédéraux ont sans doute un de projet de loi prêt à être présentée au parlement, donc il croit que le report de la modernisation est surtout une question de volonté politique.

Cela dit, il ajoute que la situation économique et sanitaire liée à la COVID-19 constitue le plus grand déterminant de l’ordre du jour parlementaire ; qu’elle «lie les mains» des législateurs. Une perspective partagée par le sénateur Cormier.

Stéphanie Chouinard avance un autre facteur : «Étant donné que la ministre responsable des langues officielles est aussi responsable du développement économique, j’ai l’impression que Mme Joly a les bras pleins en ce moment» avec la crise économique.

Cependant, conclut le sénateur Cormier, la crise de la COVID-19 a révélé que l’enjeu de la Loi sur les langues officielles est aussi «un enjeu de santé et de sécurité publique […] puisque le gouvernement doit communiquer avec les Canadiens dans les deux langues officielles, pour assurer qu’ils aient également accès, peu importe où ils se trouvent sur le territoire, à de l’information dans les deux langues, surtout en situation de pandémie».

À lire aussi : Tirer des leçons des lacunes linguistiques qui ont miné la pandémie

Le sénateur indépendant René Cormier, du Nouveau-Brunswick, croit que le gouvernement a déjà toutes les informations en main pour présenter au parlement le projet de modernisation de la Loi sur les langues officielles.

Des élections à l’horizon?

Au Canada, les gouvernements minoritaires — comme celui de Justin Trudeau — disposent habituellement d’une durée de vie de 12 à 18 mois. Le Parti libéral dispose actuellement de 156 sièges, soit 14 de moins que la majorité absolue de 170 sièges ; donc une assez forte minorité.

Deux scénarios plausibles pourraient mener à des élections : soit les partis d’opposition feront front commun et décideront de défaire le gouvernement sur une question de confiance, comme le budget, ou bien le gouvernement, se considérant en position favorable pour remporter une majorité, se «sabordera» en proposant un projet de loi que l’opposition n’aura d’autre choix que de rejeter.

Encore une fois, le facteur qui domine le calcul électoral est la crise de santé publique causée par la COVID-19. «Je n’ai pas l’impression que ce serait gagnant pour un gouvernement ou un parti de l’opposition de vouloir partir en élection au moment où on demande encore aux gens de rester chez eux et qu’il y a des mesures de distanciations sociales assez sérieuses,», fait valoir la politologue Stéphanie Chouinard.

Un scénario d’élections à l’automne est, selon elle, assez peu probable.

Stéphanie Chouinard, professeure adjointe au Collège militaire royal du Canada, croit que l’opposition fera pression sur le gouvernement pour qu’il dépose un budget à l’automne.

Selon le député conservateur Chris d’Entremont, la situation sanitaire à l’automne compliquerait l’organisation des élections et les stratégies de campagne des partis politiques, «mais d’autres pays ont tenu des élections pendant la pandémie, je pense à la Corée du Sud… les États-Unis n’ont pas changé la date de leurs élections, malgré tout ce qui s’y passe.»

Le scandale UNIS brouille les cartes

De plus, le scandale politique entourant le financement public accordé à l’organisme caritatif UNIS vient brouiller les cartes. Le premier ministre, Justin Trudeau, et le ministre des Finances, Bill Morneau, font l’objet d’une enquête du commissaire aux conflits d’intérêts et à l’éthique, Mario Dion.

Celui-ci doit déterminer si les deux hommes se trouvaient en position de conflits d’intérêts considérant leurs liens avec UNIS.

«Le rapport de Mario Dion sera rendu à la fin de l’automne, donc dépendamment ce que les libéraux savent sur cet enjeu, et ce qu’ils attendent du rapport, il y aura peut-être des pressions pour déclencher des élections avant le dépôt du rapport, surtout qu’on attend le rapport à la fin de l’automne ou même du début de l’hiver», observe Stéphanie Chouinard.

Chris d’Entremont ajoute que pour détourner l’attention du scandale UNIS, les libéraux considèreraient peut-être de déclencher des élections pour «changer de canal» : «Je n’aurais pas cru qu’on aurait des élections à l’automne, mais avec tout ce qui change, c’est fort possible.»

Pour ce faire, le gouvernent devrait avoir l’appui d’au moins un des partis d’opposition. Cependant, évalue Stéphanie Chouinard, «du côté du Bloc, je n’ai pas l’impression qu’on a de l’appétit pour une élection si tôt… chez les néo-démocrates, je ne pense pas qu’ils soient en position financière pour se lancer en élection en ce moment.»

Le facteur inconnu, la wildcard, selon elle, est le résultat de la course à la direction du Parti conservateur, qui devrait être connu le 21 aout prochain. «Le nouveau chef voudra peut-être éviter une campagne à l’automne ou, au contraire, démontrer une certaine combattivité auprès de son caucus et voudra se lancer en élection aussi rapidement que possible.»

Élections à l’automne? Au printemps? Ou aux calendes grecques? Nul ne peut se prononcer avec certitude…

Guy Badeaux
Scandale UNIS

FRANCOPRESSE – Le 25 juin dernier, le premier ministre Justin Trudeau annonçait que son gouvernement investirait environ 900 millions de dollars dans une bourse canadienne pour le bénévolat étudiant administrée par l’organisme caritatif UNIS. Dès lors, les critiques fusent sur ce contrat accordé de gré à gré : le premier ministre et son épouse seraient eux-mêmes impliqués auprès d’UNIS. Francopresse propose une rétrospective sur ce scandale en développement.
Langues officielles

FRANCOPRESSE – La classe politique réagit de plus en plus depuis que la ministre du Développement économique et des Langues officielles, Mélanie Joly, a laissé présager un «projet de modernisation» de l’encadrement des langues officielles «avant la dissolution de la 43e législature». Plusieurs acteurs remettent en question l’argument de la nécessité de mener «une analyse d’impacts approfondie» avant d’aller de l’avant avec la modernisation de la Loi sur les langues officielles (LLO).
Nominations sénatoriales à venir

FRANCOPRESSE – À l’heure actuelle, le Sénat canadien compte neuf sièges vacants, dont un en Nouvelle-Écosse. Depuis la retraite de Gérald Comeau en 2013, les Acadiens de cette province n’ont plus de sénateurs issus de leur communauté. Entre 2016 et 2018, le premier ministre Trudeau a nommé cinq nouveaux sénateurs néoécossais, mais aucun d’entre eux n’était Acadien. Cela est venu mettre fin à une tradition instaurée par Wilfrid Laurier en 1907 et qui visait à assurer aux Acadiens de la Nouvelle-Écosse une représentation sénatoriale.
Sénat

FRANCOPRESSE – Le Sénat canadien compte présentement neuf sièges vacants, dont trois dans l’Ouest canadien, soit en Colombie-Britannique, en Alberta et en Saskatchewan. Avec la retraite prochaine de la sénatrice Lilian Eva Dyck, qui aura 75 ans en aout, un second siège sera à pourvoir en Saskatchewan. L’Assemblée communautaire fransaskoise (ACF) profite de l’occasion pour réitérer une demande exprimée depuis plusieurs années : la nomination d’un sénateur fransaskois.
Course à la chefferie

FRANCOPRESSE – Le Parti vert du Canada est à la croisée des chemins. Après un rendez-vous manqué lors de la dernière élection fédérale, la formation recrute pour la première fois en 14 ans une nouvelle direction. Une occasion de se réinventer et se réaligner dans un univers politique de plus en plus complexe.
Alberta

LE FRANCO (Alberta) – Lors de la période des questions à l’Assemblée législative du 27 mai dernier, la députée néodémocrate Marie Renaud sollicite en anglais des explications du gouvernement au sujet de «cette attaque [faite] envers la communauté francophone en ne protégeant pas le financement du Campus Saint-Jean». Jason Kenney, premier ministre de la province, a alors répondu à cette question en français.
Débat en français du PCC

FRANCOPRESSE – Il est souvent difficile de déterminer qui a gagné lors des débats entre candidats d’un parti ou aux élections. Dans le cas du débat en français des candidats à la direction du Parti conservateur du Canada (PCC) qui a eu lieu le soir du 17 juin, le gagnant n’était surement pas le français.
Racisme systémique

FRANCOPRESSE – Le premier ministre Justin Trudeau a posé le genou au sol lors d’une manifestation contre le racisme au centre-ville d’Ottawa vendredi. Le débat sur le racisme systémique est relancé depuis une semaine au pays dans la foulée des évènements qui ont lieu aux États-Unis.
Médias

FRANCOPRESSE – Avant même le début de la crise de la COVID-19, plusieurs médias communautaires du pays éprouvaient des difficultés à joindre les deux bouts. Depuis la mi-mars, le gouvernement enchaîne les annonces pour venir en aide aux entreprises et aux organismes sans but lucratif auxquelles les médias peuvent faire appel. Certains se demandent cependant si l’aide fédérale arrivera à temps.
Médias

FRANCOPRESSE – La pandémie de la COVID-19 a entrainé une baisse substantielle et soudaine des revenus publicitaires des journaux et des radios communautaires francophones au Canada, au point de mettre en péril la situation financière de plusieurs médias.
Saskatchewan

La politologue Valérie Vézina était de passage à la Cité francophone de l’Université de Régina, le mardi 3 mars, pour présenter ses études sur le nationalisme en milieu insulaire. Contre toute attente, elle applique ses recherches au cas de la Saskatchewan, une ile au cœur des Prairies canadiennes.
COVID-19

TORONTO — Depuis le début de la crise de la COVID-19 en Ontario, personne, ni au gouvernement Ford ni à la santé publique, n’a fait de déclarations verbales ou n’a répondu aux questions des médias en français. Un phénomène qui pourrait se révéler fatal pour des aînés franco-ontariens.
Langues officielles

FRANCOPRESSE — La liste des membres des différents comités permanents de la Chambre des Communes a été rendue publique le 6 février. Des députés comme François Choquette, Alupa Clarke et Denis Paradis n’ayant pas de retour aux Communes à la suite des élections de l'automne, le Comité permanent des langues officielles fait peau neuve. Seulement trois membres qui y siégeaient lors de la dernière législature y sont de retour. La présidence, choisie le 20 février, en sera assurée par un nouveau venu.
Ontario

LE DROIT (Ontario) – Des Canadiens coincés au Japon à bord du bateau de croisière Diamond Princess seront rapatriés au pays, a annoncé le gouvernement fédéral, le samedi 15 février. Ceux qui n’ont pas de symptômes du coronavirus seront envoyés à Trenton pour y être évalués, et seront ensuite mis en quarantaine à Cornwall. Une décision qui est loin de faire l’unanimité dans cette ville de l’Est ontarien.

ACADIE NOUVELLE (Nouveau-Brunswick) – C’est confirmé : les urgences de six hôpitaux ruraux fermeront pendant la nuit à partir du mois prochain. Les 120 lits de courtes durées de ces six établissements seront convertis en lits de soins chroniques de longues durées.
Médias sociaux

ACADIE NOUVELLE (Nouveau-Brunswick) – Trou de cul, imbécile, french fuck, pomme pourrie et idiot, sont quelques exemples d’insultes reçues par les politiciens sur les réseaux sociaux. Si leurs décisions ne font pas toujours l’unanimité, nos élus méritent-ils une telle pluie d’injures? Certains croient que c’est le prix à payer. D’autres diront plutôt qu’il faut éviter de banaliser le phénomène des trolls.
Atlantique

FRANCOPRESSE – Octobre 2019 : le gouvernement français annonce la fermeture du consulat général de Moncton pour 2022. Une décision qui secoue la communauté acadienne et l’ensemble des francophones du Canada. Bien décidés à inverser la tendance, les acteurs de la mobilisation finiront par avoir le sourire aux lèvres. Retour sur les coulisses d’une mobilisation réussie.

LE REFLET (Ontario) – «Ce n’est pas moi qui ai changé, c’est le Parti conservateur et le gouvernement de Doug Ford qui ont changé», a déclaré la députée de Glengarry-Prescott-Russell, Amanda Simard, afin de justifier son passage au Parti libéral.
Parlement jeunesse

INITIATIVE DE JOURNALISME LOCAL – APF (Ontario) – Pour la première fois depuis des années, des jeunes francophones de toutes les provinces et territoires canadiens ont pris part au Parlement jeunesse pancanadien (PJP) qui se déroulait à Ottawa du 8 au 12 janvier. Rocco Canil, Nunavutois âgé de 16 ans, est le seul participant de son territoire à s’être déplacé jusque dans la capitale nationale.
Parlement jeunesse

INITIATIVE DE JOURNALISME LOCAL – APF (Ontario) — La dixième législature du Parlement jeunesse pancanadien (PJP) se tenait du 8 au 12 janvier dans la nouvelle Chambre du Sénat à Ottawa. Depuis 20 ans, la Fédération de la jeunesse canadienne-française (FJCF) orchestre le PJP aux deux ans, permettant à des jeunes d’expression française de partout au pays de se glisser dans la peau d’un parlementaire.
Parlement jeunesse

LA VOIX ACADIENNE (Ile-du-Prince-Édouard) – Du 9 au 12 janvier 2020, Adrien Buote était le ministre de l’Énergie et de l’Infrastructure au sein du Parlement jeunesse pancanadien (PJP) à Ottawa. Dans le réseau des parlements jeunesse, Adrien est un doyen. «C’était mon 6e parlement jeunesse. J’ai fait trois PJP et trois Parlements jeunesse de l’Acadie. En janvier 2021, je serai le premier ministre du Parlement jeunesse de l’Acadie», précise Adrien Buote.
Langues officielles

Nommée ministre du Développement économique et des Langues officielles, Mélanie Joly porte sur ses épaules deux dossiers importants pour la communauté francophone de l’Alberta : la relance de l’économie de l’Ouest et la modernisation de la Loi sur les langues officielles. Toujours dans l’attente de sa lettre de mandat, elle s’est rendue à Edmonton mercredi 4 décembre pour rencontrer les chefs des affaires de la province et le maire d’Edmonton.